Bonjour,

Je suis désolée hier j'ai eut une très longue journée, du coup je n'ai pas pu poster.

Ally 84, Muriel lavigne, soleil 126, Lulzimevelioska, Aud, merci pour vos reviews.

Je remercie les guest également et je vais répondre à une en particulier.

Je ne sais pas trop quoi te dire concernant le fait que tu ne me retrouve pas par rapport aux autres fictions que j'ai pu écrire. C'est vrai que le début de celle ci semble diffèrent mais je t'invite à ne pas lâcher de façon à ce que tu me dises si la suite me ressemble. En tout cas je te remercie pour ta franchise.

Bonne lecture et bon dimanche à tous, toutes

Oliver

Je n'aurai jamais pensé être un jour redevable envers Felicity, elle vient de me sauver la vie et comme d'habitude lorsque je suis avec elle je perds mes moyens. Au lieu de la remercier et lui témoigner de la gentillesse, je lui crie dessus mécontent qu'elle m'ait suivi. Je ne sais pas pourquoi je réagis de la sorte où plutôt si, je le sais c'est parce qu'en dépit des années qui nous ont séparé et de ce que j'ai fait... Je suis toujours et indéniablement amoureux d'elle. Elle me fait une remarque avec un ton agressif et c'est plus fort que moi je me mets à rire, parce qu'honnêtement elle est encore plus belle lorsqu'elle joue les rebelles. C'est un trait de sa personnalité que je ne connaissais pas et j'avoue que ça me plaît. Bon d'accord pas lorsque c'est dirigé contre moi mais elle a de la poigne, et je trouve que pour une femme c'est vraiment bien surtout quand je vois le monde dans lequel nous vivons.

Je file dans la cuisine, j'imagine que l'accès pour aller à la cave se trouve au niveau des sanitaires étant donné que je n'ai rien trouvé dans le salon. J'ouvre la porte d'un coup sec et fait un pas en arrière percutant Felicity qui manque de tomber, elle s'accroche à ma veste pour ne pas s'étaler sur le sol tout en me maudissant.

- Punaise tu fais chier ! Dis-le que tu ne veux pas de moi ça irait plus vite que de vouloir me blesser !

Que je ne veuille pas d'elle ? Merde si elle savait ce que je pense ! J'ai envie d'elle et pas de la manière dont elle pourrait penser. Si nous n'étions pas fâchés, enfin si elle, elle ne l'était pas, je crois qu'il y a déjà un moment que j'aurai posé mes lèvres sur les siennes, que j'aurai caressé sa langue de la mienne tandis qu'une de mes mains serait derrière sa nuque et l'autre sous son t-shirt caressant sa peau nue. Bordel faut que j'arrête de penser à ça, d'une ce n'est clairement pas le moment et de deux je me sens plus que serré dans mon jean. Je me retourne sans lui accorder de réponse et avance dans les sanitaires. Une douche à l'anglaise se trouve sur la droite à côté trône un petit lavabo et plus loin derrière un muret probablement les toilettes, tout est aligné. Il n'y a pas de meuble, juste une serviette posée sur le lavabo. J'attrape la poignée de la porte qui se trouve face à celui-ci et tire dessus.

- Merde elle est fermée ! Je suis certain que c'est la porte menant au sous sol. Il nous faut trouver la clé.

Felicity fait demi tour, je me presse de la suivre ne voulant pas la laisser seule, elle va droit sur l'homme qui gît sur le sol puis s'accroupit, elle fouille les poches de sa veste mais n'y trouve rien. Elle relève la tête vers moi.

- Regarde dans les poches de son pantalon.

- Pourquoi tu ne le fais pas ? Tu es juste à côté...

Je la vois rougir avant de répliquer.

- Parce que c'est trop près de son anatomie ! Merde Oliver pour une fois fais ce que je te demande. Tu me fatigues.

Je souris content de l'avoir mis une fois de plus dans l'embarras, je m'accroupis à mon tour et fouille les poches de son pantalon. Hormis son téléphone il n'y a aucune clé. Merde où peut elle bien être ? En me relevant je m'aperçois que Felicity a disparu. Putain elle ne sait vraiment pas se tenir. Je sors dans le jardin sur le devant de la maison mais elle ne semble pas y être, je fouille tout de même les deux gars endormis mais ne trouve pas le fameux sésame. Je file dans les sanitaires et m'aperçois que la porte est grande ouverte. Tout comme je le pensais l'escalier menant à la cave est bien là. Je descends les marches rapidement maudissant la demoiselle. Elle ne se rend pas compte du danger où quoi ? Ce n'est pas parce que nous avons éliminé les trois gars qu'il ne pourrait pas y en avoir avec Dig.

Felicity

Je ne reste pas pour voir Oliver fouiller le type de toute façon je suis persuadée que la clé ne se trouve pas sur les hommes et j'ai bien raison. Lorsque je retourne à la cuisine je m'aperçois qu'elle est accrochée sur un clou pendant sur le mur. Je la saisie et sans réfléchir une seconde m'empresse d'aller déverrouiller la porte. J'ouvre à la volée tellement pressée de rejoindre mon frère. Je descends les quinze marches d'un pas rapide et me précipite à son chevet sans même prêter attention à ce qui m'entoure. John est allongé sur un piteux matelas disposé à même le sol. Dans la cave ça sent la moisissure et le renfermé mais je me fiche de ces détails tout ce qui m'intéresse c'est mon frère étendu sur ce matelas qui à mon grand soulagement respire encore. Son visage est tuméfié, et du sang séché macule celui-ci. Bordel il est dans un sale état. Je m'agenouille près de lui et pose délicatement une main sur son épaule.

- John... Réveille-toi.

Il ouvre doucement les yeux et lorsqu'il m'aperçoit une larme silencieuse s'échappe du coin de ceux-ci pour aller s'écraser sur le matelas. Je pose ma tête sur son torse mais il émet un cri de douleur. Merde mais qu'est ce qu'ils lui ont fait et surtout pourquoi ? Tout un tas de question se bousculent dans ma tête et seul John peut me fournir une réponse. Je me redresse.

- Bon dieu John je suis heureuse de t'avoir retrouvé. Je n'en reviens pas que tu sois toujours vivant.

Je me mets à sangloter, toute la crainte de ces dernières semaines quitte mon corps à la vue de mon frère qui est vivant. Je serre sa main dans la mienne et j'attends avec impatience qu'il me dise quelque chose sauf qu'il ne parle pas.

- John est ce que tu m'entends ?

Il hoche doucement la tête en signe d'acquiescement mais n'émet toujours aucun son. Nous entendons tout deux du bruit venant de l'étage, John panique je le vois dans son regard.

- Ne t'inquiète pas ça doit être Oliver. Nous avons mis les gardes à terre lui et moi.

Il hausse un sourcil d'étonnement. Les bruits se rapprochent et bientôt j'aperçois Oliver au bas de l'escalier. Il nous rejoins rapidement me toisant d'un regard assassin.

- Espèce d'idiote tu te rends compte qu'il aurait pu y avoir quelqu'un avec lui ? Tu aurais pu te faire tuer où je ne sais quoi !

Et aller c'est reparti, il ne s'arrêtera donc jamais de critiquer chaque chose que je fais ? Il s'abaisse et regarde John avant de me demander de me pousser. Je me relève le laissant avec son pote. Décidément quand ces deux la sont réunis je n'existe plus. C'était ainsi auparavant et je vois bien que les choses n'ont pas changées. J'essuie mes larmes de joie qui viennent de se transformer en haine et en rage. Je suis en colère contre Oliver pour s'être permis de me virer de la sorte alors que je viens juste de le retrouver.

- Bordel, ils t'ont mis dans un sale état mon pote. Tu as au moins quatre côtes de cassées ? Comment fais-tu pour respirer ?

Je me retourne et je vois Oliver tâter le corps de John. Il l'inspecte sous toutes les coutures. Qu'elle idiote je fais, encore une fois je fais la petite fille égoïste et pleurnicheuse alors qu'au final Oliver n'a rien fait de mal... Il voulait juste s'assurer de l'état de mon frère. Je m'avance doucement.

- Est-ce qu'il va s'en sortir ?

- Je pense que oui... Mais il faut que nous le conduisions à l'hôpital. Ce qui m'inquiète c'est qu'il semble très déshydraté. Sa peau est très sèche, il est fiévreux et semble avoir perdu beaucoup de poids, ses yeux sont inexpressifs. Bref il ne faut pas traîner. Reste avec lui, je vais aller chercher de l'eau.

Je regarde Oliver s'éloigner, je le remercie silencieusement avant de me tourner vers mon frère.

- John, je suis tellement désolée... Je m'en veux tu sais... Si j'avais fait appel à Oliver avant tu ne serais pas dans cet état.

Je sens qu'il me serre doucement la main mais c'est tout ce qu'il fait. Ses yeux se ferment doucement mais je lui parle afin qu'il se tienne éveillé. Je ne sais pas ce que fait Oliver mais j'entends des portes claquer ainsi que celle du réfrigérateur, il est train de retourner la cuisine. Il redescend au bout de quelques minutes avec quelque chose dans la main.

- Tiens.

Il me tend une bouteille d'eau d'un aspect opaque.

- Qu'est-ce que tu as mis dedans ?

- Du sucre et du sel. Felicity écoute-moi bien d'accord ?

Je hoche la tête sans rien dire.

- Je vais le redresser et tu vas lui donner quelques cuillères d'eau. Pas trop ! Deux pour commencer.

Oliver se positionne près de John.

- Allez mon pote à trois. Je sais que tu vas souffrir le martyr mais je n'ai pas le choix...

Il compte jusqu'à trois puis redresse doucement mon frère qui émet un son plaintif. Il le maintient contre son torse pendant que je lui donne un peu de cette boisson. Il éprouve beaucoup de difficultés pour ouvrir la bouche, ses lèvres ne s'écartent que de quelques millimètres mais c'est suffisant pour que j'y glisse l'eau. Une fois terminé, Oliver se tourne vers moi.

- Felicity place-toi derrière lui... Je vais m'occuper des gars avant qu'ils ne se réveillent. Je me dépêche d'accord ?

Je hoche la tête avant de prendre la place d'Oliver. Bon dieu qu'il est lourd. J'espère qu'Oliver ne mettra pas trop de temps à revenir parce que je ne suis pas certaine de parvenir à tenir John très longtemps. Dix minutes plus tard je vois Oliver revenir, il se place face à John puis lui redonne de l'eau.

- Oliver, pourquoi n'appelle-t-on pas la police ou les secours ?

- Parce que nous ne savons pas dans quoi s'est fourré John...

Il se tourne vers mon frère sans attendre.

- Bon mon pote je sais que tu n'as plus de force mais il va falloir que tu m'aides. Je ne vais pas pouvoir te lever seul.

Je suis toujours derrière mon frère, Oliver le saisi en dessous d'un bras, puis saisi son pantalon au niveau de la cuisse.

- Felicity, une fois que je l'aurais sur le dos file jusqu'à la voiture et ouvre la portière avant, les clés sont sur le lavabo.

Je pousse doucement John qui n'esquisse pas un geste tant il est faible afin d'aider Oliver. En moins de temps qu'il n'en faut pour souffler mon frère est en transversal sur le dos d'Oliver. Je détale aussi rapidement que mes jambes me le permettent pour faire ce qu'Oliver m'a demandé, je saisi les clés, passe dans le salon et aperçois vite fait les trois hommes ligotés face au sol. La voiture se trouve juste devant la maison, il a probablement dû l'avancer tout à l'heure, j'ouvre la portière et attends qu'il arrive. Comme je le pensais il ne traîne pas, il installe mon frère à l'avant, le siège passager étant légèrement redressé. Il attache la ceinture de sécurité de John puis referme la porte. Je lui tends les clés.

- Non, c'est toi qui l'emmène. Une fois à l'hôpital raconte une histoire qui tiendra débout d'accord ? Où es tu garée ? J'ai encore une chose à faire. Je vous rejoins dès que possible.

Je lui explique brièvement où la voiture se situe puis je grimpe dans la sienne. Je démarre le moteur et pars sur les chapeaux de roue en priant pour que mon frère tienne le coup jusqu'à notre arrivée à l'hôpital le plus proche qui est à cinq pâtés de maison de l'endroit où nous sommes.