Bonjour à vous !
Voici le troisième chapitre de cette fic. Merci d'avoir lu les précédents, j'espère que ce chapitre vous plaira.
Désolée pour le retard par rapport à ce que j'avais prévu, j'espère que vous ne m'en voudrez pas !
Je vous rappelle qu'il s'agit d'une histoire avec des relations explicites entre hommes, âmes sensibles et homophobes passez votre chemin !
Les personnages et les lieux appartiennent à J.R.R Tolkien, je ne fais que les emprunter.
Ce chapitre n'a pas été corrigé, j'espère vraiment qu'il n'y a pas trop de fautes, si quelqu'un a envie de corriger cette fic, faites moi signe !
Bonne lecture !
Chapitre 3
Situé à l'arrière de la compagnie, Bilbon observait ses compagnons et analysait l'évolution de ses rapports avec eux. Les pensées du semi-homme se tournèrent tout d'abord vers Gandalf qui n'était pas avec eux. Le magicien était resté à Fondcombe pendant qu'ils partaient, il devait les rejoindre plus tard dans les montagnes. Gandalf qui l'avait poussé dans cette aventure gardait toujours un œil sur lui et ne manquait jamais de répondre aux interrogations du hobbit sur la Terre du Milieu. La curiosité de Bilbon l'avait aussi rapproché de Balin. Il écoutait avec plaisir le vieux nain conter les histoires et légendes de son peuple. Bilbon aimait leurs conversations et Balin, toujours sympathique à son égard semblait aussi les apprécier. Ses histoires étaient cependant souvent conclues par Bofur qui lui aussi aimait raconter des histoires qui à défaut d'être toujours véridiques étaient toujours drôles. Le nain au chapeau passait beaucoup de temps avec Bilbon, cherchant à le connaître et le faisant rire lorsque la Comté lui manquait trop. Il appréciait énormément ce sympathique compagnon et avait l'impression que lui aussi appréciait sa compagnie. Le regard du hobbit se perdit dans la contemplation du bas du dos de Bofur, suivant sans s'en rendre compte, perdu dans ses pensées comme il l'était, le mouvement de hanches du nain.
Un éclat de voix de Fili attira ses pensées et son regard vers les deux frères qui marchaient au milieu du groupe. Il semblait qu'ils étaient en train de se chicaner à propos de l'intérêt que le brun portait aux elfes. Kili pour se défendre se moquait gentiment des goûts de son frère et celui-ci semblait vexé. Bilbon fut déçu de ne pas avoir entendu ce qui avait fait réagir Fili de la sorte. Il appréciait les deux frères, il les trouvait très attachants mais il avait l'impression que chacun d'eux portait un lourd secret qui risquait de les submerger à chaque moment. Un secret tellement gros qu'il aurait dû lui sauter aux yeux mais Bilbon n'arrivait pas à mettre le doigt dessus et sa curiosité était piquée au vif.
Thorin s'arrêta et attendit que le reste de la compagnie se regroupe autour de lui.
Nous entrons dans une zone peuplée par nos ennemis, veuillez vous faire discrets, annonça-t-il avec un regard appuyé sur ses neveux.
Bilbon senti que l'atmosphère autour de la compagnie s'alourdit d'un coup. Tous les nains s'étaient mis sensiblement plus sur leurs gardes. Ils se remirent en marche, leurs sens à l'affût du moindre danger qui pourrait se présenter, même Bilbon se senti plus sur la défensive qu'auparavant, tous ses sens en alerte. Enfin bon, assez rapidement il se relâcha, ses yeux se fixèrent à nouveau sur le dos de Bofur et ses pensées recommencèrent à divaguer mais vers Dwalin cette fois. Le guerrier tatoué qui était derrière lui l'impressionnait avec son côté bourru mais en même temps sa présence le rassurait. Lorsqu'il l'avait surpris chez Elrond, Bilbon avait senti qu'une partie de la colère du nain était dirigée vers lui mais qu'il ne le menacerait pas. Ce qu'il ne comprenait pas c'était pourquoi était-il en colère contre lui. C'était vrai qu'ils ne s'entendaient pas vraiment, on pouvait même dire qu'ils ne se parlaient pratiquement jamais. Dwalin semblait avoir quelque chose contre lui sans que le hobbit ne sache ce qu'il avait fait de mal. C'était un second mystère qu'il souhaitait élucider.
La nuit arriva et la pluie avec elle. Perdu dans ses pensées et les yeux fixés, sans le vouloir, sur les fesses de Bofur, Bilbon sursauta violemment quand retentit ce qui lui sembla être un coup de tonnerre. Il regardait, complètement paniqué, ses compagnons quand Balin leur cria qu'il ne s'agissait pas d'un orage mais d'un duel de géant de pierre. Le sol se mit à trembler sous leurs pieds et la roche se mit en mouvement, séparant le groupe en deux. Bilbon capta le regard perdu et désespéré que lança Kili à son frère lorsqu'ils furent séparés. Son esprit alluma une ampoule. Ce regard venait d'expliquer beaucoup de choses sur le poids que portait au moins un des deux mais très certainement les deux frères. Cependant ce n'était pas le meilleur moment pour y songer, le géant sur lequel Bilbon se trouvait avec la moitié de la compagnie venait de se faire assommer et la falaise face à eux se rapprochait dangereusement. Il entendit une voix leur crier de sauter et sentit que Bofur et Dwalin s'éloignaient de lui. Il n'y avait pas de place devant lui pour qu'il saute, seule une roche tranchante l'attendait. Il essaya de sauter à côté mais le sentier était trop loin pour ses petites jambes, il ne put se retenir que du bout des doigts à la roche. Il entendait Thorin crier avec une voix désespérée. Parmi ce qu'il entendait il comprit deux mots « Fili » et « Non », Bilbon eut peur pour ses compagnons, il eut peur qu'ils soient dans une situation pire que la sienne. Il se sentit soulagé pour eux en entendant « tout va bien, ils sont en vie » mais eut dans le même temps peur que personne ne remarque son absence. Cette peur empêcha tout son de sortir de sa voix lorsqu'il voulu appeler à l'aide et il resta là, suspendu au dessus du vide, retenu au bout de ses doigts, les sentant faiblir à chaque instant. Il eut l'impression que des heures c'étaient écoulées avant qu'il n'entende avec soulagement la voix de Bofur.
Où est Bilbon ? Criait le nain en panique de ne pas le trouver. Bilbon pu voir cette panique sur son visage lorsque Bofur apparût au dessus de lui, lui tendant la main. Mais celle-ci était trop loin, Bilbon ne pouvait pas l'atteindre, pire, il sentait que ses doigts allaient lâcher. Sa main droite venait de lâcher la pierre quand il sentit une poigne le projeter vers le haut. Bofur l'attrapa fermement et le tira à lui. Il se retrouva alors sain et sauf, sur le sentier, dans les bras du nain au chapeau. Bilbon essayait de retrouver sa respiration, il s'étonnait d'être encore en vie et d'être si bien dans cette étreinte quand il entendit Dwalin crier « Thorin ». Le hobbit tourna la tête au moment où le guerrier se jetait au sol pour attraper la main du roi qui venait de glisser en voulant remonter après l'avoir sauvé. Dwalin mit toute son énergie et sa force pour faire remonter Thorin. Il ne le lâcha pas directement une fois qu'il l'eut ramené en sécurité sur le sentier, gardant quelques secondes sa main dans la sienne, ce qui n'échappa pas au hobbit.
J'ai bien cru que nous avions perdu notre cambrioleur, dit le tatoué en adressant un regard énervé à Bilbon. Tout dans ce regard semblait dire « J'ai failli perdre Thorin à cause de toi. » Le hobbit eut envie de se cacher de ce regard-là. La maigre protection des bras de Bofur ne permit pas à Bilbon de disparaître ni à protéger son petit cœur lorsque Thorin répondit d'un ton agacé : "Il est perdu depuis qu'il est parti de chez lui, il n'aurait jamais dû venir ". Bilbon sentit que Bofur resserrait ses bras autour de lui pendant que son roi parlait mais cela n'empêcha pas l'envie de ne jamais avoir quitté la Comté envahir son cœur. Ils regardèrent les deux guerriers entrer dans une grotte ainsi qu'une bonne partie de la compagnie avant que Bofur ne frotte vigoureusement ses bras et se lève, entraînant Bilbon avec lui. Le hobbit ne voulait pas s'extirper de cette étreinte mais n'en montra rien. Du coin de l'œil, alors qu'il allait entrer dans la grotte, Bilbon aperçut Kili se jeter dans les bras de son frère qui avait enfin réussi à relever Bombur. Fili referma ses bras autour du corps de son cadet et le serra contre lui. Puis ils rejoignirent le reste de la compagnie.
Bilbon ne parvenait pas à trouver le sommeil. La phrase de Thorin à son égard tournait en boucle dans son esprit et lui donnait de plus en plus envie d'être chez lui, dans la Comté. Plus il se repassait cette phrase, plus il se disait que le nain avait eut raison, il n'aurait jamais dû quitter sa chère Comté pour une aventure qui ne le concernait pas. Décidé, Bilbon se leva, rassembla ses affaires et enjamba les corps endormis pour sortir de la grotte.
Où allez-vous ? Bilbon soupira en se rendant compte qu'il avait oublié que Bofur montait le premier tour de garde.
Je retourne à Foncombe, je n'ai pas ma place parmi vous. Le regard triste que lui lança Bofur lui serra le cœur et l'énerva contre lui-même. Il ne voulait pas rendre le nain triste.
Je comprends, votre maison vous manque.
Non vous ne comprenez pas, vous êtes un nain, vous êtes toujours sur les routes, vous n'avez pas de chez vous. S'énerva Bilbon mais il le regretta immédiatement en voyant qu'il venait de blesser Bofur. Excusez-moi, tenta-t-il alors que son cœur lui faisait mal. Bofur posa sa main sur son épaule en lui disant que ce n'était rien, réchauffant immédiatement le cœur du hobbit.
Qu'est ce que… ? Demanda le nain en désignant de la tête l'épée de Bilbon qui était bleue, mais ce dernier ne put lui répondre, le sol s'ouvrit sous leurs pieds.
Bilbon courrait derrière les nains, invisible, son anneau au doigt. Il s'arrêta quelques pas derrière eux lorsqu'ils firent une pause et que Gandalf remarqua son absence. Il put à loisirs observer les réactions de ses compagnons devant sa disparition. Il vit de l'agacement pour beaucoup d'entre eux, de la colère même chez Thorin qui était persuadé qu'il en avait profité pour rentrer chez lui. Le hobbit se mit à réfléchir à cette possibilité. Il était vrai que c'était le moment idéal pour faire demi-tour, personne ne s'attendait à le revoir et il était encore pas trop loin de la vallée cachée des elfes. Il hésita fortement mais le regard de quelques uns de ses camarades lui donnaient envie de rester. Kili et Fili avaient l'aire déçus et inquiets. Mais celui qui semblait le plus touché par cette possibilité était Bofur. Son visage était défait et n'exprimait que tristesse et inquiétude. Bilbon ne voulait pas voir ces expressions sur son visage, il voulait le voir souriant et rieur, pour cela il était prêt à rester à ses côtés jusqu'à ce qu'ils atteignent Erebor, jusqu'à la fin de leur quête, jusqu'à ce que Bofur ait une maison.
Non, je ne suis pas loin, déclara Bilbon en sortant de derrière l'arbre où il s'était caché pour retirer son anneau. Les frères Durin et Balin l'accueillirent avec un grand sourire ainsi que Bofur ce qui réchauffa considérablement le cœur du semi-homme, le confortant en même temps dans sa décision. Les autres avaient surtout l'aire surpris. Bilbon eut juste le temps d'expliquer à Thorin qu'il était revenu pour les aider à retrouver leur maison que les orques arrivaient sur eux.
Dwalin était à la torture depuis plusieurs heures, cela avait commencé durant la bataille avec les orques. Agrippé à une branche au dessus du vide, comme tous les autres nains, sauf Ori qui était accroché à Dori qui lui était suspendu au bâton de Gandalf. Dwalin avait vu Thorin se mettre à courir sur le tronc pour aller seul affronter Azog, son warg et sa troupe. Du suicide quoi ! Et maintenant, l'élu de son cœur était au sol, blessé, presque évanoui et désarmé. Azog venait d'ordonner sa mise à mort. Dwalin essaya de rejoindre le tronc pour lui venir en aide mais la branche sur laquelle il était craqua sous son poids et sous les mouvements brusques qu'il venait de faire. Il se débattait donc, suspendu à une branche presque détachée du tronc à essayer de remonter sur celui-ci et priant que par un miracle quelconque de Mahal il n'ait pas à assister à ce moment-là au décès de celui qui faisait battre son cœur. Si jamais Thorin venait à mourir alors que lui n'arrivait bêtement pas à aller le protéger...
C'est alors qu'il vit, avec surprise, Bilbon descendre du tronc, respirer un grand coup et sauter sur l'orque au moment où celui-ci allait tuer Thorin. Dwalin s'était rappelé à ce moment-là de respirer et recommença à se démener pour les rejoindre. Le hobbit venait d'offrir un sursit à Thorin mais il ne tiendrait pas seul contre les orques qui se rapprochaient déjà, très menaçants. Il vit Fili et Kili passer sur le tronc pour se porter au secours de leur oncle. Puis Nori arriva à sa hauteur.
Nori un coup de main ? Lui lança le tatoué. Le voleur s'arrêta et attrapa sa main pour l'aider à se hisser sur le tronc puis tous deux se lancèrent dans le combat. Dwalin mit toute sa rage de voir ainsi la vie de son aimé menacée, toute son angoisse de ne pas avoir pu intervenir plus tôt, dans le combat qu'il menait.
Durant tout le combat, il n'avait pu s'empêcher de surveiller Thorin du coin de l'œil et d'arrêter les orques qui s'avançaient sur Bilbon. Mais ses ennemis étaient beaucoup trop nombreux et à eux cinq ils commençaient à se faire submerger. C'est avec soulagement qu'il vit les grands aigles arriver et leur venir en aide. Mais une fois qu'il fut dans les airs, sur le dos d'un des aigles comme le reste de la compagnie, son angoisse revint. Thorin était dans les serres d'un des aigles, inconscient et en sang. La peur que son amant ne soit mort se mit à l'étouffer. Il n'osait parler, sa voix risquait de le trahir.
Enfin les aigles se posèrent, Thorin et Gandalf furent les premiers à être déposés. L'angoisse de Dwalin fut à son summum lorsque le magicien s'éloigna du roi après lui avoir posé la main sur les yeux sans que celui-ci ne réagisse ou montre le moindre signe de vie. Lorsqu'il descendit de son aigle, alors qu'il commençait à se dire que Thorin était mort, ce dernier donna enfin un signe de vie coupant Dwalin dans son élan d'aller se jeter sur lui. Thorin était vivant, il se devait donc de respecter sa volonté de garder leur relation secrète. Le guerrier intériorisa son soulagement autant qu'il le put, éloignant autant que possible son besoin de prendre son amant dans ses bras. Il écouta avec surprise Thorin s'énerver après le hobbit puis lui avouer ne s'être jamais autant trompé sur quelqu'un et enfin le prendre dans ses bras. Dwalin sentit son cœur se serrer, une pierre tombant dans son estomac, son envie d'être à la place de Bilbon le minant, l'étouffant tout d'un coup, lui donnant envie de casser tout ce qu'il y avait autour de lui, à commencer par la tête du-dit hobbit. Mais il se retint, il devait le vie de Thorin à Bilbon et pour ça il lui serrait éternellement reconnaissant. Il garda donc en lui son envie de meurtre pour leur prochaine rencontre avec les orques.
Et voilà, fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu.
Pour info, je n'ai pas fini d'écrire cette histoire donc n'hésitez pas à me faire part de vos envies et de vos retours pour que je les prenne en compte pour la suite.
Que pensez-vous des couples qui se dessinent ?
A bientôt
Lyla0ï
