Bonjour à tous !
Voici un nouveau chapitre ! Merci à ceux qui suivent cette fic.
Je vous rappelle qu'il s'agit d'une histoire avec des relations explicites entre hommes, âmes sensibles et homophobes passez votre chemin !
Les personnages et les lieux appartiennent à J.R.R Tolkien, je ne fais que les emprunter.
Merci à Sukky d'avoir corrigé ce chapitre !
Bonne lecture !
Chapitre 7
Leur plan avait fonctionné… à quelques détails près. Ils n'avaient pas réussi à tuer le dragon et celui-ci avait attaqué Lacville. Mais maintenant Smaug était mort, tué par les hommes, ils étaient tous vivants _ enfin tous ceux qui avaient pénétré La Montagne, ils étaient sans nouvelles de leurs compagnons restés chez les hommes_ et pouvaient à présent s'établir dans Erebor. Les nains venaient d'assister, impuissants, depuis les flans de La Monntagne à l'attaque de Smaug sur Lacville et à sa mort. Bilbon était horrifié de voir ce qu'ils avaient provoqué : les flammes, la peur, la mort de centaines de personnes, la destruction de leur ville… Le hobbit était peiné et horrifié, d'avoir, par leur action créé autant de carnage, cela lui donnait la nausée. Il observa ses compagnons et vit le même effroi sur leurs visages. Cette vision d'horreur les affectait tous, cela se lisait plus ou moins sur leurs visages. Tous sauf un. Thorin avait le visage fermé mais il n'avait pas l'aire d'être affecté d'une manière ou d'une autre par le sort des habitants de Lacville. Ni même par le sort de ses neveux, d'Oïn et de Bofur resté là-bas. A cette pensée le cœur de Bilbon se serra. Quelles étaient les chances pour que leurs compagnons aient survécus ? Elles n'étaient pas nombreuses. Et pour qu'ils s'en soient sortis indemnes ? Elles étaient encore plus faibles.
Le souvenir du baiser qu'il avait échangé avec Bofur vint s'imposer dans l'esprit de Blibon. La peur que ce baiser ait été le seul, que son ami _ s'il pouvait toujours l'appeler ainsi _ soit mort le percuta comme s'il avait reçu un coup de poing dans le ventre. Sa respiration se bloqua quelques instants et il faillit défaillir. Il posa sa main sur la roche à ses côtés pour revenir à la réalité, au présent, à ce qu'il savait être sûr et se détourner de ces horribles même si vraisemblables hypothèses.
Thorin ordonna au groupe d'entrer dans Erebor, là, certains durent installer le campement dans une des salles alors que les autres eurent à chercher l'Arckenstone parmi les montagnes d'or. Bilbon le regarda ahuri, Thorin n'avait apparemment aucun souvenir qu'il lui avait dit l'avoir récupérée quelques heures avant. Il eut peur de ce qu'il vit sur son visage, ce n'était plus une lueur de folie au fond de ses yeux, c'était un masque recouvrant tout son visage. Bilbon se refusa à donner la pierre à ce nain fou. Ce n'était pas le nain qu'il avait rencontré à Cul-de-Sac.
Cela faisait un peu plus d'une journée qu'ils s'étaient installés dans Erebor, que la folie n'avait plus quitté le visage de Thorin. Lorsque Bilbon entendit des personnes pénétrer dans La Montagne, il se précipita vers la source du bruit et ne put retenir un soupir de soulagement. Leurs compagnons étaient en vie. Fili, Kili, Oïn et Bofur étaient vivants ! Vivants et en un seul morceau ! Mais son inquiétude due à la folie qui se saisissait de Thorin ne laissa pas sa joie s'exprimer. Il se précipita vers ses amis et les enjoignit de faire demi-tour, leur disant que Thorin avait perdu la tête. Mais cette injonction eut l'effet inverse et les jeunes princes se précipitèrent dans les grandes salles remplies d'or. Ils ne purent que constater que le roi était en effet obnubilé par ces tas d'or.
Après de joyeuses retrouvailles avec le reste de la compagnie, les nains se mirent _ encore_ à la recherche de l'Arkenstone. L'Arckenstone, plus rien à part cette pierre n'avait d'intérêt pour Thorin. Peu lui importait l'état de santé de ses neveux ou Dwalin qui le regardait avec tristesse et inquiétude. Peu lui importait l'avis de ses compagnons, tout ce qui comptait était l'Arkenstone. Au fur et à mesure des jours qui passaient le roi s'enfermait dans sa folie. Thorin en vint même à confier à Bilbon qu'il soupçonnait l'un des nains de la compagnie de l'avoir trahi et de dissimuler l'Arkenstone. Le hobbit s'en voulu. Le roi doutait de leurs compagnons à cause de lui, mais il ne put se résoudre à revenir sur sa décision. Son cœur se fit lourd de la responsabilité qu'il avait prise. Il avait tellement envie de se confier à quelqu'un mais le faire signifiait que cette personne devrait choisir entre lui et Thorin et cela, il le refusait. C'est lorsque Thorin refusa de négocier avec les hommes et les elfes, poussant ceux-ci à se préparer à les attaquer aux premières lueurs du jour qu'il sut ce qu'il devait faire de l'Arckenstone. Il ne voulait pas laisser la folie de Thorin les mener à la guerre et il devait éloigner la pierre du roi. La solution était toute trouvée, il devait la donner aux hommes.
Durant la nuit tombée, il monta sur les remparts où il avait repéré une corde suffisamment longue pour lui permettre de descendre de l'autre côté.
Vous devriez être à l'intérieur ! Bilbon sursauta alors que la voie de Bofur vint interrompre pendant qu'il nouait solidement la ton du nain était sec, Bilbon sentit son cœur se serrer. A l'abri du vent.
Euh j'avais… Bilbon chercha une excuse tangible à sa présence sur le chemin de ronde… besoin d'air, ça sent encore le dragon là-dedans. Il vit à l'expression de Bofur que celui-ci ne le croyait pas et qu'il était peiné de ce mensonge.
Les elfes ont fait mettre leurs archers en position.
Ah ? Lui répondit Bilbon, pas très sûr que ça décision tienne longtemps si le nain se rapprochait trop de lui. En sa présence, il n'avait qu'une envie, l'embrasser. Il préféra regarder l'armée dont il était question.
La bataille sera finie d'ici demain soir, dit Bofur d'un ton morne, mais je doute qu'on sera en vie pour le voir.
Ce sont des jours funestes, répondit Bilbon ne sachant que dire. Il voulait rassurer son ami, lui dire qu'il allait tenter quelque chose mais il ne le pouvait pas. Et si jamais Bofur avait raison… le Hobbit souhaiterait dans ce cas partager la dernière nuit de son existence avec lui. Mais avait il voulait essayer d'éviter la guerre.
Des jours funestes oui, répéta Bofur avec tristesse. Il regarda Bilbon, son regard avait changé, un espoir venait d'y naître. Nul ne pourrait blâmer qui que ce soit de vouloir être ailleurs. Dit-il en se rapprochant de Bilbon, celui-ci le regarda surpris. Il ne doit pas être loin de minuit, Bombur doit prendre son tour de garde, ce sera dur de le réveiller ajouta-t-il en regardant Bilbon avec espoir avant de commencer à descendre pour aller réveiller son cousin.
Bofur ! l'appela Bilbon en voulant le retenir. Son cœur lui criait de se jeter sur le nain pour l'embrasser et de lui dévoiler ses sentiments. Seulement il devait sortir l'Arkenstone d'Erebor et c'était sa seule occasion. On se reverra demain matin, finit-il par lui dire.
Au revoir Bilbon, répondit Bofur. Dans son regard, Bilbon pouvait lire tous ses sentiments inavoués, tout l'amour qu'il lui portait, toute la tristesse qu'il ressentait à le laisser partir mais aussi l'espoir de savoir qu'il resterait en vie. Bofur semblait persuadé de ne plus revoir son hobbit, mais il ne fit pas d'autres gestes vers lui. Il descendit les escaliers, lentement mais sans se retourner.
Bilbon hésita encore une seconde à le retenir puis attrapa la corde, la jeta par dessus la muraille et la descendit… Ce n'est que plusieurs heures plus tard qu'il put faire le chemin inverse. Il se sentait soulagé d'avoir donné l'Arkenstone, d'avoir retrouvé Gandalf et de sentir qu'il le soutenait dans cette démarche même si tous deux craignaient la réaction de Thorin. Cependant à aucun prix Bilbon ne serait resté auprès du magicien comme celui-ci le souhaitait. Il devait absolument voir Bofur. Lorsqu'il passa au-dessus du mur, il eut l'heureuse surprise de voir le nain au chapeau, se réchauffant au feu. Il était seul, semblait perdu dans ses pensées et celles-ci n'avait pas l'air joyeuses. Il sorti son regard des flammes en entendant Bilbon atterrir sur le chemin de ronde et offrit un doux sourire au hobbit.
Pourquoi êtes-vous revenu ? Lui demanda-t-il en chuchotant quand Bilbon fut arrivé à sa hauteur.
Pour vous, répondit Bilbon sur le même ton avec un sourire timide. Devant le regard à la fois interrogateur et ravi de celui qui avait volé son cœur, il s'approcha d'avantage, se saisit de ses mains et poursuivit. Pour finir une conversation que nous avions commencé à Lacville, dans ma chambre… Les doigts de Bofur s'était mis à caresser la peau douce des mains du hobbit alors que dans ses yeux des étincelles d'espoir et de bonheur semblaient s'être allumées. Vous souvenez-vous que vous deviez me dire pourquoi vous m'aviez embrassé ?
Bofur le regarda avec un sourire joueur. Je ne suis pas sûr de me souvenir, mais, peut-être, ajouta-t-il devant le regard surpris de Bilbon, avec un sourire qui aurait pu sembler innocent. Peut-être qu'un nouveau baiser pourrait me raviver la mémoire.
Bilbon lui sourit en retour. Il tira sur ses mains jusqu'à ce que leurs torses se touchent et déposa les mains de Bofur sur sa taille. Celui-ci de laissait faire avec plaisir et amusement. Bilbon posa ses propres mains sur la nuque du nain et appuya légèrement dessus, amenant le nain à baisser la tête. Il s'arrêta à quelques millimètres de ses lèvres, appréciant le souffle de l'autre se brisant sur les siennes. Après quelques agréables secondes ainsi, Bofur referma brutalement ses bras autour du corps de Bilbon et le souleva légèrement. Tous deux soupirèrent de plaisir lorsque leurs lèvres entrèrent en contact. Ce baiser fut brutal, les bouches s'écrasaient l'une contre l'autre et se malmenaient. La sensation de l'autre, la découverte de son goût, de son corps avait été trop courte la fois précédente. Ils avaient soudainement une faim de l'autre, un besoin d'être en contact qui s'enflammèrent. Bilbon avait accroché ses jambes autour de la taille de Bofur et celui-ci l'avait plaqué contre le mur le plus proche. Bilbon se sentait rempli de joie mais surtout gonflé de plaisir. Son membre commençait à être très à l'étroit et réclamait les attentions de Bofur. Mais le nain qui était dans le même état que lui _ il pouvait sentir son désir contre ses fesses_ était actuellement occupé à malaxer lesdites fesses. Bofur délaissa les lèvres du hobbit, les laissant rougies et gonflées pour aller dévorer son cou, l'embrasser, le mordiller le suçoter. Bilbon avait basculé sa tête en arrière et gémissait faiblement, perdu dans les limbes du plaisir. La sensation de froid sur sa poitrine le ramena à la réalité. Une des mains de Bofur avait ouvert ses vêtements et découvrait son torse alors que sa bouche maltraitait sa clavicule.
Bofur ! Haleta Bilbon en glissant sa main sous sa tête. A contre-cœur, le regard interrogatif, Bofur arrêta son agréable torture et le regarda. Avant que nous allions plus loin je tenais à vous dire que… Il hésita une seconde mais le regard plein d'espoirs de son compagnon lui donna le courage nécessaire pour continuer… que je vous aime.
Le regard du nain se mit à pétiller de joie, Bofur embrassa Bilbon avec douceur et tendresse, passant sa main dans son dos pour le coller à lui. Le hobbit se sentit fondre sous cet assaut délicat. Le nain mit fin au baiser en posant son front sur celui de son compagnon et chuchota. Je t'aime aussi Bilbon. Le susnommé sentit son cœur exploser de joie et son désir se durcir plus encore.
J'ai envie de te faire l'amour. Je veux t'avoir montré mon amour avant… avant la bataille de demain. Bilbon comprit que le nain avait peur que l'un d'eux ne meurt le lendemain. Il faillit lui dire pour l'Arkenstone, que la guerre serait peut-être évitée mais la peur que Thorin ne le considère lui aussi comme un traître l'en empêcha. Son sexe, comprimé dans son pantalon lui faisait mal et tout son corps voulait accéder à la délivrance par les vas-et-viens de la virilité de Bofur en lui mais sa raison lui dictait de patienter encore un petit peu pour être certain de protéger le nain de toute suspicion de trahison.
On pourrait peut être trouver un endroit à l'abri des regards, répondit-il avec un sourire charmeur. Il fallu au nain moins d'une seconde pour reposer Bilbon sur ses pieds, lui attraper la main et partir moitié courant moitié marchant vers les salles inférieures d'Erebor. Heureux et amusé Bilbon oublia la guerre imminente à l'extérieur, Thorin, l'Arkenstone et se laissa entraîner dans les couloirs en se retenant de rire. Ils firent un détour pour être sûrs de ne pas croiser leurs compagnons et s'enfermèrent dans une petite pièce qui avait dû être un bureau. Seule restait en son centre une grande table en pierre. Bilbon ferma la porte derrière lui et se retourna vers Bofur qui semblait prêt à le dévorer tout entier.
Et voilà, fin du septième chapitre, j'espère qu'il vous a plu.
Il y aura douze chapitres au final, je ne sais pas si je pourrai accélérer le rythme de publication, le temps de les corriger.
Je pense commencer à publier une nouvelle fic sur le Hobbit prochainement.
A bientôt
Lyla0ï
