Voila encore une petite serie de drabbles. Je remercie Myym et Mad pour leur superbes reviews qui m'ont incroyablement boostés!!!!

Bonne lecture

Arwen

Asservissement

« S'il te plais Blaise, pour me faire plaisir !

« Hermione j'ai dit non !

Je refuse et je resterais ferme cette fois ci, je suis Blaise Zabini par Merlin, je ne me laisserais pas aller à une chose aussi sordide. Elle me regarde avec sa petite moue innocente, elle sait que je suis faible face à elle, quelle idée j'ai eu de poser mes yeux sur elle il y a trois ans, j'étais si tranquille avant.

Me voilà aujourd'hui en train de lutter contre cette félonne qui use et abuse de ces charmes auxquels, par la faute de je ne sais quelle déficience mentale, je ne sais pas résister.

Mais je tiendrais bon, je serais fort, j'imagine déjà l'horreur et l'humiliation, ma nudité exposé aux yeux de tous, cette chaleur mortelle agressant mon corps, l'humidité suintant de tout les murs se déposant sur mon épiderme et cet air saturé et vicié pénétrant dans mes poumons, les tapissant , les empoisonnant.

Non cette fois ci je serais ferme avec elle, il est temps qu'elle comprenne que je ne suis pas n'importe qui, je ne prêterais pas a ces petits jeux ou les corps se mêlent et ou les fluides corporels se mélangent. Je la câlinerais, la désirerais, je rendrais son corps esclave du mien pour lui prouver qu'elle n'a besoin de rien d'autre que moi.

Merlin ! Elle s'avance vers moi, elle m'enlace, collant son corps souple et chaud contre le mien que je maudis pour son empressement à réagir.

« Fais-le pour moi Blaise, j'en ai tellement envie.

Sa voix douce et suppliante, son odeur si entêtante, je sens que déjà je signe ma reddition tant je la sens se fondre dans mes bras de façon affolante.

Diable de femme qui me fait faire tout ce qu'elle veut !

« Bien d'accord nous irons faire ta séance de sauna !

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Un sourire

Parfois d'un sourire peut naître de grandes choses, un sourire peut bouleverser notre monde si parfait et ébranler la plus intime de nos convictions.

Je me souviens avoir pensé la première fois que je t'ai vu, alors que tu étais mon professeur, que ton sourire était bienveillant, réconfortant et que le plus mauvais des élèves ne pouvait se sentir rabaissé lorsque tes yeux se posaient sur lui.

Plus tard, lorsque nous partagions nos apartés quelques peu secrètes et que tu me parlais de mes parents qui étaient tes plus chers amis, je me suis dit que ton sourire répandait en moi une chaleur inconnue et délicieuse, et que je ne voulais pas que cela prenne fin un jour.

Lorsque j'ai contemplé ton visage illuminé à la vue de Sirius, que je considérais encore stupidement comme mon ennemi, comme l'assassin de mes parents, j'ai compris que tu étais enfin heureux et que dans le bonheur tu étais beau.

Je me souviens aussi de ton rictus désabusé quand, par la force, tu as du nous quitter à cause des gens bien pensant qui ne te jugeaient pas digne, toi, à l'intelligence pourtant si subtile, de nous côtoyer. Mon cœur a saigner et pleurer en silence la perte de ce sourire.

J'ai consacré mon temps ensuite à le faire renaître sur tes lèvres si fines, et je dois dire avec fierté que j'y suis arrivé , usant de tout les stratagèmes possibles pour qu'à chacune de nos rencontre, à nouveau, il brûle mon corps transi par la peur de ce destin trop lourd que je portais sur mes épaules.

J'aimais tes sourires, j'aurais voulu qu'ils soient toujours posés sur moi, ils portaient en eux la promesse d'un avenir meilleur.

Aujourd'hui je contemple ton corps froid, pudiquement recouvert d'un drap. Tu es mort pour moi, pour m'offrir cette victoire et cette liberté tant attendu. Mais comment puis-je savourer cet accomplissement si je ne sens pas l'ombre de ton sourire planer autour de moi.

On peut vivre pour un sourire. On peut mourir de sa perte.

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L'envie

L'envie est un sentiment si dur. Il brûle les entrailles par sa puissance, il nous rend fou de culpabilité alors même que l'on ne peut s'empêcher de le ressentir. Les moldus prétendent que c'est un péché, alors pardonnez-moi Merlin, parce que j'ai pêché encore et encore, et que même maintenant, alors que j'implore votre pardon, je ressens cette brûlante sensation de rage et de haine à son égard.

Parfois je me demande pourquoi toi et pas moi, nous sommes nés le même jour, la même année, qui t'a donné le cadeau de ta célébrité alors que moi je n'ai eu que celui de la médiocrité ? Quelle fée bienveillante c'est penchée sur ton berceau quand visiblement, la mienne n'a pas jugé bon de faire le déplacement.

Je n'ose imaginer ce que penserait les gens s'ils savaient que j'envie follement ton destin, alors que tu es seul au monde sans parents et famille aimante. Seul ? Quelle ironie quand tu vis chaque jour entouré de la célébrité qui est la tienne, quand tu as des amis si fidèles qu'ils seraient prêt à mourir avec toi, pour toi.

Tu es Harry Potter, je ne suis que Neville. Ta mère est une héroïne morte pour te sauver, sacrifié à l'autel de son amour pour toi, la mienne est enfermée à Sainte Mangouste, dissimulée comme un secret honteux. La tienne, d'ou qu'elle t'observe, doit être fière de toi quand la mienne ne me reconnais pas.

Que serait ma vie si c'était moi qui portait cette cicatrice au front ? Serais-je moi aussi reconnu, adulé, respecté ? Est-ce que je mériterais enfin l'affection des autres. Je dois être fou pour souhaiter que Voldemort m'ai choisi moi, fou pour rêver d'être à ta place et frôler la mort à chaque pas que je fais.

Oh oui, Harry, parfois je t'envie si fort que j'en ai mal au cœur, c'est pour ça qu'aujourd'hui je vais tuer ce serpent ignoble, pas pour t'aider, mais pour ma part de gloire, celle que j'attend depuis si longtemps.

Tout cela va cesser Harry, parce que quand toi tu vivras avec les fantômes de la guerre, moi je vivrais avec mon seul acte de bravoure, bienheureux dans mon monde.

Je te passerais le flambeau, c'est toi désormais qui devras porter le poids de cette malédiction qui me hante depuis trop longtemps.

Bientôt Harry, c'est toi qui m'envieras.