Chapitre très long j'ai bien failli le couper en deux, mais je me suis dit que ça pourrait être agréable de vous faire passer un très bon et long moment avec Edward. Et oui, point de vue d'Edward très long.
Je n'ai pas eu le temps pour les reviews, je voulais terminer mon chapitre en premier, par contre je les ai toutes lus.
MERCI MERCI MERCI.
A+
isasoleil
Chapitre 9 : Survivre
BELLA point de vue
Vendredi 19 décembre 01h45
-Bella, Bella.
Charles était entré dans la salle du bloc opératoire. Il était vêtu du même uniforme que le personnel de l'hôpital. Il s'approcha de moi et il déposa un baiser sur mon front et je sentis une larme tomber sur ma joue. Il pleurait.
-Charles… sanglotai-je.
-Chuut, c'est fini.
-C'est James… c'est lui… il…
Et je repartis dans une crise de larme.
-Chuut, ne dit rien, on reparlera de ça demain. Tu dois garder tes forces pour l'intervention mais surtout pour le bébé.
Maria mit sa main sur mon bras.
-Isabella, il a raison, tu dois te calmer. La péridurale est presque complète, le chirurgien va débuter dans quelques minutes.
-Ok Maria. Charles, le bébé… je ne suis plus certaine… je veux… je veux le garder.
-Tout ce que tu veux Bella. Je serai dans ta chambre quand tu y reviendras. Tu m'as fait une de ces peurs. Je t'aime. À tantôt.
-Merci d'être venu Charles, ça n'a pas du être facile de partir aussi vite. Je t'aime aussi. À tantôt.
Il redéposa un baiser sur mon front et quitta la salle d'opération.
03h00
Le chirurgien a fait la shinctéroplastie, pendant que le Dr Cullen père me faisait des sutures sur mon visage, mon bras et mes hanches. Des ecchymoses en forme de mains avec les doigts étaient marquées sur ma peau. J'avais honte. J'avais mal. J'étais complètement perdue. J'avais eu plusieurs crises de larmes. Maria étant impuissante, était même allée chercher Charles une fois parce que c'est la seule chose que je criais. Il a réussit à me calmer, à m'apaiser.
J'aurais voulu être inconsciente durant l'opération. Ça m'aurait évité de penser, de me faire des scénarios. Quand ceux-ci étaient faits de beaux rêves, je flottais. Mais quand ils étaient faits de cauchemars, je devenais complètement hystérique. La seule chose qui me calmait c'était d'entendre le moniteur cardiaque de mon bébé. MON bébé. Un déclic s'était fait en moi et je ne savais pas trop si c'était une bonne chose. J'avais envie de ce bébé. J'avais envie de croire en quelque chose. Faute de croire en quelqu'un.
En plus j'avais ruiné mes chances avec Edward. Il ne voudrait plus de moi. Pas dans cet état. Je n'arrêtais pas de penser que je n'aurais jamais vécu cette horreur si j'étais restée avec lui dans la chambre d'hôtel comme il me l'avait demandé, presque supplié. Que si j'étais restée avec lui dans ce lit après cette étreinte si merveilleuse, il y aurait eu un autre rendez-vous. Il me restait toujours la librairie le dimanche à 12h30… Je n'étais pas certaine.
Je m'étais assoupi durant l'intervention. Ce sont les changements de draps et de champs opératoires qui m'ont sorti du sommeil. Maria était toujours à côté de moi. Elle me sourit.
-Hey, tu as dormi un peu.
-Ouais.
-L'intervention s'est très bien déroulée. Le chirurgien passera te voir demain pour t'expliquer les étapes de ta convalescence.
-Ok et ma jambe ? c'est terminé ?
-Non, Carlisle est allé en salle de repos, réveiller le maître des os. Le pauvre il n'a pas dormi beaucoup cette nuit. Il a eu plusieurs urgences.
-Et euh… le … mon bébé ?
Elle sourit.
-Regarde, il va très bien. Son petit cœur est en pleine forme. Addison te fera une autre échographie demain, tu pourras le voir sur l'écran cette fois là !!!
- Oh, soufflai-je.
Le Dr Cullen père était de retour et il s'approcha de moi.
-Bien mademoiselle Swan. C'est bien que vous soyez réveillée, mon fils aime rencontrer les gens avant de les opérer. Il sera ravi de s'entretenir avec vous quelques instants. Il est presque prêt.
-Merci.
03h15
Je fermai les yeux en attendant le fameux Dr Cullen. Je ne pouvais pas voir la porte de la salle d'opération de l'endroit où j'étais. Je pris plusieurs respirations et j'écoutais le battement du cœur de mon bébé. C'était une douce mélodie à mes oreilles. La porte s'ouvrit pour laisser entrer celui qui était tant attendu. Je me figeai à l'odeur qui accompagna l'entrée dudit médecin. J'aurais reconnu cette odeur à des km. C'était LUI. Incroyable. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Pourquoi, il était toujours mit sur ma route ?
Maria s'aperçue de mon changement. Mon cœur avait fait une montée vertigineuse sur sa machine et j'hyperventilai lorsque j'entendis SA voix.
-Bon matin tout le monde. Alors, mon père m'a dit que la demoiselle est réveillée ?
Maria lui répondit, elle avait un sourire taquin sur les lèvres.
-Oui Edward, tu dois être content, elle est réveillée.
Je croisai les yeux de Maria qui vit que je paniquais. Elle caressa mes cheveux.
-Isabella, ça ne vas pas ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as mal ? N'aie pas peur, il est charmant tu vas voir.
Je fis non de la tête et des larmes silencieuses tombèrent de mes yeux. Je savais très bien qu'il était charmant.
-Maria, tu peux me donner son dossier s'il-te-plaît ? demanda-t-il en s'approchant de ma jambe.
-Oui, le voilà, le fichier des radiographie est déjà ouvert sur l'ordinateur, lui dit-elle tout en s'activant à faire le tour des appareils reliés à mon corps.
-Merci.
Sa voix était sérieuse, il était concentré. Je ne le voyais pas, mais je pouvais sentir la chaleur de son corps près de ma jambe. J'entendis les feuilles de mon dossier tourner et je sentis une petite pression sur ma jambe, comme un l'effleurement. Il posait des questions et Maria répondait.
-La péridurale est toujours maintenue ?
-Oui, c'est ok.
-Le bébé, il va bien ?
-On ne peut mieux.
-Vous avez bougé sa jambe ?
-Non. C'est Carlisle qui l'a stabilisé lorsqu'on est arrivée ici. Tu penses vouloir une autre radio ?
-Non, c'est bon Maria, merci. Je vais plutôt me présenter à la demoiselle.
Il se déplaça autour de la table, il prit le banc à roulettes et se fit glisser à ma rencontre.
-Bon matin mademoiselle, je suis Edward Cullen, c'est moi qui….
Un sanglot m'échappa lorsque nos yeux se rencontrèrent.
Il se figea. Seulement ses yeux étaient visibles à cause du chapeau et du masque de chirurgie. Ses yeux verts océans, encore plus beaux que dans mes souvenirs, me scrutaient un moment et je les vis s'affoler à la recherche de quelque chose.
-Maria, son nom s'il-te-plaît ?
-Edward, ça va ?
-Oui, son nom s'il-te-plaît Maria ?
-Isabella Swan, mais elle préfère Bella, juste Bella.
Il baissa son masque de chirurgie et il me fit le plus merveilleux des sourires dont il était le seul à avoir le secret. Il prit ma main dans la sienne entrecroisa nos doigts, il approcha son visage et déposa un baiser dans mes cheveux en inspirant très fort.
-Si j'avais su que c'était toi… je n'aurais pas perdu mon temps à faire la sieste. Tu m'as tellement manqué Bella. Une minute je pensais que je rêvais. Excuse-moi d'être en retard.
Je serrai sa main.
-Non, c'est moi… qui suis… en avance, dis-je à travers mes larmes.
Il rit.
-Peu importe, je ne quitterai plus maintenant.
-Edward… je… bébé… j'aurais… dû… te… le… dire…la … dernière fois. Je… suis… désolée… dis-je en sanglotant.
-Chuut, c'est ok, souffla-t-il doucement.
-J'aurais du rester… pardonne-moi... d'être partie… je…
-C'est ok. Calme-toi. Je t'ai déjà pardonné. L'important c'est qu'on se soit retrouvé à nouveau. Je suis là. Ça va aller.
Sa voix était tellement apaisante, tellement réconfortante, je l'aurais écouté durant des heures.
-Edward, il se passe quoi là ? vous vous connaissez ? demanda Maria.
-Maria, c'est Bella, dit-il en levant un sourcil.
-Vraiment ! s'exclama-t-elle.
-Vraiment.
-Donc, tu es la Bella d'Edward. Je suis vraiment enchantée de rencontrer la fille qui a fait perdre la tête de notre cher célibataire endurci. Toutes mes félicitations. Maintenant qu'il peut tout savoir sur toi, il n'aura plus besoin de passer tous ses dimanches à la librairie.
J'écarquillai les yeux et me tournai vers Edward. LA Bella d'Edward. Et il passait TOUS ses dimanches à la librairie ?
-Je plaide coupable. Je n'ai rien à dire pour ma défense. Maria tu veux bien appeler Jasper, je ne crois pas que je pourrai faire l'intervention seul.
-Oui, aucun problème je vous laisse. Bella ? ca ira ?
Je hochai la tête une nouvelle fois. À croire que je ne savais faire que ça.
Je sentis Edward presser ses lèvres sur mon visage. Sur mes joues, mon front, mon nez pour finalement se poser sur mes lèvres doucement et chastement. Il caressait mes cheveux. C'était tellement bon. Pourquoi est-ce que j'avais repoussé cet homme ? Je ne lui avais laissé aucune chance de faire ses preuves.
-C'est mon bébé ? demanda-t-il en plongeant ses yeux dans les miens.
-Oui, je suis désolée Edward.
-Arrête d'être désolée pour tout ce qui arrive. Tu n'as pas à te mettre le poids du monde sur les épaules. C'est bien trop lourd à porter.
-Je ne veux pas que tu penses que j'ai fait exprès.
-Bella, je ne pense pas ça et je ne penserai jamais ça de toi. Je te rappelle que c'est moi l'irresponsable qui n'a pas mit de préservatif, dit-il en souriant.
Je ris. Ce mec est tellement beau. Même dans cette couleur horrible qu'est l'uniforme du bloc opératoire, il resplendit.
-Il ne peut plus rien t'arriver maintenant. Je suis là, je vais m'occuper de toi, je vais m'occuper de vous deux. Rendors-toi, il faut que tu te reposes.
-Non, je ne veux pas m'endormir.
-Je ne serai pas loin quand tu vas te réveiller. Ma garde se termine à 8h00. Et je dois réparer ta merveilleuse jambe si je veux pouvoir te faire danser au mariage de mon frère cet été.
-Cet été ?
-Oui cet été. Je te l'ai dit je ne te quitterai plus. Dors maintenant, j'en ai pour tout près de 2 heures. Jasper va venir m'aider. Tu as eu de la chance que ce soit lui qui soit de garde cette nuit. Il est très minutieux et il a dit qu'il avait fait la meilleure chirurgie reconstructive de sa carrière.
-Edward, je… tu…
-Chut… ça va aller.
-Tu sais pourquoi… je suis ici ?
-Oui, ne t'en fait pas pour ça. Ça ne change rien pour moi. Je ne partirai pas en courant, je te le promets. On en reparlera plus tard. Jasper va bientôt arriver. Ferme tes yeux mon amour.
Il sourit, caressa ma joue et posa ses lèvres sur les miennes délicatement. Il était doux, tendre, affectueux. Personne n'avait eu un tel comportement avec moi. Même lors de nos rencontres, il avait été plus passionné, plus audacieux. Mais là c'était différent. Comme si j'étais un objet précieux et délicat qu'il faut manipuler avec soins pour ne pas qu'il se brise. Et c'est comme ça que je me sentais, comme si je pouvais éclater en mille morceaux d'un instant à l'autre. Et je tombai dans le sommeil.
EDWARD Point de vue
03h30
J'étais figé devant le visage endormi de Bella. J'entendais seulement le bruit du cœur de mon bébé que m'envoyais le moniteur. Mon bébé, Ma Bella, c'était trop beau pour être vrai. Est-ce que c'était vraiment en train de m'arriver, à moi, Edward Cullen ? Le mec célibataire depuis tellement longtemps que je ne me souviens plus du vrai compte. Les filles se retournaient toutes à mon passage et ça me rendait vraiment mal à l'aise. J'avais pris conscience du regard que portaient les femmes sur moi à l'âge de 17 ans. J'aurais pu avoir tellement plus d'occasion de tirer mon coup que je l'ai fait en réalité. Ça ne manquait jamais à toutes les fois où je sortais en boîte, je passais la soirée à m'emmerder à discuter avec des filles insignifiantes sans conversations. Je suis intellectuel, pas artificiel et c'est une chance pour moi, sinon j'aurais vite fait de devenir le pire des coureurs de jupons.
Devant moi, dormait la femme de ma vie. Celle qui me hantait depuis maintenant 2 mois. Elle était belle, vraiment belle, sans artifice et c'est ça qui faisait son charme. J'avais la gorge nouée qui me faisait mal à force de retenir mes larmes, qui se seraient transformés en sanglots déchirants tellement j'avais mal pour elle. J'avais mal de savoir que cette merveilleuse femme venait de subir la pire des humiliations avec une brute sans scrupule.
Maria entra dans la chambre. Elle posa une main apaisante sur mon épaule. Maria était une personne vraie. Je la connaissais depuis le lycée, on est devenu amis naturellement sans s'en être rendu compte. C'était ma confidente en ce qui concernait les filles et elle m'a beaucoup aidé à accepter ma gueule d'ange comme elle se plaît à me dire.
-Edward ? Ça va ?
-Oui, enfin je crois, répondis-je en essuyant une larme sur ma joue.
-Jasper, s'en vient. Il sera là dans quelques minutes. Tu vas y arriver Edward. Tu en as vu d'autres.
-Merci Maria. J'ai les mains qui tremblent, j'ai la tête qui me tourne et j'ai juste le goût de frapper pour essayer de faire sortir toute la rage qui me pousse par en dedans, dis-je les dents serrés.
-Je suis désolée Edward. Elle a vécu une chose horriblement affreuse et j'ai peur que ça ait des répercussions importantes. Autant face à elle que face à toi. Est-ce que tu es sur de toi ? Tu l'aimes vraiment ? Et si elle ne t'aime pas ?
-Je n'ai jamais été aussi sur de mes sentiments face à une femme de toute ma vie. Tu sais très bien que je ne suis pas un coureur de jupons, que j'ai besoin de plus. C'est tellement fort, ça ne peut être que réciproque Maria, je veux le croire.
-Je le sais très bien. Mais… elle est enceinte Edward, tu te voies avec l'enfant d'un autre mec sur les bras ?
Je souris.
-Maria, c'est mon bébé.
-Tu veux rire. Bella est enceinte de toi !!! Alors, l'autre, Charles, c'est qui ??
-Aucune idée. Il est encore ici tu penses ?
-Oui, dans sa chambre, il l'attend il lui a promis et…
-Et quoi ?
-Quand ils se sont quittés tout à l'heure, ils se sont dit : Je t'aime…
Je ne répondis rien. Elle ne pouvait pas aimer un autre que moi. Nous étions tellement faits l'un pour l'autre. Je ne pouvais pas y croire. Il était surement une personne importante dans sa vie, mais quelle place avait-il ? Jasper entra dans la salle avec l'anesthésiste qui vérifia la péridurale. Il lui donna un autre calmant, qui la ferait surement dormir jusqu'au matin et il s'en alla après m'avoir souhaité bonne chance pour l'intervention.
-Hey vieux, ça va ? Il y a un problème avec la patiente ?
-Non mec, pas de problème médical….
-Pourquoi tu as besoin de moi ? À part la fois où je t'ai assisté lorsqu'Emmet s'est fait une double fracture ouverte du tibia, je ne vois pas en quoi je peux t'aider.
-En fait, Jasper, j'ai besoin du même genre d'aide que cette fois-là…
-Quoi, tu connais la patiente ?
-Comment tu sais que je la connais ?
-Parce que c'est seulement ma présence et la musique classique qui ont réussi à te calmer pour faire l'intervention sur Emmet. Tu étais trop nerveux parce que c'était ton frère et tu voulais un soutien moral non ?
-Ouais, je suis si prévisible ?
-Tu veux vraiment savoir ? Dis-moi plutôt qui c'est ?
-C'est Bella. C'est la femme de ma vie.
-Waouh... qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Edward Cullen.
J'entendis Maria étouffer un rire.
-Ne te moque pas de moi ?
Nous nous dirigeâmes vers le grand lavabo pour aseptiser nos mains.
-C'est bon je t'écoute.
-Je l'ai rencontré chez Victoria où Kate travaillait il y a environ 2 mois ?
-Tu fréquentes ce genre d'endroit ? Edward, je suis sous le choc… tu t'es dévergondé et tu ne m'en as même pas parlé. Dis-moi c'était comment ?
-Non et arrêtes espèce de pervers. Tu veux bien me laisser parler.
Il hocha la tête en souriant.
-Je suis allé voir Kate pour lui dire que j'étais revenu d'Afrique et savoir si elle était toujours en rémission. J'avais simplement laissé un message pour dire à quelle heure je serais là. Quand je suis arrivée, il n'y avait personne à la réception, donc je suis monté directement à la chambre de Kate.
-Et …
-C'est Bella qui a ouvert la porte. Jasper, je pensais que j'étais au paradis. Elle se tenait là devant moi en peignoir de satin bleu nuit qui laissait apparaître la naissance des seins qui eux étaient recouverts d'un soutien-gorge également bleu nuit en dentelle qui contrastait merveilleusement avec la couleur laiteuse de sa peau.
-Tu as fait quoi ? Tu lui as récité la scène du balcon de Roméo ? ria-t-il. Parce qu'avoue mec que ça te colle très bien en grand romantique que tu es.
-Idiot. Non. En fait… euh… Je lui ai sauté dessus et je l'ai baisé debout contre le mur de la chambre. Ensuite je l'ai mise dans son lit et je suis parti.
-QUOI ???
-Pas si fort. Tu veux alerter tout l'hôpital ? Tiens, lui dis-je en lui tendant la serviette pour qu'il sèche ses mains.
-Edward avoue que c'est surprenant. À 29 ans, tu es toujours célibataire même si tu fais tourner la tête de toutes les filles que tu croises. En plus, tu n'as jamais couché ave une fille le premier soir et le plus malheureux de tout, tu n'as jamais eu de one-night-stand. Et là tu veux me faire avaler que tu as baisé une…
-Ne dis pas ce mot là. Tu ne la connais pas. C'est facile pour toi, tu as rencontré la femme de ta vie au lycée en la personne de ma sœur alors, pour les one-night-stand on repassera.
Jasper ne parlait plus, il était perdu dans ses pensées et je le laissai digérer ce que je venais de lui dire.
-N'empêche que j'ai eu le temps de m'amuser une peu et faire des expériences avant de me marier avec ta sœur. Je te rappelle qu'on n'a pas commencé à sortir ensemble au lycée mais à la fac pendant nos études de médecine. Tu ne te souviens pas de toutes les conquêtes que j'ai ramenées au dortoir... Je pensais que tu t'en souviendrais à force de t'avoir rincé l'œil, finit-il en riant.
Je le regardai en secouant le tête un sourire au lèvres.
Nous étions maintenant au-dessus de la jambe de Bella et on s'apprêtait à commencer. Maria était toujours avec nous. Elle veillait sur Bella et mon bébé en vérifiant les moniteurs et en prenant ses signes vitaux à toutes les 15 minutes. J'étais concentré sur la coupure que je venais de faire et je plaçai les écarteurs pour dégager la peau et atteindre les os fracturés.
Jasper venait de partir la musique classique. Même s'il était un peu idiot dans son genre, il était mon meilleur ami et j'étais bien content qu'il soit à mes côtés en ce moment. Il me connaît autant que je le connais et vise versa. Il va revenir à lui dans quelques secondes.
-Ok. Tu as vraiment fait ça ?
-Oui et ce n'est pas le pire. Elle m'a complètement fait perdre la tête. Je n'ai pas mis de préservatif et je l'ai embrassé sans gêne.
-Wow, ça devait être chaud.
-Jasper soit sérieux un peu, on dirait que je discute avec Emmet.
-Excuse-moi, mais Alice est partie depuis 2 semaines à New York pour son prochain défilé et je suis en manque.
-Pauvre petit Jasper, ricanai-je.
-Pour le baiser je ne vois pas où est le problème ?
-Elle n'avait pas le droit d'embrasser les … clients … sur la bouche. Et le préservatif, j'ai été idiot. J'aurais pu lui refiler quelque chose, bien que ce fût quasi impossible avec tous les tests à mon retour d'Afrique. Elle était furieuse quand on s'est revu 2 semaines plus tard.
Il me passa les plaques de métal que je mis en place sur les os. J'ai été agréablement surpris de constater que les os n'étaient tout de même pas trop amochés. Peut-être que ça facilitera la rééducation. Jasper me tendait les vis ainsi que la perceuse et Maria m'épongeais un peu. J'étais vraiment nerveux. Je ne voulais pas faire d'erreurs et c'est pourquoi j'étais bien content d'être en pleine nuit avec un bloc désert et les 2 personnes les plus professionnelles que je connaissais, après mon père, à mes côtés pour me soutenir.
-Vous vous êtes revus ? C'est Alice qui va être contente de ne pas avoir été mise au courant. Maria tu savais ça toi ?
L'interpellée hocha la tête en souriant.
-Très drôle Jasper. En fait on s'est revu 3 fois. La première elle était en furie, elle m'a crié dessus pour ne pas avoir respecté les règles. La deuxième comme la première je l'ai supplié d'accepter un rendez-vous et cette fois elle m'a donné un trou dans son horaire. Mais quand j'y suis allé, elle ne travaillait plus chez Victoria. La troisième fois, elle a dit oui pour un café, mais elle m'a emmenée dans une chambre d'hôtel et on a fait l'amour passionnément. Je lui ai demandé de rester avant de m'endormir et elle est partie discrètement sans me réveiller en payant la chambre à la réception.
-Et tu comptes faire quoi maintenant Edward ? Je ne sais pas si tu le sais, mais elle est enceinte mon vieux, c'est pourquoi elle est sous péridurale.
-Je sais. Et tu crois qu'il est de qui ce bébé Jasper ?
-Non. De toi. Tu l'as mise enceinte ?
-Oui.
-Waouh, Alice va vraiment te tuer. Tu es certain que c'est toi le père de ce bébé ?
-Jasper. Je n'ai pas les détails, mais d'après les dates et l'échographie, tout coïncide. Et elle me l'a dit tout à l'heure quand je lui ai parlé.
-Fait gaffe mec. Je ne voudrais pas te ramasser à la petite cuillère, tu as l'air vraiment accroc.
-Merci.
Le reste de l'intervention s'est assez bien déroulé. Je devais rester concentré et Jasper le savait, il ne me parla que pour le travail. J'avais fixé une plaque sur chaque os avec 3 vis chacune et j'avais recousu sa peau délicate avec le plus de précision possible pour lui éviter une énorme cicatrice. J'étais assez satisfait du résultat, même Jasper m'avait félicité.
Après m'être assuré que Bella allait bien, je l'avais laissé au bon soin de Maria et m'étais dirigé vers la chambre de Bella. Il fallait que je m'entretienne avec Charles…
06h30
Je frappai doucement à la porte et entrai.
-Monsieur Smith, je suis Edward Cullen, je viens de terminer l'opération.
-Appelez-moi Charles. Merci. Elle va bien ?
-D'accord, si vous faites de même et qu'on laisse le vous pour passer au tu. Elle va très bien. Elle dort depuis plus de 3 heures. Les calmants font cet effet. Ils vont la transférer bientôt, l'anesthésiste lui enlève la péridurale.
-Ok. Merci Edward, d'avoir réparer sa jambe. J'ai déjà remercié le Dr Withlock pour son intervention.
-Oui Jasper a fait un bon travail d'après ses dires, je n'ai pas osé regarder le résultat. Sa convalescence ne sera pas facile en ce qui concerne mon intervention, ce sera très douloureux. Elle devra faire de la réadaptation physique durant plusieurs mois.
-Elle devra restée combien de temps ici ? demanda Charles.
-Pour sa jambe, elle en a pour 2 semaines ici. Elle sera plâtrée durant 6 semaines. Pour la rééducation, le plus tôt sera le mieux. C'est elle qui jugera si elle est assez forte pour débuter.
-Et le bébé ?
-Addison m'a affirmé qu'il se portait à merveille. Elle doit refaire une échographie aujourd'hui.
-Ouais, c'est juste bizarre, marmonna Charles.
-Qu'est-ce qui est bizarre ?
-Aujourd'hui, Bella devait se faire avorter dans une clinique. Je devais venir la chercher et rester avec elle ce week-end. Excuse-moi, je suis un peu perdu. Ça doit être la fatigue,
-Oh. Elle ne voulait pas du bébé ?
-Non, mais il semblerait qu'elle ait changé d'idée lorsqu'elle a entendu le cœur battre cette nuit.
-Alors, je suis content qu'elle l'ait entendu. Elle a déjà parlé de moi ?
-Pourquoi l'aurait-elle fait ?
-En fait, on s'est rencontré il y a 2 mois. Et on s'est vu à 3 reprises à la librairie près d'ici.
Il me regarda attentivement et soudain son visage s'éclaira.
-Edward, vous êtes l'ancien client de Kate ? dit-il en écarquillant les yeux.
-Oui. En fait Kate est ma cousine et j'y allais d'un point de vue médical seulement. Bref, pour faire une histoire courte, je reviens d'une mission humanitaire de 3 ans en Afrique et je ne savais pas que Kate s'était mariée. Je me suis retrouvée face à Bella et non à Kate ce soir là.
-C'est vrai, son cousin, excuse-moi. Bella est-ce qu'elle t'a vu ?
-Oui.
-Comment elle a réagit ?
-Elle a juste, pleurée, elle m'a dit pour le bébé. Mais le pire c'est qu'elle s'est excusée d'être dans cet état. Je l'ai seulement rassurée et je lui ai dit que je ne la quitterais plus. Je ne voulais pas qu'elle s'épuise à parler et surtout je ne voulais pas qu'elle se confonde en excuses. Elle n'est pas responsable que ce que ce salaud lui a fait.
-Oui, je suis d'accord ce James est vraiment le pire des connards.
-Tu sais qui lui a fait ça, criai-je.
-Oui, elle me l'a dit quand je l'ai vu à mon arrivée.
-Tu es resté là sans rien faire ? Je ne comprenais rien. Moi j'avais juste le goût de lui mettre une bonne raclée à ce connard. Et lui, il savait qui c'était et il restait là.
-Je lui ai promis d'être dans sa chambre quand elle y arriverait, alors je respecte ma promesse.
Je ne savais pas quoi lui dire. Il continua.
-Écoute, tu ne sais à peu près rien de Bella. Ce que tu risques de découvrir lui fera mal autant qu'à toi. Elle n'a jamais eu la vie facile. Elle émerge des profondeurs. Ça fait 3 ans que j'essaie de lui apporter ce dont elle a besoin. Je lui apporte le soutien que je peux lui apporter, mais surtout celui qu'elle veut bien recevoir. Elle a de la difficulté avec les gens qui veulent prendre soin d'elle, à accepter le bien, à prendre plaisir à recevoir. Elle pense toujours à tord qu'on lui veut du mal. Elle est devenue une personne importante dans ma vie. Elle est bien plus que la prostituée qu'elle croit qu'elle est, enfin qu'elle était. Elle est pleine de surprise. Elle a plein de talents cachés. C'est une excellente cuisinière et elle s'intéresse à tout ce qui touche la littérature. Elle est belle, intelligente, généreuse, elle sait être à l'écoute des autres et elle est très maternelle, chose qu'elle ne sait pas, qu'elle ne veut pas voir.
Je l'écoutais attentivement. J'avais une boule dans la gorge d'entendre une description de MA Bella par un homme qui avait le plaisir de la connaître depuis 3 ans. Il me regarda et continua.
-Mais elle ne fait que survivre, elle fait avec. Je croyais que sa grossesse lui permettrait de réaliser qu'elle était capable d'accomplir une chose merveilleuse, mais ça n'a pas l'air d'être le cas.
-Survivre ? Et pourquoi elle ne fait que survivre ?
-Oui Edward, elle survit. Elle a 21 ans et elle a le vécu d'une femme de 40 ans à force d'avoir surmonté des épreuves épouvantables. C'est tout ce qu'elle réussi à faire depuis maintenant 11 ans, survivre. J'espère sincèrement que c'est toi qu'elle attendait, que ce bébé soit un ange descendu du ciel dans sa vie et qu'elle le réalise, pour qu'enfin elle comprenne qu'elle n'est pas un objet sexuel, un robot qui n'a pas de sentiments, qui fait ce qu'on lui dicte de faire sans demander son reste. Alors s'il-te-plaît si tu ne peux pas agir en conséquences avec ce que tu lui dis, tu n'as rien à faire dans sa vie. Soigne sa jambe et tiens-toi en là, elle a eu assez de déceptions dans sa vie, ne l'achève pas.
Pour qui il me prenait. Je ne voulais pas jouer avec Bella. Je ne voulais pas l'utiliser.
-Je ne suis pas un connard de première. Je n'ai plus l'âge de prendre les sentiments que j'ai pour elle à la légère. J'ai 29 ans et je n'ai jamais eu de relation sérieuse de plus d'un mois. Depuis ce soir là, je ne dors plus, je ne mange plus, je passe TOUT mes dimanches à la librairie en l'attendant, en espérant la voir. J'ai l'impression de la connaître depuis toujours. C'est la femme de ma vie. Je n'ai jamais rien ressenti de tel avant. J'ai sans cesse le goût de la prendre dans mes bras, de sentir l'enivrante odeur de ses cheveux, de son cou, de me perdre dans ses yeux.
-Je veux bien te croire, tu as l'air d'un type bien. Je lui souhaite que tout ce que tu dis, et qu'elle sera d'accord avec ça. Ne la brusque pas, ne lui fait pas peur, ne lui fait pas croire n'importe quoi et ne lui fait aucune promesse que tu ne peux pas tenir.
-Mes intentions ne sont pas mauvaises. Je veux qu'elle me raconte tout ce qu'elle veut bien me raconter sur elle. C'est la fille la plus merveilleuse que j'ai jamais rencontré. Elle pourrait avoir tué quelqu'un que ça n'y changerait rien. Je suis tombé amoureux d'elle à la seconde où mes yeux ont rencontrés les siens. Je veux la rendre heureuse, qu'elle mette une croix sur les affreuses choses dont elle vient d'être victime. Lui offrir de tourner la page, de mener une vie comme elle en rêve et surtout l'aimer de tout mon cœur. Elle porte mon enfant et je me réjouis juste à l'idée qu'elle veuille bien me laisser ÊTRE le père.
-Elle arrive de loin Edward, je l'ai fait avancée du mieux que j'ai pu. Mais j'ai peur que ce qui est arrivé hier l'ait fait redescendre plus bas. Elle avait repris contact avec son corps il y a un peu plus de 2 ans et j'étais fier d'elle, mais là j'ai juste peur…
Il fallait que je lui demande qui il était pour Bella et qu'est-ce que Bella était pour lui. Il fallait que je sache. Si c'était impossible d'entrer dans sa vie, de me laisser une place.
-Charles, tu crois qu'elle va me faire une place dans sa vie ?
-Je ne sais pas. Elle me surprend toujours avec ses réactions et ses décisions. Tu vois je pensais qu'elle allait être hystérique quand je suis arrivé cette nuit et rien, elle semblait en paix. C'est à n'y rien comprendre.
-Je sais que c'est indiscret mais, vous occupez quelle place dans sa vie ?
-Edward, c'est à elle de te le dire. Ne t'inquiète pas elle te le dira, elle sait très bien quelle place j'ai dans sa vie. J'ai une femme que j'aime et 3 enfants merveilleux.
-Bien, je ne te cacherai pas que ça me rassure un peu. Je dois aller me changer. Tu pourras lui dire que je reviendrai à 08h00 à la fin de ma garde ?
-Aucun problème.
-Merci de l'avoir aidé à survivre jusqu'à ce qu'elle croise ma route. Je t'en serai éternellement reconnaissant. À bientôt Charles.
-J'espère sincèrement que tu seras l'homme en qui elle mettra toute sa confiance et son amour. Je veux la voir heureuse. À bientôt Edward.
Je quittai la chambre pour les douches.
Alors contente de notre merveilleux Edward ???
Charles quant à lui, toujours égal à lui-même.
Qu'avez-vous penser du Jasper à la puissance Emmet ???
Je suis assez satisfaite de la confronatation Edward/Charles.
A+
isasoleil
