Philadelphie lui paraissait terne. Emma venait de se garer en bas de chez elle. Elle ne voulait pas monter dans son petit appartement.
Elle espérait que son dimanche serait plus gai. Qu'elle puisse se reposer, profiter de sa famille, avant de reprendre le chemin du travail.
Une seule et unique chose l'a réconforté encore le temps d'une journée. Elle savait que la brune retrouverait le sourire bien vite, lors du retour de son fils auprès d'elle, dès le lendemain matin.
Connaitre cette information lui était importante. Cela lui permettait encore de l'imaginer, de savoir où elle était et ce qu'elle pouvait faire.
Elle savait que dès le lundi, elle ne serait plus en contact avec la criminelle de New York, qu'elle n'aurait aucune idée de l'emploi du temps du capitaine, ni de ses enquêtes.
Il y avait encore Ruby. Elle espérait au plus profond d'elle, qu'elles resteraient en contact. Qu'elles pourraient se voir le temps d'un week-end ou de vacances.
Elle reçut un message de sa sœur, Kathy.
«Je suis chez toi. Le ménage est ok. J'ai fait quelques courses. Je t'attends. K»
Elle remercia sa sœur intérieurement de prendre si bien soin d'elle, et si gentiment. Elle n'aurait pas eu le courage, ni l'envie de faire un brin de ménage et de prendre le temps de faire les courses, surtout un samedi. Elle aurait probablement commandé quelque chose comme elle en avait l'habitude.
Mais Kathy était quelqu'un de bien plus organisé qu'elle.
Emma enviait Kathy par moment. Sa stabilité, son organisation, et son tempérament calme.
Une fois que Emma passa le pas de la porte de son appartement, sa sœur lui sauta dans les bras.
«Qu'est-ce que tu m'as manqué !» Lui dit-elle.
«Merci Kat' pour tout ce que tu as fait.»
«Avec plaisir Petite sœur !»
Kathy ne voulant voir sa sœur déprimé plus que de raison, resta avec elle toute la soirée.
Elle lui suggéra de l'accompagner pour se rendre auprès de sa mère dès le lendemain matin, pour y passer une journée en famille.
Kathy essaya à plusieurs reprises de faire parler sa sœur. Elle avait envie de pouvoir savoir ce qu'il lui arrivait. De pouvoir la réconforter.
«Pourquoi tu ne me dis pas ce qu'il se passe ? C'est cette femme ?»
«Je me sens tellement vite. Tellement brisé.»
«Raconte-moi. Que s'est-il passé ?»
«J'ai encore l'espoir. Est-ce que s'est mal ?»
«L'espoir n'est jamais mauvais ! Elle ne voulait pas de toi ?»
«Je repense à notre premier baiser. Il était peut-être timide, furtif, et doux. J'en voulais tellement plus. J'aimerais oser lui demander plus. Quand je suis devant elle, ma tête lui hurle de me prendre, de m'embrasser, de continuer à me toucher, à me regarder.»
«J'ai compris... Tu es accro sœurette. Mais ça ne répond pas à ma question.»
«C'est une femme qui se pense trop blessée pour être aimé. Si tu savais combien de fois, j'ai essayé de me rapprocher d'elle. Ce n'est pas n'importe quelle femme.»
«Je n'en doute pas. Comment s'est passer vos au revoir.»
«C'était horrible. Elle ne voulait pas m'écouter. Elle m'a seulement remercié pour mon travail. Puis elle est partie. Je ne la reverrais jamais. Je ne sais pas comment je vais faire pour me remettre de cette douleur qui m'inonde.»
«Tu as toujours été la plus romantique de nous deux. La plus émotionnelle. Je t'assure, tu n'en fais pas trop.» Répondit sa sœur, croisant les bras.
Emma s'affala dans son canapé. Elle retenait ses larmes, son visage devenait rouge, et son regard embuée.
«Je meurs d'envie de faire demi-tour. Et de m'effondrer dans ses bras. De la supplier de me bercer, moi et mes peines. Qu'elle puisse sécher mes larmes. Mais je sais que ce n'est pas son rôle.»
«Emma, tu devrais aller te reposer. La route a été surement très longue.»
«J'ai fait une demande de mutation. Je n'aurais pas de réponse avant de longues semaines. Mais c'est mon espoir.»
A quelques kilomètres de là, Regina était installé dans son lit. Relisant sans cesse la même phrase de son livre. Ne trouvant le moyen de se concentrer davantage.
Elle reçut un message.
«Quelque part à l'intérieur de ma poitrine, il y a du verre pilé. Un vase brisé. Une ode au désespoir, des pièces détachées. Impossible à raccommoder. Regina, j'ai encore espoir que vous fassiez un pas vers moi.»
Sa tête lui tournait au ralenti. Elle n'arrivait pas à réfléchir, à savoir quoi faire.
Face à un mur, elle savait qu'elle devait se libérer de ce poids, mettre des mots dessus.
Elle se promit de retourner voir le docteur Garnier, dès le lundi.
Il lui permettait de mettre des mots sur ses émotions, de pouvoir les trier, aller de l'avant.
Elle était bien décider à avancer, à s'améliorer.
Elle fut réveillée très tôt, elle en profita pour ranger et nettoyer sa maison.
Elle voulait que tout soit parfait à l'arrivée d'Henry.
Installer sur son canapé dans le salon, une tasse de café à la main. Son regard vaquait entre la grande horloge et la fenêtre.
Elle savait qu'elle devait encore attendre quelques heures avant de prendre la voiture pour aller récupérer son fils.
Mais que le bonheur fut énorme, quand après tant d'attente, elle se gara sur le parking du point de rendez-vous.
Le moteur éteint, elle scrutait la route, dans l'espoir d'y voir le bus.
Il ne lui fallut attendre que quelques minutes avant de voir le car se garer à quelques mètres d'elle. Une foule de parents se postèrent à côté.
Elle sortit de la voiture et patienta, observant les enfants descendre dans un brouhaha infernal.
«Maman !» Pu-t-elle entendre quelques secondes après. Un sourire se dessina sur son visage.
«Henry !» Elle ouvrit ses bras pour que son fils puisse l'étreindre.
«Comment tu vas maman ?»
«Maintenant, tout va bien ! Tu m'as tellement manqué !»
«Toi aussi tu m'as manqué maman.»
Main dans la main, ils se rapprochèrent du car.
Regina se dirigea vers les moniteurs pour les remercier pour le séjour. Et une fois fait, elle se dirigea avec son fils vers la soute du bus pour y récupérer ses affaires.
Une fois sur la route, Henry installait à l'arrière raconta à sa mère toutes les aventures qu'il avait pu vivre. Il évita malgré tout de mentionner, l'accrochage qu'il avait eu avec les adolescents du groupe. Il ne voulait pas inquiéter inutilement sa mère.
Regina le regard posé la route, jeta de temps à autre un œil dans son rétroviseur intérieur pour observer son fils, heureux de lui raconter ses péripéties.
Elle était heureuse qu'il est pu profiter de l'air de la montagne. Qu'il est pu s'amuser, se faire de nouveaux amis, et y découvrir l'art de la pêche.
Mais il ne manqua pas de lui dire, à quel point elle lui avait manqué.
«As-tu une envie particulière ? Une activité que tu voudrais faire ? Ou quelque chose que tu voudrais manger ?»
«Je veux qu'on aille au parc faire du vélo.»
«Bien. On va passer à la maison déposer tes affaires, et nous partirons ensuite au parc à vélo. Est-ce que cela te convient ?»
«Oui maman ça me va.»
Les jours défilaient à grand pas, puis les semaines. Le capitaine Mills, soutenu par son sergent, jonglait entre son travail, son rôle de mère, et ses séances avec le docteur Garnier, qui suivait de près sa thérapie, très inquiet de son état durant leurs premières séances de reprise.
Avoir retrouvé son fils, lui avait rendu le sourire. Mais n'avait pas combler le vide qu'elle ressentait. Cela ne suffisait pas à calmer ses angoisses, qui apparaissait chaque soirs. Ni même sa solitude.
«Comment vous vous sentez aujourd'hui Regina ?» Entama le docteur Garnier, à sa patiente.
«Les semaines passent, se ressemblent. Et je me sens toujours aussi mal.»
«Lors de notre dernière séance, nous avons beaucoup aborder la question du passer. Je ne vous demande pas d'en parler, si vous ne le souhaitez pas. Mais je voulais rajouter quelques choses.»
«Je vous écoute.»
«Votre passée est derrière vous, il n'existe plus. Il ne vous définit pas en tant que personne. Mais il peut vous servir d'enseignement. J'aimerais que vous compreniez, qu'il ne doit pas vous entraver. Vous y accrochez comme vous avez pu le faire, ne peut que vous conduire à le revivre intérieurement. Votre passée, vous, ce que vous souhaitez être, mérite amour et compréhension.»
«Le temps passe si vite. » Regina avait les yeux dans le vide. Son cerveau fonctionnait au ralenti. Son cœur était lourd, mais elle n'arrivait pas à l'exprimer.
«Regina ? Tout va bien ?»
«Suis-je misanthrope ? Introvertie ? Ou seulement vouée à me détruire ?»
«Vous n'êtes rien de tout cela. Ses derniers mois ont été éprouvants. Mais vous n'allez pas rechuter. Vous n'êtes pas seule Regina. Et le fait que vous veniez assidument à nos séances, me prouve votre envie de vous en sortir. Il est normal, pour chacun par moment, de se sentir seul, incompris. Une sensation d'échec ou de ras-le-bol.»
L'inspecteur Ruby Lucas, profita d'un long week-end pour rejoindre son amie à Philadelphie.
Cela faisait presque un mois, qu'elles ne s'étaient vues. Cela paraissait une éternité pour les deux amies.
Emma lui avait donner rendez-vous dans un bar, non loin de son domicile.
Ruby gara sa voiture à quelques mètres de l'adresse donner. S'approchant de la terrasse, elle remarqua la chevelure de son amie. Elle s'approcha d'un pas rapide, et l'enlaça.
«Tu m'as trop manqué ! Tu as changé de coiffure, ça te va super bien dis donc !»
«Ruby, n'est-ce pas ? Enchanté. Je suis Kathy.» Répondit la jeune femme, en se détachant de Ruby.
«Pardon ?»
Emma sortie du café, en explosant de rire. Après avoir était témoin de la situation, qui l'amusait toujours autant, après temps d'année.
«Pas besoin de faire les présentations. Tu as pu rencontrer ma sœur jumelle.» Dit-elle toujours sur le ton de l'humour.
Ruby était au courant depuis maintenant très longtemps de l'existence de la sœur de Emma. Mais elle ne savait qu'elles étaient sœurs jumelles. Cela était un détail qu'avait omit de dire, Emma Swan, pour son propre bonheur de vivre ce genre de situation.
Elles passèrent le reste de l'après-midi toutes les trois. Kathy était heureuse de voir que le passage de sa sœur à New-York lui avait aussi bénéfique. Elle s'était fait une amie, qui avait l'air de beaucoup l'apprécier.
La fin du week-end sonnait bientôt pour les deux amies, qui se retrouvèrent affalé dans le canapé d'Emma, devant une émission de téléréalité.
«Tu nous manques à la crime. Tu sais si ton dossier a été accepté ?»
«Je n'ai pas eu de nouvelle. Comment va Regina ?»
«Tu me l'as déjà demandé, je ne sais combien de fois !»
«Je sais, je suis désolé. Mais j'ai besoin de savoir...»
«Elle te manque tant que ça alors ?»
«Je l'aime, Ruby. J'en suis tombé follement amoureuse. Elle m'obsède. A chaque instant je me demande sans cesse, si elle va bien, ce qu'elle fait. Je souffre terriblement d'être loin d'elle. Mes hurlements lui sont invisibles.»
«Tu as essayé de lui écrire ? Ou bien de l'appeler ? »
« Evidemment. Mais rien ni fait. Elle ne répond pas. Je sais qu'elle a tiré un trait. Et je dois apprendre à vivre comme ça. »
«Tu sais, depuis ton départ. Elle se renferme beaucoup. Après le départ de Graham, nous avons reçu une nouvelle recrut. Le pauvre, il se fait constamment remonter les bretelles. Elle a perdu toutes patiences avec les nouveaux. Et le médecin légiste à dû prendre des vacances après une enquête. Il ne la supportait plus. Moi, c'est lui que je ne supporte plus...»
Ruby rentra à New-York à la fin du week-end. La routine reprit et les semaines continuèrent ainsi.
Quant à Nolan, lui avait pu profiter de son fils durant les premières semaines de vacances. Ils étaient partis à deux reprises le temps d'un week-end au bord d'un lac pour y pêcher.
Il avait continué les activités et les sorties avec la famille Mills, dès qu'il le pouvait.
Après l'achèvement d'une nouvelle enquête. Le sergent Nolan, suggéra au capitaine de prendre quelques jours de vacances, pour profiter des dernières semaines de vacances auprès de son fils, avant la rentrée scolaire.
Elle accepta la proposition de son sergent. Et prévu deux semaines de congés.
Regina prévoyait d'emmener son fils près de la mer durant ses quinze jours.
«En revanche, promets-moi que si vous avez besoin de moi, tu n'hésiteras pas à m'appeler.»
Commanda par instinct le capitaine.
«Regina, reposez-vous ! Profitez !»
«Je ne partirais pas sereine si tu ne me le promettais pas.»
«Une vraie bourreau de travail. Je te le promets ! Sereine ? Prête à partir alors ?»
Il fallut deux jours au Mills pour préparer ce road-trip entre mère et fils.
Ils avaient préparé leurs valises, avait pris le temps de bien se reposer avant de quitter New-York.
«Maman ! On part toujours demain ?»
«Oui bien sûr chéri. Tu es prêt ?»
«Oui. Tu peux me remontrer sur la carte ou est-ce qu'on va ?»
«Après, chéri. Viens t'installer, le dîner est prêt.»
À son retour de voyage, le petit Henry avait essayé d'aborder le sujet de McNally, mais voyant sa mère pleurer à l'entente de ce prénom, n'avait pas insisté.
Ses journées étaient remplies d'activités avec Lucy, ou avec son centre aérée. Il avait donc beaucoup trop de chose à raconter le soir en rentrant, pour repenser à cela.
«Maman, tu vas me parler ce soir de McNally ?»
«Henry, tu es têtu. Vraiment têtu.» Dit-elle en soupirant, tout en lui servant son repas.
«Je veux savoir maman. Ça te rend triste. Dis-moi, je vais t'aider. Comme ça après on profite bien des vacances de toi et moi.»
«Bien. On va en discuter Henry. Mais ce sera la seule et unique fois. C'est d'accord ?»
«Oui maman.»
«Qu'est-ce que tu veux savoir ?»
«Tu es fâché contre elle ?»
«Oui, terriblement ! J'ai essayé de lui parler et de comprendre sa situation, comme tu me l'avait conseillé, quand tu es partie en colonie. Mais je n'aurais pas dû. Elle m'a fait du mal.»
«Elle t'a frappé maman ?» Demanda-t-il inquiet en se levant de table et se dirigeant vers sa maman.
«Non, bien sûr que non. Mais c'est au cœur qu'elle m'a fait mal. Elle m'a déçu, tu comprends ce que c'est ?»
«Oui. C'est quand on n'est pas fière de quelqu'un, parce qu'il n'a pas réussi.»
«Pas tout à fait. Mais effectivement, elle n'a pas réussi quelque chose. Elle a menti. Et tu sais toi, que je n'aime pas ça.»
«Ce n'est pas bien de te mentir. Et c'est stupide de mentir à une capitaine de la police.»
«Exactement.» Dit-elle en souriant. «Tu as raison, c'est stupide.»
«Elle t'a menti de quoi ?»
«On dit : Elle t'a menti à quel sujet ?» Reprit-elle.
«Oui maman. Elle t'a menti à quel sujet ?»
«Elle disait qu'elle était amoureuse de moi. Et en fait, ce n'était pas le cas. Et tout cela à déranger et fait du mal à beaucoup de monde.»
«Je comprends pas maman.»
«Elle m'a menti. Mais elle a menti à une autre personne qui tenait à elle. Elle a embêté des collègues, et à blesser Emma.»
«Emma est blessé ?»
«Non, plus maintenant. Je suis étonné que tu n'es pas demandé de ses nouvelles depuis ton retour de colonie.»
«Si j'ai demandé une fois.»
«Je n'en ai pas souvenir pourtant.»
«J'ai demandé à Nolan.»
«A Nolan ?» Demanda-t-elle étonnait de la réponse.
«Oui.»
«Mais elle va bien, rassure-toi.»
«Tu l'as vu aujourd'hui ?»
«Non mon cœur. Elle est partie depuis longtemps maintenant.»
«Elle est partie ?» Dit-il surpris, ne s'attendant absolument pas à cette réponse.
«Oui, à la fin de notre enquête. Elle est rentrée chez elle, à Philadelphie.»
«Tu ne m'as pas dit !»
«Je ne savais pas que cela t'intéressé.»
«Mais si !»
«Tu savais qu'elle était de passage. Je t'avais expliqué qu'elle venait pour le travail, seulement un moment.»
«J'ai oublié. Alors tu ne sais pas si elle va bien !»
«Non effectivement. Je n'en sais rien.»
Triste, le petit garçon retourna à table. Sa mère fit réchauffer les assiettes qui avaient dû refroidir durant leur discussion. Une fois seule dans la cuisine, elle repensa à sa dernière conversation avec Emma. Elle savait qu'elle avait été dur. Mais elle n'avait pas eu le choix, elle devait se protéger.
Elle repensa à son dernier entretien avec son thérapeute, le docteur Garnier.
Qui l'avait félicité de persévérer dans sa pratique du piano. Elle avait commencé à partager cette passion avec son fils.
Durant cette séance, il lui avait fait remarquer son manque d'intérêt aux autres, depuis le départ de la jeune médecin légiste.
Après un long silence, elle lui avait avouer ressentir un manque de cette femme, si spontanée. Qui malgré son comportement instable lui avait fait ressentir mille et une émotions. Qui l'avait si bien comprise.
Le repas se termina en silence. Regina voyait bien son fils songeur, à la limite de la tristesse. Elle s'en voulait de lui faire vivre ça. Elle aimait la curiosité de son fils, cela le poussait toujours à en vouloir davantage. Mais cette fois-ci, elle ne savait comme gérer ses questions.
Regina se demandait ce qu'elle pouvait faire pour lui redonner le sourire.
Elle avait beau le nier. Emma avait essayer à plusieurs reprises de reprendre contact avec elle. Plusieurs appels et messages suivants les semaines de son départ de New-York. Puis cela s'était arrêté du jour au lendemain, après un certain temps.
Regina avait pris une décision, et elle ne voulait pas revenir dessus. Elle essayait de se rappeler ce qui l'avait entrainé à prendre une telle résolution.
Mais elle pouvait le nier, sa vie était devenue monotone depuis le départ de Emma Swan.
Regina n'avait plus la fâcheuse surprise de la trouver sur son perron à n'importe quelle heure de la nuit, elle n'avait plus non plus la chance de recevoir des messages prouvant qu'elle était surveillée dans un parc en plein dimanche.
Elle devait se l'avouer, la fougue de la jeune femme lui manqué. Sa ténacité et ses joutes verbales aussi.
Elle toqua à la porte de la chambre de son petit garçon.
«Henry, tu es fâché contre moi ?»
«Non maman. Je suis juste un peu triste pour Emma.»
«Pourquoi es-tu triste ? Tu veux en discuter ?»
«Oui.»
«Est-ce que je pourrais faire quelque chose pour t'apaiser ?»
«Maman, quand tu as dit que Emma était blessé. C'est comment ?»
«C'est comment ? De quoi tu parles ?»
«C'est son cœur comme toi ? Ou il y avait du sang ?»
«Chéri... Les deux, malheureusement.»
«On pourrait lui téléphoner pour que je lui parle ?»
«Non mon chéri. Elle doit être occupé.»
«D'accord.» Dit-il tout triste, comprenant que la conversation se terminait et qu'il était l'heure d'aller se coucher.
Regina Mills embrassa son fils, et lui lut un petit conte de fée, avant d'aller elle aussi s'installer dans son lit.
De là où elle était, elle pouvait apercevoir sa valise installer sur un coffre. Le regard plongée dedans, elle pensait à ce que devait avoir en tête son petit garçon, à son sujet.
Il était vrai qu'elle ne ressentait aucune rancœur envers la jeune femme. Le temps, et ses rendez-vous auprès du docteur Garnier, avait eu raison de cette idée.
Perdu dans ses pensées, un sentiment pointa le bout de son nez, et s'immisça dans son esprit.
Henry avait encore une fois de plus raison, Emma avait dû, elle aussi beaucoup souffrir de son comportement. Et elle n'avait jamais pris le temps de s'excuser, ou bien même de répondre à l'un de ses messages.
Regina ne savait comment se rattraper maintenant. N'était-il pas trop tard pour cela ?
Et que devrait-elle lui dire après tout ?
Elle le savait, elle devait être reposé. Une longue journée les attendait demain. Ainsi que quelques heures de route.
Attablaient dans la cuisine, prenant leur petit déjeuner.
Regina regarda son petit garçon, jouer avec la nourriture.
«Tu es prêt mon chéri ? Tes affaires sont prêtes ?»
«Oui maman.»
«Je vais passer un coup de téléphone à Nolan. Et nous pourrons ensuite prendre la route.»
Sans répondre, il déposa à toute vitesse son bol à moitié vide dans l'évier et se précipita dans sa chambre.
Elle attrapa rapidement son téléphone. Et tout en composant le numéro, elle se dirigea vers sa chambre pour y récupérer ses affaires.
«Regina ? Vous êtes prêts ?»
«Oui. Tout est bon pour nous. Et toi comment tu vas ?»
«Très bien. Et au travail aussi. Ne t'inquiète pas. Je t'informe dans la minute, s'il y a quoi que ce soit. Part l'esprit tranquille.»
« ... »
«Ça ne va pas ?»
«Et bien, pas si tranquille que ça.»
«Qu'est-ce qui se passe ?»
«Henry, a dit quelque chose hier soir, qui m'a fait réfléchir. A propos d'Emma.»
«Quoi donc ?»
«Qu'elle avait pu elle aussi souffrir de ce qu'il s'était passée lors de son passage à New York.»
«Tu ne t'étais pas posé la question avant ?»
«Si. Enfin pas au début, j'étais beaucoup de furieuse pour cela. Puis à discuter avec le Docteur Garnier, j'ai pris du recul. Durant toutes ses séances, nous avons beaucoup parler et échanger sur l'acceptation et l'ouverture aux autres.»
«Qu'as-tu appris ?»
«Et bien, l'acceptation de soi reste et restera toujours mon problème. Mais les relations humaines étant assez complexes nous avons travaillé sur cela. Apprendre à accepter, à passer à autres choses, à vivre avec... Tu connais, ce genre de conversation.»
«Oui. Nous ne connaissons que trop bien cela. Mais qu'as-tu appris ,Regina ?»
«Je crois avoir appris que je pouvais essayer d'accéder au bonheur, ou du moins me laisser une chance. Que je souffrais tout autant de me renfermer sur moi-même, au point de perdre ce qui m'a aussi construit.»
«Waouh. Je ne crois pas t'avoir déjà entendu dire de telle chose auparavant.»
«Les choses changent.»
«Visiblement, et c'est une bonne chose ! Et que compte tu faire ?»
«Une petite idée m'est venu.»
«Fais en part à ton sergent ! » Dit-il amusé de la situation , en étant réellement heureux pour son amie.
«Je te raconterai plus tard. Je suis assez angoissée pour le moment.»
«L'esprit tranquille on a dit !»
«Ça devrait se savoir rapidement.»
La conversation se termina quelques secondes après. Elle vérifia que son téléphone était assez chargé pour la journée et l'installa à l'avant de sa voiture avec son sac à main et son manteau.
Henry débarqua dans le jardin avec sa valise et son sac à dos.
«On part !»
«Oui chéri, donne-moi ta valise.»
Elle installa son fils à l'arrière après avoir chargé leurs bagages. En tant que mère organisé, elle avait déjà pu vérifier l'état de sa voiture et avait aussi fait le plein de carburant.
«Tu as tout ce qu'il te faut pour le trajet ?»
«Oui ! En route maman !»
Les bouchons à la sortie de New York les retardèrent légèrement sur le planning, qu'avait en tête le capitaine de la criminelle de Manhattan.
Les yeux alternant entre la route et le GPS. Henry lui était installé bien sagement à l'arrière, lisant un livre de conte de fée, que sa mère lui avait glisser dans son sac à dos.
Ils approchèrent de la destination que c'était fixé Regina Mills dans la matinée. Une grande ville se dessinée droit devant eux.
«Maman, ou est-ce qu'on va ?»
«Nous allons nous arrêtez à Philadelphie, puis nous reprendrons la route.»
«A Philadelphie ? Pourquoi maman ?»
«Pour que je puisse présenter mes excuses à Emma.»
«On va voir Emma, maman ?» Dit-il le sourire au lèvre, délaissant totalement le livre qu'il avait entre les mains.
Elle ne répondit pas. L'angoisse commençait à l'envahir. Effectivement, dans quarante minutes tout au plus, elle ferait face au médecin légiste de Philadelphie. Et tout cela, organisé sur un coup de tête, après une conversation avec son fils.
En effet, l'envie lui était venue. Elle se devait de présenter ses excuses. Mais cela devait être fait en face, et non à travers un téléphone portable.
Emma Swan le méritait grandement, elle le savait.
L'angoisse d'être face à cette femme, de lui parler, de s'excuser, contrebalancé avec la hâte de la retrouver, de retrouver son doux visage, et son regard ensorcelant.
Son médecin, lui avait conseillé d'aller de l'avant. Et c'est exactement ce qu'elle était sur le point de faire.
Regina Mills savait qu'il n'était plus possible de faire demi-tour. Pas maintenant.
Il lui en serait impossible, observant la joie de son fils sur le rétroviseur centrale de la voiture.
Les yeux toujours rivés sur le GPS, ils s'approchèrent de l'immeuble où vivait Emma Swan.
Elle s'était souvenue de l'adresse, qu'elle avait dû inscrire dans le dossier de demande de mutation.
Elle se gara à quelques pas. Et éteignit le moteur du véhicule.
«Elle habite ici Emma ?» Dit-il en désignant du doigt un immeuble que sa mère observait.
«Oui, apparemment.»
Un silence s'installa. Les minutes s'écoulèrent. Henry ne voulait embêter sa mère, la voyant légèrement anxieuse. Mais aussi curieux qu'il l'était, il ne pouvait maintenir cette tension.
«Maman, on va aller la voir ? Ou elle va venir nous voir ?»
«Nous allons y aller.»
«Elle nous attend, maman ?»
«Non. Là est le problème.»
«Mais maman ! Tu dis qu'il faut toujours prévenir les gens avant d'aller chez eux.»
«C'est vrai. Et j'ai bien trop reproché à Emma de l'avoir fait. Mais j'ai eu peur qu'en faisant cela elle refuse de me voir.»
«Pourquoi elle ferait ça, hein maman ?»
«Parce qu'elle aurait raison d'être en colère contre moi.» Elle se retourna pour faire face à son fils. «Je ne lui ai pas dit au revoir correctement, quand elle a quitté New-York.»
Après quelques minutes d'hésitation, elle prit une grande inspiration et retira sa ceinture. Henry la voyant faire fit de même, et attendit que sa mère vienne lui ouvrir la portière de la voiture.
Ils marchèrent main dans la main en direction de l'immeuble. Ils profitèrent de la sortie d'un habitant de l'immeuble, pour s'y faufiler.
Regina regarda un tableau à l'entrée qui indiquait le nom des habitants de l'immeuble et du numéro d'appartement.
Après quelques étages, Henry déboula devant la porte d'entrée, et sans attendre l'accord de sa mère qu'il sentait hésitant, il toqua.
Il ne fallut que quelques secondes, pour qu'Regina rejoigne rapidement son fils à la porte et entende 'J'arrive'.
Emma qui était installé tranquillement dans son canapé, ne s'attendait pas à ce qu'on toque chez elle à cette heure-ci.
Habillé d'un simple jogging, et d'un débardeur. Elle s'avança vers sa porte d'entrée et l'ouvrit rapidement. Impatiente de savoir qui l'importunité, alors qu'elle était installée tranquillement devant une émission culinaire, qui parlait de plat en sauce italien.
«Reg... Regina !» Dit-elle stupéfaite, ne croyant pas cette scène réelle. Elle baissa le regard pour y voir un Henry, tout souriant. « Henry ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Qu'est-ce que vous faites là ?»
Son regard se plongea très rapidement dans celui de la femme brune. Elle avait rêvé à de nombreuses reprises ses retrouvailles.
Se retrouvant bien vite sur un petit nuage, elle en oublia de les inviter à entrer.
«Est-ce qu'on peut rentrer chez toi ?» Coupa Henry. Voyant les deux femmes s'observer sans décrocher un seul mot.
Emma fut alors couper dans sa contemplation, et décrocha son regard des yeux du capitaine, et avant de répondre au petit garçon, elle fit un mouvement de recul dans son appartement.
«Bien sûr. Entre Henry !»
Elle détailla la silhouette de la femme se trouvant devant elle. Elle n'arrivait pas à croire en cette réalité.
Il entra rapidement, après y avoir été invité. Il fit quelques pas, et se dirigea instinctivement vers le salon. Il y entendait la télévision, et était curieux de savoir ce que pouvait regarder Emma.
«Puis-je entrer, à mon tour ?» Demande Regina en faisant un pas vers elle.
«Oui, évidemment. Je suis désole. Je n'attendais personne. Je ne suis pas habillé, ni rien.»
«Vous êtes parfaite.» Elle décrocha son regard, et entra à son tour dans l'appartement de Emma.
Regina était très curieuse de découvrir l'environnement, ainsi que la ville ou vivait Emma Swan.
«Je peux vous offrir un café ?»
«Volontiers Miss Swan. » Elle l'a suivi jusqu'à la cuisine.
Une fois proche du comptoir ou se trouvait Emma, la tête dans la machine à café. Elle trouva le courage d'entamer une conversation, qu'elle redoutait, depuis la veille au soir.
«Emma, je suis sincèrement désolé, pour ce que je vous ai fait subir.»
La jeune femme se stoppa net. Et se retourna pour lui faire face.
«Vous excusez de quoi ? Je ne comprends pas.»
«De mon comportement envers vous. Des aurevoirs que je vous ai infligé, sans penser à vous, à ce que vous pouviez ressentir.»
«Ce n'est rien du tout. Vous étiez en colère et perdu. Même si je vous avoue avoir été terriblement triste durant de longues semaines.»
«Ce n'est plus le cas maintenant ?» Demanda-t-elle soucieuse de ce que la jeune femme avait pu vivre par sa faute.
«Si, évidemment que si. Cela ne peut être autrement pour moi. Mais j'essaie de me faire une raison.»
«Une raison ?» Questionna-t-elle espérant en apprendre davantage sur ce que ressentait la jeune médecin légiste.
«Que vous refusez tout contact avez moi.»
«Miss Swan, je m'en veux terriblement. Depuis quelques temps, je ne sais comment répondre à vos messages. C'est pour cela que nous sommes ici Henry et moi.»
«Vous avez fait le trajet pour cela ? Pour vous excusez ?»
«Nous avons fait un détour pour cela oui. Il y a certaines conversations qui mérite le déplacement.»
«Comment ça un détour ?»
«Nolan, m'a suggéré de prendre du temps pour me retrouver avec Henry, pour l'emmener à la mer. Et de profiter de ses vacances.»
«Vous êtes donc en route pour la plage et le soleil.»
«Oui. Mais je voulais passer ici d'abord. Pour vous voir.»
«Pourquoi cela ? Je pensais que vous n'aviez qu'une envie, c'était de m'oublier. Nos au revoir on était si bref... Je n'ai jamais reçu de message, et mon dossier de transfert a été refusé. Je sais très bien, que vous ne vouliez pas de moi à vos côtés.»
«Votre dossier a été refusé ? Je l'ignorais !» Elle s'approcha de la jeune femme, et lui pris les mains. «Je vous assure que cela ne vient pas de moi. Je ne me serais jamais permise, de me mettre au travers de vos rêves de carrière. Je vous prie de me croire, cela ne vient pas de moi, Miss Swan.»
«Je croyais.»
«Vous devez me prendre pour une horrible personne.»
«Non. Ne dites pas n'importe quoi. J'ai appris à vous connaitre Regina. Je ne l'ai jamais pensée, et je ne le penserais jamais.»
Les deux femmes étaient l'une en face de l'autre. Les mains toujours entrelacés.
Regina avait souri à l'entente de son prénom par la jeune femme. Il lui était bon de l'entendre.
Elle s'était durant le trajet, imaginé plusieurs scénarios possible. Celui qu'elle redoutait le plus, c'était d'être mise à la porte par Emma, qui lui en voudrait au point de ne plus vouloir la voir ou lui parler.
Mais il n'en était rien. Emma se trouvait bien en face d'elle. Visiblement chamboulé de cette visite inattendu.
Elles furent arrêtées par un petit garçon déboulant à toute vitesse dans la cuisine.
Il se stoppa net quand il les regarda, les mains liés.
«Maman ?»
«Oui chéri ?» Dit-elle se libérant de Emma, et s'approchant de son petit garçon.
«J'ai faim !»
«Nous pourrions peut-être sortir pour aller bruncher par exemple.» Proposa alors sa mère en regardant la jeune femme. «Vous nous accompagnez ?»
Après quelques minutes dans la salle de bain, Emma en sortie douché et habillé. Elle avait pu réfléchir pendant ce temps à une petite adresse sympathique, pour y emmener les Mills.
Emma essayait de comprendre ce qui était en train de se produire. Mais malgré ses efforts, elle n'y parvenait pas. Elle ne comprenait pas subitement l'envie à ce jour de son ex-capitaine de traverser tout un état pour la voir et s'excuser.
Elle n'en comprenait pas le but. Était-elle simplement venu s'excuser de son comportement ? Y avait-il autre chose derrière tout cela ?
Emma avait durant des jours et des jours pleurait à torrent pour que cela se produise.
Elle avait envie de lui sauter au coup, et de l'enfermer dans son appartement, car elle ne voulait pas la voir partir une fois de plus.
Mais d'un autre côté, elle ne voulait pas se montrer intrusive, de peur que la belle brune se braque. Elle ne voulait pas la brusquer avec ses compliments, et ses sentiments.
«On vous suit, Miss Swan.»
Seulement quelques minutes de marche séparaient l'appartement de Emma, du restaurant. Ils passèrent devant un parc, ou jouaient quelques enfants du quartier.
«Maman, on peut s'arrêter cinq minutes pour que je joue sur les jeux là-bas ? » Pointa-t-il du doigt.
«Cela ne vous ennuie pas, Emma ?»
«Non, bien sûr que non.»
Regina profita de l'absence de son fils, pour se tourner vers Emma, gardant tout de même un œil sur son fils qui entamait une conversation avec un autre garçon de son âge, près du tobogan.
«Vous...-» Essaya-t-elle.
«Vous...-» Entreprit Emma, en même temps. Elles riaient toutes les deux.
«Allez-y Regina.»
«Vous m'avez manqué, Emma.» Dit-elle hésitante, son regard plongé dans les orbes de la jeune femme.
Emma resta bouche bée. Ce moment était-il réel ? Ou se réveillerait-elle d'une minute à l'autre ?
«Regi... Je... »
«Vous n'êtes pas obligé de répondre, évidemment. Je ne m'attends à rien de votre part. J'ai été odieuse avec vous. Il fallait seulement que je vous le dise. Que vous le sachiez.»
«Regina.» Reprit-elle, faisant un pas vers la brune. Elle lui prit les mains. «Vous m'avez terriblement manqué aussi. Vous n'avez pas idée, du vide que j'avais en moi. Je n'avais pas senti mon cœur battre ainsi dans ma poitrine, depuis un long moment. En revenant vers moi, vous me rendez heureuse, tellement heureuse. Je ne m'attendais pas à autant, en me réveillant ce matin.»
«Ni moi non plus. Votre présence près de moi aujourd'hui, est mon seul thaumaturge.» Sourit-elle, les yeux embrumés.
Une euphorie s'empara du capitaine de la criminelle de New-York. Elle ne pensait pas ce matin, pouvoir rassembler autant de courage pour se permettre de dire ce qu'elle pensait à cette femme.
Regina prenait conscience que tous les rendez-vous pris et toutes les séances faite auprès du Docteur Garnier, n'avait pas été fait en vain.
«Emma, je suis heureuse aujourd'hui de pouvoir poser mes yeux sur votre visage, votre sourire. Je sais que vous devez vous poser plusieurs questions. J'espère que nous aurons le temps d'en discuter. Peut-être pas aujourd'hui, mais offrez-moi une chance de me racheter.»
Emma ne croyait toujours pas à tout cela. Comment cette femme, qu'elle avait tant désiré pouvait enfin, après avoir tellement espérer, faire un pas vers elle.
Elle était plongée dans son regard, ne voulant perdre aucune seconde des émotions que pouvait exprimer la belle brune.
Elle lâcha une de ses mains, et la posa sur la joue, si douce de la new-yorkaise.
«Regina... Je pense que je suis encore plus heureuse que vous, de vous revoir. Mais je ne comprends pas une chose. Vous êtes venue pour vous excuser. Mais qu'attendez-vous de moi ?» Ses yeux se baissèrent. Et si Regina n'était venue que pour s'excuser et rien de plus ? Son cœur se brisait à cette seule penser.
«Emma, vous pleurez ?» Elle déposa ses doigts sous le menton de la jeune femme, pour lui redresser la tête.
«Regina. Mon cœur se brise à l'idée de vous revoir partir. Je n'éprouve aucune colère contre vous. Vous connaissez mes sentiments à votre égard, rien n'a changer. Mais je ne serais comment être votre amie, si c'est cela que vous êtes venue chercher.» Dit-elle en reniflant, après avoir verser quelques larmes.
«Emma, vous ne comprenez pas. Je suis l... Nous sommes v... Je...» Elle ne savait exprimer ce qu'elle ressentait à l'instant présent. Elle se laissa alors guider par ses sentiments.
Elle prit le visage de la jeune femme en coupe, entre ses mains, et pressa ses lèvres sur celle de Emma.
Au début dans un mouvement chaste, espérant transmettre ce qu'elle ne réussissait à lui dire. Elle put entendre gémir Emma, qui ne refusa pas son baiser.
Au contraire, la jeune femme posa ses mains sur ses hanches et l'a rapprocha d'elle, avant d'initier un second baiser, après avoir repris son souffle.
Après quelques secondes, elles se séparèrent à bout de souffle. Regina resta les yeux fermés quelques instants. Et laissa une gémissement sortir de ses lèvres légèrement entre-ouverte.
«Regina, tu me rends tellement folle.»
«Un passage au tutoiement ?» Dit-elle souriante, en ouvrant ses yeux pour les plongeaient dans les orbes de la jeune femme.
«Regina, quand même ! Tu m'as embrassée ! Ce n'est pas rien.»
«Je t'ai embrassé, c'est vrai.» Dit-elle en apportant une de ses mains sur ses lèvres encore chaude, du baiser qu'elle venait elle aussi de recevoir.
Elle lui offrit un sourire.
Emma avait tellement attendu ce moment.
Ses yeux se baladaient entre les orbes moka de la femme et ses lèvres rouges maquillés.
«Et je vais recommencer.» Regina l'attira vers elle pour un second baiser, qu'elle voulait plus passionner.
Elle fut ramenée à la réalité, leur bulle éclata, quand elle ne vit plus Henry près du tobogan.
En l'espace d'un instant, son sang ne fit qu'un tour. Elle se sentit envahit d'une inquiétude énorme. Le regard de la mère protectrice, balaya l'air de jeu.
Emma l'a rassura, et lui montra du doigt son jeune garçon qui s'était éloigné du tobogan. Elle relâcha ses épaules, quand elle le vit près des balançoires, avec le petit garçon auquel il avait parlé quelques minutes plus tôt.
Elle respira un bon coup, avant de prendre la main de la jeune femme et de se diriger vers son fils.
«Henry, allez ! Nous allons manger.»
Le petit garçon salua son nouvel ami et parti en courant attraper la main, que sa mère lui tendait.
Elle avait entre-temps lâcher celle de Emma Swan, après lui avoir offert un sourire.
