Une promesse, un anniversaire
Deux ans après la dissolution de la guilde, celle-ci fut totalement rétablie. Lors d'une journée estivale, cinq jeunes femmes discutèrent à une table. Lucy, Cana, Juvia, et les deux sœurs Strauss passaient en revue les membres de Fairy Tail et parlaient de ce qui avait changé chez eux.
- Et Lévy ? dit la barmaid, vous ne trouvez pas qu'elle a pris de jolies formes.
- C'est vrai que le charme de Lévy est indéniable, elle était mignonne et maintenant elle est belle. Il y a quelque chose de féerique en elle, dit Lisanna.
- Elle a des fesses à croquer, ajouta Cana.
- Je lui ai proposée de poser pour le weekly sorceres, annonça Mira.
- Elle a répondu quoi ? demanda sa cadette.
- Non, mais je n'abandonne pas.
- En général, t'as toujours ce que tu veux, affirma Cana.
- Tu sais Mira, Lévy n'est pas du genre à montrer son corps, précisa Lucy.
- Mais elle est magnifique, intelligente, ses yeux sont un émerveillement, et son sourire est tellement beau. Et puis beaucoup d'hommes la regardent, argumenta la blanche.
- Pour elle, c'est difficile, elle est amoureuse d'un homme qui ne la remarque même pas, confia la constellationniste.
- Ça ne doit pas l'aider à avoir confiance en ses capacités de séduction, constata Lisanna.
- Elle est amoureuse d'un abruti. Ça lui passera, assura la mage aux cartes.
- Elle doit se dire la même chose, affirma la blonde.
- Elle est où d'ailleurs ? demanda Cana.
- Elle travaille à la bibliothèque de Magnolia, ils ont retrouvé des anciens ouvrages, répondit Mirajane.
- C'est bien pour elle ça, dit la brune, mais pas très excitant au niveau, « j'oublie l'homme que j'aime ».
- Ça ! Je n'en suis pas sûre, dit la blonde d'un air coquin. Je suis allée la voir l'autre jour, un mage l'aide à traduire, on peut dire qu'il est du genre beau gosse, intelligent.
- C'est-à-dire ? demanda Mira.
- Grand, brun, aux yeux verts, musclé, fin, un sourire ravageur, un visage d'ange, les cheveux mi-long, un anneau en or à l'oreille droite. Dit la blonde. Et très élégant !
- C'est bon ça ! Sourit Cana.
- Je crois qu'elle le connaissait déjà, il s'appelle Nathan.
- Oui, quand elle a étudié les langues anciennes, se souvint l'aînée des Strauss, elle était avec lui, elle n'arrêtait pas de m'en parler. C'est son premier amour, un amour d'enfants.
- Alors, Lévy va, peut-être, être très occupée prochainement, taquina la cartomancienne.
Les cinq femmes rirent en cœur, elles n'avaient pas réalisé qu'elles avaient été écoutées par un exceed noir et un dragon slayer.
- Je me demande si elle va sortir avec ce type ? S'interrogea Panther Lily.
- Tsss…Les rats de bibliothèque, ça se reproduit ensemble, dit le ténébreux.
Il se leva et sortit de la guilde. Il errait dans les rues de Magnolia, les mains dans ses poches de pantalon, il était songeur. La crevette est une belle femme, c'est sûr. Dès qu'il fermait les yeux, il voyait son visage. Il avait découvert que lors des combats, cela lui permettait de tenir. Il revoyait le regard qu'elle lui avait fait quand elle lui avait demandé de battre Luxus. Alors que ses pensées défilaient dans sa tête, il se rendit compte qu'il était devant la bibliothèque. Il vit sortir la crevette avec le fameux Nathan. Putain, la bunny avait raison, il est beau. Elle riait, elle portait une jolie robe d'été blanche courte, des espadrilles compensées rouges, ses cheveux étaient attachés, signe qu'elle avait travaillé. Le dragon slayer ne voulait pas se faire remarquer, il grimpa sur les toits et suivait le couple.
- Oh ! Et tu te souviens quand le professeur Tarbt s'était assis sur ses lunettes ? Dit la bleutée.
- Oui, j'ai dû lire tous les textes en amniasien de son cours toute la journée, dit l'homme.
Lévy fit un petit rire.
- L'amniasien est vraiment une langue difficile à lire, tu t'es bien débrouillé. Tu étais déjà doué.
- Moins que toi, dit-il avec un beau sourire, puis il semblait pensif. Tu te souviens de notre promesse ?
- Bien sûr, mais je n'ai vingt ans que demain, répondit-elle.
T- u crois que ça change grand chose, dit-il amusé.
Lévy rougit.
- Lévy, c'était une promesse entre gosses, depuis tu as disparue pendant sept ans, ce qui fait que moi j'ai vingt-sept ans, et je ne t'oblige à rien. Mais tu es une femme merveilleuse, et si tu me donnes une chance, je sais que je peux te rendre heureuse.
- Je sais, dit-elle avec un grand sourire.
- Mais s'il y a quelqu'un d'autre ?
- Non, pas vraiment, mais je dois réfléchir à nous.
Comment ça elle doit réfléchir à eux, c'est quoi cette connerie, pensa le dragon slayer.
- Je te raccompagne chez toi ? proposa Nathan.
- Non, je vais à la guilde. On se revoit demain, tu viens à ma fête d'anniversaire ?
- Avec plaisir, répondit-il.
Ils se séparèrent. Le dragon s'assit sur un toit et réfléchit un moment à ce qu'il venait d'entendre. Une promesse ! Quelle promesse ? C'est de lui qu'elle est amoureuse ? Non, l'alcoolo n'aurait pas dit qu'il fallait qu'elle oublie le type qu'elle aime avec lui. Mais c'est qui ce type ?
Il se décida à rentrer à la guilde, Lévy lisait à une table, Panther Lily à ses côtés. Il s'installa directement à cette table, comme il en avait pris l'habitude. Au moment où il s'assied, la jeune fille rangea son livre et se leva.
- Tu t'en vas déjà ? S'étonna Panther Lily.
- Je n'avais pas réalisé à quel point le travail à la bibliothèque m'avait fatiguée, dit-elle souriante. Je vais aller me reposer. Lily, Gajeel, à demain.
Elle partit sans attendre de réponse. Elle marchait tranquillement en direction de Fairy Hill dans les rues de Magnolia. Gajeel la rattrapa.
- J'vais croire que tu m'évites la crevette.
La jeune fille soupira fortement.
- Tu me suis ? Pourquoi ? dit-elle sèchement.
- J'ai envie, répondit-il simplement.
- Gajeel, je suis vraiment fatiguée. Je ne suis pas en état pour tes taquineries. Souffla-t'elle. Et puis… Pourquoi tu viens à côté de moi quand je lis à la guilde ?
Le ténébreux fut surpris par cette question.
-Hein ? Qu'est-ce qui te prend ?
- Je sais que tu t'ennuies avec moi. Tu l'a dit à Lily. Et puis, tu le penses tellement fort. Lorsque tu es là, j'ai l'impression d'être la femme la plus ennuyeuse du monde. J'aime les livres, c'est ma vie, je ne t'ai jamais reproché d'aimer les bagarres et le fer.
- C'est pas pareil, j'en ai besoin pour ma magie, rétorqua le dragon slayer de fer.
La jeune fille s'arrêta, une veine battait sur son front.
- C'est exactement pareil ! Tu veux que je te rappelle quelle magie j'utilise, râla-t'elle.
Le brun tiqua, elle avait raison. Elle expira avec force et continua :
- Je pensais pouvoir te faire partager des connaissances, tu avais l'air moins idiot que Natsu. Comme j'avais pris l'habitude de lire des histoires pour les enfants de la guilde et que j'ai su que tu n'en avais jamais eu, je pensais que cela t'ouvrirait un peu.
- Je ne t'ai rien demandé ! Grogna-t'il.
- C'est pour ça, je ne comprends pas pourquoi tu viens t'asseoir à côté de moi. Roméo et Wendy, ils étaient curieux. Azuka, elle adore. Lily veut se renseigner sur l'histoire de notre monde, il m'a dit qu'il préférait que je lui enseigne. Mais toi, tu te fais « chier » pour utiliser un de tes termes, et tu crois que cela me plait d'être chiante ?
Elle reprit sa marche, le brun suivit.
- J'ai jamais dit ça, dit-il.
- Tu l'a dit à Lily, rectifia-t'elle sans le regarder.
- Je l'ai dit un jour où j'allais pas bien. Mais je te trouve pas chiante.
- C'est ça, ironisa-t'elle.
Il lui attrapa le poignet et l'arrêta.
- Oh ! Je comprends pas toujours ce que tu dis, c'est vrai. Mais t'es pas une fille chiante, sauf là, s'énerva-t'il.
- Gajeel, lâche-moi, je veux juste être tranquille, tu peux comprendre ça, j'ai besoin de réfléchir, dit-elle en le frappant de son petit poing.
- C'est à propos de ton pote, tu l'aimes ?
La jeune fille arrêta ses coups de poing et regarda le brun dans les yeux. Elle vit une lueur dans son regard, Lévy crut déceler de la jalousie, mais elle préférait mettre cela sur le dos d'un de ses fantasmes.
- Comment…
- J'ai entendu les filles en parler, il n'allait pas dire qu'il l'avait espionner, il serait mort, c'est ton première amour, c'est ça ?
- Mira ! Quelle commère ! ronchonna la bleutée. Nathan et moi sommes proches.
- Et le type que t'aimes ? Elles ont dit que t'es amoureuse.
Lévy se figea, le brun sentait le cœur de la bleutée s'accélérer. Il observa son corps, elle était raide, anxieuse.
- Et elles ont dit qui…Qui il est ? demanda-t'elle anxieuse.
- Non, elles ont dit que c'est un abruti.
Il sentit que la jeune femme était soulagée, son cœur reprit un rythme normal. Il la lâcha.
- C'est qui ? J'le connais ?
- Peu importe, il ne m'aime pas, cela ne sert à rien de s'attarder dessus. Dit-elle en repartant. Puis, ne le dit à personne, mais techniquement je serais bientôt avec Nathan.
Le brun tiqua, c'était quoi cette histoire.
- C'est idiot, continua-t'elle en souriant, mais lorsque que nous étions enfants, nous nous sommes promis que si à l'âge de vingt ans nous n'avions personne, nous nous mettrions ensemble. Je me suis dit que c'était un truc stupide d'enfant, mais je dois avouer que le revoir m'a fait du bien, et je me sens bien avec lui. On discute des heures, on rit, on est complice.
Une question traversa l'esprit du brun, mais il n'avait aucune envie d'entre la réponse.
- Je croyais que tu te serais avec un type que si tu l'aimes ?
- Je n'ai pas dit que je ne l'aime pas.
- Mais t'es pas amoureuse d'un autre ?
- L'amour à plusieurs formes, autant qu'il y a de personne. L'autre je dirais que c'est un amour passionnel. Nathan, c'est un amour serein.
Le brun ne répondit rien, il réalisa que les deux cas l'emmerdait. Il ne voulait qu'aucun homme ne la touche, il était lui-même pas très net avec les femmes et il appréhendait qu'elle souffre.
- Puis même si ça ne marche pas, je sais que Nathan et moi resterons amis, tandis qu'avec une passion, j'imagine qu'on se fait du mal, enfin cela m'a fait déjà beaucoup de mal, dit-elle tristement. Je dois avancer.
Alors que Gajeel voulut se moquer de la logique de la bleutée, celle-ci ajouta avec un sourire coquin :
- Puis, je vais avoir vingt ans, j'ai envie de goûter au sexe.
Le brun s'arrêta net, rosissant un peu, elle continuait d'avancer avec un petit rire. Lévy était maligne et pas naïve. Elle jubilait sur ce qu'elle venait de provoquer, pour une fois qu'elle avait le dernier mot dans leurs joutes verbales habituelles. Il la regardait rentrer à Fairy Hill, elle était une femme désirable et elle voulait en profiter. Le brun fit un léger sourire en coin en regardant le postérieur de la bleutée. Puis il secoua la tête pour chasser les idées lubriques qui étaient passées dans son esprit. Il rentra chez lui, prit une bière fraîche et s'installa sur le canapé.
- Lévy t'en veut ? demanda Lily.
- Elle pense que je m'emmerde avec elle, répondit le brun.
- En même temps, c'est pas comme-ci tu y mettais du tien, ironisa l'exceed.
- Hein ? Je passe plus de temps avec toi et avec elle qu'avec n'importe qui, rétorqua le mage.
- Tu ne lui parles quasiment pas ou tu lui parles comme-ci c'était une gamine, tu la compares à une crustacée plutôt moche…
- Ok, ok…C'est bon. J'ai compris, ronchonna le dragon slayer.
- Un jour, tu lui diras les sentiments que tu as pour elle ?
Le brun recracha la bière qu'il venait de boire.
- J'vois pas de quoi tu parles, nia-t'il.
- Arrête, tu passes du temps avec elle, et vous vous taquinez comme un vieux couple.
- P'têt, mais elle est amoureuse d'un autre et elle va finir avec ce Nathan.
- Elle aime ce Nathan ?
- J'ai pas très bien compris, elle m'a dit un truc dans le genre, il y avait plusieurs sortes d'amour, et comme elle vivra jamais l'autre, et bien elle prend ce qu'elle peut.
- L'autre c'est l'homme dont parlaient les filles ?
- Ouais, l'abruti.
L'exceed éclata de rire. Le brun arqua un sourcil et interrogea son chat du regard.
- T'as vraiment aucune idée de qui c'est, rigola Lily.
- Non ! Pourquoi tu ris ? S'agaça le brun.
- Pour cette raison.
-Hein ?
- Tout le monde sait de qui Lévy est amoureuse, même Jett et Droy.
- Ben, dis-le-moi, grogna le brun agacé par la moquerie de son chat.
- Ah, non ! T'as qu'à lui demander. Ou mieux l'observer.
- J'vois pas comment je pourrais plus l'observer, aussitôt ces mots sortis, le dragon slayer, réalisa qu'il venait de se tirer une balle dans le pied, il regarda Lily qui affichait un sourire victorieux. T'emballe pas, elle est tellement maladroite, qu'il faut bien que quelqu'un surveille qu'elle se fasse pas mal, justifia le dragon.
- Mais oui, c'est ça, et dans la nuit quand tu murmure son prénom c'est pour la surveiller aussi.
Le chat s'envola rapidement, tout en riant, avant de recevoir un pilier d'acier.
Plus tard, dans la soirée, Gajeel prenait sa douche, tout en réfléchissant à cette journée. Bien sûr, ça lui allait de ne rien dire sur ce qu'il ressentait tant qu'elle n'avait personne. Il s'était attaché à elle, c'était certain, une fois la barrière de la peur franchit, ils se parlaient comme-ci, ils s'étaient toujours connus. Avec elle, il ne se sentait plus seul, il n'était pas comme cela avec Juvia, ni avec Lily. L'idée de perdre cette relation l'angoissait. Sans elle, il serait à nouveau seul. Il éteignit sa douche puis sentit l'odeur familière d'une personne. Il s'essuya puis entoura une serviette autour de sa taille. Il ouvrit la porte donnant au salon, la bleutée était assise sur le canapé discutant avec Lily. Elle le vit, il remarqua qu'elle rougissait en le voyant, ça lui plaisait.
- Qu'est-ce que tu fais là, crevette ? demanda-t'il.
- Il faut que je te parle, dit-elle avec sérieux.
- On a déjà parlé, dit-il sèchement.
Il se dirigea vers sa chambre pour s'habiller. Il mit un pantalon en tissus léger et large noir. La jeune fille entra dans la chambre.
- J'ai choisi de partir vivre à Crocus avec Nathan, dit-elle.
Merde, un poignard dans le cœur, voilà ce que ressentait le brun, comme lorsqu'il avait pensé que son dragon l'avait abandonné, une partie de son cœur se vidait.
- C'est pour me dire ça que t'es venue, dit-il froidement.
- Pas que pour cela.
Elle ferma la porte de la chambre. Il la regarda, intrigué.
- Je voulais te demander quelque chose, dit-elle.
Elle fit tomber sa robe et s'avança vers lui. Il lui fit face essayant de comprendre ce qui se passait, ce n'était pas logique. Elle lui caressa le torse.
- Tu es ma passion, je veux que tu sois mon premier, après je partirai, susurra-t'elle.
Il la regarda dans les yeux, ils étaient remplis de désir. Alors c'était lui qu'elle aimait. Il caressa son corps, il se pencha pour s'approcher de ses lèvres.
- Lévy, je…
Il fut interrompu par la bleutée qui avait plaqué ses lèvres aux siennes, l'embrassant avec passion. Il la mit sur le lit se plaçant au-dessus d'elle, l'embrassant avec sauvagerie. Ils se séparèrent par manque d'air. Elle le caressait avec passion. Il l'arrêta en attrapant les poignets, il voulait lui dire avant de perdre le contrôle.
- Reste avec moi, ne m'abandonne pas Lévy, supplia le grand dragon, je t'aime.
La bleutée pleura.
- Je voulais tellement que tu m'aimes, crétin, dit-elle. Je ne t'abandonnerai pas, promis.
Il l'embrassa à nouveau. Puis il commença à déposer des baisers dans son cou, elle gémissait.
- Nathan … Soupira-t'elle.
- Quoi ? hurla-t'il.
Le brun ouvrit les yeux, il était dans son lit, ce n'était qu'un rêve. Il souffla.
- Lévy…
Le lendemain, la guilde était en effervescence, en cette nouvelle journée. Mira et Lucy voulaient faire une sublime fête pour Lévy, elles décoraient la salle de fleurs et de pleins de couleurs. Les exceeds volaient dans chaque coin pour mettre des guirlandes et des décorations. Gajeel était assis dans son coin et réfléchissait à son rêve.
- Gajeel ! Interpella la blanche.
- Tu veux quoi Mira ? Ronchonna-t'il.
- De l'aide, répondit-elle, tu pourrais envoyer des clous pour accrocher les lampions.
Il ronchonna et se leva pour aider. Grey et Natsu commencèrent à se quereller.
- Putain, les débiles, faites un effort, c'est l'anniversaire de la crevette…
- Tu me cherches le clou, dit Natsu.
- Je veux pas me battre, détruisez pas tout, dégagez si vous voulez vous battre.
Tous regardèrent le brun, c'était la première fois qu'il tenait ce genre de discours. La suite se déroula sans vague. Lévy arriva le soir avec son ami, elle portait une robe verte bouteille avec des fleurs jaunes et des dentelles blanches. Ses cheveux étaient maintenus par un bandana vert. Son ami tenait un paquet emballé, un livre de toute évidence. Tous crièrent « joyeux anniversaire » excepté un dragon slayer de fer. Erza apporta un énorme gâteau décoré de plusieurs écritures. La bleutée souffla ses bougies. Ensuite les convives mangèrent le gâ arriva la moment d'ouvrir les cadeaux.
- Tiens, dit Natsu, en tendant un paquet.
- Merci.
Elle ouvrit et découvrit… de l'ananas en boîte.
- Il paraît que t'adore l'ananas.
- Mais quel crétin, râla la constellationniste, en lui mettant un coup de poing sur le crâne.
- Ayeux…
- Ne t'en fait pas Lu-chan, c'est l'intention qui compte, merci Natsu, dit Lévy en rigolant.
La plupart des invités offrirent des livres. Juvia offrit un magnifique collier, Jett un bracelet,Wendy des rubans. Puis le cadeau de Nathan arriva.
- La dernière encyclopédie des civilisations Riaque ! Dit-elle émerveillée.
- Oui, je me doutais qu'elle t'intéressait, tu adores la culture Riaque, dit le linguiste.
Elle sauta dans les bras de ce dernier. Gajeel regarda en se sentant stupide et légèrement en colère…Non, plus tôt il enrageait, mais se contint. Il ne savait même pas ce qu'étaient les riaques, il s'en foutait. Il constata qu'elle n'avait reçu quasiment que des livres. Son cadeau, à lui, semblait ridicule, c'était son tour d'ailleurs. Il tendit une boîte carrée enveloppée d'un papier noir avec des rainures argentées. La bleutée prit le cadeau, remerciant timidement le brun. Trois ans qu'ils se connaissaient, il ne lui avait jamais rien offert. Elle enleva le papier puis ouvrit la boîte. Le brun ne voulait pas vraiment regarder, il appréhendait la réaction de la mage des mots. Elle regarda ce qu'il y avait dans la boîte et découvrit une statuette en acier brillant. Il s'agissait d'un livre, sur lequel était assise une petite fée tournant la page de ce grand livre. La fée était magnifique avec des ailes de papillon et un visage rêveur. En regardant plus attentivement, Lévy réalisa que la fée avait son visage, ses cheveux, son corps, la même expression que la mage des mots lorsqu'elle était plongée dans un roman. Sur la page du livre était gravé un dragon. Tellement de sentiments passaient à travers cette statuette. Tous regardaient avec admiration cette objet.
- C'est toi qui fait ça Gajeel ? demanda Lucy épatée.
- Hm…
- Oui, ça fait longtemps qu'il travaillait dessus, dit Lily voyant que son coéquipier s'était enfermé dans son mutisme habituel.
La bleutée ne pouvait détacher son regard de cet objet, il est tellement fin, tellement beau, tellement réaliste. Le brun commençait à être gêné par ce silence, il se dirigeait vers la sorti, quand il sentit une tête contre son dos et des petits bras l'étreignant.
- Elle est magnifique, dit-elle avec des larmes de joie perlant sur ses joues.
- Non, affirma-t'il.
La bleutée leva la tête avec étonnement et desserra son étreinte. Gajeel se retourna, essuya les larmes de la jeune femme.
- Tu es magnifique.
Puis il lâcha prise et l'embrassa, baiser auquel Lévy répondit avidement.
