Allo.
MERCI MERCI MERCI pour toutes vos reviews j'adore.
Véronika : je suis contente que tu continues de me lire. Les sujets troublants sont passés, tu devrais supporter la suite sans aucun problème.
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isasoleil
Chapitre 19 : Déménager
1er mai
31 semaines de grossesse
Aujourd'hui, Edward et moi déménageons. Nous avons trouvé une maison dans le quartier près de l'hôpital. Une maison sur deux étages avec une grande chambre des maîtres où une grande porte fenêtre s'ouvre sur un magnifique balcon. Il y a quatre chambres à l'étage, en plus de celle des maîtres, il y a celle d'Anthony, juste en face. Il y a une chambre d'ami et l'autre a été aménagé en bureau pour Edward et il a insisté pour en mettre un pour moi aussi. Nous avons discuté de ce que je ferais lorsqu'Anthony serait assez vieux pour fréquenter la garderie. Je voulais terminer mes études du lycée et peut-être étudier en littérature. Edward trouvait important que j'aie aussi mon bureau et mon ordinateur. J'ai acheté une panoplie de livres pour remplir la bibliothèque.
Edward et moi avions beaucoup discuté, pour choisir cette maison. Moi, je voulais qu'elle soit près d'un par et Edward, lui, voulait qu'elle soit proche de l'hôpital pour ne pas se taper une longue route s'il voulait venir prendre le lunch avec nous entre ses patients.
Edward n'avait pas voulu que je participe à l'achat de la maison avec lui. Il voulait que je garde mon argent pour mes dépenses personnelles. Comme ça, j'en aurais plus longtemps et je ne serai pas pressée de me trouver un travail. Nous avions revu Charles le mois dernier et malgré le petit malaise entre nous, nous avions passé une excellente soirée.
Jasper et Adisson m'avait refait un examen pour savoir si je pouvais avoir un accouchement normal ou une césarienne. Malheureusement, Jasper avait peur que la reconstruction soit affectée avec la pression de la tête du bébé lors des poussées. Alors pour ne pas risquer une déchirure plus importante que normal lors d'un accouchement, ils ont maintenu la pratique de la césarienne 2 semaines avant la date prévu soit le ou vers le 17 juin, quelques jours avant l'anniversaire des 30 ans d'Edward le 20 juin.
En fait, Esmé avait vu à la décoration de toute la maison. Je lui avais mentionnée ce que je n'aimais pas et elle m'avait assuré qu'elle ferait une décoration qui nous ressemblait à Edward et à moi, bref de ne pas m'inquiéter et de me reposer. Aujourd'hui, les déménageurs vont passés et tout le monde vient nous aidé à finaliser la mise en place des cartons. Vous vous doutez bien que je ne pourrai pas faire grand-chose, avec trois médecins sous mon toit. Je serai sous haute surveillance. Mais je ne m'en offusque pas, j'ai un ventre énorme et très lourd, des chevilles enflées au possible. Je dois donc mettre mes jambes en élévation le plus souvent possible. De plus, j'ai eu quelques douleurs au tibia, dû au poids additionnel de ma grossesse. Edward a paniqué au début, il voulait me mettre dans un fauteuil roulant ou en béquille pour ne pas que je marche sur ma jambe. Il dit que je dois ménager mon os, puisque les plaques de métal pourraient se déplacer si j'abusais.
J'étais sans la salle de bain finissant de me préparer. J'étais en sous-vêtements quand Edward passa la porte pour prendre sa douche.
-Humm… tu sais que tu es toujours et de plus en plus sexy mon amour, dit-il en passant derrière moi pour mettre ses mains sur mon ventre et m'embrasser dans le cou.
-Tu as bien dormi ?
-Humm… oui et toi ? tu sais que tu aurais pu t'asseoir pour te préparer, me réprimanda-t-il.
-Edward, j'ai très bien dormi, mais là je suis tellement excité de découvrir notre maison aujourd'hui. Alors s'il-te-plaît Edward saute dans la douche et je sais très bien que je ne dois pas fatigué ma jambe.
-D'accord, d'accord, je vais essayer de ne pas te harceler pour que tu t'assois aujourd'hui. Mais n'oublie pas ma chérie, que notre maison va grouiller de médecin aussi prévenant que moi. Alors… me taquina-t-il.
-Ouais, c'est bien ça le pire, répondis-je en l'embrassant.
Je terminai d'attacher mes cheveux, mis un peu de maquillage et sortit m'habiller d'un jeans et d'une camisole. Je pris tout de même un chandail à capuche au cas où j'aurais froid. Je chaussai des converses, puisque c'est la chaussure parfaite pour que mes jambes soient stables quand je marche. Même si Edward me trouve terriblement belle et sexy quand je porte une robe et des escarpins, il préfère les converses pour m'assurer confort et sécurité. Edward finit sa douche et revint dans le salon. Les déménageurs arrivèrent très vite. Les meubles de mon appartement, vont être envoyés à l'hôpital pour les personnes qui en ont besoin, puisque nous avons achetés des meubles pour toute la maison qui sont déjà en place. Il nous restera à mettre les vêtements, les articles de toilettes et de cuisine. Une journée un peu chargée quoi.
Nous arrivâmes les premiers à notre maison et Edward me fit passer la porte en me prenant dans ses bras. Lorsqu'il me déposa, j'eu un hoquet de surprise. Tout était complètement différent. J'avais imaginé de quoi pourrait avoir l'air notre maison, mais c'était au-delà de mes espérances. Tout était dans les tons de beiges et brun, avec une touche de vert pomme et de bleu poudre. Edward me fit faire le tour et me monta à l'étage toujours dans ses bras. Il me montra le bureau qui était simple mais pratique avec des bibliothèques remplies de livres. Il m'emmena vers la chambre d'Anthony. Il me mit sur mes pieds devant la porte fermée.
-Bella, c'est Rosalie et Emmet qui ont aidé Esmé à choisir pour l'achat des meubles, de la literie et la décoration.
-Rosalie et Emmet ??
-Oui, en fait, ils ont insisté pour te faire la surprise et pour défrayer tous les coûts par le fait même. C'est leur cadeau pour la naissance d'Anthony.
Il souriait. C'était la première fois qu'il appelait notre bébé par son prénom. J'imagine qu'avec la chambre, tout devient plus concret.
-Je peux entrer Edward, j'ai vraiment hâte de la voir.
-Oui, tu peux ouvrir.
J'ouvris donc la porte pour découvrir la chambre de notre bébé. J'avais demandé du bleu à Esmé et je fus agréablement surprise de voir que la chambre était complètement bleue. Les meubles étaient blancs avec une touche de bleu également. La fenêtre avait été recouverte avec un rideau plein jour bleu en voilage qui descends jusqu'à terre. Plusieurs accessoires, tous dans les tons de bleus et blancs parsemaient la pièce. J'étais sans mots. Je n'arrivais pas à croire que cette chambre allait bientôt recevoir un petit bébé et que ce petit bébé sera le mien. J'avançai doucement pour passer mes doigts sur le meuble à langer, comme si je voulais vérifier si tout ce que je voyais dans cette pièce était réel. J'ouvris un tiroir pour découvrir que tous les petits pyjamas, petits bas, camisoles étaient déjà rangés et lessivés, puisqu'une odeur de lessive fraîche s'en échappait. Je remarquai qu'un panier posé sur le bureau contenait déjà des petites couches pour nouveau-né. J'avais presque oubliée la présence d'Edward derrière moi.
-Est-ce que ça te plaît ? demanda-t-il doucement.
-Edward, c'est absolument magnifique. Tout y est, il y a même des couches.
-Ouais, j'ai pensé que ça rendrait la chambre plus vraie.
-Edward… tu es vraiment l'homme le plus merveilleux. Je suis vraiment heureuse de t'avoir rencontré. Je t'aime.
Je l'embrassai doucement sur la commissure des lèvres. Il répondit à mon baiser, en me soulevant pour me faire tourner dans la pièce.
-Je t'aime Isabella Marie Swan, dit-il en me reposant sur le sol.
Il m'entraina par la suite vers notre chambre pour que je voie le résultat final. J'avais demandé à Esmé une chambre d'inspiration japonaise, mais pas trop. Juste une petite touche. J'avais vu ça dans une de ses revues déco et ça m'avait vraiment plu.
-Wow, Edward, c'est… c'est…
-Je sais c'est absolument merveilleux. C'est ma pièce préférée. Viens.
Il m'emmena sur la terrasse pour que je regarde la chambre sur tous ces angles. Les murs et le plafond sont de couleur blanc crème sauf celui derrière le lit qui est de couleur orange. Les meubles sont en bois et sur le lit repose une couette couleur blanc crème comme les murs. Des coussins et des oreillers jaunes et orange sont déposés sur le lit. Au bout du lit, il y a un banc avec des coussins orange. D'un côté des portes fenêtres il y a deux chaises et une table basse en bois, de l'autre une commode et un bureau. Il ne restait plus qu'à mettre les vêtements dedans quoique je n'étais pas certaine que ceux que j'avais mis dans des boîtes étaient déjà ranger dans les tiroirs.
-J'ai acheté une balançoire pour le balcon. Si tu veux une table, on en achètera une plus tard, dit Edward.
-Non, je garde la balançoire, j'ai toujours rêvé de me balancer avec mon petit ami sur le balcon à l'abri des regards, dis-je en le regardant de façon suggestive.
-On garde la balançoire alors.
Nous nous enlaçâmes tendrement sur le balcon et nous échangions quelques baisers, qui se voulaient et se faisaient de plus en plus insistants.
-Eh oh, y'a quelqu'un ??? cria la voix de Rosalie.
-Oui, oui, on est là, sur le balcon de la chambre.
Je donnai un dernier baiser à Edward et me précipitai dans les bras de Rosalie lorsqu'elle ouvrit la porte.
-Rose, c'est complètement parfait. Merci merci, la chambre d'Anthony est vraiment belle et merveilleuse. Elle est douce, calme, reposante. Je suis tout simplement ravie.
-Anthony ??? dit Rosalie.
-OOOHH !!! Son nom est sorti de ma bouche sans que je m'en rendre compte.
-C'est pas grave Bella. Il aurait bien fallu l'annoncer un jour ou l'autre, dit Edward en me tapotant le bras. Ne t'en fait pas.
-Alors, mon filleul se nommera Anthony. J'aime bien. Ce n'est pas ton deuxième prénom Edward ?? demanda Rosalie.
-Oui, c'est mon deuxième prénom. Bella m'a avoué avoir craqué dessus lorsque je te l'ai dit, ria-t-il.
-J'adore ça.
-Ouais, attends de savoir son deuxième prénom à Anthony, tu vas aimer encore plus, répliquais-je.
-Tu vas me le dire. Maintenant ce n'est plus un secret, me supplia-t-elle.
-Ce sera Anthony Emmet Cullen, dis-je en appuyant sur chaque nom.
-Pour vrai ??? Maintenant c'est parfait. Ce petit garçon sera tout simplement adorable, cria Rosalie.
-Allons rejoindre les autres en bas, je les entends qui arrivent, nous dit Edward.
Nous descendions à la cuisine. Tout le monde nous attendait. Je me dirigeai immédiatement vers Esmé, pour la serrer et surtout la remercier.
-Oh Esmé, c'est fabuleux. Je suis comblée. Tout est parfait, merci beaucoup.
-Bella, ce fut un plaisir de décorer votre maison à Edward et à toi. Je me suis amusé, ça faisait longtemps que je n'avais pas refait une maison complète.
-Merci beaucoup, j'apprécie que vous ayez acceptée.
-Bella c'était un très beau défi, en plus, je suis une grand-mère chanceuse d'avoir pu concevoir l'aménagement de la chambre de mon petit-fils. C'est à moi de te dire merci.
Elle me serra fort dans ses bras. Je savais qu'Esmé était ravie d'être grand-mère bientôt et elle m'avait assuré qu'elle était heureuse qu'Edward et moi étions ensemble maintenant. Elle m'avait dit qu'Edward était un grand sensible et qu'il ne prenait pas les relations amoureuses à la légère. Il ne s'était jamais investit dans une relation juste pour avoir une relation. J'étais la première qu'Edward avait présentée à ses parents et elle savait que j'étais la femme de sa vie juste par les agissements de son fils envers moi. Nous avons discuté un long moment avec Esmé et Rosalie pendant que les déménageurs terminaient de placer les cartons. Les autres arrivèrent peu de temps après.
-Bière et pizza pour tout le monde, cria Emmet en se dirigeant vers le comptoir de la cuisine.
-Super, je pourrai manger de la pizza. Je ne suis qu'aux bons aliments depuis trop longtemps. Emmet tu es mon sauveur, dis-je en tapant des mains.
-Désolé Bella, mais c'est pizza aux légumes pour toi. Je n'y suis pour rien, c'est ce méchant docteur fou qui m'y a obligé, dit Emmet en pointant Edward du doigt.
-C'est pas grave, je lui ferai payer très cher, répliquai-je faussement fâchée.
Je le pris dans mes bras pour le remercier d'avoir participer à la chambre d'Anthony. Emmet adorait les accolades. En plus, il ne se lassait pas de mettre ses mains sur mon ventre. Rosalie et lui essayait depuis plus de 6 mois de faire un bébé, mais sans résultats. Rosalie n'en parlait pas, ça la bouleversait trop. C'est pourquoi, elle s'investissait tant dans son rôle de marraine. Elle a toujours aimé les enfants et elle voulait une grosse famille. Emmet ne voulait pas qu'elle travaille, il voulait qu'elle lui fasse pleins de bébés et qu'elle le suive partout pour ses matchs de football. Donc, pas d'horaire de travail pour l'empêcher de l'accompagner.
-Merci Emmet, je suis contente, dis-je en lui mettant un gros bec sur la joue.
-Bella, c'est moi qui dois te dire merci. Tu as rendu mon frère heureux comme il ne l'a jamais été dans toute sa vie. Et maintenant, comment va ce petit bonhomme aujourd'hui, dit-il en mettant ses mains sur mon gros ventre pour parler avec son filleul.
Nous passâmes à table peu de temps après, puisqu'Alice et Jasper ainsi que Carlisle venait d'arriver. Après le repas, tout le monde fit le tour de la maison et on s'installa sur la terrasse dehors avec le soleil qui lançait quelques rayons de printemps. Nous discutions tranquillement.
-Alors Rose, tu as regardé les modèles pour les centres de table pour la réception ? demanda Alice.
-Oui, je crois que j'en ai trouvé un modèle qui serait parfait, répondit Rose.
-Il ne reste que 3 semaines avant la réception. On va faire un essayage de ta robe la semaine prochaine. Comme ça si j'ai des retouches à faire, j'aurai amplement le temps.
Alice était toujours transportée lorsqu'elle parlait de vêtements. Elle était à la recherche d'une robe de demoiselle d'honneur pour moi, mais se laissait encore 2 jours et si elle ne trouvait pas, elle m'en confectionnerait une.
-Bella, je n'ai pas encore trouvé. Je crois bien que je devrai t'en faire une. Tu voudrais une robe longue ou courte. Parce que j'imagine que ton charmant docteur te permettra de porter des escarpins pour une soirée, dit-elle en se tournant vers Edward.
-Hey, je suis un très charmant docteur qui prend soin de sa patiente préférée, répliqua-t-il.
-Ouais, cause toujours. N'empêche que tu passes ton temps à lui regarder et tripoter la jambe de toutes sortes de manières. C'est maladif ton affaire, dit-elle sur un ton déterminer.
Edward lui répondit par une grimace.
-C'est vrai Edward. Je lui ai fait les plus belles fesses de Seattle, et je ne passe pas mon temps à les regarder et les tripoter. Relax Edward, Bella est en pleine forme. Dit un Jasper sur de lui.
-Wow, Jasper, merci de prendre ma défense. Même si je me serais passé du bout sur mes fesses, le taquinais-je.
Tout le monde éclata de rire. Sauf Emmet. C'est Edward qui lui demanda pourquoi.
-Emmet, tu vas bien?
-Euh… ouais, sauf que je me retiens de faire des blagues de ce genre à Bella, et lui ce docteur de pacotille, lui balance que c'est grâce à lui qu'elle a les plus belles fesses de Seattle. J'ai le droit d'être offusqué non ?
Tout le monde ria de plus belle. Mais une chance qu'Edward m'avait préparé aux blagues idiotes que Jasper pourrait faire, parce que devant tout le monde j'aurais fondu. Mais maintenant, ils étaient ce qu'il y a de plus beau dans ma vie. Mon Edward, mon Anthony qui remue sans arrêt et tous les Cullen. Ils sont ma famille. J'ai enfin une vraie famille.
Ce sont trois sonneries de portables qui nous sortirent de notre fou rire. Commençant par Carlisle qui était de garde, Jasper et Edward qui eux ne l'était plus.
-Carlisle Cullen...
…
-C'est bon j'arrive.
Il se tourna vers nous.
-Je suis désolé, mais le devoir m'appelle, il vient d'y avoir un gros accident d'autobus sur l'autoroute et tous les passagers à l'intérieur sont dans un état assez grave. Il y a même des morts. Je dois y aller.
-Jasper Withlock…
…
-Vous pensez qu'on aura assez de salle de chirurgie ?
…
-Donnez-moi une heure, et j'y serai.
-Moi aussi, le devoir m'appelle. Ils n'attendent pas moins de 35 personnes avec des blessures assez importantes. Une chance que j'ai pris une seule bière. Alice mon cœur tu pourras te faire raccompagner ?
-Oui, mon chéri ne t'inquiète pas, dit-elle en lui donnant un baiser.
Et comme on si attendait le portable d'Edward sonna. Jasper attendit qu'Edward prenne l'appel.
-Edward Cullen.
…
-Oui, je suis au courant. Mon père et Jasper sont avec moi.
…
-Je vais avoir besoin de deux infirmières habituées à mes chirurgies. Vous pouvez faire appeler Angela Weber et Maria Stanley, elles connaissent mon fonctionnement.
…
-Merci, je serai là dans moins d'une heure.
Edward se tourna vers moi.
-Je suis désolé Bella, mais je dois y aller. C'est assez gros comme accident, une équipe de baseball qui revenait d'un match qui a eu lieu hier soir. Tu crois que ça va aller ?
Je n'étais pas certaine de vouloir rester seule ici pour ma première soirée et surtout la première nuit. Je devais trouver une solution Edward en avait pour très longtemps, j'en étais certaine. Et devant moi une Alice souriante me donna la réponse sans même sans rendre compte.
-Oui, ça va aller. Ne t'inquiète pas. Alice, tu veux rester avec moi ?
-Oh oui, oui, oui… elle sautillait partout. Je voulais te demander de venir chez moi, mais on est déjà ici alors tu me prêteras une chemise de nuit, dit-elle souriante.
-Merci Alice. J'avoue que ça me rassure que tu restes avec Bella. Avec toutes ces marches…
-Edward, le coupa-t-elle. Elle est assez grande pour monter et descendre des marches.
-C'est bon Alice, j'ai compris, ne me fait pas la morale, souffla-t-il exaspéré.
Il dit bonjour à sa mère, à Rosalie et Emmet avant que je lui donne un très long baiser avant qu'il ne parte pour une longue soirée à l'hôpital. Rosalie et Emmet partirent disant qu'ils avaient une chose importante à faire et Esmé prépara la chambre d'ami pour Alice avant de s'en aller elle aussi. Nous nous retrouvions toutes les deux Alice et moi pour la première fois. Nous décidons d'aller au club vidéo chercher quelques DVD de filles pour passer notre soirée. Nous avions pris de quoi faire une salade de poulet au marché par la même occasion. Nous avions commencé par le film Un amour de témoin avec le super Patrick Dempsey et nous étions à écouter Confessions d'une accroc du shopping. Alice n'arrêtais pas de commenter les tenues des filles dans le film. Moi j'étais convaincue qu'Alice aurait pu écrire le scénario du film et même y jouer le rôle de l'actrice principale. Anthony faisait un marathon et j'étais complètement épuisée.
-Bella, ça va ?
-Oui, Alice. C'est le petit monstre dans mon ventre qui fait un marathon et la journée m'a un peu épuisée.
-Oh, je peux mettre mes mains sur ton ventre ?
-Oui Alice.
Je pris ses mains et les placèrent sur mon ventre à l'endroit où Anthony donnait des coups. Elle avait les yeux ronds et me regardait les yeux et le ventre l'un après l'autre.
-Bella, c'est merveilleux. Comment ça fait en dedans ?
-Ça fait bizarre au début, mais là je suis habituée. C'est, comme tu l'as dit, merveilleux. Ce soir ses mouvements sont très forts. D'autres fois, c'est comme une vague, lui dis-je en souriant.
-Jasper veut des enfants depuis longtemps, mais moi, je ne sais pas si j'en veux. Je sais qu'il attend que je sois prête, mais j'ai peur de ne jamais être prête.
-Je ne sais pas trop quoi te dire Alice. Je n'avais jamais pensé qu'un jour je pourrais avoir un enfant. Alors, je ne me suis jamais posé la question.
-Mais tu dois avoir une idée maintenant. Edward, lui, il a toujours voulu des enfants. C'est lui qui faisait l'animation pour les enfants dans les fêtes de famille. Il inventait avec Emmet, les jeux les plus fous et tous les enfants les adulaient. Moi, j'avais l'âge de participer à ces jeux, mais je préférais aller espionner et écouter les jeunes filles adolescentes parler shopping, maquillage et garçons.
-Si tu veux tout savoir, j'ai la trouille. Edward a l'air tellement sur de lui. Je suis certaine et encore plus avec ce que tu viens de me dire qu'il va être une fois de plus parfait.
-Hey, il n'est pas parfait. C'est un air qu'il se donne. Il a toujours fait ses mauvais coups et tout le monde blâmait Emmet. Il s'en tire toujours bien et si tu veux mon avis c'est parce qu'il était encore plus mignon qu'aujourd'hui lorsqu'il était enfant.à
Nous pouffions de rire.
-C'est normal d'avoir la trouille, tu penses ? reprit-t-elle.
-Ouais, ta mère elle dit qu'enceinte d'Emmet, elle a paniquée le mois avant sa naissance. Elle croyait qu'elle n'y arriverait pas avec les couches, l'allaitement, le bain et tout… Elle est allée dans une réunion de femmes enceintes et elle a rencontré des mamans expérimentées qui l'ont rassuré. Elle pouvait même appeler l'une d'entre elle pour des questions.
-Tu pourrais faire la même chose, non ?
-Oui, Adisson m'a donnée un numéro du même genre de regroupement, mais j'hésite.
-Tu as lu des livres, ça peut aider ?
-Oui, au moins une dizaine. Et ils disent tous que tout ira bien avec le temps. La même chose qu'Edward quoi…
Elle rit.
-Bella ?
-Oui ?
-Je suis vraiment heureuse que mon frère t'ait rencontré. Tu es une personne exceptionnelle.
-C'est moi la chanceuse d'avoir Edward. Je ne pensais pas que je pourrais aimer un homme de cette façon et à ce point là. C'est grâce à Edward si j'ai gardé le bébé, j'allais me faire avorter le lendemain de mon accident, je crois que le destin en a décidé autrement.
-Excuse-moi Bella je ne savais pas. Tu ne regrettes pas de l'avoir gardé ?
-Non, pas du tout… Alice, si tu aimes Jasper et que tu lui fais confiance, reconsidère la question. La plus belle chose que j'ai vu dans ma vie, c'est le visage et les yeux d'Edward lorsqu'il sent son bébé bougé dans mon ventre.
-Oui, tu as raison. Je vais y repenser. J'ai 24 ans et Jasper 29, alors il faudrait peut-être s'y mettre.
-Allons dormir maintenant.
-Oui, j'envoie un texto à Jasper pour qu'il me rejoigne ici après son travail, d'accord ?
-Je suis d'accord. Bonne nuit Alice.
EDWARD Point de vue
C'était complètement fou. Il y avait des patients partout et en plus, tous des cas pour moi. Quand il y avait un accident de la route, il y avait obligatoirement des cas en orthopédie. Plusieurs bras cassés sans chirurgie mais je devais tout de même les rencontrer pour analyser les radios et les plâtres. Il y avait deux morts. Un homme de 45 ans joueur dans l'équipe de baseball et le chauffeur de l'autobus. L'accident était un face à face, ce qui ne laisse pas beaucoup de chance pour les gens assis en avant. J'avais fait trois chirurgies moins importantes que celle que je m'apprêtais à faire. La femme de 47 ans avait la hanche et le fémur fracturés, de même que je devais remplacer l'articulation de la hanche. La patiente que j'avais préalablement rencontrée, il y a une heure, était sous anesthésie et j'attendais qu'Angela termine sa pause pour commencer.
Je nettoyais les plaies pour que la peau soit propre. J'y verrai un peu mieux.
-Bon, je suis là Edward, dit Angela en franchissant la porte.
-C'est bon Angela, tu n'avais pas à te presser, je t'avais dit de prendre ton temps, répliquais-je.
-Ouais, mais tu dois avoir hâte de rentrer non ?
-Ouais, je suis pour ce qui dirait fatigué et on a emménagé aujourd'hui avec Bella dans notre nouvelle maison et Bella est restée avec ma sœur cette nuit.
-Oh…
-Comme tu dis.
-Dis-moi plutôt sur quoi nous occuperons notre nuit Dr Cullen ?
-Dr Cullen, c'est mon père, je te l'ai déjà dit Angela. On va faire une ostéosynthèse sur fracture ouverte sur le fémur droit et remplacement de l'articulation de la hanche droite toujours ainsi que plâtre du bassin à la cheville. On va s'amuser comme des petits fous.
-OH MON DIEU !!!
-Qu'est-ce qu'il y a Angela ? Un problème ?
Elle m'inquiétait, elle était toujours calme. Quelque chose ne devait pas aller pour qu'elle crie aussi fort.
-La patiente c'est... c'est…
-Angela, tu la connais ?
Ça devenait une habitude de connaître les patients.
-Oui, c'est… la mère de Bella !!!
-QUOI !!! T'ES SÉRIEUSE ??
Alors les filles, il était bien ou pas ce chapitre.
Est-ce qu'Edward va dire à Bella qu'il a opéré sa mère ?
Pour celle que ça intéresse j'ai mis des photos des chambres sur mon profil.
A+ pour le chapitre 20
isasoleil
