Bonsoir, merci à tous et toutes pour l'intention que vous portez à ma fiction. Ca me fait plaisir de voir que vous êtes toujours au rendez-vous lorsque je publie et vos petits messages d'encouragements me font le plus grand bien.

Lulzi, Fernande, Olicity love,Catminie, Aud merci pour vos messages.

Lavigne 126, je posterai deux chapitres par semaine, le mercredi et le samedi.

Bonne lecture à tous, toutes.

Oliver

Je rejoins ma moto des questions plein la tête mais une me trotte tout particulièrement et j'avoue avoir honte de ne penser qu'à ça alors que mon meilleur ami à disparu. Qui est ce Jamie ? Je n'arrive toujours pas à croire que Felicity ait réussi à avancer dans sa vie alors que de mon côté j'ai stagné. Oh j'ai eu quelques conquêtes mais rien de sérieux, d'ailleurs chaque fois que j'étais dans les bras de chacune, je ne pensais qu'à une chose « Felicity ». Je n'ai jamais pu l'oublier, je ne pourrais jamais et en la voyant ce soir mon corps a réagi immédiatement.

Après cinq ans d'absence elle me fait toujours le même effet. Je donne un coup de poing rageur contre le pilier avant d'enjamber mon bolide et d'accélérer comme un dingue pour quitter le parking souterrain. Tout comme à l'allée, je roule comme un fou pour rejoindre la discothèque de Thea. Je suis furieux, pas seulement contre moi, non, contre les personnes qui me sont les plus chères et surtout une personne, celle qui a disparu depuis un mois. Si ma vie est aussi misérable à l'heure actuelle c'est de sa faute ! Si j'ai perdu la seule femme qui n'a jamais compté autant dans ma vie, c'est sa faute ! Bordel j'en viens à détester mon meilleur ami pour quelque chose qu'il n'a pas commis. Mais comment pourrait il en être autrement ? J'aime sa sœur plus que tout et a cause de ce qui nous lie, non seulement je l'ai blessé de la pire des façon qui soit mais en plus maintenant je suis contraint de la voir s'épanouir avec un autre homme !

Tout ça parce que j'ai était assez stupide lorsque nous avons scellé notre pacte de l'amitié.

J'entre dans la discothèque et comme d'habitude toutes les filles tentent une approche mais, ce soir je ne suis pas intéressé. Non. Loin de la, tout ce que je veux c'est noyer mon chagrin et ma colère dans un verre.

Je m'installe au bar et commande une vodka orange à Curtis. Il ne me pose aucune question mais je vois bien que ça le démange parce qu'il se doute que quelque chose ne va pas. Je ne bois que très rarement de l'alcool. Ma sœur arrive derrière moi et sans que je m'en aperçoive retire le verre de vodka qui était posé face à moi.

- Tu m'expliques ?

Je pousse un soupir, bon sang elle peut pas se mêler de sa vie ? Il faut toujours qu'elle s'occupe de moi alors que c'est moi l'aîné, ça devrait être l'inverse !

- Pas ce soir Thea...

- Très bien mais dans ce cas rentre chez toi. Je ne te servirai pas d'alcool.

Je la regarde sans comprendre, de quel droit elle me refuse de boire ?

- Et je peux savoir pourquoi ?

- Tu le sais... La dernière fois que tu t'es saoulé tu as fini au poste... Et ce jour là c'était... Oh mon dieu !

Et voilà, merde ! C'est dingue comment fait elle pour ne rien oublier de mes problèmes alors qu'elle oublie de commander ses bouteilles d'alcool pour sa boite une fois sur deux ? Décidément je ne comprendrais jamais les filles.

- Elle est revenue c'est ça ? Et ce que tu as vu ne t'a pas plu.

- S'il te plaît Thea ! Laisse-moi ! Je n'ai pas envie d'en parler.

Elle me sourit, pose une main sur mon épaule et me conseille de rentrer chez moi avant de se retourner vers Curtis et de lui ordonner de ne pas me servir. Décidément quelle soirée !

Avant de rentrer je fais un détour par l'entreprise, à cette heure avancée de la nuit je sais qu'il n'y aura personne, mes parents sont probablement déjà couchés et le personnel est partit depuis un moment. Après avoir désactivé toutes les alarmes, je me rends au département innovation, je lance l'ordinateur et j'attends quelque secondes avant de lancer le fameux logiciel qu'est venue chercher Felicity. Une fois dessus j'essaie de le faire fonctionner mais bien sur je n'y arrive pas. Je n'ai jamais réussi à faire fonctionner un seul logiciel.

Décidément je ne suis vraiment qu'un bon à rien. A part me battre et briser le cœur de la personne qui compte le plus pour moi je ne sais rien faire. Je quitte l'entreprise avec un échec de plus sur le

dos.

Je n'ai pas réussi à fermer l'œil de la nuit, chaque fois que je fermais les yeux je la voyais et je n'avais qu'une envie aller la rejoindre mais c'est impossible parce qu'elle n'est plus seule. Je prends le temps de me préparer avant d'aller la rejoindre, j'enfile un jeans brut qui me colle légèrement à la peau, un tee shirt blanc sous un pull gris foncé tous deux à col V. J'enfile mes bottines, mets une touche de parfum, enfile mon blouson de motard. Je prends soin d'en placer un dans mon sac à dos de même qu'un second casque par précaution.

Il est un peu moins de huit heure lorsque je me retrouve face à la porte de chez John, je suis en plein dilemme... Est-ce que je sonne ? Est-ce que je frappe ? Sachant que si son mec dort, je risque de le réveiller. Oh puis zut je m'en fiche, au moins si je le réveille il aura l'occasion de me rencontrer et de voir avec quel type d'homme sa copine passera la matinée. J'appuie longuement sur la sonnette... Quelques secondes à peine après avoir relâché le bouton, la porte s'ouvre sur un homme brun dépourvu de barbe, il a l'air d'un gamin... Enfin un gamin, disons plutôt qu'il a l'air d'avoir le même âge que Felicity. Je fais un petit pas vers l'individu et lui tend une main amicale bien que dans ma tête je l'ai déjà frappé mille fois.

- Bonjour je suis Oliver, vous devez être Jamie ?

Il me serre la main avec une bonne poigne, mais il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche que Felicity apparaît derrière lui, un sourire sur les lèvres. Bon dieu ce qu'elle est belle ! Elle porte un jean et un petit pull rouge qui va parfaitement bien avec son teint et ses cheveux blonds. Elle m'adresse un petit bonjour avant de se tourner vers Jamie. Elle le serre contre elle, je détourne le regard ne pouvant supporter de la voir si proche de cet homme. Elle lui murmure quelque chose à l'oreille que je n'arrive pas à distinguer puis j'entends un bisou claquer mais étant de dos il m'est impossible de savoir si elle l'a embrassé. Elle passe devant moi et se dirige vers l'ascenseur. Le trajet jusqu'au parking se fait dans le silence, j'avoue ne pas savoir quoi lui dire et j'ai l'impression qu'il en est de même pour elle.

Felicity

Je pense qu'Oliver est en colère, non j'en suis sure. Ça ne lui a pas plu de voir qu'il y avait un homme dans l'appartement et secrètement j'en éprouve de la satisfaction de voir qu'il souffre autant que moi. Nous entrons dans le parking souterrain où très peu de voiture sont encore stationnées, tout les résidents de l'immeuble sont partis très tôt ce matin. Je parcours le parking des yeux, il n'y a que quatre voitures, j'avise Oliver qui se dirige vers la petite voiture bleue qui se trouve à l'autre bout du parking. Je me demande pourquoi il s'est garé si loin mais j'évite de lui poser la question. Je continue de le suivre mais il s'arrête, se retourne et me fixe.

- Tu as une voiture ?

Je lui fais signe que non. J'en ai loué une mais je l'ai remise à l'agence de location parce que la garder m'aurait coûté bien trop cher.

- Ok donc il faudra te contenter de ma moto.

Quoi sa moto ? Non mais il est pas sérieux ? Il est hors de question que je monte sur ce truc et encore moins avec lui ! Non je vais devoir me caler contre lui respirer son odeur qui va affoler mon cœur et mon corps. Non !

- Une moto ? Tu es dingue ou quoi ? Jamais je ne monterai là dessus et encore moins avec toi !

- Je suis un bon pilote.

Il semble vexé de ma réaction, tant pis.

- Je n'ai pas dit le contraire Oliver mais non sans façon.

- Tu as une meilleur idée ? C'est l'heure de pointe et tu sais très bien, pour avoir vécu ici, que trouver un taxi à cette heure avec la circulation c'est mission impossible. Je suis désolé de te décevoir Felicity mais la moto est le moyen de locomotion le plus rapide.

Je me tape la main sur le front... Fais chier j'avais complètement oublié toute cette histoire d'embouteillage ! C'est vrai que là où je vis il y a le métro, ce qui résout bien des problèmes. Oliver me tend un blouson ainsi qu'un casque. Je les prends à contre cœur et surtout avec rage pour lui montrer que je ne suis pas du tout contente. Je passe le blouson qui étrangement me va comme un gant, j'interroge Oliver du regard.

- Il est à ma sœur.

Thea, c'est vrai qu'avec la disparition de John j'ai oublié Thea avec qui je m'entendais plutôt bien à l'époque. Elle était un peu comme ma petite sœur avec nos trois ans d'écart. Je m'en veux de ne pas avoir gardé de contact avec elle, mais comment aurai-je pu ? A la minute où elle aurait découvert mon secret, elle aurait averti toute la population... Adieu la tranquillité et tout ce qui va avec. Je m'approche de l'engin en m'accrochant au blouson d'Oliver parvenant à m'installer à l'arrière.

J'essaie de maintenir une certaine distance entre nous mais j'avoue que lorsque nous arrivons sur la route et qu'il pousse une petite accélération je n'ai pas d'autres choix que de passer mes bras autour de sa taille et me cramponner à lui. Et comme je l'avais prévu tous mes sens sont éveillés et mon corps réagi instantanément, malgré la couche de vêtements, je suis parcourue de milliers de frissons.