voilà le dernier texte...
J'espère que ça vous plaira.
Bise à tous
- Alors ?! Comment va, l'amoureux ?! Clama Cana Alberona, plus grande buveuse de la guilde.
La mage au carte fit une tape amicale sur le dos musculeux du dragon slayer d'acier accoudé au bar. Il grogna, agacé. Pourquoi ses mots avaient tant étonné tous ces tarés ? Il n'avait fait que déballé une vérité des plus banale, le premier allait mieux, mais il devenait la risée de la guilde. Ça ne le plaisait pas… pas du tout. Il tenta d'ignorer l'intruse qui empiétait sur son espace vitale. Il prit son verre de whisky dans une main et commença à le boire. Ils pouvaient bien penser ce qu'ils voulaient, il n'a aucun regret.
Malheureusement pour lui, Cana n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement.
- Le Shodaï n'est pas la seule fille que tu as touchée avec tes paroles, ajouta-t'elle, badine.
Le mage d'acier abaissa son verre, émettant un léger rire moqueur, gardant un sourire en coin.
- Désolé pour toi, t'es pas mon genre, rétorqua-t'il, amusé.
Il releva le coude afin de finir sa boisson avant de partir se reposer chez lui.
- Ton genre, c'est petite, jolie, les cheveux bleus, les grands yeux marron et passionnée de livres, non ? Taquina la brune.
Gajeel recracha ce qu'il était en train de boire en entendant la description qui correspondait exactement à… Lévy Macgarden. Cana pouffa, satisfaite de l'effet qu'elle venait de provoquer.
- Comme tu as dit, ce n'est pas un crime, dit la cartomancienne.
La réaction du dragon slayer avait été remarqué par plusieurs personnes présente dont la concernée. Lévy regardait, le cœur battant, l'homme à la longue chevelure ébène. Elle devait avouer qu'elle n'avait pas ignoré ses mots et espérait sincèrement qu'il pensait à elle en les prononçant. Elle ne sentit que très tardivement le regard insistant posé sur elle. Tournant la tête, elle découvrit la mage aux clés qui la fixait avec un grand sourire plein de sous-entendu. La bleutée se raidit, embarrassée.
- Tu aurais quelque chose à me dire Lévy-chan ? S'amusa Lucy.
La bleutée s'empourpra, le rouge de sa peau jurant avec le bleu de ses cheveux. Elle déglutit et regarda autour d'elle. Elle devait avouer qu'en ses moments de trouble, elle parlerait bien avec son amie.
- Pas ici, dit la bleutée en indiquant la sortie arrière de la guilde.
Les deux jeunes femmes sortirent du hall discrètement. Lévy triturait ses doigts nerveusement.
- Alors vous deux… commença Lucy, enjouée.
- Rien, il n'y a rien de plus que de l'amitié entre nous, interrompit la mage des mots.
La blonde croisa les bras contre sa poitrine et arqua les sourcils, dubitative.
- Mais ce qu'il a dit… continua-t'elle.
- Je sais, Lu-chan. Souffla la bleutée. Je crois qu'il est plus sensible qu'il n'y parait.
Elle avait dit ses mots avec une immense lueur dans ses grands yeux noisette, un tendre sourire au visage. Elle en éprouvait une sorte de fierté, elle savait qu'il était un homme bon.
- Mais vous avez vécu un an ensemble ? S'étonna la blonde.
La linguiste s'adossa à un mur et souffla.
- Nous sommes des équipiers, des camarades, je ne pense pas qu'il m'envisage…
- Comme une amante ? Finit Lucy, intriguée.
A nouveau, la transformation de pigmentation de sa peau lui fit prendre un rouge rivalisant avec celui d'un coquelicot en pensant au mot… amante. Dans les livres ce mot signifie tant d'amour, de passion charnelle… avant Gajeel Redfox, Lévy ne s'était jamais imaginée vouloir tenir cette place dans la vie d'un homme. Elle ne s'en préoccupait guère. Oui… Elle était la mignonne petite Lévy dont l'amour n'avait jamais été une de ses préoccupations. Elle était celle qui avait envoyé les râteaux les plus rapides à deux hommes qui lui tournaient autour depuis leurs enfances. Elle préférait lire les romans d'aventures, déchiffré les vieux manuscrits, les énigmes que les romans d'amour, très peu pour elle. Pourtant, il fallait qu'il entre dans sa vie d'une manière fracassante, certes, et désastreuse aussi, mais il s'était plutôt bien rattrapé. Cet homme était une énigme et une aventure à ses yeux… Elle se sentait plus forte avec lui, il ne la traitait pas comme un objet tout mimi, mais comme une camarade. Elle aimait être auprès de lui, elle adorait sa présence… et cela faisait longtemps qu'elle avait admis ses sentiments pour lui. Ce n'est pas un crime…
- Lévy ? Tu l'aimes ? Ajouta la constellationniste.
Sa question sonnait comme une affirmation, une évidence dans la bouche de la jeune femme. La mage des mots baissa la tête.
- Oui, murmura-t'elle.
Oui… elle était tombée amoureuse de cet apathique, ce bagarreur et bougon de dragon slayer. Ce n'est pas un crime…
- Tu devrais lui dire, conclut la blonde sous une forme de commandement.
- Jamais ! Hurla la bleutée.
- Lévy…
- Pour qu'il se moque de moi, qu'il me rit au nez, s'emporta la petite mage.
- Tu ne peux pas en être sûre, affirma Lucy, optimiste. La manière dont il est avec toi, qu'il te regarde… Lévy….
Voyant que son amie baissait la tête d'embarras, Lucy soupira.
- C'est un idiot et nous allons vivre des moments pas faciles, expliqua la mage aux clés sur un ton grave. Peut-être que vous n'aurez pas d'autre…
- Je sais Lu-chan, coupa la linguiste calmement. La bleutée haussa les épaules.
vy se sépara de son mur et saisit la poignée de la porte de la guilde. Elle s'arrêta avant d'entrer. Elle avait envie de le dire à voix haute, juste une fois, comme pour se libérer d'un poids sur son cœur. Ce n'est pas un crime…
- Je suis amoureuse de Gajeel Redfox, dit-elle en souriant à son amie.
Au moment même où elle prononça ces mots, au bar de la guilde, un verre se brisa dans une main gantée.
- Gajeel ?! T'as un problème ? S'enquit Cana, inquiète.
Seule la mage aux cartes avait remarqué que son ami venait de casser son verre sans aucune raison apparente. Le ténébreux afficha une expression grave, il secoua sa main, après quelques secondes d'immobilité totale. Il s'écarta ensuite du bar pour sortir par la grande porte. Il éprouvait le besoin de respirer, le besoin de réfléchir dans un endroit plus calme. Ce qu'il venait d'entendre… Il savait qu'il n'aurait pas dû écouter la conversation entre la bunny girl et la crevette… Mais il n'avait pas pu s'en empêcher.
S'asseyant sur un banc, il se prit sa tête entre les mains, ça devenait compliqué. Ces mots lui firent ressentir une immense joie, ainsi qu'un sentiment de dégoût… de dégoût envers lui-même. Il ne méritait pas cet amour, pourtant, il l'avait envisagé. Oui… Lui, Gajeel Redfox avait envisagé d'avoir une relation sérieuse avec quelqu'un, de partager sa vie, son quotidien, son lit avec une femme chaque nuit de sa vie… oui pour la première fois de sa vie, il avait envisagé un avenir avec une personne. Il avait rêvé d'elle maintes fois et pas uniquement d'une manière respectable. Son dégoût et sa culpabilité croissaient tandis qu'il songeait à la joie, au plaisir que cela lui provoquait. Pourquoi n'était-il pas capable d'appliquer ce qu'il avait dit pour lui-même ?
Il n'avait pas à se sentir coupable de ressentir ce qu'il ressentait… Il grogna de rage contre lui-même. Après ce qu'il lui avait fait, comment pouvait-il songer à son bonheur à lui… avec elle ?
- Ce n'est pas un crime de tomber amoureux, mais c'est difficile de se pardonner, lui dit une voix de vieillard.
Gajeel leva le nez et découvrit Makarov en face de lui. Le maitre souriait au jeune homme avec bienveillance.
- J'ai fait beaucoup de mal, le vieux, bougonna le dragon slayer.
- Pour ça, tu t'es racheté, largement, assura Makarov. Le problème est comment oublier la mal que tu lui as fait à elle et t'octroyer le droit d'accepter ce que tu ressens sans repenser à cette douleur ?
Le ténébreux arqua un sourcil, suspicieux.
- Vous avez un truc magique pour ça ? S'enquit-il.
- Mon garçon, je ne vais pas te mentir, commença le maître. Jamais ses souvenirs douloureux ne s'effaceront de ta mémoire.
Le mage d'acier baissa la tête en entendant ces mots qu'il savait véridiques. Il fixait pensivement un pavé du sol, comme si la solution allait en émerger d'un instant à l'autre. Le vieil homme s'approcha et posa une main consolatrice sur son épaule.
- Cependant, c'est à toi qu'il appartient de créer des souvenirs heureux avec elle, ajouta-t'il, Gajeel leva la tête, regardant son interlocuteur. L'avenir n'est pas le passé et tu es un bon garçon comme tu l'as prouvé. Tu peux construire ton bonheur, sans redouter ce passé en permanence.
Le brun, comprenant les mots du vieil homme, acquiesça. Makarov partit alors en direction de la guilde, laissant Gajeel médité sur la démarche à suivre. Cependant, il cessa un instant sa marche avant d'entrer.
- Gajeel, interpela-t'il. Par contre, si, un jour, tu fais du mal à ma petite Lévy, je te le ferai payer.
Il gronda sa menace avec une voix surnaturelle. Gajeel en frissonna d'effrois et acquiesça en s'inclinant. Makarov continua alors sa marche, laissant le dragon slayer seul, assis sur le banc. Il devait peut-être tout éclaircir entre eux après tout, une fois que la paix serait de retour. Sa putain de phrase avait ouvert la voix. Il expira avec force tandis qu'il leva sa tête au ciel. Dire qu'il avait dit ça sans réfléchir, ça lui apprendra à être moins con.
- Tu comptes les oiseaux ? Le surprit une petite voix fluette.
Merde, deuxième fois qu'il n'avait pas senti la présence de quelqu'un, il devait vraiment se ressaisir. Il baissa la tête pour découvrir la fille qui hantait ses pensées, prête à partir de la guilde, son sac sur le dos.
- J'ai lu dans une encyclopédie ornithologique que l'on pouvait voir des pics à crête jaune et à col rouge en ce moment, c'est très rare, dit-elle.
Elle le perdait complètement. Elle était vraiment en train de lui parler de piaf, là. Pas de doute, cette fille était unique.
- Pas vu, répondit-il, simplement.
- oh ! Elle haussa les épaules. Un jour, peut-être.
Un silence s'installa ensuite entre les deux jeunes gens. Ni l'un, ni l'autre ne savait quoi dire. Leurs conversations précédentes les avaient quelque peu perturbés. Finalement, ce fut Lévy qui brisa le silence.
- Bon, ben… je rentre chez moi, annonça-t'elle.
Elle leva la main en signe d'au revoir, tourna les talons et entama la route pour Fairy Hill. Tout de suite, elle entendit les pas du dragon slayer tapés sur les pavés à côté d'elle. Elle sourit malgré elle, touchée par le fait qu'il la raccompagne. Elle le regarda avec un grand sourire, contente de ne pas faire le trajet seule. Le ténébreux la zieuta du coin de l'œil, marchant de manière nonchalante, les mains dans les poches.
- J'rentre chez moi, aussi, justifia-t'il.
- Je m'en doute, répondit-elle, amusée qu'il se croyait obligé de s'expliquer. Tu vas faire quoi, en attends…
Lévy se pinça les lèvres, hésitante et apeurée de dire la suite.
- La bataille ? Continua la brun.
La bleutée secoua la tête pour acquiescer. Le ténébreux la considéra un petit moment, remarquant qu'elle tremblait légèrement. Il expira avec force et répondit en fixant droit devant lui.
- J'pensais aller me pieuter.
Surprise, la linguiste tourna la tête pour le regarder. Il semblait calme et sérieux. Pourtant, elle ressentait une immense angoisse.
- Tu arriveras à dormir, malgré… tout ? Demanda-t'elle.
- Ben, oui, dit-il d'une façon détachée.
- Je ne sais pas comment tu fais, ajouta la mage des mots. Elle serra ses mains contre ses bras. Moi, je suis terrifiée, je ne pense pas que j'arriverai à me calmer.
Lévy avait effectivement cette fâcheuse tendance à se laisser submerger par des idées sombres dans des moments pareils.
- T'y arrive bien quand on se bat d'habitude, fit observer la mage d'acier.
- Quand on se bat, je suis avec toi, rectifia-t'elle, sans réfléchir.
Tous les deux se raidirent en réalisant ce qu'elle venait de dire. La bleutée devint écarlate et secoua les mains.
- Je veux dire… que… tu es mon camarade… un soutient… et tu me rassures, bredouilla-t'elle, embarrassée, plus que de raison.
Le dragon slayer la fixa, restant silencieux. Lévy, sentant ce regard, était honteuse, elle aurait désiré devenir encore plus petite, disparaitre.
- Tu peux venir chez moi, si tu veux, proposa-t'il à voix basse.
Cependant, la petite mage l'entendit parfaitement, elle s'arrêta net. Elle regarda l'homme de dos, interloquée. Il se retourna, semblant attendre une réponse.
- Tu es sûr ? Demanda-t'elle, dubitative.
Elle pensait qu'il préférait être tranquille. Pas qu'elle ne voulait pas passer cet instant avec lui, bien au contraire. Si elle devait choisir une personne avec qui passer un moment pareil, ce serait bien lui… Alors qu'il lui proposât… Agacé, le ténébreux soupira bruyamment.
- Ouais… Chui sûr, dit-il d'une voix plus rauque qu'à son habitude.
Une fois, chez lui, Gajeel retira son manteau et le lâcha négligemment sur un fauteuil en croute de cuir. La bleutée le suivit timidement et découvrit ce loft de brique rouge et de vieux parquet. Il étira se bras au-dessus de sa tête.
- Fais comme chez toi, dit-il simplement.
Il se dirigea vers ce qui semblait être un coin nuit, retirant ses bottes, il se laissa choir dans un grand lit. Allongé sur le ventre, il ferma les yeux, laissant la petite mage se débrouiller. Portant, il gardait une oreille attentive à ce qu'il se passait. Il l'entendit poser son sac à dos au sol, elle l'ouvrit. L'odeur de vieux papier lui indiqua qu'elle en sortit un livre. Elle retira ses boots, délicatement. Puis elle s'approcha doucement de lui. La pression sur le matelas montrait qu'elle était montée sur le lit à son tour. Elle s'installa à côté de lui et ouvrit son livre. Au fond, lui aussi ça lui allait de la sentir près de lui.
Il reconsidéra sa décision, lorsqu'il l'entendit glousser.
- Qu'est-ce qui te fait rire, crevette ? Interrogea-t'il, suspicieux.
- C'est juste que je ne t'imaginais pas choisir une couverture avec des étoiles et des lunes, rit-elle.
Merde, il avait oublié cette couverture à la con. Il n'avait pas choisi, il l'avait plutôt récupérée. Juvia le lui avait donné, voyant que cela lui manquait cruellement.
- Tsss… cracha-t'il.
- En plus, elle est rose, observa-t'elle, hilare.
Le dragon slayer grogna, mécontent que la crevette se moquât de lui. Il sentit une main se poser sur son épaule robuste.
- Allons… Je trouve ça plutôt mignon, murmura-t'elle, amusé.
A cette instant elle se reçut un oreiller dans la figure.
- Chui pas mignon, crevette, dit-il en se retournant pour lui faire face.
La bleutée gonfla les joues, prit son oreiller et passa à l'action à son tour. Un combat acharné se déroula entre les deux mages sous leurs rires. Seulement, très vite, la jeune fille fut dominée par son adversaire. Ce dernier lui retira son oreiller des mains. Désarmée, la mage des mots leva deux doigts et commença à parler.
- Soli… hfmmmgmmgf
Elle fut interrompue par une main imposante qui se plaça sur sa bouche, tandis que l'autre main gantée maintenait les poignets de la jeune fille au-dessus de sa tête. Elle se retrouva plaquée contre le matelas. Il la surplombait à quatre pattes au-dessus d'elle, ses genoux de chaque côté des cuisses galbées de la jolie linguiste. Un silence étrange s'était installé entre eux, un instant suspendu où le temps ne faisait plus son office. Seul leurs deux respirations haletantes résonnaient dans la grande pièce. Les pupilles grenat du ténébreux se perdaient dans les grands yeux marrons de la mage. Il déglutit, il savait qu'il n'aurait pas dû l'invité ici, mais cela avait été plus fort que lui. La voir vulnérable… son point faible, il ne pouvait pas résister à ça.
Il se ressaisit, enfin, secouant la tête.
- La magie, c'est de la triche, crevette, dit-il avec un sourire carnassier. Je devrais t'arrêter pour ça.
Lévy tenta une réponse, mais la main du dragon slayer l'en empêchait toujours. Il la retira.
- Nous n'avions pas établi de règle, rétorqua-t'elle avec autant d'assurance qu'elle pouvait en puiser en elle, malgré leur situation.
Pourtant, elle l'avait vue… cette lueur dans les yeux de Gajeel. Durant un instant, elle eut cette étrange impression d'être autre chose qu'une coéquipière, qu'une amie… D'être bien plus. Peut-être étaient-ce ses propres sentiments qui influençait son jugement ? Cependant, le trouble était bien là.
Soudain, des doigts râpeux caressèrent sa joue duveteuse, doucement. Lévy ferma alors les yeux, savourant le geste. Il plaça la pommette saillante dans sa paume, passant son pouce sur ses lèvres charnues et rose. Elle le bisa, demandeuse. Des mèches ébènes lui chatouilla le visage, juste avant de sentir une pression plus forte sur ses lèvres. Elle réalisa alors… Gajeel, Gajeel Redfox l'embrassait, là, actuellement. Elle ne réfléchit pas plus, elle suivit le mouvement qu'il entamait avec ses lèvres chaudes au goût de fer. Ce n'est pas un crime…
Il ne comprit pas ce qui l'avait décidé… mais il le faisait comme ça, par impulsion comme souvent chez lui. Il l'avait à disposition, sans crainte, sans soumission. Il avait eu cette envie de toucher, puis elle s'offrait. Elle avait dit ces mots, jamais de sa vie, il ne s'était imaginé que quelqu'un pouvait lui offrir cela. Qu'il en aurait le droit. Après tout c'était elle qui avait casser ce verrou qu'il s'était évertué à ne pas toucher durant deux ans… ou bien était-ce lui qui avait commencé avec ses mots ? Qu'importe, ce n'est pas un crime… Il voulait… Il voulait y goûter. Goûter pleinement à cette sensation, se plonger dedans, sans y réfléchir plus, alors il ferma les yeux et se jeta. Ce n'est pas un crime… Pour la première fois, la première fois qu'il ressentait cela. Ce n'est pas un crime… Il sourit lorsqu'il la sentit répondre.
Il libéra ses poignets, caressant la peau laiteuse de son bras fin. Y goûter plus… Il léchait les lèvres sucrées de la petite mage, une gourmandise… lui demandant, lui mendiant, lui implorant l'accès. Elle lui permit, ouvrant sa bouche, séparant ses dents, allant à la rencontre de sa langue. Il croirait plus timorée, mais non, la belle partagea l'échange pleinement. Comme si elle n'attendait que ça depuis des lustres. Ce n'est pas un crime…
Les fines mains libérées de Lévy se perdit dans la mer ébènes de cheveux, massant son crâne. Elle avait rêvé de faire ça depuis longtemps, en fait, elle avait rêvé de tout ce qui se passait à ce moment. Elle émit des gémissements de contentement, leurs langues se caressèrent avec plus d'ardeur.
Les grandes mains du ténébreux se placèrent sur les hanche de la jeune femme. Un pique d'excitation s'empara d'elle lorsqu'il la souleva en s'agenouillant sur le lit. Il l'assit sur lui à califourchon, elle s'accrochait à ses épaules robustes comme si sa vie en dépendait. Ils approfondir le baiser encore plus. Il mit une main à l'arrière de la tête de la belle, dans ses cheveux soyeux, l'autre main tenait sa taille contre lui… Collée à lui. Elle partageait cette envie car elle enlaça le cou de taureau du mage de ses bras fins. Il y avait ce désir ardent de ne faire plus qu'un. Ce n'est pas un crime...
Lévy s'appliquait dans ce baiser, bien qu'il devenait beaucoup plus fougueux qu'au début. Elle avait du mal à suivre… Cela ne la déplaisait pas, au contraire. Des frissons et une chaleur immense venant de son bas ventre l'envahissait. Elle aurait aimé que cela ne s'arrêtât jamais. Mais l'air commençait à manquer, elle espérait que Gajeel avait pris en compte qu'elle ne possédait pas des poumons de dragon slayer. Ironique puisque techniquement, leurs premier baiser était pour donner de l'air au jeune homme.
Heureusement, la mort par asphyxie de la mage des mots ne serait pas à déplorer, aujourd'hui. Ils se séparèrent haletant. Lévy garda les paupière close, craignant la suite, la peur de voir du regret chez le mage d'acier… ou quelque chose qui pourrait la blesser. Pourtant, la main qui s'était faufilée sous son haut, lui tenant la hanche entre le pouce et les doigts, caressant son flanc, lui indiquait qu'il n'y avait aucun regret. Elle ouvrit doucement les yeux pour découvrir les yeux brûlant du ténébreux. Un peu gênée, elle cacha son visage dans le cou de l'homme. Le brun l'accueillit volontiers. Le nez dans ses cheveux, il huma son doux parfum de tilleul.
- Et maintenant ? Demanda-t'elle, inquiète.
Il ne répondit pas, restant hésitant, en temps normal, avec une autre femme, il l'aurait déjà prise. Il l'aurait pénétré et basta… Mais ce n'était pas une autre femme, c'était Lévy. Jamais il ne traiterait ainsi, pour cette raison, il entrait dans un terrain inconnu. Il crevait d'envie de lui faire l'amour, de la faire jouir, de l'aimer… De goûter plus… Ce n'est pas un crime…
Il se retint, il retint cette envie, cette pulsion qui battait en lui. Il caressa doucement les cheveux azur de la belle.
- ça dépend de toi, crevette, répondit-il, dans un murmure suave.
Il offrait son sort à la jeune femme, il ne voyait pas d'autre solution aux problématiques qui se posaient à lui. Les souffles de la petite mage dans son cou le faisait frissonner, il attendait, un mot, un signe, un geste… Son cœur battait terriblement fort tout comme le sien. Il sentit, soudainement, un touché humide sur sa peau mate. Des baisers timides dans son cou qu'elle déposait tendrement. Une de ses fines mains agrippait le t-shirt vert à un pectoral. Il ne bougeait pas, ne sachant ce que signifiait ce geste. Etait-ce une invitation à aller plus loin ? Il avait du mal à jauger avec elle et il ne voulait surtout pas se gourer sur ce coup. Les lèvres de la bleutée remontaient petit à petit le cou du jeune homme, arrivant à sa mâchoire… Il resta immobile comme un chasseur cherchant à ne pas effaroucher sa proie. Elle continua, aboutissant à la commissure des lèvres du ténébreux. Elle s'arrêta là, s'écartant légèrement. Elle posa sa main sur la joue opposée à elle, invitant l'homme à la regarder. Elle mordilla sa lèvre inférieure, avide et hésitante. Elle baissa ses yeux.
- Gajeel… murmura-t'elle. Je t'…
Il la coupa en l'embrassant à nouveau passionnément. Il savait pertinemment ce qu'elle voulait lui avouer, il les avait déjà entendus, ces mots. Non… Il ne voulait pas encore entendre des mots… Les mots n'avaient que peu de sens, peu de saveur pour lui, c'était son domaine à elle. Non… Il voulait le vivre, vivre l'amour, vivre cette nouvelle aventure avec elle. Ce n'est pas un crime…
Alors qu'il savourait les lèvres de la belle, sa main sous le haut noir montait un peu plus, caressant son petit corps. L'autre main passa sous sa jupe marron, frottant sa cuisse, palpant sa fesse, impunément. La bleutée hoqueta de surprise, stoppant le baiser. Doucement, elle posa ses mains sur les poignets épais du jeune homme, retirant les intrus. Il en fut quelque peu contrarié, il était allé trop vite. Une fois les grandes mains face à elle, elle plaça ses doigts délicats sur le bracelet métallique de la droite.
- Je veux que tu me touches vraiment, dit-elle en retirant la mitaine.
Elle procéda de même avec l'autre main et déposa les tissus sur la table de nuit. Enfin, elle repositionna les mains de Gajeel sur son corps. Retirant ses mains, la jeune femme frotta les piercings de ses avant-bras. Ils étaient brûlants.
Satisfait de ne pas avoir été repoussé, il enleva portant ses mains. Intriguée, la bleutée le regardait avec des yeux inquiets. Le ténébreux, quant à lui, affichait un sourire carnassier, le regard rubis brillant.
- Te toucher vraiment, hein ? Fit-il, sur un ton de défis.
Il assit Lévy sur le lit, il en descendit. Lévy ne comprenait pas du tout ce qui se passait. Il la toisait, un instant, tandis qu'il était debout devant elle. Soudain, il saisit le bas du haut de la jeune fille et lui retira rapidement, faisant tombé son ruban au passage.
- Eh ! Protesta la linguiste qui se retrouvait en soutient gorge en dentelle orange.
La belle gonfla les joues. Il prit ensuite les chevilles de la petite mage, étendant ses jambes. Il déboutonna sa jupe, prit sa ceinture avec l'élastique de son legging noir. Il tira vivement dessus. Lévy était donc en sous-vêtement sur le lit. Elle fronçait les sourcils, elle n'avait rien pu faire pour l'en empêcher. Enfin, le voulait-elle ?
- Tu es content de toi ? Gronda-t'elle.
- Gihi.
Il retira son propre t-shirt, dévoilant son torse parfaitement musclé, son bandeau chut. Puis il se pencha au-dessus de la petite mage, forcée de s'allonger sur le dos. Elle gardait ses yeux braqués dans ceux du ténébreux qui la surplombait. Lévy caressa les muscles du jeune homme, dessinant chacun de ses muscles saillants. Il descendit un peu plus, plaçant ses mains de chaque côté de la tête de la jeune femme. Il approcha ses lèvres du creux de l'oreille de la belle.
- Plutôt, ouais, susurra Gajeel.
Sa bouche attrapa le lobe de l'oreille de la bleutée, le suçant, le mordillant.
- Idiot, soupira la jeune femme.
La main opposée du ténébreux saisit fermement une cuisse de la mage des mots, faisant lever sa jambe autour de sa taille. Il jouait avec le tissu de la culotte, empoignant sa fesse. Lévy plaça son autre jambe de sorte à encercler le bassin de son homme. Elle ferma les yeux se délectant des caresses et des baisers du brun. Alors ça y est… ils allaient le faire. Pensa-t'elle dans un moment d'égarement. Peut-être ne devrait-elle pas se comporter ainsi ? Devrait-elle être plus farouche ? Lucy lui dirait d'attendre, de le faire languir. Elle se mordit la lèvre inférieure, les baisers dans son cou l'électrisaient complétement… Son odeur, ses gestes, ses mains calleuses brûlant sa peau d'albâtre, la chaleur de son corps au-dessus du sien, tous cet ensemble provoquait en elle une sensation intense qu'elle n'avait jamais connue auparavant. Ce n'est pas un crime…
Arrivant à la bretelle de soutien-gorge, il la coupa avec les dents. Il traçant une ligne brûlante avec sa bouche entre l'épaule et la naissance du sein ferme. De sa main libre, il découvrit le bout de chaire rose durci d'excitation. Il le pinça entre ses deux doigts, la bleutée émit un petit cri. Il le mit dans sa bouche et le suça goulument.
Lévy se sentit fondre sur place, personne ne l'avait touché ainsi. Elle ne sut comment, mais Gajeel retira le reste du sous-vêtement. Elle s'en moquait de ce tissu. Sa poitrine nue s'offrait à son amant. Il empoigna aisément les deux seins de sa grande main, plaçant ses tétons entre ses doigts, il les pinçait et les mordillait tour à tour. La bleutée se tortillait de plaisir, frottant son bas-ventre à celui du ténébreux. Ses scrupules moururent à cet instant. L'excitation était telle, qu'elle ressentait l'impératif d'aller jusqu'au bout. Ce n'est pas un crime…
Le dragon slayer s'attarda un bon moment sur cette douce poitrine. La quittant, au grand dam de la mage des mots, il parcourut de ses lèvres son abdomen, arrivant au bas-ventre. Soudain, il s'arrêta, s'écartant légèrement. Debout, il fixait la belle. Cette dernier, interloquée et esseulée, lui fit un regard interrogateur. Quelque chose n'allait pas ? Lévy se redressa légèrement. Le ténébreux affichait un sourire fière, il tenait entre ses doigts un bout de tissu. Il jouait avec, la mage réalisa alors qu'il s'agissait de sa petite culotte. Elle était nue. Avant même qu'elle plaçât ses mains devant son intimité, le jeune homme s'accroupit devant elle. Il lui écarta les cuisses avec une poigne contrôlée et les posant sur ses épaules robustes. Elle ne le quittait pas des yeux, inquiète. Tandis qu'il lui jetait un regard gourmand, elle eut l'impression qu'il allait la dévorer. Il lécha ses babines. Puis il approcha son visage de la vulve de la bleutée.
- Oh ! Laissa-t'elle échapper en se penchant en arrière.
Gajeel caressa avec la langue son clitoris gonflé, elle tremblotait de plaisir. Suçant le bouton, les gémissements de la belle s'accroissaient. Enfin, il entra dans l'antre de la bleutée. La langue jouant dans son vagin. Elle se cambra, hurlant de plaisir tant un cyclone de sensation la saisissait. Elle criait le prénom de son bourreau. Agrippant sa chevelure ébène indomptable d'une main, tandis qu'une autre l'empêchait de tomber en arrière.
- Gajeel ! Je vais… vais…
Jouir… Il but le liquide qui quittait son corps alors qu'elle se contractait. Il arrêta, la bleutée respirait avec force, gardant les yeux clos. Gajeel contempla son beau visage, rosi par le plaisir. Elle l'ignorait, mais à cet instant, elle aurait pu lui demander n'importe quoi. Il devenait son esclave, enchainé à elle. Ce n'est pas un crime… Il ne lui dirait pas, bien sûr. C'est alors que… la porte d'entrée claqua.
- Tous les exceeds ont été… mis… à…l'a…bris… annonça l'intrus qui venait de voir le jeune couple.
- Lily ! S'exclama Lévy en prenant la couverture et en se cachant dedans.
- Merde ! Ragea Gajeel avant de se relever.
Il soupira et se retourna lentement pour voir son partenaire raide de gêne. L'exceed avait fermé les yeux, il fit demi-tour en volant. Il se cogna à un poteau avant de rouvrir les yeux.
- T'aurais pu frapper à la porte, grogna le ténébreux après s'être essuyer la bouche avec le revers de sa main.
- Je… j'ha… j'habite aussi ici, rétorqua le chat, perdu.
Panther Lily tourna un peu sur lui-même cherchant… la sortie.
- A droite, signala le ténébreux.
L'exceed prit cette direction.
- Je vais rester dehors… un peu loin, annonça-t'il.
- C'est une bonne idée, dit le brun.
- A plus tard, Lévy ! Fit Lily, en sortant. Et pardon !
- Ce… ce n'est rien ! Cria la voix suraiguë d'une bosse sous une couverture étoilée.
Gajeel verrouilla derrière son partenaire. Il revint en direction du lit, il fit coulisser la cloison qui séparait le coin nuit du reste de la pièce. Il s'assit sur le lit.
Sous la couverture, la jeune fille n'osait pas se montrer, elle avait tellement honte. Elle sentit une caresse sur son dos.
- Tu peux t'montrer, crevette, dit le mage d'acier, amusé. Il est plus là.
- Non ! Répondit-elle.
Elle resserra l'étoffe étoilée contre elle.
- Tsss… Tu vas pas rester là-d'sous pour toujours, Rit-il.
La bleutée se redressa, sortant juste sa tête. Elle cachait son corps. Ses cheveux en batails, elle fronçait les sourcils en fixant Gajeel.
- Tu trouves ça amusant ? Demanda-t'elle, sur un ton réprobateur. Lily m'a vu, entièrement nue, dans une position…
Elle était beaucoup trop embarrassée pour finir sa phrase. Le dragon slayer rit, il prit ensuite le menton de la belle entre son pouce et son index. Il approcha son visage, ancrant son regard dans les grands orbes de la jeune mage.
- Il ne t'a pas vu entièrement nue, ma tête cachait ta jolie chatte, taquina-t'il.
Elle gonfla les joues, s'empourprant, immédiatement.
- Stupide Gajeel ! Ragea-t'elle avant de se cacher à nouveau en totalité.
Le ténébreux soupira.
- Tu sortiras pas ? S'enquit le jeune homme.
- Jamais !
Elle répondait comme une enfant, elle savait que son attitude était puérile, mais elle s'en fichait royalement. Ce n'est pas un crime…Il avait commencé. Elle sentit de l'air passer, la couverture se soulever, se baisser juste après qu'un corps chaud s'installa contre elle. Allongée sur le ventre, elle était dos à lui.
- Qu'est-ce que tu fais ? Grogna-t'elle.
- Tu restes dessous, alors j'vins dessous aussi, répondit-il.
Il caressa d'une main le dos de la linguiste, puis les jolis courbes de ses fesses.
- P'tain ! Ton cul est à s'damner, crevette, Il avait quasiment ronronné ses mots de sa voix rauque.
Ce n'était qu'une pensée à la base… Une contemplation gourmande d'un homme resté sur sa faim et il espérait que cette petite interruption n'allait pas mettre fin à son banquet. Alors il avait bien malgré lui exprimé ces mots à voix hautes, continuant de promener sa main sur ce corps inexploré jusqu'à lui. Ce n'est pas un crime… Il afficha un sourire satisfait lorsqu'il constata qu'elle frissonnait. Il passa donc à l'assaut à nouveau. Il posa ses canines sur une des fesses rebondies de la jeune femme, croquant dans le fruit défendu qu'il avait admiré depuis tant de temps. Elle émit un petit couinement, mais ne protesta pas plus. Elle agrippait le matelas, cherchant à enfoncer ses ongles dedans. Au-dessus d'elle, il remonta son dos avec ses lèvres brûlantes, ses mains suivant sur les flancs de la belle. Il la sentait tendue encore… Crevette… Elle doit se détendre pour… la suite.
Une main puissante écarta ses cheveux azur, l'excitation de la jeune femme revenait en son bas-ventre. Il lécha le lobe de son oreille, elle cédait. Son corps rappelait le souvenir de la sensation qui l'avait prise juste avant la venue de Lily. Cet aperçu qu'il lui avait offert. Ce qu'il l'agaçait… Elle n'est qu'une poupée entre ses mains. Cela ne lui déplaisait…pas vraiment. Elle devait avouer qu'elle était flattée de lui faire ressentir cela. Ce n'est pas un crime… Cette idée se confirma quand une main souleva légèrement ses fesses, les plaquant contre le bas-ventre du dragon slayer. Elle sentit alors ce renflement dans son pantalon en toile, gonflé d'excitation. Une main glissa sur le ventre de la jeune femme. Descendant son index s'introduisit dans la fente humide et massa le bouton gonflé. Lévy se mit à gémir timidement. Le mage d'acier léchait son cou fin, la désarment complétement et l'offrant à un plaisir croissant. Ce n'est pas un crime…
L'atmosphère sous cette couverture devenait chaude, étouffante. Gajeel en avait marre. Il retira la couverture, se redressa soudainement, s'agenouillant, gardant contre son torse brûlant le dos de la mage des mots. Minuscule mage entre ses mains, il empoigna un sein ferme de sa main libre. L'autre main mettait plus d'ardeur dans ses massages. Il changea de doigt massant avec le pouce, il enfonça un doigt en elle. La bleutée se mordit un doigt, retenant ses soupires et ses cris.
- Gihi, s'amusa le ténébreux tandis qu'il fit pénétré un autre doigt en elle.
Elle se cambra alors qu'il effectuait des va et vient. Mais son doigt la bâillonnait toujours.
- Fais-moi entendre à nouveau ta jolie voix, susurra-t'il dans le creux de son oreille, taquin.
La main malaxant le sein le lâcha, forçant la petite mage à baisser sa main pour libérer sa bouche. Alors elle tourna la tête cherchant à attraper les lèvres du jeune homme. Elle l'embrassa avec avidité. Maligne, la crevette. Elle avait trouvé un autre moyen d'enfermer ses cris. Il profita du baiser tout de même, avant de lui enfoncer un troisième doigt. La jeune femme lâcha prise, elle cria en levant sa tête en arrière. Il continua son geste avec un rythme plus rapide, il déposa ses crocs dans le cou blanc de la belle. Cette dernière hurlait de plus en plus fort, il sentait ses muscles se contracter. Lévy s'accrochait de ses mains à celles de son amant. Elle partait pour une seconde fois. Ce n'est pas un crime…
Epuisée, en sueur, elle se laissa choir contre le dragon slayer qui l'enveloppait de son bras puissant. Sortant ses doigts, il les porta à sa bouche avec gourmandise. La bleutée haletait, les yeux fermés. Elle semblait toute chose.
Doucement, Gajeel l'allongea sur le dos devant lui. Il caressa le corps de la belle. Puis il déboucla sa ceinture et retira son pantalon ainsi que son boxer. Il soupira d'aise, tant il commençait à se sentir serré dedans. La linguiste se ressaisit et ouvrit les yeux. Elle regarda son homme et elle le vit… Son sexe en érection, sa taille. Elle fit un petit hoquet de surprise et de peur. Il est énorme, jamais ça ne passera.
- Gihi, fit-il, un sourire satisfait.
Il se mit au-dessus d'elle. Il arrêta son sourire quand il vit l'inquiétude de la belle. Il lui leva le menton pour qu'elle se concentrât sur ses yeux.
- On est pas obligé…
Elle le coupa en l'embrassant, s'agrippant à son cou comme à une bouée de sauvetage. Lorsqu'elle arrêta, elle écarta les jambes pour que Gajeel soit entre.
- J'ai confiance en toi, dit-elle. Ce n'est pas un crime…
Malgré lui, un sourire tendre se dessina sur son visage. Il n'y avait qu'elle pour obtenir cela de lui. Il lui caressa la joue. Il plaça son pénis au bord de l'antre de la mage. Grognant, il la pénétra en envoyant un grand coup de bassin fort. Lévy couina de douleur, enfonçant ses ongles dans la chaire des épaules de son amant. Une larme coula sur sa joue, la voyant, Gajeel l'essuya avec son pouce. Il déposa un baiser sur son front et commença à bouger en elle. Elle était si étroite, malgré le soin qu'il avait pris à la détendre. Il avait énormément de mal à bouger en elle. Il chercha à la détendre, déposant des baisers dans son cou. La bleutée avait terriblement mal, elle ferma les yeux et se concentra sur son amour. Elle humait son odeur, n'écoutant que sa voix rauque.
- ça va passer, lui murmurait-il. Détends-toi.
Les mouvements du brun étaient doux. Plus il effectuait des va et viens, plus les déplacements dans son vagin devenaient faciles, plus les sons qu'émettaient la jeune femme changeaient. Il y avait toujours de la douleur, mais Lévy ressentait peu à peu un feu brûler dans son bas-ventre. Une sensation électrisante grandissait en elle. Alors elle bougea avec lui, cherchant cette sensation précise qui prenait le pas sur la douleur. Ce n'est pas un crime…
Satisfait de la sentir remuer sous lui, Gajeel amplifia ses mouvements, s'écartant légèrement d'elle. Ce qu'il aimait ça… Il avait tellement envie de lui procurer du plaisir, tant de plaisir… Lui faire découvrir l'extase comme elle lui faisait découvrir l'amour. Ce n'est pas un crime…
Enfin, la bleutée ressentait uniquement le plaisir. Elle passa ses mains sur le dos de son amant et appuya ses fesses fermes et musclées, l'incitant à s'enfoncer encore plus en elle.
- Gihi, p'tite gourmande, taquina-t'il.
- I…diot… Lâcha-t'elle, entre deux gémissements.
Il ricana et se redressa, s'asseyant sur le lit, maintenant Lévy contre lui. La bleutée cercla le bassin de son amant avec ses jambes et posa ses mains sur ses épaules. Il empoignait les fesses de la jeune fille et la faisait glisser le lui de sa verge. Il la souleva et la descendit sur un rythme rapide la claquant contre ses cuisses. La mage soupirait et gémissait de plaisir de plus en plus fort.
Lévy en devenait folle. Pourtant, elle avait l'impression d'être la seule à ressentir du plaisir, elle voulait tant lui rendre. Ce n'est pas un crime…
- Plus… fort… Gajeel… Supplia-t'elle, soupirante.
Il rit, la sépara, au grand dam de la jolie mage. Il l'allongea sur le dos. Debout devant la femme sur le lit, il saisit ses cuisses, soulevant le bas du ventre de la belle et la pénétra brusquement. Il lui envoya de puissants coups de bassin, le son des peaux qui claquaient résonnait dans l'appartement. La bleutée hurla de plaisir sous les grognements de son homme. Il continua ses va et viens dans un rythme saccadé. Le membre du mage d'acier se fit alors emprisonner dans le vagin de la belle. Elle atteignait son orgasme. Prise par cette sensation, elle se cambras, cria des mots d'amour et se raidit d'extase.
- Lévy ! Dit-il dans un râle de plaisir.
Il l'avança au centre du lit. Alors que ses coups de bassin devinrent plus erratiques, il brama des sons montrant qu'il arrivait à son tour à sa limite. Il s'accrocha au matelas, ses muscles se contractant et se vida en elle dans un grondement de contentement.
Haletants et en nages tous les deux, ils étaient perdus dans une douce brumes d'euphorie post-orgasmique. Gajeel se retira d'elle, mais il s'allongea entre les jambes de la mage des mots, posant sa tête sur la poitrine de son amante. Il ne savait pas pourquoi, mais il mourrait d'envie de rester là. Il estimait que sa place était là, entre les jambes de la femme qu'il aimait. Possessif ? Oui, il l'était… Il venait de la faire sienne. Et cela faisait de lui le plus heureux des hommes. Ce n'est pas un crime…
Il entendait le cœur de la belle battre la chamade, sa respiration forte… Il ferma les yeux, savourant son sort. Pleine de tendresse, la main de Lévy caressa la chevelure du dragon slayer. Jamais elle n'aurait cru ressentir de telles sensations. La chaleur, le plaisir, l'orgasme… Elle avait lu dessus, cependant tous ce qu'elle avait pu lire était en deçà de la réalité. Elle était tellement bien en cet instant. Ce n'est pas un crime…
Soudain, elle sentit les mains de Gajeel la soulever. Ils partaient dans une autre pièce, de toute évidence, la salle de bain. Il s'arrêta sous la douche et la déposa délicatement sur les pieds. Il fit couler l'eau sur leur corps, de l'eau chaude. Lévy fit un beau sourire à son homme qui l'embrassa en retour. Il prit un gant et du savon, puis il s'accroupit devant elle. A ce moment, elle découvrit qu'il y avait du sang venant d'elle sur ses cuisses. Il le nettoya alors. Elle en profita pour zieuter, le pénis de Gajeel. Ce n'est pas un crime… Elle remarqua qu'il avait des piercings, trois le long. Elle le trouvait impressionnant même en cet état.
- Gihi, entendit-elle.
La bleutée le regarda, il affichait une expression pleine de sous-entendus. Elle hoqueta et s'empourpra.
- T'es une perverse, crevette, remarqua-t'il.
- Non… ce… n'est… bredouilla la belle.
- T'inquiète, fit-il en continuant de lui laver le corps.
Effectivement, elle n'avait pas eu à s'inquiéter. Le dragon slayer s'était conduit d'une manière attentionnée et détachée. Heureusement pour la bleutée, elle avait son sac à dos. Elle en sortit son pyjama short jaune avec des dentelles blanches. Elle le mit, elle ne voulait pas être à nouveau surprise nue par Panther Lily. Elle retrouva Gajeel qui avait refait le lit, lui était toujours nu. Elle déglutit et rougit, immédiatement. Il la considéra, amusé.
- T'avais pas à t'habiller, se moqua le ténébreux.
- Je… préfère, dit-elle, gênée. Toi, tu devrais en faire autant.
Elle n'en dit pas plus et se précipita dans la couverture étoilée. Le brun la suivit. La petite mage se blottit contre lui, il répondit en l'enlaçant.
- Je ne regrette pas, confia-t'elle.
Il la serra un peu plus, cachant son nez dans ses cheveux soyeux.
- Moi, non plus, murmura-t'il.
La bleutée s'endormit quasiment tout de suite après, dire qu'elle pensait qu'elle n'y arriverait pas.
Quelques heures plus tard, le dragon slayer n'avait pas réussi à fermer l'œil. Il contemplait la frimousse à côté de lui. Si tranquille, si apaisée… Il aimerait qu'elle soit toujours ainsi. Qu'elle ne risque rien. Ce n'est pas un crime…
Il soupira… Pour la première fois de sa vie, il avait peur de mener un combat, pas pour lui, mais pour elle. P'tain, le terrible Gajeel Redfox avait la trouille pour quelqu'un. La perdre, rien au monde ne serait plus terrible. Il en venait même à espérer que Salamander puisse vraiment battre ce connard.
Il expira avec force. Il s'allongea sur le dos, les mains derrière la tête, il fixa le plafond… Ce n'est pas un crime… de tomber amoureux.
Thème : Première fois.
