Bonjour,
Voici l'avant-dernier chapitre.
C'est un petit chapitre, mais cela prépare au dernier qui arrivera demain.
Bonne lecture.
Merci pour vos messages, votre temps, vos avis, et mes petits lecteurs qui restent dans l'ombre.
Lilith
Elles se réveillèrent le lendemain matin, blotti l'une contre l'autre. La nuit avait été courte, mais chaque instant avait été vécu intensément.
Ils prirent le petit-déjeuner rapidement. Emma devait se rendre à son travail. Tandis que les Mills, devaient reprendre la route de leurs vacances.
Une fois sur le trottoir, la voiture prête. Henry embrassa affectueusement la jeune femme. Lui promettant de revenir la voir très vite. Sa mère l'attacha à l'arrière de la voiture. Puis revint auprès d'Emma.
«Bon... C'est le moment.» Entama le capitaine.
«Quand nous reverrons nous ? Je ne peux définitivement plus me passer de toi à présent. Tu en as conscience ? Promets-moi que tu ne m'abandonne pas là.»
Regina fit un pas en avant et l'attrapa par les hanches pour la presser contre elle.
«Non évidemment que non. Tu es sotte.»
«Je ne peux pas t'embrasser, n'est-ce pas ?»
Regina se tourna vers sa voiture. Elle voyait distinctement son fils les regardait.
«Non. Pas pour le moment, je préfère d'abord en parler à Henry.»
«Bien sûr. Je comprends. Mais réponds-moi. Quand ?»
«Nous repasserons ici après notre voyage. Cela te convient ?»
«Je me contenterais de ça, en attendant de pouvoir t'embrasser à nouveau.»
Emma la tenant dans ses bras un instant, essayant de mémoriser chaque détail. La douceur de sa peau, l'odeur de ses cheveux, le son de sa voix.
Elle resta ainsi un instant les yeux fermés. Se retenant de ne pas verser de larmes devant cette petite famille.
Et puis elle put les voir s'éloigner de la rue. Elle se rua dans sa propre voiture, pour se rendre au poste de police de Philadelphie.
Sur la route, elle téléphona à Ruby.
«Oui ? Emma ? Ça ne va pas ?» Demanda la jeune femme, inquiète de recevoir un coup de téléphone à cette heure-ci.
«Je suis en morceau. Je ne vais faire que pleurer les dix prochains jours.»
«Qu'est-ce qui ne va pas ?» Interrogea l'inspectrice de New-York.
«J'ai couché avec Regina.»
«Pardon ? Répète-moi ça !»
«Elle est venu hier matin, avec Henry. Pour s'excuser. Tout est allée si vite. J'ai passé une journée extraordinaire à leurs côtés. Ils sont si adorables ! J'ai proposé de les accueillir cette nuit. Ne voulant pas les voir partir si vite. Et voilà...» Elle parlait à une vitesse folle. Si heureuse de pouvoir partager ce qu'elle avait vécu.
«Non, pas voilà. Tu dois me détailler !»
«Et bien Ruby. Je n'ai jamais vécu quelques choses de si intense. C'était incroyable. Ce n'est pas un coup de foudre, c'est tellement plus. Il n'y a pas de mot aussi fort. Je t'assure.»
«Ne me fais pas rêver. C'est bon j'ai compris.»
Emma une fois arrivait à son travail, eu beaucoup de mal de se concentrer. Ses pensées étaient toutes tournées vers cette femme qui l'avait embrassé, qui l'avait chérie durant toute une nuit.
Elle espérait déjà que les vacances des Mills s'achèvent rapidement, dans l'objectif de les retrouver. Elle savait qu'elle devrait trouver une solution, il ne lui serait pas possible de vivre ainsi. Loin de cette famille.
Après quelques heures en voiture, la famille traversa la frontière du New Jersey, se rendant ainsi près de la petite ville calme et paisible d'Ocean City. Où il avait prévu un long programme de détente.
Le comté de Cap May était connu pour ses plages, ses restaurants et ses jardins botaniques. De quoi égayer tout le monde.
Ils trouvèrent rapidement la maison louait pour l'occasion. Une petite demeure de campagne, avec un jardin bien fleuri. Où pourrait s'amuser Henry, tandis que Regina pourrait y rattraper ses lectures inachevées durant l'année.
Une fois installaient. Ils se dirigèrent vers leur premier restaurant. Henry avait choisi de déjeuner près de la mer, pour enchaîner sur une baignade. Il n'avait qu'une hâte, retrouver la mer qui lui avait tant manqué.
«As-tu choisi ce que tu voulais manger, chéri ?»
«Non maman, pas encore. Et toi ?»
«Je prendrais du poisson. Tu en veux aussi ?»
«Oui je vais prendre comme toi alors.»
Après avoir passé commande, Henry se tortillait sur sa chaise. Il avait l'air d'être dérangé par quelque chose. Et sa mère le remarqua bien vite.
«Chéri, ça ne va pas ?»
«Maman, je peux te demander un truc ?»
«Oui je t'écoute.»
«Quand je me suis réveillé ce matin, je ne t'ai pas vu dans le lit. Je t'ai cherché dans le salon, mais je ne t'ai pas trouvé non plus. Tu étais partie où ?»
Sa mère se figea. Elle savait qu'elle devait en parler à son fils. Cela était prévu. Mais Regina n'avait pas encore eu le temps d'y réfléchir.
Elle dû improviser.
«Mon cœur... J'ai dormi avec Emma.»
«Pourquoi tu n'as pas dormi avec moi ? Je ronflais ?»
«Non mon cœur.» Elle sourit à la douce pensée de cette nuit qui lui revint en mémoire.
«J'ai dormi avec Emma, parce que nous nous sommes embrassées. Et je me suis endormie près d'elle.»
«Tu as embrassé Emma ?» Demanda-y-il très étonné, le regard pétillant. Heureux d'apprendre une telle nouvelle.
«C'est exact. Enfin il me semble.» La seconde phrase fut plus murmurée à elle-même, qu'adresser à son fils.
«Vous êtes amoureuses alors ? Elle va revenir à New-York ? Emma va venir vivre dans notre maison ?»
Trop de question auxquelles elle n'avait pas de réponse. Elle n'y avait pas encore songé. Cela était trop tôt. Elle ne voulait pas se projeter si loin. Chaque chose se ferait avec le temps. Mais elle comptait bien en discuter avec l'intéressé, à son retour de vacances.
«Je ne sais pas encore. Tu sais j'apprends à peine à la connaître. Je ne veux pas que ça aille trop vite. Tu comprends cela ?»
«Non maman ! Moi j'adore Emma. C'est notre ange gardien, n'oublie pas.»
«Évidemment. Je sais que tu l'aime beaucoup. Mais moi j'ai besoin de temps, besoin d'en apprendre davantage sur elle. Sur ce qu'elle aime dans la vie, sur ce qu'elle attend de nous.»
«Oui je comprends maman. Mais on la revoit bientôt ?»
«Nous pourrions repasser par Philadelphie à notre retour. Tu serais d'accord avec ça ?»
«Bien sûr maman ! On peut lui envoyer une photo de nous à la plage tout à l'heure. Pour qu'elle soit contente.»
«Oui c'est une idée. Nous pourrions faire cela.»
Ils passèrent l'après-midi au bord de la mer. Henry alternant entre château de sable et baignade. Il ne savait où donner de la tête, avec toutes les activités qui lui était proposé par sa maman, qui avait amené dans le sac de plage, de quoi jouer au raquette.
Regina ne se permit à aucun moment de décrocher son regard de Henry, quand il était proche de l'eau.
Plus tard dans la journée, Henry décida de s'allonger près d'elle. De se reposer, tout en feuilletant un magazine.
Étendu tous les deux sur une serviette de plage, Regina pouvait enfin se détendre. Relâcher ses muscles et profiter du paysage.
Elle pensa un certain temps à écrire à la jeune femme. La brune repensa à cette délicieuse nuit, elle n'avait que peu dormi. Mais elle gardait une agréable sensation depuis. Une impression de douceur, de bien-être.
Elle aimait cela, et savait qu'elle devrait en parler à son thérapeute dès son retour.
Emma qui était rentrée chez elle, après cette dure journée de travail. Se dirigea dans sa chambre et s'étala de tout son long dans ses draps. Elle attrapa l'oreiller sur lequel avait pu dormir sa dulcinée, et le porta à son visage.
Elle pouvait encore sentir son odeur, la chambre était encore enivrée de cette nuit torride.
Emma se retourna et pu remarquer que sur son oreiller se trouvait le soutien-gorge de Regina. Sous-vêtement qu'elle avait pu elle-même dégrafer, quelques heures plus tôt.
Des flash-backs lui revenaient.
Elle se jette sur son téléphone, pour lui exprimer cette sensation qui l'envahissait à ce moment. Elle avait le besoin viscéral de le partager avec cette femme.
«Il me semble que tu as oublié quelque chose ici. C'est dommage, il va falloir repasser rapidement.»
«Je ne vois pas de quoi tu parles.»
«Comment se porte cette douce poitrine ? N'est-elle pas trop dévêtue ?»
«Emma ! Mais effectivement, il me semble t'avoir laissé un souvenir. Pour que tu n'oublies pas cette nuit.»
«Je ne l'oublierais jamais.»
«Depuis le moment où tes lèvres ont pris possession de mon corps, j'ai une sensation étrange qui me suit partout.
Même si tu n'es pas à côté de moi. Des papillons filent à toute vitesse dans mon estomac.»
Ne sachant que répondre, Regina en profita pour lui envoyer la photo prise quelques heures plus tôt sur la plage. Photo faite à la demande du petit garçon.
Elle le suivi d'un message.
«Nous avons nous aussi beaucoup pensée à toi.»
«Revenez moi vite !»
«Tu es si enthousiaste ! Si fougueuse.»
«Pas toi ?»
«Je suis bien plus réservé que vous, Miss Swan.» Lui répondait-elle le sourire au lèvre. Regina savait pertinemment qu'Emma n'aimerait pas le retour au vouvoiement. Mais elle s'en délectait d'avance de pouvoir la tourmenter ainsi.
«Non ! Tu n'as pas le droit de me faire ça ! Pas après ce que nous avons vécu. Pas de retour en arrière. Tutoie-moi, crie mon nom. Mais pas de 'Miss Swan'.»
«Bonne nuit Emma. Essaie de te reposer cette nuit, tu dois être exténué.»
«Absolument pas. Je pourrais recommencer. Bonne nuit mon Regina.»
Les jours passèrent et les deux femmes avaient pris pour habitude de s'échanger quelques messages le soir, une fois installé au calme. Parfois une photo ou deux accompagnaient la conversation.
Cela permettait à Emma de profiter des photos de famille que pouvait faire Regina durant leurs journées.
Regina, elle, n'en reçu qu'une. Qui l'a fit énormément rire. Elle pouvait y voir Emma sur son lit, son soutien-gorge posé sur une partie de son visage.
Ses vacances avaient pu permettre à Henry et sa mère de se retrouver. De passer plus de temps ensemble, et de pratiquer plus d'activités en famille.
Ils avaient pu pédaler pendant des heures sur le bord de mer, faire quelques sessions de randonnées, visiter des jardins botaniques où Regina en apprit davantage sur les bienfaits de certaines plantes, qu'elle ne connaissait que très peu.
Regina prenant le temps d'apprécier les petits bonheurs que le quotidien pouvait lui offrir.
Elle prenait le temps de lire dans son jardin, de flâner dans les marchés pour concocter le soir venu, de délicieux plat en sauce.
La dernière soirée arriva bien vite. La famille Mills avait décider de dîner dans le jardin.
Henry avait choisi de mettre de la musique en fond.
Ils étaient tous les deux installer sur un drap étendu au sol.
Alors qu'une nouvelle chanson venait de retentir doucement, il put observer sa mère se redresser et faire quelques pas de danse devant lui.
Il l'a rejoint bien vite.
«Tu danses avec moi, mon petit prince ?»
«Oui maman !»
