Bonjour,
Voici donc le dernier chapitre de cette fiction.
Bonne lecture :)
Nous nous retrouvons en bas, j'ai des choses à vous dire.
«Tu sais que je te retrouve demain !» Débuta Emma par message, le bonheur l'envahissant.
«Je le sais. Je n'ai fait que penser à cela aujourd'hui.»
«Tu es heureuse ?»
«Bien sûr. Et toi ?»
«Tu n'as pas idée. Regina, j'aimerais un jour que tu te mettes nue devant moi.
Je ne veux pas te voir te dévêtir de tes vêtements bien que cette pensée ne me laisse pas de marbre.
Je parle de ma volonté à vouloir voir ta vulnérabilité, à vouloir voir le toi derrière ces murailles si hautes qu'elles feraient peur à un grimpeur expérimenté.
Je souhaite te connaitre, mais surtout te comprendre.
Comprendre tes mots autant que tes maux.»
«Tu le fais déjà si bien. J'espère que tu comprendras, avec le temps. Que malgré les erreurs que j'ai pu faire, que je fais ou que je ferais. J'essaie d'être la personne la plus sincère avec toi. D'être moi.»
«Il me tarde de te retrouver Regina. De vous retrouver tous les deux. J'ai besoin de te sentir près de moi. De savoir que tout va bien pour toi.»
«Nous devrions dormir. Nous prenons la route dans quelques heures.»
En effet, dès la fin du petit déjeuner Regina et Henry installèrent leurs bagages dans le coffre de la Mercedes noire.
«Tu n'as rien oublié mon chéri ?»
«Non, maman. J'ai regardé partout.»
«C'est très bien.»
Ils prirent la direction de Philadelphie en musique.
Tout en chantant, Regina se sentait légère.
Ce second trajet vers la Pennsylvanie se faisait dans un tout autre but. Libérer de ses angoisses qui l'avait conduit une première fois dans cette ville.
Entrant enfin dans cette ville connue pour ses sites historiques en mémoire à la révolution américaine, Regina aborda un croisement.
La voiture des Mills fut percuter, côté conducteur.
Par un jeune homme, ivre, qui ne faisait pas attention au panneau de signalisation, bien trop occupé à se racheter auprès de sa femme par téléphone.
Tout arriva si vite.
La Mercedes noire fut projetée quelques mètres plus loin par la force de l'accident.
Le bruit, voici la seule chose que tout le monde ou entendre à des mètres à la ronde.
Les gens présents sur place appelèrent rapidement les secours.
Ils n'eurent pu apporter assistance autrement.
Les deux voitures étant très abîmés et les portes bloquées par les tonneaux de l'une d'elle.
Après le première appelle auprès du 911, les pompiers arrivèrent les premiers sur place, suivi de près par les ambulanciers.
Les véhicules furent pris d'assaut par les pompiers qui s'acharnaient à en sortir les blessés le plus rapidement possible, tout en évitant d'aggraver les blessures des victimes.
Henry fut le premier à partir, avec à ses côtés une femme médecin, qui durant tout le trajet l'ausculta.
Il fut envoyé au Jefferson University Hospital.
Le jeune homme mourut dans l'ambulance quelques minutes plus tard.
Les pompiers prirent plus de temps à dégager le corps de Regina Mills. Étant dans une très mauvaise position, elle était inconsciente.
Elle était dans un état critique. Dans l'ambulance, les urgences purent poser une première voie veineuse, essayant ainsi d'accélérer sa prise en charge par les médecins urgentistes de l'hôpital de Jefferson.
Les portes s'ouvrirent sur un homme qui sortit rapidement du véhicule, tout en tirant le brancard ou était étendu Regina, une femme dessus continuant un massage cardiaque.
«Une femme d'une cinquantaine d'année. Accident de voiture. Inconsciente, un arrêt il y a quatre minutes dans le camion. Des nombreux trauma au visage, et jambe gauche, grande entaille fracture ouverte. Hémorragie mis en garrot.»
Les urgentistes du Jefferson l'amenèrent rapidement en salle de chirurgie, ou elle serait prise en charge par diffèrent médecin de spécialité différentes.
La jeune infirmière qui était toujours à califourchon sur la brune, rajouta.
«Je dois être remplacé.»
Un interne prit le relai du massage cardiaque. Elle put descendre du brancard. Et après avoir pris le temps de souffler quelques instants.
Elle reprit.
«Elle avait son sac et ses papiers. Elle fait partie de la police de New-York. Regina Mills. Elle avait une jeune garçon à l'arrière du véhicule. Son fils, Henry. Qui a dû arriver un peu plus tôt.»
«Bien. Merci de votre travail. Nous allons nous en occuper. Remettez à notre interne ses affaires personnelles, nous contacterons ses proches.»
Après des heures d'interventions, après être passé à travers les mains des cardiologues, traumatologues, orthopédistes et neurologues.
Elle fut installée en chambre de réveil.
«Monsieur Nolan ?»
«Oui ?»
«Bonjour, Je suis le docteur Melrose. Chirurgien à l'hôpital de Jefferson, à Philadelphie. Je vous appelle car nous avons dû prendre en charge il y a quelques heures Regina et Henry Mills, qui nous ont été emmenés après un grave accident.»
«Pardon ? Comment vont-ils ? Que s'est-il passé ?»
«Henry s'en remettra. Pour Madame Mills, le traumatisme a été très important. Je suis désolé, nous avons fait ce que nous pouvions.»
«Je ne comprends pas ! Regina va bien ? Dites-moi docteur. Rassurez-moi !»
«Si vous pouviez vous déplacer pour lui dire au revoir. Si elle avait d'autre proche, je vous suggère de les appeler.»
«J'arrive. Je fais au plus vite.»
Nolan qui était installer sur son bureau de la brigade de la criminelle. Attrapa ses clés, et couru vers sa voiture, le plus rapidement possible.
En chemin, il téléphona à Ruby, sa coéquipière. Pour l'avertir de la situation.
Elle n'en croyait pas ses yeux. Cela ne pouvait pas être vrai.
Ruby avait eu beaucoup de mal à comprendre dans les premiers instant Nolan, qui ne faisait que pleurer.
L'inspecteur Lucas abandonna elle aussi son poste.
Elle ne savait quoi faire. Devait-elle appeler Emma pour l'en avertir ?
Après avoir pris la route, elle décida directement de se rendre à l'adresse de Emma pour lui apporter cette terrible nouvelle, elle pourrait ainsi la conduite auprès de Regina.
L'annonce par téléphone aurait été trop brutal, trop difficile autant l'une que pour l'autre.
Après quelques heures qui parurent une éternité. Nolan se présenta au comptoir des urgences avant d'être rediriger vers le bon service.
Un médecin vint rapidement à sa rencontre.
«Docteur, je vous en prie. Dites-moi que tout va bien.»
«Je suis désolé. Je ne serais vous en dire plus. Les prochaines heures seront cruciales. Nous espérons son réveil rapidement. Elle est entrée avec de grosse plaie, des traumatismes important due à l'accident, et une fracture très importante à la jambe gauche.
Durant la chirurgie, elle a perdu beaucoup de sang, et nous avons peur qu'à cause de tout cela, elle ne puisse plus être avec nous.
Vous avez pu prévenir sa famille ?»
« C'est moi sa famille ! Et son fils. Comment va Henry ? Il est réveillé ?
Elle est capitaine de la police de New-York. Vous ne pouvez pas la laisser ainsi ! Faites votre travail, sauvez-là !» Il finit par s'énerver. La colère ayant pris possession de son esprit. Ses jambes flanchèrent et il se retrouva agenouillé près du médecin qui lui avait annoncer la pire nouvelle qu'il aurait pu entendre.
«Monsieur Nolan. Allons-nous installer sur les bancs.»
«Je vous en prie... Je vous en prie... Était les seuls murmures que l'on pouvait entendre entre les sanglots du sergent.»
Ruby ne tarda pas à arriver devant le domicile du médecin légiste.
Elle monta les marchés deux à deux, et toqua à la porte.
Ruby avait durant tout le trajet, réfléchi à comment annoncer ce genre de nouvelle.
Elle ne savait pas, son amie serait détruite. Elle le savait. Elle ne se sentait pas prête à vivre ça, à tenir ce rôle.
La porte s'ouvrît rapidement sur une jeune femme, le sourire au lèvre.
«Les Mills, vous m'avez fait... Ruby ?»
Emma avait penser trouver Regina et Henry derrière cette porte.
Elle était rentrée plus tôt, espérant ainsi profiter d'une soirée complète à leurs côtés.
Elle fut alors très surprise d'y trouver son amie.
«Qu'est-ce que tu fais la ? Tout va bien ? Entre. J'attendais Regina.»
«Emma... Je... » Ruby était là, droite, les mains tremblantes et les yeux rougis d'avoir pleuré.
«Tu m'inquiète, qu'est-ce qui ne va pas ? Ruby ?»
«C'est Regina... » Elle ne pouvait formuler plus. Elle espérait que son amie comprendrait ce qu'elle voulait dire.
«Quoi Regina ? Ruby répond moi !» Emma s'entait la terreur lui monter en elle. Elle secoua son amie.
«Ruby réponds moi ! Qu'est-ce qu'il se passe ?»
Ruby se mit à pleurer. Les mots devraient être dit pour qu'elle en est conscience.
«Emma, Regina et Henry sont à l'hôpital. Il y a eu un grave accident. Je peux t'emmener.»
«Elle va bien ? Dis-moi. Elle est en vie ? Ils sont en vie ?»
«C'est grave Emma, très grave. Nous ferions mieux d'y aller.»
La route fut courte jusqu'à l'hôpital. Emme n'avait quitté les yeux de la route. Ne trouvant pas le courage de parler à son amie, qui n'avait que déverser ses larmes, crier sa souffrance.
La nuit tombait, elles pénétrèrent toutes les deux, et où rejoindre Nolan, qui était installer dans les couloirs.
Nolan voyant l'était dans lequel était Emma, l'a pris dans les bras. Il pouvait partager sa souffrance. Il s'était trouvé dans le même état quelques heures plus tôt.
«Comment va-t-elle ?» Pu-t-elle demander.
«Mal. Les médecins pensent qu'elle ne passera pas la nuit. Elle a été installer dans une chambre.
Je suis allée voir Henry. Il dort. Je ne lui ai pas encore parler.»
«Vous devriez aller la voir. Elle ne doit pas être seule.» Proposa Ruby. «Je peux attendre au chevet d'Henry.»
Ils acquiescèrent.
Ruby, se rendit donc au près du jeune garçon.
Il était allongé dans un grand lit d'hôpital. Plusieurs pansements sur le visage, quelques points de suture, et une perfusion sur le bras gauche, troubla la jeune femme.
Elle n'avait jamais aimé les hôpitaux, elle y avait perdu ses parents.
Mais voir ce petit garçon que tout le monde appréciait, et connaissant la situation de cette famille. Elle se sentait brisé.
Elle était impuissante, et ne savait comment agir.
Elle installa un fauteuil près du lit, et s'y installa.
«Bonsoir Henry. C'est Ruby. La collègue de ta maman. Nous nous vu plusieurs fois à son travail. Tout va bien se passer. Nous sommes là. Nolan et Emma sont aussi venus ici. Ils sont avec ta maman.»
Elle se pencha et caressa le bras découvert d'Henry.
«Tu es tellement courageux. Je vais rester près de toi. Tu peux te reposer sans avoir peur.»
Le petit garçon toujours endormi, ne pouvait lui répondre.
Dans une dès chambre voisine, les deux équipiers venaient eux aussi d'entrer dans la chambre de Regina.
Emma remarqua immédiatement les nombreux branchements aux machines qu'avait subi le corps meurtri de sa belle brune. Des perfusions, des lunettes d'oxygène, une sonde,...
Ils n'arrivaient pas encore à comprendre ce qu'il a vu pu se passer durant cet accident.
Nolan se mit au pied du lit, la regardant. Détaillant son visage. Il ne voulait pas garder cela en mémoire. Ça lui été difficile. Il s'approcha d'elle, embrassa son front.
«Bats-toi Regina. Ne nous laisse pas. On a besoin de toi. Henry a besoin de toi.» Il l'embrassa et se dirigea vers la porte.
«Je vais vous laisser un petit peu toutes les deux.» Il se dirigea donc vers la chambre de Henry.
Emma n'avait à peine entendu. Remarquant qu'elle se trouvait seule, et qu'elle n'avait pas bouger durant ses dernières minutes. Et se jeta près du lit d'Regina. Une main posé sur son visage.
«Tu n'as pas le droit de partir. Pas comme ça. Pas maintenant.»
Elle s'engouffra dans le lit, près d'elle. Elle n'y avait pas le droit. Elle le savait bien. Mais elle pouvait faire autrement.
Emma se colla près de la femme qu'elle aimait, pleurant de tous son corps pendant des heures. Comment pourrait-elle affronter cette nouvelle réalité.
«S'il te plait, ne m'abandonne pas. Jamais. Reste avec moi, pour toujours. Je ne saurais plus faire sans toi. J'ai besoin de toi Regina. Je t'aime bon sang !»
Elle s'agrippa à son corps étendu. Les larmes ne s'arrêtaient plus. Emma était dans un état second, tiraillé entre tristesse et colère. Ses émotions étaient décuplées. Elle ne parvenait à se calmer.
Les heures passaient, mais elle n'arrivait pas à s'apaiser. Elle ne voulait pas sortir du lit, la quitter, même après plusieurs passages des infirmières et de Nolan qui avait tenté de la faire sortir pour prendre l'air.
«Tu veux savoir pourquoi j'ai commencé à t'aimer ? Ton physique irrésistible évidemment. Mais c'était surtout la façon dont tu te souciais des victimes, de ton travail, des autres. La façon dont tu me regardais, la façon que tu avais bien à toi, de m'énerver avec ton répondant. Et surtout, la façon dont tu me faisais me sentir.»
David Nolan venait d'entrer dans la chambre et avait pu entendre ce doux discours provenant de la jeune femme. Il s'approcha d'elle.
«Emma, tu devrais rentrer te reposer.»
«Hors de question Nolan. Je ne vais pas la laisser !» Avait-elle répondu, sur un ton agressif.
Nolan ne releva pas. Il souffrait lui aussi beaucoup de la situation.
«Je vais rester avec elle. Tu peux aller dormir. Il est déjà trois heures du matin.»
«Je ne peux pas dormir. Je ne pourrais plus jamais dormir.» La tête lui tournait, submerger par un mal qui la détruirait.
«Je sais que c'est dur. Ça l'est aussi pour nous. Je ne saurais comment le dire à Henry, à son réveil. Emma, j'ai peur. J'ai moi aussi très peur de vivre ça. Je ne sais pas vers quoi nous allons. Mais nous sommes là. Nous sommes ici pour eux, d'accord ?»
Sans un mot de plus, Emma sortit de la chambre après avoir offert un doux baiser à Regina.
Elle se dirigea vers la chambre d'Henry. Ou Ruby s'était endormie près de lui.
Cet enfant, elle l'aimait aussi. C''était le fils de Regina, il ne pourrait en être autrement. Elle savait qu'il adorait s'endormir près de sa mère. Elle connaissait sa passion pour les contes.
Emma fit de même et s'installa près de lui.
«Salut gamin. J'ai hâte que tu te réveil. Ta bonne humeur me manque déjà. Tu sais, ta maman elle t'aime tellement fort. Si fort.» Elle posa un tendre baiser sur son front, et patienta auprès de lui.
«Maman ? Où est maman ?»
Je voulais déjà dans un premier temps vous remercier pour votre lecture, votre temps, vos reviews, vos messages.
Cela a été une première et très bonne expérience, de vous partager cette fiction. J'en prévois d'autre, j'espère que vous serez là :)
En ce qui concerne cette fiction, j'ai beaucoup hésité sur la fin. J'aimerais bien avoir votre avis. Il est possible si cela vous dis, que je la continue pour encore quelques chapitres. Dites-le moi.
A très bientôt,
Lilith
