Bonsoir, voici la suite que vous attendez j'imagine avec impatience.
Soleil 126 non je ne fais pas de Felicity à la Samantha enfin ça n'en était pas le but. Elle est juste blessé et fait n'importe quoi... Personnellement je pense que dans sa situation je serai pareil, j'ai manié son personnage un peu comme ci cela aurait été mes propres réactions. Est ce que cela fait de moi une garce ?
Non je ne pense pas, je suis juste ce genre de personne qui comme plein d'autre je pense on des difficultés à passer au dessus de leur émotions.
Ce n'est pas facile de pardonner lorsque nous avons été blessé, de refaire confiance à la personne qui nous a profondément blessé. Alors certes le temps cicatrise les blessures mais parfois elles ne se referme pas et c'est ce que j'ai voulu décrire ici avec Felicity.
Hm je pense que ce chapitre répondra en partie à ta demande.
Fernande, Olicity love, Aud allie 84 merci pour votre reviews.
Catiminie tu me connais je suis pas gentille mdr.
Melissa, zut je ne voulais pas te faire pleurer. Du coup tu as le droit de me détester. J'espère que ce chapitre te consolera un petit peu.
Je vous remercie encore de l'attention que vous portez à cette fiction qui a été pour moi très difficile à écrire.
Bonne lecture.
Felicity
Je regarde le paysage défiler par la vitre. Un mois vient de s'écouler depuis mon accident, la blessure que j'ai à la colonne est quasiment guérie, mais je n'ai toujours pas retrouvé l'usage de mes jambes c'est à cause de ça que je suis assise ici, près d'Oliver qui me ramène chez lui. Bon sang je ne voulais pas et je ne veux toujours pas mais qu'elle autre choix ai-je ?
J'aurai aimé aller chez mon frère mais celui-ci va bientôt se marier, il a pris soin de moi étant enfant je ne peux pas lui demander de mettre sa vie entre parenthèse une fois de plus pour moi c'est impossible.
J'ai émis le souhait de rentrer chez moi et forcement tout les deux ont refusé pourtant il y avait bien une solution mais ma couverture sociale ne couvre pas toutes les dépenses liées à mon handicap. J'ai besoin qu'une personne soit présente vingt quatre heure sur vingt quatre pour les premiers mois, qu'une autre puisse me conduire chez le kiné pour la rééducation qui se fera progressivement et surtout besoin d'une personne qui saura s'occuper de Jamie convenablement chose que je ne peux plus faire désormais. Un sanglot s'échappe de ma gorge, la voiture ralentit, Oliver s'arrête sur le bas côté et pose une main rassurante sur ma cuisse. Je baisse la tête vers le sol, prends ma tête entre mes mains et laisse ma haine et mon chagrin quitter mon corps une fois de plus. Un mois que je ne fais que pleurer, me demandant ce que j'ai bien pu faire pour mériter ça, mais rien ne me vient à l'esprit. Je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.
La voiture redémarre, Oliver n'a pas tenté de me parler de toute façon nous ne nous parlons que très peu ne sachant quoi dire l'un et l'autre.
La voiture s'arrête enfin, Oliver sort et va chercher ce foutu fauteuil dans le coffre, il ne prend pas trop de temps à le déployer, il faut dire qu'avec mon frère ils ont passé un certain temps à s'entraîner à le plier et le déplier. Il ouvre la portière puis s'agenouille près de moi.
- Felicity, je sais que ce n'est pas facile mais il va falloir me faire confiance. Je sais que je ne m'en suis pas montré digne par le passé mais aujourd'hui je veux me racheter et te prouver que je suis un homme diffèrent.
Je ne lui réponds rien de toute façon si je le faisais je serai désagréable, je ferme les yeux et hoche doucement la tête, il s'avance vers moi, je passe un bras autour de ses épaules, il passe le sien dans mon dos et l'autre sous mes cuisses afin de me sortir de la voiture. Il me pose délicatement sur le fauteuil, s'assure que je sois bien installée avant d'avancer vers l'ascenseur.
Nous franchissons la porte de l'appartement, tout le monde est présent, une banderole est accrochée sur le mur avec l'inscription « bienvenue Felicity », le cœur n'y est pas mais j'offre tout de même un sourire au public qui m'entoure c'est à dire mon frère et Lyla, Thea et Roy, Moira et Robert. Jamie mon petit cœur s'approche de moi, je lui tends les bras, il vient doucement s'asseoir sur mes jambes, je plonge ma tête dans son cou et respire son odeur avant de l'inonder de centaines de bisous.
Jamie, mon fils, ma bouée de sauvetage, j'avoue que si il n'avait pas été la, j'aurai fait quelque chose d'impardonnable. Il a été adorable durant mon séjour à l'hôpital, bien sur il était inquiet de me voir allongée dans un lit mais il a été fort. Il n'a jamais laissé couler une larme et m'a toujours rassuré me disant qu'il m'aimerait toujours même si je ne savais plus marcher, que j'étais toujours aussi jolie et qu'il m'aimait plus que tout. J'avoue que le voir si fort et optimiste m'a mis plus d'une fois du baume au cœur.
Il descend doucement du fauteuil avec l'aide de son père puis il file dans la cuisine, revenant quelque instant plus tard, un petit plateau chargé de différents petits four.
- Tiens maman, maintenant c'est à mon tour de m'occuper de toi.
Je récupère le plateau qu'il me tend et lui offre un sourire avant qu'il ne reparte quémander à John je ne sais quoi. La journée touche quasiment à sa fin, dans le loft il ne reste plus que John et Lyla, tout le monde est reparti et mon frère est sur le point d'en faire de même. Il me pousse doucement sur le balcon, l'air frais de cette nuit d'été est très agréable, et j'avoue que ça me fait un bien fou de prendre l'air. Mon frère s'assoit sur une des chaises puis attrape ma main dans la sienne qu'il serre avec tendresse.
- J'aurai aimé que les choses se passent différemment Felicity. Je sais que tu n'es pas ici de ton propre gré et que tu aurais préféré poursuivre la vie que tu menais avec Jamie. Ce que je vais te dire va te sembler étrange parce que ça me semble étrange à moi aussi alors que je n'ai pas encore prononcé le moindre mot... Je pense, Felicity, que le destin t'a joué un sale tour alors peut être que pour le moment tu vois ça d'un sale œil et je peux comprendre mais si tu as survécu à cet accident si aujourd'hui tu es clouée dans ce fauteuil... Je me demande si ce n'est pas fait pour que Oliver et toi vous vous rapprochiez...
- John, je peux savoir combien de verre tu as bu ?
Mon frère se met à rire puis se lève, il m'embrasse sur la joue et me souffle un « sois forte, sois celle que tu as toujours été, j'ai confiance en toi ». Il me quitte de cette façon me laissant seule sur le balcon, je tente de tourner ce foutu fauteuil parce qu'il commence à rafraîchir, mais forcément j'ai encore beaucoup de mal à le manier et rentre dans le mobilier de la terrasse, j'entends des petits pas qui accourt vers moi, Jamie me sourit puis m'aide à entrer dans le loft. Je sens que ma vie va être bien pire que ce que je m'étais imaginée.
Oliver
Dix jours viennent de s'écouler et je ne peux pas dire que les choses soient simples non elles sont même catastrophiques. Felicity et moi ne discutons jamais, j'ai même l'impression qu'elle fait tout pour que je m'énerve, mais jusqu'à présent j'ai réussi à garder mon sang froid ce qui je pense ne va pas durer.
Je dépose Jamie chez mes parents pour le reste de l'après midi avant de récupérer Felicity chez le kiné, celui-ci ne pouvait pas se déplacer aujourd'hui, je l'ai donc déposé pour qu'elle puisse pratiquer ses exercices quotidiens.
J'entre dans le cabinet, Felicity est prête, j'empoigne son fauteuil et l'emmène à la voiture où je l'installe comme d'habitude.
Elle se tourne vers l'arrière pensant trouver Jamie, mais constate rapidement qu'il n'est pas présent. Je claque le coffre et monte dans la voiture, je démarre et m'insère dans la circulation, l'atmosphère qui règne dans l'habitacle est très tendue, aucun de nous ne parle. J'aimerai briser ce silence, mais je ne le fait pas, pas alors que je conduis.
Nous arrivons au loft, Felicity se débrouille maintenant très bien avec son fauteuil et à de moins en moins besoin de moi. Ce qui est vraiment très bien, pour elle comme pour moi.
- Je peux savoir où est notre fils ?
Son ton est sec et cassant comme d'habitude lorsque Jamie n'est pas présent.
- Je l'ai déposé chez mes parents.
- Tu aurais pu m'en parler non ?
- Et depuis quand nous parlons toi et moi ?
Je hausse le ton lorsque je lui réponds, je suis arrivé au point de non retour. Je n'en peux plus de cette situation et je pense que l'abcès à besoin d'être crevé. Je fais tout pour elle et rien ne m'y oblige rien, si ce n'est l'amour que je lui porte malgré son foutu caractère et il y a aussi le bonheur de mon fils qui me retient de ne pas l'envoyer je ne sais où.
- Écoute Felicity je ne sais pas ce que tu cherches avec ce comportement. Mais je peux te dire que j'en ai marre que tu me traites de cette façon. Je n'ai pas mérité que tu sois ainsi avec moi. Pas alors que je fais tout ce que je peux pour que tu sois heureuse.
- Si tu voulais que je sois heureuse tu me laisserais rentrer chez moi. Tu ne me tiendrais pas enfermée dans ton appartement comme un chien !
- Non mais qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? Merde Felicity c'est toi qui ne veut pas sortir, qui ne veut pas partager les repas avec nous qui t'isole chaque fois que quelqu'un te rend visite. Tu veux rentrer chez toi ? Très bien je vais t'y envoyer. J'organise ton retour dans la journée mais réfléchis bien Felicity parce que ça ne va pas être simple. Tu vas devoir gérer le quotidien, tes rendez-vous sans oublier Jamie. Est-ce que c'est vraiment ce que tu veux ?
Comme d'habitude elle ne répond pas, fuit mon regard et des larmes silencieuses inondent ses joues. Ça me fend le cœur de la voir ainsi parce que ce n'est pas une femme forte et indépendante que j'ai devant moi mais l'adolescente que j'ai trouvé chez John le soir où il l'a ramené chez lui après que leur parents soient décédés. Je m'approche d'elle et me baisse de façon à être à son niveau.
- Felicity, je ne suis pas ton ennemi. Je ne veux pas te faire de mal et même si je le voulais c'est impossible je t'aime trop pour ça. Je t'aime Felicity tu m'entends ? Et malgré tout ce que tu veux bien me faire croire je sais que la réciproque est vraie.
Cette fois elle laisse ses sanglots éclater, le haut de son corps tremble et ses épaules ne cessent de tressauter, bon dieu que j'aimerai la prendre dans mes bras à cet instant mais je ne bouge pas. Elle sort un paquet de mouchoir de sa poche, se mouche puis en sort en second pour essuyer ses yeux.
Un son à peine audible franchit la barrière de ses lèvres mais je l'entends tout de même.
-Je suis désolée Oliver...
Elle a toujours le visage baissé n'osant probablement pas me faire face lorsqu'elle reprend.
-Je ne suis pas ce genre de personne tu le sais. Être proche de toi me fait faire et dire des choses qui dépassent l'entendement. Je ne suis pas fière de moi. Après tout ce que tu as fais ces derniers temps je devrais être reconnaissante... Tu n'étais pas obligé de prendre soin de moi mais tu l'as fait alors que d'autres m'auraient laissé. J'espère que tu sauras me pardonner Oliver.
Lui pardonner ? Si elle savait que c'était déjà le cas. Je ne peux pas lui en vouloir. Jamais, c'est au dessus de mes forces. Elle tend une main vers moi, je la saisi, elle ramène nos mains vers elle. Je me redresse et m'approche. Elle appuie sa tête contre mon avant bras, je caresse doucement sa joue avec mon autre main. Nous restons quelque minutes ainsi avant qu'elle ne relève les yeux vers moi un petit sourire sur le visage.
- Approche...
Je me baisse ne sachant pas à quoi m'attendre et je suis surpris lorsque je sens la douceur de ses lèvres se poser sur ma joue. Je souris, victorieux. Bien sûr, je suis conscient que nos problèmes sont loin d'être réglés mais ce qui vient de se passer est probablement le début d'une nouvelle aventure.
