Hey les filles, voilà déjà le chapitre 21.

Il est plus court que les précédents, mais je ne pouvais rien ajouter après la dernière scène.

Vous comprendrez à la fin.

Bonne lecture.

A+

isasoleil


Chapitre 21 : Décider


13 mai
33 semaines de grossesse

Ça faisait deux semaines que ma mère était dans une chambre d'hôpital et qu'Edward s'occupait d'elle comme patiente. Je ne me décidais pas à aller la voir. En fait j'avais peur de la voir. Peur qu'elle m'en veuille d'être partie comme une voleuse, peur qu'elle ne veuille plus me voir pour lui avoir fait trop de peine. Edward écoutait tous mes états d'âmes et n'influençait en rien ma décision.

Aujourd'hui j'allais terminer les essayage de ma robe de demoiselle d'honneur chez Alice avec Rosalie, le mariage étant dans deux semaines. Rosalie était excité mais pas autant qu'Alice qui avait vu à l'organisation de l'évènement en entier ainsi qu'à tous les costumes et les robes du cortèges. Nous en avions presque terminés, lorsque les filles commencèrent à me poser des questions au sujet de ma mère.

-Je suis désolée Bella, mais je crois que tu as besoin d'un coup de pouce pour prendre la décision de revoir ta mère, dit Alice tout en piquant une aiguille dans le bas de ma robe.

-Alice… je n'ai pas envie de parler de ça, marmonnai-je.

-Elle a raison Bella. Tu dois prendre une décision, renchérit Rosalie.

Je savais bien qu'Alice avait raison, mais j'hésitais toujours.

-Pourquoi, tu nous dis pas ce qui t'empêche d'y aller ? dit Alice.

-J'ai peur.

-Peur de quoi ? C'est ta mère, elle sera surement heureuse de te retrouver ? dit Alice.

-Alice, ça fait 5 ans qu'elles ne se sont pas vues. Bella a fuguée. Elle a le droit d'avoir des craintes vis-à-vis la réaction de sa mère, dit Rosalie

-Excuse-moi Bella, je ne réalise pas vraiment, chuchota Alice.

-Non, ça va. Tu as terminé ?

-Oui, tu peux l'enlever. Merci Bella.

J'enlevai ma robe et mes chaussures à talons. Je passai un jeans, un débardeur et des converses et je retournai vers mes belles-sœurs. Je n'étais pas sortie de cette discussion concernant ma mère.

-Bella, je peux te donner mon avis ? dit Alice.

-Si je dis non, tu vas me la donner quand même, alors, donne-moi ton avis Alice, rigolais-je.

-Bella, c'est ta mère, elle ne peut pas te repousser. Tu avais 16 ans quand tu es partie. Elle a du se faire un sang de cochon épouvantable à te chercher partout et à attendre ton retour. Elle a même dû faire appel à la police si ça se trouve.

-Alice… réprimanda Rosalie.

-Non, c'est important une mère. Ce qui t'a fait la quitter il y a 5 ans, ne pose plus de problèmes, tu devras également lui dire pourquoi tu es partie et ce qu'il t'a fait. Tu vivras mieux lorsque tu seras en paix avec ta mère.

Je ne parlais pas. Je ne me voyais pas raconter à ma mère ce que son mari m'avait fait durant les six dernières années que j'ai passé avec elle. Et si Phil lui avait donné une version pas trop charmante pour moi.

-Je ne sais pas Alice.

-C'était comment avec ta mère avant Phil et avec Phil ? demanda Rosalie.

-Avant Phil, nous étions comme les deux doigts de la main. Nous étions toujours ensemble. Je l'accompagnais à ses cours du soir et je faisais mes petites affaires en attendant qu'elle termine son travail, souriais-je. Nous étions très proches. Quand Phil est arrivé, elle partait souvent avec lui pour ses matchs à l'extérieur et je restais chez Angela. Elle était souvent avec lui, mais nous avions toujours nos moments à nous. Et ensuite, je suis devenue très distante pour lui cacher ce que Phil me faisait subir et elle a mit ça sur le compte que je devenais une grande fille avec des secrets intimes d'adolescentes.

-Elle ne te manque pas ? questionna Alice.

-Au début oui, mais là, c'est comme si ma vie avec elle avait été un rêve et que c'était inaccessible.

-Ouais… humm… il dit quoi Edward ? reprit-elle.

-Il ne dit rien. Il ne veut pas m'influencer avec sa relation avec sa mère. Après ne pas l'avoir vu durant trois ans quand il était en Afrique, il dit que la question pour lui ne se pose pas. Il partirait à la course pour rejoindre sa mère. En plus, il dit qu'il va respecter ma décision.

-Fidèle à lui-même, monsieur PARFAIT, grimaça Alice.

-Hey, c'est MON monsieur PARFAIT, interdit de te moquer de lui compris.

Et sur ces dernières paroles, je pris le chemin de la maison où Edward devait être rentré depuis une heure maintenant. Sur le chemin du retour, je pensais à la possibilité de revoir ma mère. Esmé m'avait affirmé qu'une mère n'oubliait jamais son enfant et que ma mère serait surement la plus heureuse et surtout soulagé de me savoir en vie, en bonne santé et enceinte de son petit-fils. En fait, je n'étais pas encore une mère, et je ne pouvais pas m'imaginer qu'on m'enlève mon bébé. Il était déjà si important. Je devais en parler avec Edward et je crois que ce soir une discussion s'imposait. Il savait dans quel état ma mère était et si elle pouvait recevoir ma visite sans mettre son rétablissement en péril.

J'ouvris la porte de la maison. Il y avait une odeur de sauce tomates et de la musique classique. Bizarre, Edward, ne fait pas la cuisine normalement. Pas que ça lui déplaise et qu'il n'était pas bon, juste qu'il n'en avait pas l'habitude. Je déposai mon sac et mes clés et avançai vers la cuisine. J'y trouvai un Edward la face à la cuisinière faisant cuire probablement des pâtes et de la sauce tomate. Il se retourna et m'offrit un très beau sourire.

-Hey, mon amour, ça été avec Alice aujourd'hui ? demanda-t-il avant de déposer un doux baiser sur mes lèvres.

-Oui, on peut dire ça. Je rêve où tu fais la cuisine ?

-Tu ne rêves pas, je fais la cuisine. C'est la seule chose que je sais faire par contre. Désolé.

-Je meurs de faim, des pâtes c'est parfait.

-Tu veux quelque chose à boire ?

-Je mourrais pour un verre de vin, mais j'imagine que tu n'en as pas acheté, vu que je n'ai pas le droit d'en boire.

-C'est juste, alors, jus, eau perrier, cola diète ou grenadine ?

-Waouh grenadine et jus. Quand j'étais petite, ma mère m'en faisait souvent, dans une coupe avec des fruits tout autour. J'étais convaincue que j'avais un verre d'adulte moi aussi.

-Alors, grenadine, jus et fruits tout autour de la coupe.

Edward s'affairait à couper des fraises et des oranges pour les mettre autour de ma coupe et de la sienne déjà rempli avec le jus et la grenadine et une grosse quantité de glace. Il me tendit la coupe et je bus une gorgée. Ça goûtait presque mon enfance seule avec ma mère. Était-ce le bon moment pour parler de ma mère avec Edward ? Je pris une grande inspiration. Edward me regarda en levant un sourcil, il était toujours à l'écoute de mes moindres gestes.

-Edward, je crois que je vais aller voir ma mère, soufflai-je.

-Bella, tu es sérieuse ?

-Oui, je crois que oui. J'en ai parlé avec ta mère, Alice et Rosalie. Elles pensent toutes que c'est la meilleure solution. J'avais une très belle relation avec ma mère avant que Phil ne débarque dans nos vies.

-Oh Bella, je suis tellement fier de toi. Crois-moi, tu fais le bon choix. C'est ta mère, elle doit se demander chaque jour de sa vie où tu peux bien être passé.

Il me prit dans ses bras et me serra fort.

-Je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé avant. J'en ai parlé plusieurs fois avec Esmé, mais c'est Alice et Rosalie qui m'ont fait me décider cet après-midi. Elles pensent aussi que ma mère doit se demander où je suis.

-Elle va bien tu sais. Sa guérison est sur la bonne voie. Elle aura une rééducation plus longue et plus souffrante que la tienne, mais elle s'en sortira très bien. Elle aussi aura un médecin privé, ria-t-il.

-Ouais… ne te lance pas trop de fleurs Edward Cullen.

Il retourna à sa cuisinière et déclara fier de lui que le souper était prêt. Je m'assois donc à la table et attendit qu'il soit devant moi avant de continuer notre conversation.

-Edward, tu vas venir avec moi voir ma mère ? demandais-je.

-Euh… oui, si tu veux… je croyais que tu voudrais être seule avec elle ?

-En fait, je ne sais pas vraiment. Je suppose que je voudrais que tu ne sois pas loin.

-Je serai où tu voudras que je sois, dans la chambre, dans le cadre de la porte, dans le corridor ou encore dans mon bureau, je resterai proche.

-Merci.

Nous continuâmes à manger et c'était vraiment très bon, avec le basilic frais et le parmesan, j'étais complètement aux anges devant mes pâtes. J'avais trouvé l'homme parfait et Alice pouvait bien penser que c'était un genre qu'il se donnait, elle ne savait pas à quel point il était vraiment PARFAIT.

-Edward, c'est vraiment délicieux. Tu voudras bien m'en faire à chaque fois que j'en aurai envie ?

-Merci. Je te ferai des pâtes aussi souvent que tu en voudras mon amour, c'est la seule chose que je pourrai te faire manger de toute façon. Alors, ça me facilite la tâche que tu aimes ça.

Lorsque nous eûmes terminés notre repas, Edward m'envoya prendre mon bain pendant qu'il fit la vaisselle et rangea la cuisine. Lorsque mon bain fut terminé, je mis une nuisette noire assez sexy et je pris une couverture pour m'installer sur la balançoire sur le balcon de notre chambre. J'aimais bien me bercer sur le balcon le soir. Il faisait doux, pas chaud mais avec la couverture, j'étais bien au chaud. Edward entra dans la chambre et sourit lorsqu'il me découvrit sur le balcon.

-Hey, je pensais que tu t'étais endormie.

-Non, j'adore ça me balancer ici.

-Tu veux un dessert ? me dit-il en me montrant les deux petits gâteaux.

-Gâteau au fromage ? criais-je.

-Oui, ça va aller ? demanda-t-il inquiet.

-Tu veux rire. C'est mon gâteau préféré. Comment tu as su ?

-Je ne savais pas. En fait c'est égoïste de ma part, c'est mon dessert préféré. Je n'ai pas pu résister quand je suis passé devant la pâtisserie, avoua-t-il.

-C'est parfait alors.

Il se plaça à côté de moi sous la couverture avec moi et nous mangions tranquillement notre dessert qui était divinement bon. Quand nous eûmes terminés, Edward se leva pour ramasser les plats et revint sur le balcon. Il se tenait devant moi debout.

-Edward, ça va ?

-Oui, oui.

Il s'agenouilla devant moi. Je passai ma main dans ses cheveux, les caressant entre mes doigts comme à chaque fois qu'ils étaient à ma portée. Il me regardait si intensément qu'un frisson parcourut mon corps.

-Bella, je t'ai déjà dit que je t'aime, que tu es la femme de ma vie, que je veux passer le reste de mes jours avec toi. Je t'ai souvent dit que j'étais heureux avec toi, que j'étais fier que tu portes mon enfant, que tu étais belle, sexy, douce… Mais ce soir…

Il était nerveux. Il m'avait dit des tonnes de fois qu'il m'aimait. Pourquoi, ce soir il était nerveux. Il ne lâchait pas mes yeux. Il mit sa main dans la poche de son jeans et en sortit une petite boîte en velours.

Si j'avais voulu lui cacher ma surprise, je n'aurais pas été capable. Mes yeux sont presque sortit de leurs orbites. J'espérais seulement que je ne lui avais pas fait peur. Qu'il penserait que je refuserais.

-Isabella Marie Swan, voudrais-tu devenir ma femme ? Épouse-moi Bella ? dit-il en ouvrant la petite boîte.

J'avais la gorge nouée et je sentais les larmes piquer mes yeux. Nos yeux étaient encore accrochés. Ma main qui était toujours dans ses cheveux, s'était arrêter dans ses caresses. Alors que j'approchai sa tête vers la mienne avec ma main descendu sur sa nuque, je lui dis :

-Oui, Edward, je veux devenir ta femme, je veux t'épouser. Et je l'emmenai dans un baiser enflammé.

Lorsque le baiser prit fin, il mit la bague à mon doigt et je la regardai en levant ma main devant nous pour que nous l'admirions ensemble. Elle était en or blanc et or rose. Elle avait deux rangées de diamants sur chacune des couleurs. L'or blanc était serti de petits diamants tous collés les uns aux autres. L'or rose lui aussi serti de diamants, mais plus gros et plus distancés. Elle était absolument magnifique.

-Tu l'aimes ? me demanda Edward.

-Edward, elle est parfaite. J'aime bien qu'elle n'ait pas de pierre surélevée. J'aurais eu peur d'accrocher la petite peau fragile d'Anthony. Merci Edward, je l'aime beaucoup et je t'aime.

-Je t'aime aussi Bella.

Il m'embrassa et me porta dans ses bras jusqu'à notre lit. Il ferma les portes du balcons enleva ses vêtements et vint me trouver sous les draps. . Nous nous endormirent dans notre position habituelle après qu'Edward m'eut fait l'amour doucement et passionnément.


Alors, est-ce que j'ai bien fait qu'Edward fasse la demande à Bella ? Au départ, ce n'était pas prévue, mais finalement je me suis laissée tenter.

Je vous ai mis un lien sur mon profil pour la bague.

A+

isa