Chapitre long encore une fois.

Bonne lecture


Chapitre 17 : Confronter


10 mars

24 semaines de grossesse

La vie était de plus en plus belle. Mon ventre grossissait encore et Edward me couvrait d'attention, d'amour et de caresse. Nous étions allés visiter quelques maisons, sans toutefois en trouver une qui nous plaisait. Le temps commençait à nous manquer, s'il fallait organiser un déménagement. Charles devait arriver bientôt et il m'avait demandé de faire un repas que je n'avais pas fait depuis longtemps. Une soupe miso et des sushi. Bien sûr, je ne pouvais manger de poisson cru, alors, j'en avais fait aux crevettes et végétariens. Je devais dîner seule avec Charles puisqu'Edward était débordé à l'hôpital et qu'il avait du déplacé ses chirurgies à ce soir parce que les salles d'opérations étaient occupées pour la journée et il manquait de personnel infirmier.

Je ne vous cacherai pas qu'il était très irrité de ne pas pouvoir être présent lorsque Charles sera ici. Encore une fois j'ai du le rassurer, mais ne semblait pas convaincu. Probablement parce que je ne l'étais pas moi-même.

Charles devait m'apporter les papiers de mes placements, pour discuter de la somme que je pourrai utiliser pour acheter une maison avec Edward. Je tenais absolument à participer financièrement malgré qu'Edward dise qu'il pouvait très bien assurer l'achat d'une maison seul.

Je lisais sur le canapé du salon en attendant Charles. Je ne m'étais fait aucun scénario, voulant passer une superbe soirée en compagnie d'un ami. Discuter comme nous l'avions toujours fait. Lorsque j'ouvris la porte, Charles avait les bras chargés de paquet de toutes sortes.

-Salut Bella.

-Salut Charles. C'est quoi tous ces sacs ???

-Attends je dépose tout et je te montre ça, dit-il.

Il déposa les sacs dans la cuisine, je fermai la porte derrière lui pour le rejoindre. Il me prit dans ses bras et me serra fort contre lui.

-Tu m'as manqué Bella, dit-il avant de poser ses lèvres sur ma joue.

-Je suis contente de te voir Charles.

Il se dirigea vers les sacs.

-Tu veux voir les cadeaux que j'ai apportés.

-Charles, tu n'étais pas obligé de m'apporté des cadeaux. Tu en fait déjà énormément pour moi.

-Ils ne sont pas tous de moi.

Il se saisit d'une boîte bleue poudre. Il me la tendit.

-Celui-là, c'est de Debbie. Elle m'a fait promettre de te le remettre en premier.

-Merci.

Lorsque j'ouvris la boîte, j'étais complètement émerveillée par les petites choses qu'elle contenait. Il y avait des petites pantoufles de bébé de toutes les couleurs fait à la main au tricot par Debbie. Il y avait également quelques petits bonnets, deux brassières et une magnifique couverture bleue poudre. Debbie avait des doigts de fées. J'étais émue devant tant de travail fait juste pour moi et mon bébé. Une femme que je n'avais jamais rencontrée avait prit son temps libre pour me faire des ses mains un cadeau merveilleux. Je sortis les choses une à une des la boîte. Lorsque je sortis la couverture, je restai bouche bée, elle était magnifique. Elle était douce et je soupçonnais Debbie de l'avoir lessivée avec du savon pour bébé tellement elle sentait bon.

-Debbie est une tricoteuse hors pair. Elle fait des choses tout à fait magnifiques avec de la laine et des aiguilles. Elle te plaît ??

-Elle est magnifique, tu l'as dit. Elle est vraiment gentille d'avoir pris le temps de faire ça pour moi.

-Elle t'aime beaucoup tu sais. Elle sait que tu es importante pour moi, alors elle a pris le temps de te connaître par tes téléphones et maintenant, elle est ravie de pouvoir te faire ce cadeau.

-Je l'appellerai pour la remercier demain.

Je restais quelques minutes sans parler, en repliant les objets en tricot pour les remettre dans la boîte. Charles bougea pour prendre un autre sac.

-Celui-là, c'est de Jane. Elle travaille avec Debbie et sa fille attend aussi un bébé. Alors, elle a voulu participer à la naissance de ton bébé, quand elle a vu Debbie au tricot sur l'heure du lunch.

-Tu veux rire. Elle ne me connaît même pas.

-Il paraît que toutes les grands-mères font ce genre de choses à chacune des fois qu'un bébé est en route. Alors, j'ai été obligé d'accepter, Debbie m'y a obligée.

J'ouvris le sac, pour y découvrir qu'il contenait des petites couvertures de flanelle, trois en fait. Toutes dans les tons de bleu. Elles étaient grande, beaucoup plus grande que celles que j'avais achetées avec Alice. Je me doutais, qu'elles avaient été cousues à la main.

-Jane, a acheté le tissu et a cousu les rebords. Elle m'a assurée, que tu les affectionnerais plus que toutes celles que tu pourras acheter, parce qu'elles sont beaucoup plus grande et que tu pourras envelopper le bébé sans difficulté.

-Charles, je suis sans mots. Tu travailles avec des femmes extraordinaires.

-Oui, les femmes avec qui je travaille sont de vraies perles.

-Tu crois que je pourrai lui parler pour la remercier lorsque j'appellerai Debbie ?

-Certainement et elle sera très heureuse que tu l'appelles. Debbie n'a pas arrêté de lui dire combien tu es géniale.

-Moi ?? géniale ??

-Euh… oui.

-Charles, qu'est-ce que tu leur as raconté sur moi ?

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Bien… Tu leur as dit qui j'étais ??

-Oui et non.

-Tu leur as dit quoi alors ???

-C'est-à-dire que Debbie sait qui tu es et où on s'est rencontré.

-QUOI ???

-Ne te fâche pas après moi. Debbie sait tout parce qu'elle est mon amie, ma confidente et surtout ma sœur.

-Debbie est ta sœur !!!

-Oui, elle travaille au même bureau que moi, c'est ma secrétaire depuis plus de 20 ans. Le gars pour qui elle travaillait au même bureau a pris sa retraite et ma secrétaire à ce moment là partait avec son mari dans un autre pays pour son travail. J'ai offert à Debbie de faire un essai en la remplaçant et cela s'est avéré très productif, et ça fait 20 ans maintenant.

-Tu veux dire qu'elle sait que je travaillais chez Victoria et que tu te payais des prostituées !!!

-Oui, euh… j'ai été obligé de lui dire… elle ne savait plus quoi dire à ma femme.

-Parce qu'en plus elle ment à ta femme !!! C'est complètement absurde. Comment est-ce que tu as pu lui demander de faire une chose pareille.

J'étais presque en colère. Cette femme tellement gentille devait mentir à la femme de son frère chaque jour de sa vie et même lorsqu'elle la voyait durant les fêtes de noël et d'anniversaire.

-Je ne lui ai rien demandé, elle a tout simplement fait ce que presque toutes les secrétaires font dans leur travail. C'est-à-dire mentir pour son patron. Sauf que Debbie elle ment sur ma vie privée en même temps qu'elle ment pour dire à un client que je suis en réunion alors que je ne le suis pas.

-Et elle n'est pas mal devant ta femme et tes enfants ???

-Au début, oui. Mais depuis, elle a appris à vivre avec ça et on a trouvé les bons mots et les bonnes réponses. Donc… c'est comme ça maintenant.

-Et il y a juste elle qui sait ???

-Oui, juste elle. Et ne t'inquiètes pas, elle est très discrète. Bon assez bavarder sur ma vie. Tiens prends celui-là.

Il me tendit une boîte plus grosse et rectangulaire. J'enlevai l'emballage et découvris un gros camion de pompier rouge avec une sirène et une échelle.

-Merci Charles, il est vraiment beau.

-C'est moi qui te remercie. J'ai toujours aimé les camions et j'avais juste envi d'en offrir un à ton bébé et j'ai un faible pour les camions de pompiers.

Je m'approchai de lui et lui fit la bise sur la joue pour le remercier. Mais lorsque je me reculai de lui, il me retint par le bras. Mon cœur s'accéléra. Je le regardai dans les yeux, cherchant à comprendre son geste.

-Bella… je…

-Oui…

-Je… n'arrête pas de penser à toi… je… tu me manques énormément… je…

-Charles, non… ne fait pas ça s'il-te-plaît, dis-je en fermant les yeux.

-Bella… écoute-moi jusqu'au bout…

-Je ne suis pas certaine de pouvoir.

-Regarde-moi Bella.

J'ouvris les yeux. Il tenait toujours mon bras, mais sa prise était beaucoup moins forte. Il plongea son regard dans le mien. J'attendais. Je ne voulais pas entendre ce qu'il voulait me dire, je voulais me sauver en courant.

-Bella, je me bats à chaque jour pour ne pas débarquer chez toi et te serrer dans mes bras. Je m'ennuie de toi, de ta douceur, de ta peau, d'être proche de toi, collé contre toi…

-Charles… ne…

-Bella. Depuis la dernière fois où nous avons couché ensemble ici dans ton appartement, je suis complètement retourné. J'ai envie de toi Bella. Je m'étais promis et je t'avais promis que je ne te demanderais plus de sexe. C'est plus fort que moi. À chaque fois que je te vois, j'ai un mal fou à me contrôler. Et seulement la présence d'Edward me retient.

Il s'approcha de moi, doucement. Il posa sa main sur mon visage, l'approcha du sien et il glissa jusqu'à mon oreille.

-Tu sens tellement bon…

Moi j'étais figée. Je n'osais pas bouger pour ne pas qu'il confonde mon geste. Je ne voulais pas qu'il prenne le moindre petit geste pour un encouragement à continuer. Il caressait mon cou de son nez et y déposa un petit baiser du bout des lèvres. Je pris une grande inspiration pour essayer de remettre en place toutes les idées qui se bousculaient dans ma tête.

-Bella, tu veux bien, s'il-te-plaît… J'ai tellement envi de toi…

Je ne bougeais pas. Croyant qu'il comprendrait que ce n'était pas possible. Je devais répondre. Ses baisers sur ma peau devenaient de plus en plus insistant, descendaient sur ma clavicule et si je ne faisait rien, il serait dans ma poitrine dans 3 ou 4 baisers.

-Bella… juste toi et moi… juste une dernière fois…

Une dernière fois. Est-ce qu'une petite dernière fois comptait. Pas que j'avais envi, un peu oui. Je savais que le sexe avec Charles c'était bien. Je l'avais tellement fait avec lui, une dernière fois ne pouvait pas être désagréable. Nous étions seuls. Les caresses de Charles se firent un peu plus entreprenantes. Il avait passé ses mains sous mon chandail et me faisait des caresses sur les flancs pour ensuite se diriger sur mes seins. J'étais toujours figée.

-Bella… allez ma belle… dit oui… j'en ai tellement envi…

Il passa ses mains dans mon dos et dégrafa mon soutien-gorge, il libéra mes seins et passa ses pouces dessus pour faire en faire durcir la pointe. Et là, le déclic se fit dans ma tête. Qu'est-ce que j'étais en train de faire. Même si je ne disais pas non, je n'avais pas dit oui. Je ne voulais plus vivre de sensations, de caresses et de baisers avec un autre homme qu'Edward. Edward, mon amour. Comment est-ce que je pouvais lui faire une chose pareille. Je ne voulais pas donner raison à mon passé et je voulais guérir de celui-ci. Ce qui voulait dire être fidèle et faire l'amour avec Edward seulement. Plus de sexe avec Charles et avec personne d'autre.

-Stop Charles !!

Il se figea, arrêtant ses mouvements, mais pas ses mains. Il me regarda dans les yeux.

-Stop Charles, je suis désolée, mais je ne peux pas. Je ne peux plus et je ne veux plus avoir de sexe avec toi.

-Bella… je… pardon… je ne voulais pas… je vais y aller…

Il se leva, prit sa veste et se dirigea vers la porte.

-Charles attends !!

Il stoppa mais ne se retourna pas. Je m'approchai doucement de lui, mis ma main sur son épaule.

-Je ne peux pas Charles. Nous en avons déjà parlé. Je suis amoureuse d'Edward et je veux être honnête et fidèle avec lui. Je recommence à peine à vivre sans me remémorer les horreurs de mon autre vie.

Ma voix tremblait, des larmes coulaient sur mes joues. Mais il fallait que j'aille au bout de ce que j'avais à lui dire.

-Charles, tu es mon meilleur ami. Tu es le frère que j'ai toujours voulu avoir. Tu t'occupes de moi depuis tellement de temps. Je te considère comme ma famille. Tu es tellement important pour moi, tu m'as fait vivre des moments merveilleux, tu m'as appris beaucoup et tu m'as donné beaucoup. Si tu passes cette porte sans comprendre pourquoi je te refuse, je ne m'en remettrai tout simplement pas. Ne m'en veux pas s'il-te-plaît.

Il se retourna et me pris dans ses bras. Ma tête reposa doucement contre son corps et je déversai un torrent de larme. Je venais de faire ce que je pensais que je ne serais jamais capable de faire. J'avais dit non. J'avais dit non et cette personne avait respecté mon choix. Je pensais que je ne serais jamais capable de le repousser. Il devait m'en vouloir.

-Bella, je ne t'en veux pas. C'est toi qui devrait m'en vouloir. Je n'aurais jamais du te demander ça. Je savais que tu ne voulais plus qu'on ait de sexe ensemble. Excuse-moi.

-Charles, ça va. Je veux juste que tu comprennes bien pourquoi.

-Je comprends très bien Bella. C'est juste que je ne suis qu'un mec et je n'ai pas pu résister à l'appel de mon corps pour le tien. Je te l'ai dit la dernière fois, tu es vraiment très belle et la grossesse te rend encore plus désirable. Pardonne-moi.

Il me serra plus fort dans ses bras. Et après un certain temps il se dégagea de moi, me regarda et sécha mes larmes.

-Même si je ne suis qu'un con, qui ne pensait qu'à son plaisir, je suis fier de toi. Tu as réussi à me repousser. Tu es guérie Bella.

Il me souriait.

-Charles, je veux continuer de te voir, mais si tu ne peux t'empêcher de me faire des avances à chaque fois qu'on est seul tous les deux, je ne pourrai plus accepter tes visites. C'est déjà assez difficile pour moi de devoir te refuser du sexe. Je ne veux plus m'angoisser et je veux être juste à Edward. Je veux pour une fois dans ma vie, être la fille d'un seul homme.

-C'est légitime Bella. Tu ne me dois rien et encore moins du sexe. Maintenant, je vais te laisser. Je t'appelle demain, je reviendrai te porter les papiers pour l'achat de votre maison à Edward et à toi. Il faut que je remette de l'ordre dans ma tête.

Il m'embrassa sur le front et il quitta mon appartement dans un coup de vent. Je n'étais pas certaine, mais j'ai cru voir une larme couler sur sa joue lorsqu'il s'est levé pour partir. Il était bouleversé.

Je regardai autour de moi. Il y avait les paquets que Charles m'avait apportés pour moi et mon bébé. Je n'avais pas envi de rester seule ici. Rosalie n'était pas chez elle. Alice était au cinéma avec Jasper, et je ne voulais pas me présenter à Esmé dans cet état et surtout aussi tard. Alors, j'attrapai la soupe et les sushi et me rendit à l'hôpital. Il était près de 21h00. Peut-être qu'Edward aurait terminé en salle d'opération.

Arrivée à l'hôpital, je me dirigeai vers le poste des infirmières et fut heureuse d'y trouver Maria.

-Hey Bella, ça va ? Tu n'es pas malade j'espère.

-Non Maria, je vais bien. J'ai eu juste un coup d'ennui et je n'ai pas réfléchi j'ai débarqué avec le dîner jusqu'ici. Tu sais si Edward a terminé ses chirurgies ?

-Tu as l'air triste. Tu es certaine que ça va ?

-Oui… oui… Maria…, mentis-je alors qu'une larme roula sur ma joue.

Elle se précipita vers moi pour m'enlacer. Elle me dirigea vers une porte, nous entrons et me fit asseoir. Elle me donna un mouchoir et elle me prit le sac des mains pour le déposer sur un bureau.

-Bella, tu m'inquiètes. Tu as mal, c'est le bébé ??

-Non… pas le bébé…

Je lui fis signe avec les doigts d'attendre une minute pour que je me calme. Elle hocha la tête et prit le téléphone et demande à ce qu'on appelle le DR Edward Cullen STAT (en urgence). Au bout de quelques minutes, je m'étais calmée et comme je voulais raconter pourquoi j'étais là, le téléphone sonna. Maria répondit. C'était Edward, je me remis à pleurer.

-Oh Edward ! Tu as terminé avec la fracture du bassin ??

-Ok. tu en as pour combien de temps encore ?

Je lui faisait signe que non avec la tête. Elle me faisait des gros yeux.

-C'est que…

-C'est que Bella est ici et elle est en larmes et ….

-Edward attends je…

Elle raccrocha. Elle me caressa doucement les cheveux, comme lorsqu'elle m'avait consolée à mon arrivée à l'hôpital et lors de mon opération. Cette femme était réconfortante et tellement maternelle. Au loin, on entendait quelqu'un courir et les pas se rapprochaient.

-Maria, où est Maria ? dit Edward paniqué.

-Dans ton bureau. Edward ça va ? Dit une voix.

La porte s'ouvrit et je me levai pour me jeter dans ses bras et je repris mes sanglots en m'accrochant fermement à l'encolure de l'uniforme d'Edward comme une désespérée.


EDWARD Point de vue


Maria m'avait appelé pour me dire que Bella était avec elle et en larmes. Je raccrochai le téléphone en vitesse.

-Attendez-moi 5 minutes. J'ai une urgence.

Je balançai ces mots au personnel dans la salle d'opération et couru vers la sortie en jetant les gants, le masque et le tablier de chirurgie que je portais, pour ne garder que l'uniforme et le chapeau. Je ne pris pas l'ascenseur, mais les marches que je descendis à toute vitesse. Arrivé à l'étage de Maria, mais je ne la voyais pas. Je paniquais où étaient-elles ???

-Maria, où est Maria ? demandais-je paniqué.

-Dans ton bureau. Edward ça va ? me répondit Alysson, l'infirmière qui faisait toujours les quarts de soir en semaine.

Je me dirigeai donc à la hâte vers la porte de mon bureau et entrai en vitesse. Bella se jeta dans mes bras et pleura et sanglota en s'accrochant comme une désespérée à mon encolure. Je la serrai fort dans mes bras, en essayant de vérifier si elle avait mal où si elle était blessée. Je ne voyais rien d'anormal. Je levai les yeux vers Maria et elle semblait tout aussi paniquée que moi et surtout, elle était sans réponse au chagrin de Bella.

Toutes les suppositions médicales étaient écartées, à part celle de la santé du bébé. Mais la plus plausible serait que sa rencontre avec Charles ne s'était pas bien passée. Je devrai me montrer très compréhensif, car à la voir peinée à ce point, elle devait avoir eu une bonne discussion avec lui. J'espère juste qu'il ne lui a fait faire ou encore pire la forcer à faire ce que je redoutais qu'il lui demanderait un jour ou l'autre.

-Bella… je vais devenir fou dis-moi ce que tu as ?

Ses sanglots reprirent de plus en plus fort. Maria était perdue autant que moi. Il fallait que je retourne en salle d'opération. Je n'avais pas terminé les sutures. J'en étais à la moitié. Je ne pouvais pas rester plus que 2 minutes encore.

-Bella, s'il-te-plaît, rassure-moi et dis-moi que tu n'as pas mal et que le bébé va bien.

Elle resserra sa prise sur moi. Maria essaya à son tour. Elle savait que je devais remonter en chirurgie.

-Bella, Edward doit retourner en chirurgie, il n'a pas terminé. Dis quelques choses, il va devenir fou, supplia-t-elle.

-Je … bébé…ok… sanglota-t-elle.

-Bella, je dois y aller, je suis désolé Maria va te faire allonger dans la salle de repos et appeler Addison, d'accord. Je reviens aussi vite que possible, lui dis-je en embrassant son front et ses cheveux. Je la détachai de moi avec difficulté, elle luttait pour rester accrochée à moi. J'avais le cœur en mille morceaux lorsque je la mis dans les bras de Maria. Et je quittai mon bureau les larmes aux yeux.

En arrivant devant la salle de chirurgie, je pris une grande inspiration et ouvrit la porte. Je repassai au lavabo pour aseptiser mes mains, remis un tablier, des gants et un masque et me dirigeai vers ma patiente et le personnel complètement troublé par mon départ.

-Dr Cullen ? vous allez bien ? demanda la jeune infirmière. Elle était nouvelle ici, c'était la troisième fois qu'elle faisait une intervention avec moi depuis deux semaines. Elle devait avoir le même âge que Bella. Début vingtaine surement. Elle était très proche des gens et très à l'écoute.

-Oui, enfin je crois. Et je t'ai déjà dit que tu pouvais m'appeler Edward, Angela. Je ne suis pas si vieux tu sais.

-D'accord Edward, si je peux faire quelque chose pour vous, euh pour toi… tu n'as qu'à me le demander.

-Merci, c'est gentil. Je crois que ça va aller. J'ai juste besoin de finir ces sutures et de rejoindre ma petite amie.

-Oh, excuse-moi, je ne voulais pas être indiscrète.

Je recommençais à faire les sutures sur la hanche de ma patiente de 68 ans. Elle était tombée dans les escaliers menant à son appartement et s'était fracturé la hanche. J'avais presque terminé, mais avec Bella en larmes en bas, je tremblais et j'avais de la difficulté à les faire. Je me reculais un peu pour reprendre mes esprits.

-Elle est enceinte et elle vient d'arriver à mon bureau en larmes et je n'ai pas réussi à savoir pourquoi. Maria est avec elle dans la salle de repos en attendant Addison la gynéco, soufflai-je.

Elle mis sa main sur mon épaule.

-Ne t'en fais pas trop, Maria va s'occuper d'elle. Et tu auras bientôt terminé. Courage Edward, dit-elle en tapotant mon épaule avant de la retirer.

Je me remis à ma tâche. Et essayai de me concentrer sur mon travail. Je réussi à faire la totalité des sutures et j'étais assez satisfait de mon travail en général. La réparation de l'os avait été longue mais assez facile. Angela m'offrit de nettoyer la plaie et de faire le pansement pour me libérer plus tôt. Elle viendra me faire un compte rendu quand elle aura terminé.

Je pris le chemin de la salle de repos. Lorsque j'y entrai, Bella n'était pas là. Je me dirigeai vers mon bureau. Toujours personne. Je décidai donc de me rendre au bureau d'Addison, la porte était ouverte et j'entrai.

-Salut Addison., tu sais où sont Bella et Maria ??

-Salut Edward. Elles viennent de quitter pour retourner dans ton bureau. Bella ne voulait pas se coucher.

-Elle a dit ce qu'elle avait ?

-Malheureusement non. Mais j'ai fait un examen et le bébé va bien.

-Merci, je vais y retourner, elles doivent y être maintenant.

Je me dirigeai vers mon bureau, la porte était ouverte et je pouvais entendre murmurer. Je m'approchai doucement et m'appuyai sur le cadre de la porte. Je les regardais toutes les deux parlant doucement, elles mangeaient la soupe miso et les sushi que Bella avait préparés. C'était donc qu'elle n'avait pas diné avec Charles et que mes soupçons étaient probablement véridiques. Qu'est-ce qu'il pouvait bien lui avoir fait.

-Ça l'air bon, dis-je doucement.

-Edward, souffla-t-elle en venant m'enlaçai.

-Tu vas mieux mon amour ?

-Oui, tu en veux, tu dois avoir faim ? me dit-elle en me donnant un baiser sur la joue.

-Je suis affamé, dis-je en me dirigeant vers l'arrière de mon bureau pour m'asseoir sur ma chaise. Je donnai un baiser à Maria en passant et lui soufflai un merci.

-Bella, c'est vraiment délicieux. J'emporte mon plat et je vous laisse. Je vais finir ma pause dans la salle de repos, dit Maria.

-Tu peux rester Maria, lui dis-je.

-Non, je vous laisse. Bella, tu m'appelles quand tu veux d'accord, lui dit-elle en l'embrassant.

Et Maria partit avec sa part de sushi en fermant la porte. Bella se leva et vint s'asseoir sur mes genoux en se pelotonnant contre mon torse. Et elle soupira.

-Tu m'as vraiment fait peur. Tu vas me dire ce qui t'es arrivée, murmurais-je dans ses cheveux en m'imprégnant de son odeur.

-Je suis désolée de t'avoir fait peur. C'était une mauvaise idée de venir ici. Ton travail est important et tu n'as rien à faire de mes crises de larmes ici.

-Au contraire, j'ai à faire avec tes crises de larmes peut importe où je me trouve. Il n'y a que toi qui est importante. Je ne suis pas irremplaçable.

-Edward, excuse-moi. Mon intention était de venir manger avec toi en espérant que tu finissais de remplir des dossiers. Ce n'est que quand je n'ai trouvé que Maria et que tu étais occupé, que j'ai explosé.

-Je suis très flatté que tu veuilles venir manger un merveilleux plat que tu as préparé avec moi. Sauf que je pensais que tu passais une bonne soirée, mais au vu de la quantité de sushi qui reste, j'imagine que ce n'était pas aussi bien que ça devait l'être.

-Tu as raison. On mange, on rentre et je te raconte, me demanda-t-elle.

-Oui. On mange, de plus, je dois prendre des nouvelles et vérifier le pansement que l'infirmière a terminé pour moi et ensuite nous pourrons rentrer.

Nous mangions silencieusement, Bella toujours assisse sur mes genoux en se faisant de petites caresses réconfortantes. Notre repas terminé, toujours en silence, on était collé l'un à l'autre. Quand on cogna à la porte.

-C'est ouvert.

-Excuse-moi Edward de te déranger, mais…

Angela avait arrêté de parler et Bella avait bondit sur ses pieds. Elles se regardaient toutes les deux, la bouche grande ouverte et les yeux ronds. Bella porta une main sur sa bouche et avança doucement vers Angela son autre main tendue devant elle. Lorsqu'elle arriva près de la jeune fille, elle mit sa main sur son visage et Angela ouvrit les bras pour prendre Bella contre elle. Je regardais la scène qui se déroulait devant mes yeux. C'était émouvant. Les deux filles pleuraient et se regardaient sans cesse. Ce n'est qu'après quelques minutes, qu'elles reprirent la parole.

-Angela, qu'est-ce que tu fais ici ? tu travailles ici ? je n'y crois pas.

-Bella, je suis tellement contente. Je savais que je te reverrais un jour. Tu es magnifique. Tu vas bien? Tu m'as manquée.

Et c'était repartit dans les embrassades et les larmes de joies. Pas que je n'étais pas content pour elles, mais je voulais savoir pourquoi elles se connaissaient. Je me raclai la gorge.

-Oh excuse-moi Edward, dit Bella en se dirigeant vers moi. Elle prit ma main et la serra très fort.

-Ça va c'est juste que j'aimerais comprendre votre réaction à toutes les deux. Apparemment vous vous connaissez, souriais-je.

-Ouais, Angela c'est ma meilleure amie d'enfance. On a tout fait ensemble quand nous étions gamines jusqu'à ce que je parte.

Son enthousiasme s'était perdu avec la fin de sa phrase. Angela s'en aperçu.

-Oh Bella, j'aurais tellement voulu comprendre ce qui t'arrivais. Je suis désolée, tu aurais dû me parler de ce qui n'allait pas. Je t'aurais surement aidée. Tu me manques tellement.

Et là ma Bella se raidit avant de répondre à Angela.

-Je ne pouvais pas et c'était mieux que je parte. Maintenant, je ne veux pas que tu dises à qui que ce soit où je suis. C'est important Angela, sinon, je… m'enfuirai une autre fois.

Ses larmes avaient repris de plus belles. Je la serrais fort contre moi et lui murmurai des paroles réconfortantes. Angela pleurait elle aussi. Elle était tellement perdue. Voir son amie dans cet état et lui demander de ne rien dire de leur rencontre, devait lui briser le cœur. Je la vis faire un pas vers l'arrière pour quitter mon bureau, mais je ne la laissai pas faire.

-Angela, reste !!! Bella a eu beaucoup d'épreuves dans sa vie et elle a passé au travers de plusieurs mais pas sans efforts, alors, s'il-te-plaît respecte sa demande.

Elle hocha la tête. Bella se défit un peu de mon étreinte et tendit sa main vers Angela. Celle-ci la prit et s'approcha doucement de nous deux.

-Alors, la patiente est dans sa chambre Angela ? demandais-je.

-Oui, au bout porte 112. Maria est déjà là, me répondit-elle comme un robot.

-Merci Angela. Je vais aller la voir et vérifier si tout est ok. Je vous laisse quelques minutes. Ça va aller Bella ?

-Oui Edward, ça va aller. Je t'attends ici, répondit-elle.

J'embrassai Bella et fit la bise à Angela avant de partir vers la chambre 112.


BELLA Point de vue


Angela se tenait devant moi. J'étais complètement sous le choc. Mon amie d'enfance que je n'avais pas vue depuis plus de 5 ans. Mon amie qui m'avait tellement manquée. Je la serrai à nouveau dans mes bras. Edward était parti voir une dernière patiente.

-Angela, excuse-moi d'être partie comme ça. Je devais partir, ne m'en veux pas.

-Je ne t'en veux pas Bella, je voudrais juste comprendre. Ça fait 5 ans que je me couche tous les soirs en me demandant si tu vas bien… c'était insupportable. Alors la moindre des choses, ce serait que tu m'explique LA raison de ton départ Bella.

Elle s'était remise à pleurer. Elle a vraiment souffert de mon départ. Je ne pouvais pas lui dire pourquoi je suis partie.

-Angela, je suis désolée, je ne peux pas te dire maintenant pourquoi je suis partie. Un jour peut-être mais là, c'est trop pour moi. Je me concentre sur Edward, mon bébé et moi.

-Tu es absolument ravissante avec ton ventre Bella. C'est une fille ou un garçon ?

-Un garçon. Il va naître en juin.

-Bella, tu ne vas pas te sauver. Pas encore une fois, ne me fais pas ça.

-Promets –moi de ne rien dire à personne. Je ne veux pas que ma mère et surtout pas Phil sache où je suis. Promets-le Angela.

-C'est d'accord, je te le promets, mais je veux te revoir.

-Si tu respectes ta promesse Angela, on se reverra.

Edward m'avait rejoint quelques minutes après ma discussion avec Angela et nous sommes rentrés à la maison. Edward m'avait juste pris dans ses bras et serré contre lui lorsque nous nous sommes retrouvés sous les draps. Il ne m'avait posé aucune question, mais je savais que ce n'était que partie remise. J'avais eu beaucoup d'émotions aujourd'hui et j'avais besoin de me reposer. Je m'endormis presque instantanément.


Alors vous voulez qu'Edward casse la geule à Charles dans le prochain Chapitre ?? Non, sans blague Bella aura sa discussion avec Edward dans le prochain chapitre et pas de bataille, mais une grande discussion très intéressante entre eux. Vous pensez qu'il va faire quoi notre beau Edward avec Charles ??? J'attends vos suggestions.

Vous y aviez pensé que c'était la Angela de Bella, l'infirmière en salle d'opération ?

A+

isa