Disclaimer : L'histoire et les personnages de Saint Seiya appartiennent à Masami Kurumada
Titre de la fanfiction : Murmures d'or
Titre du chapitre : Les nouveaux Chevaliers, suite
Auteur : Ardell
Murmures d'Or
Les nouveaux Chevaliers, suite
— Tiens, parle-nous un peu de Fudō, Virgo, demanda le Taureau.
Tous se tournèrent vers la Vierge, curieux de connaître son point de vue sur son porteur.
— Ah ! commença la Vierge. Que dire si ce n'est que j'ai trouvé un Saint d'Or digne de moi ! Entre nous, on bave devant Saga, soit-disant il est beau comme un Dieu, mais Fudō n'a rien à lui envier. J'en veux pour preuve ses yeux, doré pour l'un, violet pour l'autre. Franchement ça le fait !
— Eh doucement ! protesta le Poisson. Le plus beau c'était Aphro... heu Albafica ! Ne l'oubliez pas !
— Ah j'allais dire : « Pisces, sors de ce corps ! » déclara le Verseau en parlant de la Vierge, se faisant l'écho des autres Cloths.
— Des yeux vairons... réfléchit le Gémeau. Fais gaffe, Virgo, d'ici à ce qu'il change de personnalité !
— Ah mais il a changé, justement. Mais alors que Saga se contentait de deux apparences, cheveux bleus ou cheveux gris, Fudō, lui, peut manifester trois apparences..
— C'est vrai que Good ou Evil, c'est pas assez, il en faut un troisième... marmonna le Gémeau.
— Et le plus beau dans tout ça ,c'est que Fudō n'a pas sombré dans la folie comme Saga. Et ses transformations ! Sa première apparence, "une forme effrayante qui stoppe les rebelles par la force".
— Vu qu'il combat sans armure à ce moment-là, les mots "forme effrayante" et "beauté" me paraissent contradictoires, releva le Gémeau.
— Oui, enfin... sa beauté est effrayante, voilà tout. Deuxième apparence "une forme avec laquelle il enseigne paisiblement la vérité de l'univers".
— Tu veux juste dire qu'il te revêt, voilà tout. Vu qu'il se protège, c'est qu'il se prépare au combat et je vois mal quelqu'un combattre paisiblement.
— Oui, bon, tu me lâches, Gémini ! s'écria la Vierge, excédée par les réflexions du Gémeau. Bon, troisième apparence, l'illumination et là...
Un grand éclat de rire jaillit.
— On peut savoir ce qui te fait marrer, Cancer ? demanda la Vierge, piquée au vif.
—Hi hi hi ! Je l'ai vu cette troisième apparence, expliqua le Cancer entre deux rires. Ses cheveux... hi hi hi... ils se mettent à luire, ils deviennent fluo !
— Quand tu auras fini de te gondoler comme une baleine, tu nous diras ce que tu penses de Schiller ? exigea la Vierge, sûre de son coup.
Effectivement, le rire du Cancer s'arrêta très vite.
— Rhaaaa, ne me parle pas de ce... cette... J'ai même pas les mots ! Mais qu'est-ce que c'est que cette chose ? s'exclama le Cancer d'une voix suraiguë.
Se rendant brusquement compte de la tonalité qu'il avait prise, il se racla la gorge, gêné, et reprit avec une voix beaucoup plus grave :
— Heu, mais qu'est-ce que c'est que cette chose, je me suis dit en le voyant la première fois. Le demi masque qui cache ses traits, bon d'accord, à peine, mais quand même... Et ses cheveux ! Foncés peut-être mais roses. Roses bordel de... Quant à cette manie qu'il avait de s'essuyer les mains... Mon gars, t'est un Chevalier du Cancer, la mort, c'est ton fond de commerce, c'est pas en te lavant que ça va partir. Je croyais au début qu'il avait des remord. Pensez-vous ! Monsieur joue, s'amuse avec la mort. Du coup ce geste, ça paraît tout de suite vachement hypocrite. Par comparaison, DeathMask, lui, il conservait ses mains pleines de sang, comme un mécanicien qui les aurait fourrées dans le cambouis.
"En plus, je vois pas pourquoi Schiller s'essuyait avec sa serviette : il ne combattait même pas lui-même ! Il envoyait des corps sans âme le faire à sa place ! Et son obsession de l'immortalité, au-secours ! Mais le pire, le pire, c'est qu'il a été vaincu par une gamine, une gosse ! Ah la honte... termina-t-il en portant la main à son front.
— Moi je le trouve plutôt bien ce Schiller, intervint le Bélier.
— Oui alors toi le planqué, c'est pas la peine de la ramener ! le rabroua le Cancer.
— Quoi comment ça, le planqué ?
— Oui, planqué. Comme Mū à son époque. Tous les Saints du Bélier vont-ils se mettre d'accord pour se cacher du Sanctuaire ?
— Ben, bien obligé, le Sanctuaire était infesté de Martiens !
— La bonne excuse ! N'empêche, t'es un planqué, insista le Verseau.
— J'y peux rien si j'ai la chance d'avoir des porteurs qui savent mettre de la distance entre eux et les forces du mal.
— Oui, un planqué, on vient de le dire, répéta le Verseau.
— Mais il a fallu que je me batte contre une horde de Martiens !
— Tu veux rire ? Tout le monde sait que, tant que ce n'est pas un duel de mille jours entre Chevaliers d'Or, un combat ne vaut rien.
— Combat de mille jours, tu dis ? Hé hé hé...
En entendant le petit ricanement du Poisson, le Lion releva la tête.
— Ah non ! Ça ne va pas recommencer ! Ras-le-bol d'entendre comment un Poisson a mis une raclée à un Lion !
Le Poisson haussa les épaules.
— Oh moi, j'ai rien dit...
Un ange passa. Ne pouvant se retenir plus longtemps, le Poisson reprit :
— Quand même, quel être dangereux que cet Amor ! Efficace, sans pitié...
— Et sacrement pervers aussi, le coupa le Verseau. Non parce que son petit jeu avec la gamine, heu... Yuna c'est ça ? Un coup je te drague, un coup je te frappe... Elle a pas plus de treize ans, bon sang !
— C'est clair, appuya le Capricorne.
— Regardez-les, ces deux-là, toujours comme cul et chemise ! accusa le Scorpion en désignant le Verseau et le Capricorne.
— On ne m'ôtera pas de la tête qu'Amor est un type malsain, maintint le Verseau.
— Dis ce que tu veux, Amor est une tuerie à lui tout seul.
— Oui, une telle tuerie qu'il s'est fait dézingué par Abzu, rappela le Lion, ravi de ce revirement de situation.
— Amor a quand même écrasé Mycenae comme une merde !
— Et il s'est mangé un seul pain qui l'a mis K.O direct !
Les deux Cloths se fixaient dans le blanc des yeux, aucune ne voulant céder. Ce fut le Taureau qui les sépara, doucement mais fermement.
— Bon, et toi Sagittarius, que penses-tu de ton porteur, Seiya ? voulut-il savoir, déviant ainsi la conversation.
Le Sagittaire soupira.
— Ah, Seiya, le héros de l'histoire...
—Je croyais que les héros, c'étaient Kōga et les autres petits jeunes, le contredit le Bélier.
— Oui bon, vous m'avez compris. Chevalier légendaire, tout ça... Je suis quand même un peu déçu. J'aurais bien aimé un porteur neuf, pas du recyclé. Cependant, vu les brêles que vous vous coltinez, je crois que je préfère rester avec un gars qui a fait ses preuves.
— Des brêles ? Où que tu vois des brêles ? s'enquit le Poisson. Mon Amor, lui, il était puissant ! La seule chose que je puisse lui reprocher, c'est de ne pas avoir gagné un concours de beauté.
— Ils ont voulut booster un signe qui, jusque là, n'avait pas eu de chance, c'est tout, déclara le Lion.
— Tu veux dire qu'ils ont badassé Amor et qu'ils m'ont refilé ce... truc ? fit le Cancer. Hé ! A la prochaine génération, ce sera moi le signe le plus fort !
— Rêve pas, lui conseilla le Verseau. Tout le monde sait bien qu'il y a les chouchous. Gémeaux et Vierge, c'est toujours, ou du moins souvent eux, qui sont overboostés. Tant qu'il y aura des fans complètement gagas de Saga...
— Les fans je les emm...
— Tu sais, Cancer, que s'il n'y avait pas les fans, nous ne serions pas là ?
— Ah, heu, oui, certes... Mais que c'est rageant de dépendre de civils ! Ils y connaissent rien et ils voudraient faire la loi !
— Moi ces civils, je leur dis un grand merci, dit le Bélier.
L'une après l'autre, les armures acquiescèrent. Jusqu'au Cancer qui conclut :
— Ouais, faut avouer qu'ils sont utiles, à leur manière.
Note : Je me fais l'écho des armures et je remercie beaucoup les fans sans lesquels cette fanfic n'existerait pas.
