Bonjour,
Vous m'avez sourire plus d'une fois et je vous en remercie. C'est sympas de voir vos théories, chacun(e) à ses idées et forcément y'a quelques personnes dans le vrai.
J'espère que ce chapitre vous plaira.
Bonne lecture.
Felicity
Nous sommes enfin arrivés, des que Oliver arrête la moto je mets le maximum de distance entre son corps et le mien.. Enfin j' essaie parce que pour descendre j'ai bien besoin de poser les mains sur ses épaules.
Je le fais le plus rapidement possible et m'éloigne de lui également. Je retire le casque ainsi que le blouson que je lui tends tout en le remerciant.
Tu devrais les garder ! Nous avons le chemin du retour à faire !
Je le fusille du regard, si il pense vraiment que je vais monter de nouveau sur sa moto il se trompe lourdement. Il m'a convaincu une fois pas deux. Pas que ce soit un piètre motard non loin de là mais me trouver de nouveau près de lui, non collé à lui et ressentir ce que j'ai toujours ressentit non merci je passe mon tour.
C'est sympas mais pour le retour je prendrai un taxi. La circulation ne sera plus un soucis.
Il finit par prendre le blouson que je lui tends ainsi que le casque et fourre le tout dans son sac à dos qu'il avait positionné du côté de sa poitrine.
Ensemble nous avançons vers l'entreprise silencieusement. Décidément nous avons vraiment du mal à communiquer tout les deux. Moi parce que je suis toujours aussi en colère contre lui et lui bah je ne sais pas. Sûrement parce qu'il n'a strictement rien à me dire. Nous franchissons les portes et l'hôtesse d'accueil nous salut et offre un sourire plus qu'aguicheur à Oliver qui je dois l'avouer semble s'en foutre royalement.
Nous nous engouffrons dans l'ascenseur et nous nous retrouvons une fois de plus tout les deux dans un espace confiné. Je pousse un petit soupir, je n'en peux plus de cette situation, je l'ai revu depuis moins de vingt quatre heure et nous sommes incapable de discuter. Je pense que je devrai lui dire que je le pardonne que tout ça n'était pas que sa faute mais ce n'est absolument pas ce que je ressens. J'éprouve beaucoup de colère contre lui, même si je l'aime parce que oui se serai faux de le nier...
A quel étage allons nous ?
Le dernier, il faut que je vois mon père avant de passer au département innovation. J'ai besoin de son consentement pour que tu puisses utiliser le logiciel.
Tu exagères, tu n'aurais pas pu lui demander hier ?
Il dormait probablement lorsque je suis rentré chez moi... Il était tard...
Et ce matin ?
Impossible, je dormais... Puis de toute façon je dois le voir pour autre chose...
Son père mon dieu... Je me sens nerveuse, je ne suis pas prête à revoir sa famille... Pourquoi ne m'en a t'il pas parlé ? Je déteste être mise sur le fait accompli. Je n'ai pas le temps de répliquer que l'ascenseur s'arrête, les portes s'ouvrent sur une femme blonde qui est de dos mais avant qu'elle ne se retourne je sais déjà de qui il s'agit. Elle nous fait face, mon regard est figé sur le sol, mes cheveux le cachant à moitié, elle entre dans l'ascenseur et embrasse chaleureusement son fils.
Maman, bonjour.
Oliver ça me fait plaisir de te voir ici... Qu'est ce qui t'amène de si bon matin ?
Oliver me jette un œil ce qui alerte de suite sa mère qui se tourne vers moi. Je lui adresse un petit sourire.
Felicity ? Oh bon sang c'est bien toi.
Elle s'avance vers moi et me prend dans ses bras, je lui rends son étreinte.
Tu es devenue une magnifique jeune femme. Ca fait combien de temps que nous ne t'avons pas vue, trois quatre ans ?
Cinq ans Moira. Je suis désolée de n'avoir jamais donné de nouvelles...
Oh ne t'excuse pas auprès de moi.. Tu ne me dois rien... Thea va être tellement heureuse de te revoir. Je m'arrête ici... Oliver, il faudra qui nous ayons une conversation. Felicity, je serai ravi que tu dînes avec nous avant que tu ne repartes.
Les porte se referment, il ne nous reste plus que quatre étages avant d'arriver dans le bureau du pdg.
Ma mère t'apprécie toujours autant... Tu sais que durant ces cinq dernières années elle n'a cessé de me demander de tes nouvelles... Je lui disais ce que John voulait bien partager avec moi...
Ah parce que vous partagiez des choses à mon sujet... Est ce que tu lui as dis que tu m'avais brisé le cœur par sa faute ?
Felicity... Je suis désolé...
Être désolé ne suffira pas... Il me semble que nous sommes arrivés... Je te conseille d'aller voir ton père rapidement, je t'attends dans la salle de repos...
Tu ne viens pas ?
Non... Je ne serai pas quoi lui dire...
Oliver
Mon père m'a donné l'autorisation après lui avoir expliqué que John avait disparu. Je lui ai résumé toute la situation et si je ne l'avais pas retenu il se serai jeté sur Felicity. Lorsque je lui ai dit qu'elle était ici, il s'est levé d'un bond, à contourné son bureau mais je l'ai retenu par le bras. Il pensait qu'elle ne voulait pas le voir mais je lui ai clairement fait comprendre que ce n'était pas le cas... Bien que je ne sache toujours pas pourquoi elle ne voulait pas venir, elle et mon père avaient de grande discussion très passionné lorsqu'elle venait dîner à la maison... Peut être qu'elle s'en veut d'être partit et de n'être jamais revenu alors que mon père lui avait toujours dit qu'il souhaiterait qu'elle travaille pour lui. Peut être à t'elle honte d'être partie travailler chez un concurrent direct de chez QC.
Je quitte son bureau après avoir réglé ce problème mais aussi un autre concernant la discothèque de Thea.
Je retrouve Felicity dans le coin repos, elle est au téléphone, j'essaie de ne pas écouter mais j'entends tout de même le prénom que je commence vraiment à détester franchir la barrière de ses lèvres. « Je t'embrasse fort Jamie » et elle fait claquer un bisous sur son téléphone. Punaise je le hais ce type, il la touche quand il veut, dort avec elle, l'embrasse, la fait rire, la rend heureuse bref il fait tout ce que moi j'aurai du faire... C'est moi qui devrait être à la place de se type.
Tu as eu l'autorisation ? Nous pouvons descendre au département innovation ?
Oui j'ai l'autorisation, mais nous irons dans mon bureau pour être tranquille...
Ah parce que tu as un bureau ici toi ?
Je rigole franchement, bien sur que j'ai un bureau à moi... Que j'utilise jamais c'est le cas de le dire. Je passe très peu de temps dans l'entreprise préférant mille fois gérer ma salle de combat mais j'ai tout de même une pièce qui m'est réservé. Après tout je suis l'héritier direct de cette immense entreprise.
Je la regarde s'activer sur le clavier ses doigts pianotant aussi vite que les doigts d'un pianiste. Ce n'est pas la même musique qui sort des touches mais le bruit que font les touches du clavier me rappelle à quel point elle est douée en informatique. Je me positionne derrière elle et scrute l'écran, elle ne met pas longtemps avant de comprendre le fonctionnement du logiciel en mois de cinq minutes elle le maîtrise comme ci c'était elle qui avait conçu le programme. Elle entre les coordonnées téléphonique de John et lance l'application qui ne mets pas très longtemps avant de nous donner la position du téléphone. Il se trouve dans une petite bourgade se situant à une heure trente de route d'ici. Elle se retourne vers moi et me tend l'adresse qu'elle vient de dénicher un sourire victorieux sur les lèvres puis elle fait de nouveau face à l'ordinateur et y entre tout un tas de code.
Hey ! Qu'est ce que tu fabriques ?
Ne t'inquiète pas je ne te vole pas... J'améliore juste une chose ou deux pour remercier ton père de m'avoir donné accès à cet outils.
Décidément elle n'a pas fini de m'étonner, elle a vraiment bon cœur cette fille... Rien à dire John a vraiment du bon travail avec elle. Elle prend soin de quitter tout les programmes avant de se lever et de me tirer par la main en direction des ascenseurs.
Dis moi tu as une voiture ?
Bien sur...
Super, je viens donc avec toi...
Quoi ! Non il n'en est pas question Felicity... Ca pourrait être dangereux... Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit...
Je me fiche de ce que tu penses... Je viens... C'est de mon frère qu'il s'agit... Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser y aller seul ?
Eh bien si... Et c'est exactement ce qu'il va se passer...
Je la regarde une dernière fois avant que les portes ne s'ouvrent. Une fois celle ci ouverte je me rue à l'extérieur et cours le plus rapidement possible en direction du parking afin de récupérer ma moto.
