Gros chapitre les filles, beaucoup d'émotions et de questionnement.
ATTENTION RATED M. RÉSERVÉ AUX 18 ANS ET PLUS. ATTENTION RATED M. RÉSERVÉ AUX 18 ANS ET PLUS.
tiftouff19 : elle est troublée notre Bella. Et j'espère que vous ne serez pas déçue de ses réactions. Elle n'a pas eu la vie facile durant son enfance, il lui manque beaucoup d'éléments pour vivre en paix avec elle même. Elle garde ESPOIR, mais tu verras dans ce chapitre tout est remis en question.
Lili36 : Désolée pour toi. Bella a décidé autrement. C'est vrai que une demande comme celle là ça ne se refuse pas.
Merci beaucoup les filles, j'adore les reviews. J'aime savoir si vous aimez. Malheureusement, je ne peux pas répondre à toutes, je manque un peu de temps. Je réponds en début de chapitre à celles qui posent des questions. N'arrêtez pas.
A+
isasoleil
Chapitre 8 : Replonger
J'étais partie, je l'avais laissé seul, dans cette stupide chambre d'hôtel. J'avais payé la chambre à la réception en quittant. Je ne voulais surtout pas qu'il paie pour ce que je lui avais donné. Pas lui. J'y avais mis tout ce que je ressentais pour lui. J'espérais qu'il avait senti tout l'amour que je lui porte. Mais je ne pouvais pas restée. J'étais torturée devant le choix qui s'offrait à moi.
J'étais finalement rentrée chez moi et une fois de plus j'avais versé toutes les larmes de mon corps. Je m'étais endormie épuisée d'avoir trop pleuré.
Jeudi 11 décembre
11 semaines grossesse
Presque trois semaines s'étaient écoulées depuis la rencontre avec Edward. J'étais vraiment une pauvre fille. Je ne pensais qu'à la lâcheté que j'avais eue face à Edward. Je m'étais sauvée. Je l'avais laissé sans aucune explication et sans même lui laisser un mot pour lui dire combien j'étais désolée d'être partie de la sorte. J'ai eu peur, comment est-ce que j'aurais pu réagir autrement ? Je sais que je pourrais être amoureuse de lui. Je sais que j'aime être avec lui. Je sais que je suis bien avec lui. Et, j'ai envie d'être avec lui. Le problème ?? J'ai peur. Il ne sait rien de moi à part le fait que j'étais une prostituée. Il ne sait rien de mon passé. Son regard sur moi changera s'il venait à le découvrir. Il me prendrait pour une perverse de première, j'avais des relations sexuelles depuis l'âge de 10 ans. Même si elle n'était pas voulue, elles étaient réelles.
Me demanderait-il encore de rester s'il savait. En plus j'étais enceinte de son enfant. Il penserait que j'avais planifiée cette grossesse pour l'obliger à s'occuper de moi. Que je lui avais fait le coup de la fille désespérée de rencontrer un jeune médecin riche à craquer pour subvenir à ses besoins ?? Je n'étais pas bien pour lui, il méritait mieux que moi. Lui tout comme l'enfant que je porte.
J'ai pris rendez-vous à la clinique et l'intervention aura lieu vendredi le 19 décembre. Je ne peux pas m'occuper d'un bébé, je ne sais pas comment faire. Je ne sais même pas m'occuper de moi. Je suis sans avenir. Je ne sais même pas si je vais retourner aux études.
Charles était parti ce matin. J'avais eu de la difficulté à me montrer forte. Je ne voulais pas lui causer plus de souci que je lui en apportais. Comme à son habitude il avait été parfait. Nous avions diné ensemble, regarder un film et nous avions dormi dans le même lit. Durant la nuit je m'étais réveillée pour boire un verre d'eau et quand je suis revenue, Charles était réveillé.
Durant toute la soirée, je voulais lui demandé de me faire l'amour, mais, je croyais qu'il refuserait, alors, je n'avais rien dit. Lui tellement respectueux. Il ne m'avait jamais rien demandé depuis que je ne travaillais plus pour Victoria. Mais je savais qu'il en avait besoin. J'avais trop vu cette lueur dans ses yeux pour ne pas la reconnaître. Alors, lorsque je suis arrivée dans chambre au milieu de la nuit…
Flash-back nuit du mardi 16 décembre
-Hey, tu ne dors pas ? Tu es malade ?
-Non, j'avais soif, j'ai pris un verre d'eau.
-Viens là, dit-il en ouvrant les draps.
Charles portait seulement un boxer qui le moulait parfaitement bien. En me glissant dans le lit, je me collai contre lui et ma cuisse entra en contact avec son membre tendu et durci. Il se figea.
-Bella, je suis désolé.
-Ça va Charles, j'ai plus 10 ans. C'est ok. Ça arrive à tous les hommes.
-Bella… c'est pas ça. Je ne veux pas que tu penses que je veux profiter de toi. C'est juste que… ta nuisette… elle… est très suggestive.
-Vraiment ?
-Vraiment… et euh… tes seins eh bien…
-Quoi mes seins ??? Qu'est-ce qu'ils ont ??
-Rien. En fait, oui ils ont quelque chose…. De …. Changer… ils…sont…
-Ils sont quoi Charles ??
Il déglutit avant de dire.
-Plus généreux… plus gros… ils sont vraiment bandants. Désolé Bella. Je ne peux pas croire que je t'ai dit ça. Je suis navré. Je ne suis qu'un homme.
Il était gêné. Je ne l'avais jamais vu comme ça. D'habitude, il avait l'air complètement en pleine possession de ses moyens lorsqu'il s'agissait de sexe. J'avais tellement envi qu'il me baise que je ne pouvais pas demander mieux qu'il en ait envie autant que moi. Alors je me rapprochai encore plus de lui et je me jetai sauvagement sur lui en un baiser passionné. Il fut surpris mais répondit à mon appel. En fait à NOTRE appel. Nous ne nous étions jamais embrassé. C'était tellement bon d'embrasser. Je crois que c'est ça qu'il l'a surpris le plus. Là j'avais le droit, alors pourquoi s'en priver.
Nous avions baisé sans retenue deux fois plutôt qu'une. Charles s'en voulait. Il ne voulait pas profiter de la situation, mais il était à bout de nerf. Il avait eu une seule relation avec sa femme depuis la dernière fois où il avait été mon client. C'est-à-dire le 14 octobre. Ça faisait 2 mois !!! Il a finit par déculpabilisé et je lui avais dit qu'il pouvait bien me baisé ou me faire l'amour à toutes les fois qu'on se voyait. J'aimais ça et ça me faisait du bien à moi aussi. On pouvait bien s'offrir ça non ?? Il n'était pas trop chaud à l'idée, il disait que je ne lui devais rien et que je n'avais aucune obligation. Il a fini par accepter quand je lui ai dit que je pouvais toujours lui dire non et qu'il respecterait ce que je déciderais.
Jeudi 18 décembre
Demain c'est le grand jour. J'avais pris ma décision et je ne voulais pas reculer. Charles devait venir me chercher après l'intervention vers 15h30. Il m'avait promis de passer le week-end avec moi pour me dorloter comme il se doit.
Je décidai donc d'aller voir un film au cinéma pour me changer les idées. Le film termina à 20h45. Il faisait beau dehors, je décidai donc de rentrer à pied pour me dégourdir les jambes et respirer l'air frais.
J'étais au coin de ma rue, lorsque je senti 2 bras s'enrouler autour de moi. Ce n'était pas SES bras, mais ceux de quelqu'un d'autre. Et l'odeur qui est venu à mes narines me leva le cœur. À cet instant, je savais qui c'était.
-Bonsoir, jolie Bella.
Je ne répondis rien. Mon cœur s'accéléra et j'essayais de me libérer de sa prise. Il était trop fort.
-Je suis vraiment content de te retrouver. Je me disais qu'on pourrait finir ce que tu avais si bien commencé la dernière fois.
-Lâche-moi. Je ne finirai rien, hurlai-je.
-Du calme jolie Bella. Je ne voudrais pas que toute la ville soit alertée. Ne joue pas les prudes. Tu as baisé la moitié de la ville dans toutes les positions et tu veux me faire croire que tu ne finiras pas ce que tu as commencé ?
Je pleurais, je tremblais, j'étais dégoûtée. Ça ne finirait donc jamais. Il me tenait encore plus fort.
-N'essaie pas de t'enfuir ma jolie. Sinon, je serai obligé de d'utiliser la force. Quoi que tu aimerais peut-être ça. Si tu savais tout ce que j'ai envie de te faire, dit-il en léchant mon oreille.
Je voulais mourir. James était la personne la plus perverse que j'avais rencontrée. Faillait entendre Victoria parler de leurs exploits. De la simple fellation à la sodomie, en passant pas les séances sadomasochistes. En plus, elle adorait ça. Il lui faisait toujours des scénarios les plus inimaginables. Ce n'était jamais dans la douceur, toujours dans la pire des bestialités et des humiliations. Il n'avait aucun respect pour le corps d'une femme. Il disait que la femme devait servir et assouvir les besoins de l'homme.
Il m'a emmené dans sa voiture, pour me faire entrer dans une chambre de motel miteux situé à l'arrière de l'immeuble au 2e étage. Il me tirait dans les marches pour me faire monter et j'en ratai quelques unes. Lorsque la porte de la chambre s'ouvrit, il me poussa sur le lit et m'arracha mes vêtements. Je criais et je me débattais. Pour me faire taire, il me donna un coup de poing au visage et me prit par les cheveux. Le goût du sang se répandit dans ma bouche, ma lèvre s'était fendue sous la force du coup. Il me retourna pour que je sois à 4 pattes sur le lit et j'entendis le zipper de son jeans. Il rattrapa mes cheveux et tira très fort.
-Jolie Bella, ne dis plus un mot, laisse-moi te baisé…
Il approcha son sexe de mon visage.
-Maintenant sois gentille jolie Bella et termine la merveilleuse pipe que tu avais commencé à me faire.
Il entra son sexe de force dans ma bouche jusqu'au fond de ma gorge. Et là je fis ce qui le refroidirait. Je l'ai mordue. J'ai été idiote de croire qu'il me laisserait m'en aller après ça. Il se mit dans une colère épouvantable. Il me frappa au visage une autre fois.
-Tu ne me veux pas dans ta bouche, jolie Bella ?? Tu ne veux pas me faire ce que je te demande. Alors, je prendrai tout ce que je veux de ton petit cul.
Il retourna derrière moi et s'installa à genoux sur le lit entre mes fesses. Je pouvais sentir son sexe excité se frotter entre mes fesses. Lorsqu'il entra en moi, je pliai en deux. La douleur était tellement forte. James lui n'était pas content que je sois tombée sur le lit.
- Non, non, non, je n'ai pas fini avec toi jolie Bella. Relève-moi ce beau petit cul.
Je m'exécutai, j'avais juste hâte que ça finisse.
-Si j'avais su que tu étais si bonne, si serrée, je t'aurais pris bien avant.
Il entrait en moi en s'agrippant à mes fesses, d'une force inexplicable. J'allais surement avoir des ecchymoses partout. Ma vie n'estqu'un éternel enfer. Il y atoujours quelqu'un pour me faire replongerpsychologiquement et physiquement toutes les horreurs que j'avais vécu dans mon enfance et mon adolescence. Ça ne finirait donc jamais.
Il finit par éjaculer et retirer. Il me jeta mes vêtements.
-Tu peux disposée jolie Bella. J'ai terminé.
Je pris mes vêtements et partit en vitesse. Je m'habillais sur le balcon et parti en trombe dans les escaliers. Je courrais les yeux embrouillés de larmes et je ne vis que les phares de la voiture qui me percuta de plein fouet.
Là les filles, on est de retour au premier paragraphe du chapitre 1.
Je suis Isabella Marie Swan. J'ai 21 ans.
Je ne sais pas où je suis, j'entends des bruits, des bourdonnements, mais je suis incapable d'ouvrir les yeux et j'ai l'impression que je suis immobilisée par quelque chose de lourd. Tout ce que je suis capable de faire c'est d'essayer de comprendre, alors, je vais partir du début, de ce que je sais et de ce que je suis certaine. Ça me ramènera peut-être à aujourd'hui…
Je ne suis pas capable de bouger. Je sens qu'il y a des gens qui s'affairent autour de moi et ils parlent vite en disant plein de mots que je ne comprends pas.
-Jeune femme d'environ 20 ans. A été percutée par une voiture dans lestationnement d'un motel pas loin d'ici. Nous avons immobilisés ses cervicales et sa jambe droite. Saturation à 94. Tension artérielle élevée. Elle était inconsciente lors de notre arrivée.
Une voix demanda.
-Elle a des papiers d'identités sur elle ? Je devrais contacter sa famille.
L'homme répondit.
-Son sac à main. Le voilà. Et faites-lui un HCG, lorsqu'elle est revenue à elle quelques instant elle a dit : mon bébé, mon bébé.
La voix féminine a répondu.
-Ok, merci. On la transporte en salle de trauma1.
Je sentis qu'on me déplaçait et ensuite on prit mon bras pour faire probablement un test sanguin. Il fallait que j'ouvre les yeux, que je leur dise.
-bé.. bé… Charles.. bé… bé..
La voix féminine me répondit doucement.
-Ça va aller mademoiselle, restée avec nous. Vous vous êtes fait renversée par une voiture. On s'occupe de vous. Détendez-vous.
-Charles…
Une autre personne entra dans la pièce.
-Maria, son nom est Isabella Swan, elle a 21 ans. Je viens d'appeler la personne en urgence dans son dossier : Charles Smith. Il est en Californie. Il prend lepremier avion disponible. Le docteur Cullen s'en vient.
La douce voix de Maria répondit.
-Merci. Tu peux envoyer le tube de sang au labo STAT ? Isabella, restez avec moi. Est-ce que vous pouvez ouvrir les yeux ?
J'ouvris doucement les yeux une fraction de seconde.
-C'est bien, vous pouvez serrer ma main ??
Je serrai sa main.
-Ok. Je ne vous quitte pas, le médecin s'en vient. Je vais vous mettre sous perfusion.
Une porte s'ouvrit.
-Alors, Maria qu'est-ce que nous avons ?
-Isabella Swan, 21 ans, a été percutée par une voiture dans un stationnement. Cervicales et jambe droite stabilisées, hématome derrière l'oreille droite, beaucoup d'ecchymoses et de sang sur son visage. Elle a ouvert les yeux et serré ma main quand je lui ai demandé. Je lui ai fait un HCG STAT. Elle a dit bébéplusieurs fois. Je l'ai mis sous perfusion, il faudrait lui donner un antidouleur.
D'autres personnes étaient entrées dans la pièce pendant que Maria faisait un résumé au médecin. Il fallait que je me concentre, je ne voulais pas hurler de douleur. Ma jambe me faisait mal, j'étais certaine qu'elle était cassée. J'avais une migraine affreuse et je voulais juste dormir pour oublier le mal et l'horreur que je venais de vivre.
-Maria, vous voulez bien m'aider à lui enlever ses vêtements, on va lui faire passer une chemise d'hôpital.
-Bien sur Carlisle.
Je sentis les douces mains de Maria essayé d'enlever mon jeans. Lorsqu'elle défit le bouton, je pris panique.
-NOOOON !! NE ME TOUCHEZ PAS !!! En mettant mes mains sur mes jeans pour les retenir.
-Isabella, ça va aller. Je veux seulement vous mettre une chemise d'hôpital. Ça va aller, je ne vous ferai pas de mal.
-NON, JE …. NON…. NE ME …TOUCHEZ PAS….
Je tremblais et pleurais. J'étais épuisée, je ne voulais pas qu'ils voient l'état de mes hanches et surtout pas l'état de mes fesses. Elles me faisaient tellement mal. C'était chaud et humide, ça brûlait…
-Isabella, je vais faire sortir tout le monde et je vais vous aider, me dit-elle doucement.
…
C'est le médecin qui reprit la parole.
-Mademoiselle, nous voulons vous examiner pour vérifier si vous souffrez d'une blessure importante et s'il faut faire une intervention. Nous vous laissons avec Maria et je reviendrai vous examiner.
Une personne entra en coup de vent dans la pièce.
-HCG positif, probablement fin du 1er trimestre.
-Ok, faites bipper le docteur Montgomery. On va vraiment avoir besoin de son aide, dit le Dr Cullen.
Je me tournai vers Maria. Je commençais à revenir à moi, à prendre conscience de ce qui m'était arrivée et où je me trouvais.
-Je ne veux pas enlever mon pantalon.
-Je suis désolée, mais il faut vous examiner. Vous voulez bien me dire pourquoi. ?
-Non. C'est trop humiliant. Et je fondis en larmes.
-J'aimerais bien savoir pourquoi. Je ne porterai aucun jugement. Et plus on peut vous examiner rapidement, plus on peut être certain que votre bébé va bien et qu'il n'est pas en danger.
J'allais me débarrasser de mon bébé demain et eux ils veulent le sauver à tout prix.
-Isabella ?
Je levai les yeux. Une femme avec un sarrau blanc se tenait devant moi.
-Vous voulez bien qu'on s'occupe de vous et de votre bébé ?
Je hochai la tête. Mon bébé ???
-Je suis Addison Montgomery, la gynéco de cet hôpital, je suis là pour vous aider. Maria va nous aider, c'est d'accord.
Il le fallait. Bella, il faut que tu enlèves ce foutu jeans.
Je hochai la tête.
Maria s'avança doucement.
-Je vais prendre les ciseaux et couper le long de chaque jambe. De cette manière, je ne ferai pas mal à votre jambe droite qui doit être cassée. L'orthopédiste ne devrait pas tarder à vous examiner. On ne pourra pas faire de rayons-X, c'est contre indiqué lorsqu'on est enceinte.
-Ok.
Elle prit les ciseaux et coupa mes jeans. Lorsqu'elle les ouvrit, à la taille, elle eut un regard vers la gynéco.
-Isabella, il y a beaucoup de sang. Il va falloir que je vous fasse une échographie tout de suite. J'ai bien peur que vous êtes en train de perdre votre bébé, me dit la gynéco.
Je perdais mon bébé. Et depuis quand je l'appelais MON bébé ?? J'éclatai en sanglot. Je voulais mourir avec mon bébé. Il n'y avait plus aucun espoir pour que j'aie un jour une vie normale.
-Nous allons nettoyer le sang Maria et moi.
Elle se mit à nettoyer mon intimité. Elle leva les yeux vers moi à plusieurs reprises.
-Isabella, ce n'est pas votre utérus qui saigne, c'est votre anus. Vous avez une déchirure du sphincter anal qui s'étend vers votre périnée. Est-ce que vous voulez bien me dire ce qui vous est arrivée s'il vous-plaît ? Qui vous a mise dans un état pareil ?
Ella avait compris. Sans que je ne donne aucune information, elle avait compris.
-NON, criais-je. JE NE VEUX PAS, JE NE PEUX PAS. CHARLES, JE VEUX CHARLES.
-Je ne vous laisse pas le choix Mademoiselle Swan. Il va falloir qu'on vous fasse beaucoup de points de suture. Je vais appeler le chirurgien, pour qu'il vérifie. Maria mettez-lui une chemise d'hôpital, je reviens avec Carlisle pour qu'on discute.
Quelques minutes plus tard, après que la très attentionnée Maria m'est enfilée une horrible chemise d'hôpital, je me retrouvai face au Dr Cullen.
-Isabella, nous allons quand même vous faire passer une radiographie. Habituellement lors d'une grossesse nous nous abstenons sauf en cas d'urgence. Vous devez souffrir le martyre ma pauvre enfant. L'orthopédiste est débordé en salle d'opération, je lui apporterai vos radios. Je vais augmenter votre dose d'antidouleur. Je sais que ce ne sera pas facile, mais essayez de vous reposer. Maria tu peux donner une double dose, elle est en choc post-traumatique, il faut qu'elle se calme.
Après que Maria eût donné la dose dans la poche de la perfusion, tout devint noir.
Vendredi 19 décembre 01h15
Lorsque je me réveillai, j'étais dans un bloc opératoire. Je clignai des yeux plusieurs fois et je vis Maria assise près de moi qui surveillait des moniteurs, dont un qui faisait un bruit répété et très rapide. Maria me sourit.
-Isabella, vous êtes en salle d'opération. Nous vous avons faitune radio de votre jambe et le Dr Cullen viendra réparer la fracture tibia péroné lorsqu'il aura terminé dans l'autre salle. Il devra utiliser des plaques de métal qu'il fixera à l'aide de vis. La fracture est trop importante pour ne mettre qu'un plâtre. Ne vous inquiétez pas le Dr Cullen fait des miracles avec ses mains.
Je hochai la tête.
-Le même Dr Cullen sur qui j'ai crié tout à l'heure ?
-Non. Son fils en fait. Ne vous inquiétez pas Carlisle ne sera pas vexé, ria-t-elle.
-Le Dr Montgomery a fait une échographie et votre bébé va très bien. Écoutez, c'est son cœur. Il est très bien accroché ce petit ange.
Un sanglot m'échappa.
-Charles… Est-ce qu'il...
-Non, pas encore. C'est votre conjoint, le père de votre bébé ??
Un autre sanglot. Et je fis non de la tête.
-J'avais… rendez-vous… demain… clinique… avortement…
-Oh chérie… je suis désolée. Addison s'en vient, vous voulez qu'on lui en parle ??
-Oui… non… je ne sais plus…
Elle sourit. –Je crois que ça peut attendre à demain non ?
-Oui.
Le chirurgien entra avec le Dr Montgomery. Il m'expliqua qu'il allait faire une sphinctéroplastie. Ce qui veut dire qu'il vont reconstruire mon sphincter anal au lieu de faire seulement des points de suture qui pourrait ne pas être suffisant et causer l'incontinence à plus long terme. Le Dr Cullen père lui, fera des sutures sur mon visage, mon bras et mes hanches. Le Dr Cullen fils toujours dans l'autre salle arrivera en dernier. Maria a été attitrée à moi jusqu'à ma sortie du bloc opératoire.
La Dr Montgomery s'approcha de moi.
-Isabella, avec la chirurgie reconstructive que vous allez subir, on se verra être dans l'obligation de vous faire une césarienne à 38 semaines de grossesse. La chirurgie sera trop récente pour tenter un accouchement vaginal, sa risquerait de faire relâcher le périnée.
Je sentis le regard de Maria sur moi. Les larmes coulaient sur mes joues. Maria caressa mes cheveux tendrement. Je levai les yeux vers la jeune médecin.
-Je devais subir un… avortement… demain à la clinique.
-Oh, je suis désolée.
-Non, ne le soyez pas. Je… ne sais plus… Maria a dit qu'il était très bien accroché et son cœur… il bat… c'est la première fois… que… je l'entends.
C'était d'un seul coup devenu réel. Il y avait un petit être qui s'accrochait dans mon ventre. Même après ce que je venais de subir, il était resté là… pour moi… Était-il là pour moi ? Pour donner un sens à ma vie ??
-On en reparlera demain toutes les deux. Votre bébé va bien. Alors vous pouvez toujours changez d'idée. Sinon, je procéderai à l'avortement ici demain. Ne vous en faites pas.
Je hochai la tête. Un autre médecin entra dans le bloc et il m'expliqua qu'il allait me faire une péridurale. Je serai gelée de la taille jusqu'aux orteils. Tous les médecins pourront faire leur travail, la gynéco sera là pour surveiller le bébé et Maria elle sera là pour moi.
Encore une fois, la porte s'ouvrit. C'est fou comme il peut y avoir du mouvement dans un hôpital.
La petite voix dit : Charles Smith est là pour mademoiselle Swan, je peux le faire entrer ?
Voilà !
J'espère que je ne vous ai pas donnée trop de détail sur la blessure physique de Bella du à son viol par James ???
Pour celles qui se le demande, je n'ai pas sorti la conséquence physique de cette histoire de viol morbide de mon imagination. J'ai travaillé à l'urgence d'un hôpital au département des archives et j'ai dû taper ce que le chirurgien avait dicté d'une telle intervention pour la mettre au dossier. Je vous ai même passé certains détails.
Prochain chapitre, vous l'aurez devinez. Le Dr Cullen fils entrera dans le bloc opératoire pour opérer la jeune fille de 21 ans enceinte. Va-t-il reconnaître Isabella ? Elle n'est pas sous anesthésie générale mais sous péridurale, ce qui veut dire qu'elle est consciente....
N'oubliez pas Charles, y aura-t-il une confrontation Charles/Edward ???? Suspense.
J'ai plusieurs idées et je ne me fixe pas sur leurs réactions. Je ne sais pas si je ferai un point de vue d'Edward. Mais ce dont je suis certaine c'est que Edward a rencontré la femme de sa vie. Il est éperduement amoureux fou d'elle. Comment fera-t-il pour l'emmener vers lui. Edward est plus vieux qu'elle de plusieurs années, vous verrez au prochain chapitre.
J'ai hâte d'avoir vos impressions.
A +
isasoleil
