Felicity

Je l'aperçois enfin, seul... Merde il est seul mais où est John ! Je pose un main sur la poignée prête à ouvrir la porte pour le rejoindre mais je ne fais rien trop abasourdie de le voir seul. Je sens les larmes qui se pointent. Je le savais j'ai échoué. J'ai mis trop de temps, j'aurai du contacter Oliver bien plus tôt.

Je regarde dans le rétroviseur, dans trois secondes Oliver sera près de ma voiture, il s'approche et je peux voir sur son visage qu'il est nerveux mais pas triste non... Juste inquiet c'est tout. J'essuie mes larmes puis je le suis des yeux, il parle avec le jeune homme et je peux voir de mon poste de surveillance qu'il lui donne de l'argent avant de monter dans son véhicule. Il ne démarre pas de suite, mais dès qu'il le fait, je quitte moi aussi mon stationnement et je le suis à distance en faisant le maximum pour ne pas me faire remarquer, je laisse d'ailleurs deux véhicules se placer entre nous pour ne pas éveiller ses soupçons. Je sais que Oliver à reçu une très bonne formation militaire de la part de mon frère et grâce à ça il sait repérer facilement les éléments suspicieux.

Après quinze minutes de trajet il s'engage dans une rue sans issue, je décide de ne pas le suivre je le laisse tourner et continue ma route en priant qu'il ne m'ait pas remarqué. Je m'arrête quelques mètres plus loin et descends de ma voiture. L'endroit n'est pas rassurant, c'est même pire que le premier quartier où nous nous sommes arrêtés. Si mon frère est vraiment ici ça voudrait dire qu'il a fait des choses pas correct et connaissant mon frère ça me paraît impossible. C'est un homme droit avec énormément de valeurs.

Je sors la paire de jumelles que j'ai pensé à emmener et me poste au coin de la rue sans issue. Je me cache derrière l'abri de bus en béton qui est tagué de partout, des seringues traînes sur le sol de même que des tessons de bouteilles. Cet endroit me fiche la chair de poule et je n'ai qu'une hâte le quitter. Heureusement qu'il fait encore jour sinon de nuit je ne me serais pas risquée à sortir ni même à m'arrêter.

Oliver arrive vers moi, la capuche toujours sur la tête, sûrement pour passer incognito. Je me demande si il a réussi à trouver une personne pour garder sa voiture, le connaissant ça ne m'étonnerait pas. Il s'arrête à la sixième maison, il ne frappe pas de suite à la porte, il escalade le petit muret puis se dirige vers l'arrière.

Merde je n'aime pas le savoir seul comme ça même si c'est un très bon combattant, c'est dangereux et si des types lui tombait dessus. Je range la paire de jumelles dans mon sac et m'avance un peu la peur au ventre. J'ai peur de rencontrer des types louches qui pourraient me faire n'importe quoi mais je dois être forte, pour John.

Oliver

Depuis cinq minutes il me semble qu'une voiture me suis. Je ne cesse de regarder dans mon rétroviseur, je suis sur de moi. Merde j'espère que ce n'est pas Felicity je sais qu'elle en serait capable. Non ce n'est pas elle, ce n'est pas possible, elle est restée à Starling avec Jamie son mec ! Rah son mec ! Comment ce type peut-il être avec elle ?

Je me concentre sur ma mission, je ne dois pas me laisser distraire. Je tourne sur la droite, puis sur la gauche suivant parfaitement les indication du GPS, décidément ce coin est encore pire que celui que je viens de quitter. La berline noire me suis encore, allez c'est maintenant que nous allons savoir si oui où non je suis vraiment suivi je tourne à gauche de nouveau dans une rue sans issue. Ouf la voiture continue sa route sans même ralentir, ce qui veut dire que ce n'était pas Felicity. J'avance jusqu'en haut de la rue tout en inspectant les alentours. Je me gare sur le côté, coupe le moteur et sors. Je jette un œil aux alentours, ma voiture va forcement attirer les regards mais je n'ai pas le choix, si John est vraiment dans cette maison je ne peux pas me permettre de me stationner trop loin surtout si il est mal en point. Je prends soin de la fermer et d'activer l'alarme priant pour qu'il ne lui arrive rien. J'en ai besoin pour repartir.

J'enfile ma capuche et descends la rue qui est pourvue d'une dizaine de maison de chaque côté. J'arrive devant l'adresse indiquée par l'homme que j'ai sagement attaché sur une chaise, j'escalade le petit muret puis me dirige vers l'arrière pensant pouvoir regarder à travers les fenêtres mais ce n'est pas possible, les volets sont fermés. J'avise une petite fenêtre en contre bas, je m'y rends rapidement, celle-ci n'est pas obstruée. Je regarde et je vois John, bon sang il est là, je l'ai trouvé ! Il est allongé sur un matelas à même le sol, probablement en train de dormir. Je repars au pas de course sur l'avant de la maison en faisant le moins de bruit possible. Je remonte la petite allée puis frappe à la porte. Personne ne vient, je réitère mais cette fois je frappe plus fort et surtout j'insiste. Des voix me parviennent, il faut dire que la maison ne semble pas bien isolée.

- Va voir qui c'est et équipe-toi ?

Équipe-toi ? Le gars sera probablement armé. Je déteste les armes, je saute sur le côté derrière un petit muret et attends patiemment que le type arrive. La porte s'ouvre avec fracas, l'homme reste d'abord sur le pas de la porte avant de faire un pas en avant, j'en profite pour saisir son pied et le déséquilibrer, je saute sur le rebord du muret tel un chat et le maîtrise avec une facilité déconcertante. Je le relève tout en plaçant une main devant sa bouche avant de l'emmener à l'abri des regards. Je sors une seringue de ma poche et lui plante dans une veine apparente au niveau du coup, l'homme se détend contre moi, je le pose doucement sur la pelouse et avant que je n'ai eu le temps de retourner près de la porte je vois un autre homme sortir de la maison en hurlant après le type qui gît à mes pieds anesthésié pour une bonne heure.

J'analyse la situation, il ne me reste que deux seringues et je ne sais toujours pas combien d'hommes se trouvent dans la maison mais en même temps je ne peux pas me permettre que qui que soit alerte les autres de ma présence ça pourrait compromettre ma mission. L'homme se dirige vers moi, merde. Je m'accroupis derrière un buisson mais celui-ci n'est pas suffisamment grand pour me cacher, le gars passe à côté de moi sans même me voir, c'est qui ces mecs ? Des débutants probablement, je saisi ma chance, je m'avance à pas feutrés derrière lui et lorsque je suis assez près je passe un bras autour de son cou et de l'autre j'enfonce la seringue. Et de deux ! Je le traîne jusqu'à l'endroit où repose son copain, je me saisi d'un des deux flingues et constate rapidement qu'aucun d'eux n'est chargé. Génial ce sera sûrement plus simple que ce à quoi je m'attendais.

J'approche doucement de la porte et entre dans la maison, il n'y a qu'une entrée qui mène directement sur la pièce principale. Tant mieux au moins je ne serai pas attaqué par derrière. Je jette un œil discret dans la pièce et m'aperçois rapidement qu'elle est vide, ouf... J'avance en faisant le moins de bruit possible, je passe devant l'escalier menant à l'étage, je regarde vers le haut mais tout semble calme, dans le fond sur la gauche se trouve la cuisine qui elle aussi est déserte. De la nourriture jonche le plan de travail, ils viennent probablement de dîner où alors ils allaient passer à table enfin dans tout les cas je ne vais pas traîner ici. Dans le fond de la cuisine se trouve une porte que je m'empresse d'ouvrir pensant être l'accès à la cave mais ce n'est clairement pas ça, ce sont les sanitaires...

Mais où se trouve l'escalier menant à la cave ? Je fais demi tour, il n'y a rien ici, j'avance vers la porte principale et regarde attentivement autour de moi mais aucun signe de l'accès à la cave pourtant elle devrait se trouver ici ! J'entends un bruit provenant de la cuisine et merde je ne suis pas seul ! Je n'ai pas le temps d'esquisser le moindre mouvement qu'un type bien costaud pointe son revolver vers moi. Il m'ordonne de m'asseoir tout en me désignant une chaise qui se trouve à proximité de la salle à manger. J'obéis tel un bon petit soldat, pour le moment je n'ai pas d'autre choix c'est lui qui tient l'arme.

- Comment es-tu entré ?

- Par la porte...

Il me frappe au visage en rage. Je ne l'ai pas volé celle-ci mais en même temps que pouvais-je répondre d'autre ?

- Fais pas le malin avec moi ! Qu'est-ce que tu fou dans cette maison ? Pourquoi es-tu là ?

Je vois une ombre près de l'entrée, merde, j'espère que ce n'est pas les gars qui se réveillent déjà... Je panique pensant m'être trompé sur les doses. C'est pas vrai dans quoi je me suis embarqué ? J'aurais dû accepter l'aide de Felicity... Je secoue ma tête, non pas elle, mais j'aurais au moins dû prendre un gars du dojo avec moi. Certains sont super doués en art martiaux et ils m'auraient été bien utiles.

Felicity

Je suis pratiquement face à la maison et j'ai vue sur tout le devant, Oliver vient de faire tomber un gars sans l'avoir frappé, mais il avait une de ses mains à proximité de son cou, bon sang j'espère qu'il ne l'a pas tué. Je le vois avancer vers la maison mais il fait demi tour et s'accroupit, un type vient de sortir arme à la main criant le prénom de son copain. Bah mon pote il est sur le sol ton copain et sûrement pas en très bon état. Un sourire apparaît sur mon visage heureuse de voir qu'Oliver a la situation en main. Je me réjouis de lui avoir fait confiance, et je m'en veux de ne pas l'avoir contacté plus tôt. Il surprend le gars et celui ci s'affaisse à son tour dans les bras d'Oliver qui le place auprès de son copain. Ça semble tellement facile pour lui. Je reste à ma place durant dix bonne minutes attendant avec beaucoup d'espoir de voir apparaître mon frère et Oliver mais cinq minute de plus s'écoulent et toujours aucun signe d'eux. Je prends mon courage à deux mains et avance vers la maison, je me faufile dans l'entrée et j'entends Oliver répondre à la question qu'on lui pose avant d'apercevoir l'homme que j'aime se prendre un coup de poing.

Merde merde merde... Le type l'a frappé et il ne s'est même pas défendu, j'espère qu'ils ne lui ont pas fait plus de mal, qu'ils ne l'ont pas attaché. Je regarde le plus discrètement possible et je peux voir que Oliver a les mains libres mais il ne fait pas le moindre mouvement étant donné qu'il a un pistolet pointé directement sur sa poitrine. Ce n'est pas le moment de paniquer, sans faire le moindre bruit je ressors de la maison, pose mon sac sur le sol et en sort un objet qui me sera, je l'espère, bien utile. Sans faire de bruit j'entre à nouveau dans la maison, je m'assure que l'assaillant soit toujours de dos et c'est le cas, il n'arrête pas de hurler sur Oliver qui lui répond et qui se prend encore et toujours des coups. C'est un sacré dur à cuire quand même.

Je prends mon courage à deux mains, j'avance doucement sans faire le moindre bruit, Oliver m'a aperçu et comme je l'espérais il continue de persécuter le gars pour le distraire. Il hurle sur Oliver de plus en plus me permettant de bondir sur lui sans qu'il sans aperçoive et de lui donner un bon coup de taser tandis qu'Oliver roule à même le sol pour ne plus être dans le champ de tir. Le type est pris de spasme avant de s'effondrer sur le sol.

- Pauvre naze tu étais tellement focalisé sur le danger face à toi que tu n'as rien vu venir.

Oliver se relève et je peux voir dans son regard qu'il est fier de ce que je viens d'accomplir mais je sais qu'il n'en dira pas un mot. Il sort une seringue de sa poche et la plante dans le cou du type. C'est donc ça qu'il faisait toute à l'heure avec les deux autres.

- Tu sais que tu es vraiment têtue ? Je t'avais dit de ne pas venir ! Que je pouvais me débrouiller seul !

Je le fusille du regard, merde ! Je lui sauve les fesses et tout ce qu'il trouve à dire c'est qu'il pouvait se débrouiller.

- Tu es vraiment ingrat Oliver tu le sais ? Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je viens de te sauver la vie !

Il part dans un grand fou rire me rendant encore plus en colère que je ne l'étais déjà. Décidément il m'aura tout fait !

- Arrête de rire et mets-toi au travail ! Nous n'avons toujours pas trouvé mon frère.

Il me tourne les talons et part dans la cuisine, je le suis, il est hors de question que je reste seule dans cette maison avec les drôles de types qui traînent, j'ai besoin de lui pour me protéger et je sais que malgré nos différents... Quoi qu'il arrive il le fera.