Désolé pour le petit retard, c'est les vacances et j'ai été prise par pas mal de choses.
Vous aurez enfin la réponse à votre question dans ce chapitre à savoir qui est ce Jamie ! J'espère que vous l'aimerai autant que moi.
Bonne lecture et encore merci à vous pour vos impressions qui me font toujours sourire.
Felicity
Merde, merde, merde mais qu'est ce qu'ils font ici tout les deux. Je suis en panique lorsque je les vois dans la cuisine. Je n'aurai pas dû traîner, mes bagages étaient près bon sang pourquoi je ne suis pas partie de suite. Je pose mes yeux sur le sandwich que j'étais en train de préparer, je ne sais pas quoi faire, l'angoisse monte et lorsque j'entends Jamie m'appeler mes mains se mettent à trembler. Bordel fait chier, mon secret vient d'être découvert et de la pire façon qui soit. Je ne voulais pas que ça se passe de cette façon, non je voulais y aller en douceur, revoir John, lui demandait de passer, tâter le terrain avant de lui présenter mon fils.
Je prends la petite bouteille d'eau qui traîne sur le plan de travaille puis ignorant les deux hommes je rejoins mon fils. Je l'attrape par la main et l'emmène dans la chambre où je lui tends la bouteille.
Felicity ça va ?
Pas vraiment non... Ils sont là et... Mon dieu Barry... Est ce que tu peux emmener Jamie au parc s'il te plaît.. Les sandwichs sont sur le plan de travail.
Barry sort de la chambre puis revient rapidement les deux sandwichs emballés dans la main.
Comment sont t'ils ?
Calme pour le moment...
Je souffle un petit coup et me place à la hauteur de mon fils, je le serre dans mes bras avant de l'emmener près de l'entrée, Barry sur nos talons. Durant tout ce temps mon bonhomme ne m'a posé aucune question, et intérieurement je l'en remercie parce que je ne me suis jamais préparé à cette situation.
Je serre Barry dans mes bras pour le remercier et il me souffle un « bon courage ». Je lui offre un petit sourire en guise de réconfort puis il franchit le seuil. Je referme la porte et m'adosse à celle ci tout en fermant les yeux. C'est la voix de mon frère qui me parvient en premier.
Felicity tu as un fils ! Alors c'est pour cette raison que tu ne voulais pas me voir parce que tu avais honte où je ne sais quoi ?
Je relève les yeux afin d'affronter son regard, pour le moment j'évite celui d'Oliver car je sais qu'il va me poser la question qui doit tant lui brûler les lèvres depuis qu'il a vu Jamie dans le salon.
Je n'avais pas honte John... C'est juste que je ne savais pas comment tu réagirais...
Felicity, c'est mon fils ?
Mon sang boue, son fils et puis encore il pense que parce que le petit lui ressemble comme deux goutte d'eau, qu'il a le droit de s'attribuer le rôle de père.
En quel honneur serait-il ton fils Oliver ?
Il me ressemble... Ne nie pas Felicity...
Je ne nie pas et je nierai jamais mais tu n'as aucun droit sur lui et n'en aura jamais... Tu m'as dit que c'était une erreur... Alors je ne vois pas pourquoi tu devrais t'intéresser à cette erreur au jour d'aujourd'hui...
Je vois Oliver pâlir et baisser les yeux ne sachant pas quoi répliquer. Ca fait mal hein ! Et oui c'est douloureux mais tout ça, c'est uniquement de sa faute. Je l'aimais tellement ! J'étais même prête à défier mon frère pour notre amour mais lui ne semblait pas prêt.
Je veux que tu partes Oliver... Mais avant je veux juste que tu me dises une chose. Est ce que tu m'aimais où est ce que j'étais juste un coup d'un soir, un coup pour passer le temps !
Oliver regarde mon frère qui à ce moment le foudroie du regard.
Je t'aimais et je t'aime encore Felicity.
Je me retourne sur la porte, j'empoigne la poignée et d'un geste rageur l'ouvre. Je fixe Oliver.
Sors !
John fonce sur moi et me prend dans ses bras, il me serre si fort qu'il m'est difficile de respirer mais je n'esquisse aucun mouvement, je suis heureuse de voir qu'il ne m'en veut pas. La porte claque et enfin il me relâche doucement. Je m'écarte de lui et d'un geste montre le sofa. Nous nous y asseyons l'un en face de l'autre.
Je n'arrive pas à y croire Felicity et je ne sais pas si je dois être en colère où pas. Mais je suis sur d'une chose c'est que si tu m'en avais parlé, nous n'aurions pas vécu ces cinq dernières années éloignés. Certes je n'aurai probablement pas accepter la situation facilement mais je m'y serai fait. Je suis désolé que tu aies du endurer tout ça seule à cause d'un foutu serment. Et je m'en veux Felicity de ne pas avoir vu que tu en pinçais pour Ollie et que la réciproque était vraie également. Quel genre de frère je fais bon sang !
Une larme s'échappe de ses yeux, je m'avance vers lui et les essuies avec mes pouces avant de poser un bisous sur sa joue.
Est ce que tu vas partir ? Parce que je ne peux pas te laisser me quitter. J'ai peur de ne jamais te revoir si je te laisse partir.
Je reste encore cette nuit pour veiller sur toi et aussi pour que tu puisses faire la connaissance de Jamie mais oui John je vais rentrer. Mon patron a besoin de moi et Jamie doit retrouver le chemin de l'école.
Nous discutons une bonne heure lui et moi avant que Jamie et Barry rentre de leur promenade. John pensait que Barry était mon petit ami mais je l'ai rapidement rassuré, je n'ai personne dans ma vie excepté mon fils. Barry est mon meilleur ami celui qui a toujours été la pour moi durant ces cinq années écoulés.
Barry ne reste pas avec nous, il loge dans un hôtel à proximité de la résidence de mon frère. Je le remercie pour tout et emmène Jamie dans le salon où John nous attend.
Mon petit coeur je dois te présenter une personne importante pour moi.
Mon fils regarde John avec de grand yeux.
C'est ton amoureux maman ?
Quoi ! Non Jamie, bien sur que non John est mon grand frère.
Mon fils part dans un grand fou rire. Je ne comprends pas ce qui lui prend mais je vois que Dig est amusé par la situation.
Maman ça peut pas être ton frère. Il est noir.
Je lui souris et caresse doucement le visage.
Et pourtant Jamie ça l'est. John et moi avons la même maman mais pas le même papa.
D'accord. Alors je peux t'appeler oncle John ?
John acquiesce alors que Jamie est déjà sur le canapé près à lui grimper dessus sauf que je le retiens, mon frère est blessé et je ne voudrais pas que Jamie lui fasse mal. Il a toujours été ainsi, très tactile et avenant envers les personnes que je côtoie.
Oliver
Je n'en reviens pas, elle me fou littéralement à la porte sans même discuter. Je ne peux pas lui dire que je suis désolé, que j'aurai aimé qu'elle me parle de sa grossesse que bien sur j'aurai tout fait pour changer les choses parce que oui je l'aurai fait. Je ne suis pas ce genre d'homme, celui qui met une fille enceinte et qui n'assume pas, surtout si cette fille est Felicity. Je reste un moment derrière la porte tentant d'entendre quelque chose mais, c'est peine perdue. Je me retrouve dans le sous sol à proximité de ma voiture mais, je ne la prends pas, je suis incapable de conduire dans cet état, trop de pensées se bousculent dans ma tête et, ce ne serai pas prudent de conduire parce que je suis triste et en colère contre moi ,parce que je n'ai pas compris ce jour la lorsque je me suis retrouvé sur le campus à la photographier que ce petit bout qu'elle tenait par la main était en fait notre fils. Je l'ai regardé un moment derrière mes vitres teintés pour ne pas qu'elle m'aperçoit, elle s'occupait si bien de cet enfant qu'à cet instant je me suis dit qu'elle serait un jour une mère parfaite sauf qu'elle l'était déjà. Je suis resté un moment à la contempler, je suis même sortie de ma voiture appareil photo en main et je l'ai mitraillé mais voilà je n'avais que des photos de loin de cette journée la. La dernière que j'ai passé à la surveiller il y a deux ans, lors de sa dernière années de fac avant qu'elle n'entre dans le monde du travail.
Je me frotte les yeux chassant ce souvenir qui m'est très douloureux maintenant que je connais la vérité, que je sais pour Jamie.
Même si elle m'avait dit qu'il n'était pas mon fils, je ne l'aurai pas cru car, à la seconde où j'ai posé les yeux sur ce petit bonhomme j'ai su qu'il était le fruit de notre nuit d'amour parce que Jamie me ressemble, il a les même trait que moi enfant, le même regard, le même sourire, c'est mon jumeau tout simplement. Il n'y a même pas un petit truc qui diffère non rien. Je ne l'ai vu que trente seconde mais ça a suffit pour changer ma vie à jamais. Si Felicity croit que je vais renoncer à mon fils aussi facilement elle rêve. Je remonte la rue et me dirige vers le parc je ne sais pas où ce type a emmené mon enfant mais, si c'était moi c'est la bas que je l'emmènerai, je l'installerai sur une balançoire et je le pousserai jusqu'à ce qu'il en ai marre, je partagerai ses peurs et ses fous rires.
Je ne suis pas loin de l'air de jeux, je le sais parce que j'entends des rires d'enfants, je presse le pas et je souris, j'avais raison ce mec l'a bien emmené ici et tout comme je l'aurai fait, il pousse mon fils sur la balançoire et Jamie rit comme un fou lui hurlant de le pousser plus fort.
Mon cœur se serre parce que c'est mon fils et c'est moi qui devrait être derrière à partager ses moments avec lui.
Je sors mon téléphone portable et je prends des photos de mon petit bonhomme c'est fou la technologie de nos jours en zoomant au maximum de la où je me situe, la photo est parfaite, comme ci elle avait été prise juste à côté. Je trace le visage de mon fils du pouce et laisse une larme s'écraser sur l'écran.
Je les contemple encore quelque minutes avant de continuer mon chemin, je ne veux en aucun cas que le mec me repère, son mec, celui qui a pris ma place dans la vie de Jamie.
Je suis furieux, je ne sais plus quoi penser mais une chose est certaine je n'abandonnerai pas, maintenant que je sais qu'il existe, qu'il est la et qu'il est de moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Felicity m'accorde au moins le droit de visite.
Je me mets à courir, j'ai besoin d'évacuer, je cours à en perdre halène, à en perdre la raison, je cours des kilomètres et le vent de ce début d'hiver me fouette le visage, ça pique mais je m'en fiche, j'ai besoin de m'évader, de ne plus penser, de ressentir la brûlure ailleurs que dans mon cœur. Je pense avoir parcouru plus de dix kilomètres, non c'est même certain vu que je me trouve devant le manoir de mes parents. Je me laisse aller contre la porte, je respire fortement après cette course effréné qui m'a fait un bien fou sur le moment mais maintenant la douleur est non seulement dans les jambes mais elle ensevelit mon cœur à nouveau. Je tape ma tête contre la porte, je n'en peux plus d'avoir mal. J'aurai préféré ne pas savoir, ne pas le voir, poursuivre ma vie comme je l'ai fait ces cinq dernière années en passant d'une aventure à une autre sans jamais m'attacher, en ne pensant qu'a Felicity sans jamais allée l'affronter car je me suis sentit minable à l'époque mais que dire de ce que je ressens la maintenant que je sais qu'il existe et que je n'ai pas été la pour lui, pour elle, pour eux. Quel genre d'homme je suis, qu'ai-je fait ?
