Ceci est une adaptation en drarry du livre de S.J. Day intitulé: la nuit leur appartient.

l'histoire comme vous l'avez sans doute compris ,ne m'appartient pas , ni les personnages qui sont la propriété de J K Rowling .Je le fais juste pour le plaisir et pas pour de l'argent .

couple : principalement hp/dm

rating : R

Warning: relations sexuelles homosexuelles , hétérosexuelles très explicites donc si vous êtes prudes ou pire si vous êtes homophobes je vous prierais de bien vouloir foutre le camp très gentiment et de garder pour vous vos commentaires .sinon bonne lecture . c'est une histoire que j'ai beaucoup aimé et comme je suis une très grande fan de drarry ,je voulais le partager avec vous .il y aura probablement des petites fautes malheureusement ,car l'histoire était à la base hétérosexuelle... oui ,oui, je la ferme ...

chapitre 1

Harry Potter jeta un coup d'œil à son horloge en forme de chat. Bientôt dix-sept heures ! Le week-end, enfin…Épuisé, il se massa le crâne, ses longs cheveux ébènes glissant entre ses doigts.Même quand il dormait tout son soûl,il n'arrivait jamais à recharger ses batteries. Il passait ses jours de congé dans une sorte de brouillard, étendu sur ses draps en désordre. Il avait beau boire des litres de café, Il passait de plus en plus de temps au lit, et sa vie sociale se réduisait comme peau de chagrin. Tous les traitements qu'il suivait semblaient aux insomniaques, il s'endormait sans problème, mais ne parvenait jamais à trouver le repos. il se leva et tout son corps protesta quand il décida de s'étirer. Des bougies parfumées brûlaient sur les meubles-classeurs, leur odeur sucrée couvrant les relents médicamenteux de son cabinet. Leur parfum était censé lui ouvrir l'appétit… Le jeune homme faiblissait et maigrissait de jour en médecin voulait l'inscrire dans un centre du sommeil pour des examens approfondis. Il n'avait jamais pu se rappeler ses rêves. Pour son docteur,c'était le symptôme d'une maladiephysiologique dont il ne comprenait pas encore la nature. La camisole de force ne s'imposait pas, c'était déjà ça.

–Votre dernier patient vient de sortir,lui signala Blaise, son réceptionniste, sur le seuil du bureau. Vous devriez rentrer chez vous.

Harry parvint à lui sourire.

– Vous avez une mine affreuse, Doc. À mon avis, vous couvez quelque chose.

– Sûrement, marmonna Harry.

Ça fait au moins un mois que je ne me sens pasdans mon fait, il était patraque depuis toujours, une des raisons qui l'avaient poussé à choisir une profession médicale. Il passait le plus de temps possible dans le décor douillet de son

agréable clinique au sol dallé de marbre blanc. Derrière Blaise, un étroit couloir

lambrissé menait à la salle d'attente où des paires d'inséparables gazouillaient toute la journée dans quelques cages anciennes.

Harry adorait travailler dans ce lieu confortable et chaleureux. Sauf quand il se sentait aussi épuisé.

– Beurk, je déteste être malade !

répliqua son réceptionniste, le nez froncé,en s'appuyant au chambranle.

Blaise était un jeune homme espiègle , vêtu d'une blouse aux motifs tirés de dessins animés parfaitement assortis à sa personnalité.

– J'espère que vous allez vous remettre très vite. Lundi prochain, votre premier patient sera un labrador qui vient pour ses vaccins. Je peux modifier la date du rendez-vous, si vous voulez.

Ça vous laisserait une heure de plus pour décider si vous avez envie de venir.

– Je t'adore, lui dit Harry avec un sourire reconnaissant.

– Mais non ! Ce qu'il vous faudrait,c'est quelqu'un qui s'occupe un peu de

vous. Un petit ami, par exemple. Vu la façon dont les client vous regardent,vous n'auriez que l'embarras du choix…

Blaise mima un sifflement admiratif :

– Certains n'amènent leur chien que pour pouvoir vous reluquer, si vous voulez mon avis.

– Mais j'ai une mine horrible, c'est toi qui me l'as dit !

– Façon de parler. Même à l'article de la mort, vous seriez plus beau que la

plupart des hommes dans leur meilleur jour. Ces types n'ont pas besoin des courriers de rappel pour venir faire vacciner leurs bestioles, vous pouvez

me croire.

Harry leva les yeux au ciel :

– Je viens déjà de t'augmenter, qu'est-ce que tu veux de plus ?

– Que vous rentriez chez vous. Mike et moi, on s'occupe de fermer la clinique.

– Bon, d'accord, j'y vais…

Il était éreinté, de toute façon. Les chiens aboyaient toujours, le matériel d'entretien de Mike ronronnait, les oiseaux pépiaient,mais cette réconfortante cacophonie s'atténuait lentement. La fin de la journée approchait.

– Mais d'abord, je dois mettre un peu d'ordre dans ces papiers…

– Pas question ! Si je vous laisse faire mon travail, vous n'aurez plus besoin de moi !

Blaise vint ramasser les dossiers posés sur le bureau et lui lança en sortant :

– À lundi, Doc !

Un sourire aux lèvres, Harry attrapa son sac, dans lequel il pêcha ses clés.

il quitta la clinique par la porte de derrière. Son cabriolet BMW noir l'attendait sur le parking désert. Comme il faisait encore chaud, il décida de rentrer chez lui cheveux au vent et baissa la capote du véhicule. Le trajet durait vingt-cinq minutes, qu'il mit à profit pour siroter un reste de café froid. il avait monté le volume de la radio à fond pour ne pas s'endormir. il ne tenait pas à se tuer ou à provoquer un accident sur l'autoroute. Sa voiture racée se glissait facilement dans la circulation clairsemée de la petite ville de Californie du Sud où il vivait. il l'avait achetée sur un coup de tête, le jour où il avait enfin accepté de voir les choses en face : sa santé défaillante le condamnait à une mort précoce. Il n'avait jamais regretté son les quatre années qui venaient de s'écouler, d'autres changements tout aussi drastiques s'étaient produits dans sa vie : il s'était installé dans la vallée de Temecula, abandonnant un poste de vétérinaire à San Diego pourtant très gratifiant. À l'époque, il croyait encore que sa fatigue chronique était due à ses horaires de travail stressants et au rythme de vie bien trop usant de San Diego. Puis il avait déménagé et s'était senti mieux pendant deux ans. Mais dernièrement, sa santé avait recommencé à se dégrader,l'affaiblissant comme jamais avait donc subi toute une série d'examens qui avaient éliminé le lupus et la sclérose des causes plausibles de ses problèmes de sommeil. On avait alors soupçonné la fibromyalgie, puis l'apnée du sommeil. il avait absorbé des médicaments inutiles et porté un masque qui la gênait tant qu'il l'empêchait carrément de s'endormir. Le dernier diagnostic, narcolepsie, l'avait consternée : il n'existait aucun véritable remède à cette maladie. Désormais incapable de travailler de longues heures d'affilée, il sentait lentement son esprit lui é portail en fer forgé de son s'ouvrit devant sa voiture.

il longea la piscine dont il n'avait pas encore profité, puis appuya sur la télécommande du garage, juste au coin du bâtiment,une fois garée dans son box, il actionna à nouveau la télécommande. La porte du garage commençait à peine à redescendre qu'Harry entrait dans sa cuisine aux plans de travail en jeta son sac sur le comptoir où il prenait son petit déjeuner, se débarrassa de sa chemise et de son pantalon , puis se laissa tomber sur le canapé moelleux. Il s'endormit avant même d'avoir posé la tête sur un coussin.

Draco fronça les sourcils devant le portail métallique qui lui bloquait l'accès à sa nouvelle mission. L'homme terré derrière cette muraille de ténèbres devait être sérieusement perturbé… Il n'avait jamais vu de protection comme celle-ci, si haute qu'on n'en distinguait même pas le sommet. Pas étonnant que six autres Gardiens s'y soient déjà cassé les dents.

Il passa une main dans ses cheveux qui s'éclaircissaient légèrement au niveau des tempes. Les Gardiens ne vieillissaient pas. À moins que les Cauchemars ne les vident de leur énergie vitale, ils étaient toutes les horreurs que Draco avait vues au fil des ans avaient fini par le marquer. Fatigué, découragé, il resserra sa prise sur la garde de son épée et frappa à grands coups contre la porte.

Une longue nuit l'attendait.

– Qui est-ce ? demanda l'habitant des lieux d'une voix rauque.délicieusement rauque. Il hésita. Il avait réussi à susciter son intérêt.

– Qui êtes-vous ? insista l'homme derrière le portail.

Perturbé par cet échange imprévu, il répondit la première chose qui lui passa par la tête :

– Je peux être qui vous voulez.

– Allez-vous-en, espèce de cinglé,grommela-t-il. J'en ai ras le bol de vous autres.

Draco fixa le portail, sidéré.

– Pardon ?

– Et après, on s'étonne que je ne dorme pas bien, avec tous ces Dégénérés qui cognent à ma porte pour me tenir des propos incohérents ! Si vous ne voulez pas me dire votre nom, allez-vous-en !

– Quel nom vous ferait plaisir ?

– Le tien, petit malin !

Il eut soudain l'impression que l'homme qui lui parlait était parfaitement sain d'esprit, et que le type perturbé,c'était lui.

– Enfin peu importe, monsieur l'inconnu, sympa de t'avoir rencontré. La voix rauque s'éloigna, et il comprit qu'il le perdait.

– Draco ! cria-t-il.

– Ah.

Il y eut un silence pesant, puis :

– Pas mal. J'aime bien.

– Tant mieux ! Enfin, je crois.

Il fronça les sourcils sans trop savoir comment poursuivre.

– Je peux entrer ? demanda-t-il.

La porte s'ouvrit péniblement en grinçant sur ses gonds rouillés. Il le contempla un instant, éberlué d'avoir obtenu si vite une réponse positive. On l'avait pourtant prévenu que la tâche qui l'attendait serait extrêmement ardue.L'intérieur de l'enceinte le surprit tout autant. Il y faisait aussi noir qu'à l'extérieur ! C'était la première fois qu'il observait un tel phénomène en pénétrant prudemment dans le« rêve » de l'homme qu'il était chargé d'aider, il lui demanda :

– Pourquoi restez-vous dans le noir ?

– Je n'arrive pas à allumer, répliqua-t-il sèchement. Ça fait pourtant des années que j'essaie.

Ces mots dérivèrent jusqu'à lui dans la pénombre comme une chaude brise de printemps. Il examina les souvenirs d'Harry Potter, mais n'y trouva rien de spécial. C'était une personne ordinaire qui menait une vie banale. Rien dans son passé ou son présent ne pouvait expliquer ce vide en ère Draco, la porte était toujours ouverte. S'il voulait renoncer, il le pouvait encore. Ou lui envoyer un Soigneur. Il avait accompli sa mission,la plus facile qu'on lui ait confiée depuis longtemps, mais pour la première fois depuis des siècles, il ressentait une vague curiosité. Il décida de rester.

– Bon… marmonna-t-il en se caressant le menton. Essayez de penser à un endroit où vous aimeriez vous rendre,et emmenez-nous là-bas.

– Fermez la porte, s'il vous plaît,répondit-il en s'éloignant.

Était-ce prudent de s'enfermer avec lui ?

– Et si nous la laissions ouverte ?

– Hors de question ! Si vous ne la refermez pas, elles vont entrer.

– De qui parlez-vous ?

– Des Ombres.

Draco garda le silence. Cet homme pouvait reconnaître les Cauchemars ; il les voyait comme des entités distinctes.

– Si vous le voulez, je les anéantirai.

– J'exècre la violence, vous savez.

– Oui, je suis au courant. C'est en partie pour cela que vous êtes devenu vétérinaire.

– Ça y est, grommela-t-il. Je me rappelle pourquoi je jette toujours les types dans votre genre, vous ne pouvez pas vous empêcher de fourrer votre nez partout .

en commençant à refermer le portail, Draco ironisa :

– Et pourtant, vous m'avez laissé entrer plutôt facilement…

– J'aime bien votre voix. Votre accent, il est irlandais, non ? D'où venez-vous ?

– D'où aimeriez-vous que je vienne ?

– Je m'en fous.

Ses pas s'éloignèrent un peu plus.

– Allez-vous-en, ajouta-t-il. Je n'ai plus envie de bavarder.

Draco gloussa tout bas. Cet Harry Potter avait beaucoup de courage. Il devait se sentir misérable, tout seul dans le noir, mais ne se laissait pas intimider.

– Vous savez quel est votre problème,monsieur Potter ?

–Vous et vos amis qui n'arrêtez pas de m'emmerder ?

– Vous ne rêvez pas refusez les possibilités sans fin que vous offre votre esprit. Tous ces lieux où vous pourriez vous rendre, ces choses que vous pourriez accomplir, ces personnes qui pourraient vous tenir compagnie…

– Vous croyez que j'aime ça, rester tout le temps assis dans le noir ? Je préférerais être sur une plage des Caraïbes, et me rouler dans le sable avec un beau mâle…

Les battants du portail se rejoignirent enfin, dans un vacarme épouvantable. Le guerrier laissa échapper un soupir. Que faire, à présent ? Soigner, guérir… il n'était pas doué pour la compassion.

– C'est quoi, pour vous, un « beau mâle » ? demanda-t-il à Harry Potter.

Le sexe, en revanche, il pour la première fois depuis très longtemps, il avait hâte de s'y mettre. La façon irrévérencieuse dont s'exprimait cet homme attisait sa curiosité.

– Je ne sais pas… Un type grand et ténébreux… C'est ce que nous voulons tous, non ?

– Pas forcément.

Il s'avança vers lui. Dans les souvenirs d'Harry Potter, il ne trouva aucun exemple de ce qu'il considérait comme un « beau mâle ».

– Vous vous y connaissez, on dirait,répliqua-t-il.

Il haussa les épaules, puis se rappela qu'il ne pouvait rien voir dans le noir.

– Je le sais d'expérience. Continuez à parler, que je puisse vous localiser.

– Pourquoi tenez-vous tant à me rejoindre ? Restez donc où vous êtes.

– Je veux m'approcher de vous parce que… – il dévia sa trajectoire vers la gauche – je n'ai pas envie de devoir crier.

– Au fait, vous avez une voix très sensuelle.

– Vous trouvez ?

C'était la première fois qu'on lui faisait ce genre de compliment. L'effet fut immédiat. Il sentit durcir sa queue, qui pourtant en avait vu d'autres. Au point qu'elle ne réagissait plus que quand on la caressait. Et jamais sans stimulation visuelle.

– Si j'en juge par la vôtre, vous devez être extrêmement beau.

En explorant l'esprit d'Harry Potter,il découvrit un jeune homme en effet très séduisant, aux beaux yeux verts cernés de rouge. Séduisant, mais aussi épuisé, et bien trop frêle.

– Si c'est vraiment ce que vous pensez, je préfère rester dans le noir, chuchota-t-il tristesse. Chaque fois qu'il se retrouvait confronté à cette émotion, il fuyait. Les seuls sentiments qu'il supportait, c'était le désir et la colère. Il ne voulait pas éprouver d'inquiétude pour ses congénères, et même son propre sort lui était indifférent.

– Il y a parmi nous des personnes qui peuvent vous aider, lui dit-il doucement.

– Ah bon ? Comme le type de la nuit dernière, qui a essayé de se faire passer pour mon ex, alors que cet abruti m'a trompé ? Draco cilla.

– Il a fait un mauvais choix, murmura-t-il. Mais vu l'épaisseur du portail, il a quand même du mérite d'avoir réussi à lire ce souvenir en vous. Il éclata de rire, un rire profond auquel il ne s'attendait pas. Un rire franc et vibrant, comme l'homme qu'il avait dû être autrefois. Que s'était-il passé ? Qu'est-ce qui l'avait détruit ?

– L'autre nuit, ils ont même tenté d'imiter ma mère ! gloussa-t-il. Il s'accroupit à côté de lui.

– Ils ne cherchent qu'à vous réconforter. Ce n'était pas idiot… Vous êtes très proches tous les deux, n'est-ce pas ?

– Je n'ai pas besoin de réconfort,Draco.

Il s'étira en bâillant. Un parfum musqué monta jusqu'à lui, lui chatouillant les narines. Il s'assit par terre, jambes croisées.

– De quoi as-tu besoin, Harry ?

– De sommeil… murmura-t-il avec une immense lassitude. Je veux m'endormir pour de bon. Ça fait si longtemps que je ne me suis pas reposé… Ma mère parle trop, elle m'empêche de fermer l'œil. Et vous et vos copains, vous frappez sans arrêt à cette foutue porte. Si je vous ai laissé entrer, c'était surtout pour vous faire taire.

– Viens, murmura-t-il en le touchant dans le noir. Un corps tiède à la peau douce se

lova contre lui. Il imagina un mur qui se matérialisa aussitôt derrière lui, s'y adossa, étendit ses longues jambes en serrant Harry dans ses bras.

– C'est agréable… souffle brûlant frôla le torse de Draco par l'ouverture de sa tunique.

– Ta voix aussi… marmonna-t-il.

– Hmm ?

– C'est à cause d'elle que je t'ai laissé entrer…

Il lui caressa le dos et lui chuchota de douces promesses vides de sens, mais pleines de chaleur.

– Tes muscles sont tellement durs que c'en est presque inconfortable,grommela-t-il en l'enlaçant. Qu'est-ce que tu peux bien faire pour gagner ta vie ?Il enfouit son nez dans les longs cheveux du jeune homme et respira son odeur agréable. L'odeur de l'innocence. il passait sa vie à soigner des petites bêtes, alors que lui consacrait son immortalité au combat et à la mort.

– Je repousse les méchants, chuchota-t-il.

– Pas facile, on dirait.

Il resta silencieux. S'il éprouvait un besoin presque irrésistible de se consoler dans les bras d'Harry,contrairement à son habitude, il ne tenait pas à s'oublier en lui. Il voulait juste le serrer contre lui, s'abandonner au réconfort qu'il pouvait lui apporter.

Il gagnait sa vie en guérissant les animaux, et pendant un court instant, il eut envie de guérir, lui écarta cette envie sans pitié.

– Je meurs de sommeil, Draco…

– Alors repose-toi, murmura-t-il. Je te promets que personne ne te dérangera.

– Tu es un ange ?Il sourit et l'étreignit encore plus fort.

– Non, mon beau. Je ne suis pas un ange.

Un doux ronronnement lui répondit.

Harry se réveilla. On lui secouait la jambe avec une certaine vigueur. Il découvrit avec stupéfaction qu'il était allongé sur son divan, et surtout qu'il se sentait merveilleusement bien. Le soleil de l'après-midi inondait son salon par la baie vitrée et Croutard, son chat tigré, miaulait d'un air mécontent parce qu'il se sentait délaissé.Il se redressa, se frotta les yeux et sourit en entendant gronder son estomac.

Pour la première fois depuis des semaines, il mourait de faim.

– Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas pensé plus tôt à dormir sur le divan,murmura-t-il à son chat en le grattant derrière les oreilles.

La sonnerie du téléphone le fit sursauter. Il se précipita vers le comptoir du petit déjeuner et décrocha le combiné.

– Docteur Potter, salua-t-il, le souffle coupé.

– Salut, docteur ! s'exclama sa mère en riant. Tu as encore dormi toute la matinée, c'est ça ?

– Oui, je crois, répondit Harry en jetant un coup d'œil à l'horloge. Presque treize heures.

– Mais cette fois-ci, j'ai l'impression que ça a marché, ajouta-t-il. Ça fait des mois que je ne me suis pas senti aussi bien.

– Assez bien pour sortir déjeuner avec moi ? À cette pensée, son estomac rugit de

plaisir.

– Et comment ! Tu seras là dans combien de temps ?

– Je suis au coin de la rue.

– Parfait !

Tout en discutant avec sa mère, il saupoudra de nourriture pour poissons l'eau salée de son aquarium. Un poisson-clown affamé remonta à la surface, lui arrachant un sourire.

– Entre et fais comme chez toi,maman. Je file me laver !

il jeta le combiné sur le divan, puis s'élança dans les escaliers. Après sa douche, il enfila en quatrième vitesse un jogging confortable et se prit une barre de chocolat, peigna ses cheveux humides et les noua en catogan sur sa nuque. Malgré l'incroyable bien-être qui l'avait envahi, son miroir lui apprit que ses cernes n'avaient pas mère, en revanche, tenait une forme olympique. Elle portait un pantalon cigarette rouge et une minuscule veste assortie qui lui allaient à ravir. Cheveux roux coupés au carré,lèvres fardées de rouge, Lily Potter n'avait pas laissé ses deux divorces entamer son envie d'être belle et de séduire.

Elle parlait déjà de tout et de rien. Harry l'entraîna jusqu'au garage et la poussa dans son cabriolet.

– Allez, on y va ! Tu parleras dans la voiture. Je meurs de faim !

– Tu dis toujours ça, et ensuite tu picores comme un petit oiseau…Harry sortit en marche arrière, sans relever la remarque de sa mère.

– Où est-ce qu'on va ? demanda-t-il.

– Ça te dirait, le Soup Plantation ? suggéra Lily Potter, l'œil critique. Oh et puis non. Nous devons te remplumer un peu. Allons au Vincent's…

– Des pâtes ? Miam !

Harry en salivait déjà. Il tourna au coin de son immeuble, puis accélé ès cette fabuleuse nuit de repos, il se sentait prêt à conquérir le monde.

Quel plaisir d'avoir de l'énergie, d'être de bonne humeur ! Il avait presque oublié ces restaurant italien était aussi bondé que d'habitude, mais Ils trouvèrent vite une table libre. Dans ce décor de nappes à carreaux rouges et blancs, de petites bougies allumées et de chaises en bois, une ambiance provinciale plutôt décontractée régnait. À peine assis,Harry s'attaqua avec enthousiasme à un morceau de pain au romarin tout juste sorti du four.

– Ça alors ! Tu devrais te voir !s'exclama sa mère d'un ton approbateur en levant son verre pour réclamer du vin. À propos, je me demande si ta sœur

mange assez, elle aussi. D'après son obstétricienne, ce sera encore un garçon,elle essaye de lui trouver un prénom.

– Oui, elle me l'a dit.

Harry dégusta un nouveau bout de pain imbibé d'huile d'olive, puis consulta le menu. Il y avait foule à cette heure. Le vacarme était tel qu'on distinguait à peine la musique italienne diffusée par les haut-parleurs. Exactement le genre d'ambiance qu'il lui fallait pour avoir à nouveau l'impression d'appartenir à la civilisation.

– J'ai répondu que je n'avais que des noms d'animaux domestiques à lui proposer, précisa-t-il. Ça n'a pas eu l'air de lui convenir.

– Et moi, je lui ai suggéré de consulter le livre sur les prénoms que je lui ai offert. En commençant par la lettre A, et en continuant jusqu'à Z.,

Alden…Bill ...Conor...Damian

– Draco ! s'écria Harry, la bouche pleine. Ne me demande pas pourquoi,mais j'adore ce prénom…Une douce chaleur se répandit en lui.

C'était une belle nuit de Crépuscule,avec un ciel semblable à un dais d'ébène constellé d'étoiles. Au loin, le rugissement des cascades couvrait presque les rires et la musique assourdie. Les Gardiens s'amusaient pour oublier les tensions d'une longue nuit de labeur, mais pour Draco, le travail ne faisait que commencer,il franchit l'arche immense du Temple des Anciens. Au chõzuya, il saisit la louche posée à côté de la fontaine, la plongea dans l'eau pour se rincer la bouche, puis se lava les mains avant de continuer sa traversa la cour centrale en maugréant et pénétra dans le haiden où l'attendaient les Anciens. Ils étaient tous assis sur des gradins en demi-cercle, face à l'entrée encadrée de colonnes.

Des gradins si nombreux que les Gardiens avaient renoncé depuis longtemps à en dénombrer les occupants.

– Capitaine Malfoy ! s'exclama l'un des sages.

Draco aurait été bien en peine de désigner celui qui s'était adressé à lui.

Comme toujours, il eut une pensée pour Maître Sirius, son professeur perdu dans la multitude, individu noyé au cœur d'une sorte de conscience pensée l'attrista.

Il s'inclina avec respect.

– Je vous salue, Anciens.

– Dis-nous tout ce que tu sais sur Harry Potter, ton Rêveur.

Il mourait d'envie de les envoyer balader, mais parvint à conserver une expression impassible. Il se redressa. Le simple énoncé de ce nom avait suffi à le faire frissonner de plaisir. Les rêves d'Harry étaient peuplés de ténèbres, et pourtant il avait adoré les moments passés avec lui. Bien à l'abri derrière le gigantesque portail, il avait eu le temps de savourer la confiance qu'il lui portait. À sa grande surprise, il s'était tournée vers lui, Draco, le préférant à n'importe quel fantasme né de son imagination. Il avait compati à son sort, avait vu en lui davantage qu'un robot qui ne rêvait que de combats énergiques et de possession charnelle.

– Je vous ai dit tout ce que je sais.

– Il doit y avoir autre chose. Sept cycles de sommeil se sont écoulés depuis ton entrée dans son rêve. Il a refusé tous les autres Gardiens.

– Laissez-le tranquille. Aucun danger ne le menace, tout va bien. Il nous laissera venir quand Il se sentira prêt. Pour l'instant, il n'a pas besoin de nous.

– Certes, mais peut-être avons-nous besoin de lui.

Très raide, Draco balaya du regard l'océan de visages tournés vers lui. Son cœur se mit à battre plus vite dans sa poitrine. D'innombrables silhouettes le dévisageaient fixement. Elles se ressemblaient toutes, leurs capuches gris foncé masquant la partie supérieure de leurs traits. Une seule entité…

– Que voulez-vous dire ?

– Il t'a demandé.

Son cœur s'emballa. Ainsi, Il se souvenait de lui ? Une grande chaleur l'envahit, mais il préféra leur cacher sa réaction.

–Et alors?répliqua-t-il dédaigneusement.

– Comment se fait-il qu'il connaisse ton nom véritable ?

– IL me l'a demandé.

– Et comment expliques-tu qu'IL parvienne à déjouer tous les simulacres que nous lui présentons ?

– IL est médecin, donc intelligente.

– Est-il la Clé ?

Draco fronça les sourcils.

– Non. Si vous le connaissiez, vous sauriez que cette hypothèse est ridicule.

Cet homme redoute les Cauchemars autant que nous, il ne leur ouvrirait jamais le passage. En outre, il est absolument incapable de contrôler ses rêves. Même créer de la lumière est trop dur pour lui, alors il reste assis dans le noir…

– Nous devons lui envoyer d'autres Gardiens pour vérifier que tu dis vrai, mais il refuse de nous laisser entrer.

Si nous n'y parvenons pas, nous devrons envisager le pire et le détruire.

Draco se mit à faire les cent pas, les mains dans le dos, s'efforçant de trouver des arguments pour contrer leur paranoïa.

– Que puis-je faire pour vous convaincre ?

– Retourne dans ses rêves, et dis-lui de nous laisser entrer.

Il rêvait de le revoir tout autant qu'il le redoutait. Déjà cette semaine, il n'avait pu s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Allait-il bien ? Dire qu'il pensait à lui…

Un doux frisson le parcourut. Il avait fouillé de fond en comble l'esprit d'Harry et aimait ce qu'il y avait découvert. Il le connaissait aussi intimement que possible et ne rêvait que de passer plus de temps avec lui. Pourtant, il était tiraillé entre deux désirs contradictoires, le revoir ou l'éviter à tout prix. Comme un homme affamé à qui l'on aurait demandé de résister à un étal de pâtisseries. Fréquenter Harry pourrait le combler un moment, mais ensuite, le manque qui le rongeait deviendrait plus terrible encore. Les tourments qui l'assaillaient déjà en étaient la preuve évidente.

– Si tu refuses, nous n'aurons pas le choix, Malfoy.

La menace de l'Ancien flotta entre eux pendant quelques secondes. Il arrivait parfois qu'un Gardien retourne voir son Rêveur, mais c'était rarissime,et l'on n'avait jamais rien exigé de tel d'un Guerrier d'élite. Il décida pourtant d'obéir à cet ordre. Il n'avait qu'à conserver ses distances, comme il l'avait toujours fait.

– Très bien, j'irai.

– Il restera à ta charge jusqu'à ce qu'il s'ouvre aux autres Gardiens.

Il ne put leur cacher sa surprise :

–Mais d'autres missions m'attendent !

– Tes qualités de chef vont nous manquer, c'est vrai, concéda l' , la capacité de cet homme à barrer la route à la fois aux Cauchemars et aux Gardiens est unique. Nous devons savoir pourquoi il agit ainsi et comment il s'y prend, et peut-être pourrons-nous implanter ce don à d'autres Rêveurs. Imagine l'avantage que ce serait, s'ils devenaient capables de se défendre seuls. Le guerrier s'arrêta et leur fit face :

– Il y a autre chose. Si vous ne vous préoccupiez que de son bien-être, vous enverriez un Guérisseur ou un Soigneur pour l' lieu de quoi ils préféraient lui envoyer un homme impitoyable, un tueur. Il y eut un silence, puis :

– S'il se confirme qu'il est la Clé,tu es le plus à même de la supprimer.

Son sang se figea dans ses veines. À cause d'une légende idiote, le si beau et pure Harry potter risquait la mort. Il en avait la nausée. Depuis quelque temps, il haïssait le métier qu'il avait des êtres détruits par la folie, ou même ces Cauchemars incarnant le mal, c'était déjà assez dur. Si on lui demandait maintenant de tuer des innocents, il ne pourrait le supporter.

– Tu es resté avec lui, Malfoy. Tu aurais pu te retirer, laisser la place à un autre, mais tu es resté. Il est donc normal que tu poursuives cette mission. Tu ne dois t'en prendre qu'à toi-même.

Draco tendit les bras vers les gradins.

– Mais qu'est-ce qui nous arrive, pour que nous, Gardiens, censés protéger les innocents, nous mettions à tuer,simplement parce que nous ne comprenons pas ?

– Nous devons trouver la Clé et la détruire, psalmodia le chœur des Anciens.

— Oubliez cette maudite Clé ! rugit- il, son cri résonnant comme un coup de tonnerre sous le dô Anciens tressaillirent de concert.

– Pourquoi, alors que vous êtes si sages, êtes-vous incapables de voir la vérité en face ? Il n'y a pas de Clé ! Ce n'est qu'un rêve, un mythe, une illusion !Il pointa vers eux un doigt accusateur.

– Vous préférez vous voiler la face, plutôt que d'affronter la réalité. Vous préférez croire qu'il existe quelque par un être miraculeux qui vous débarrassera un jour de la culpabilité d'avoir ouvert la porte aux Cauchemars ; mais nous n'avons rien d'autre que notre volonté à leur opposer, et nous gaspillons nos forces pour la quête d'une chimère. La guerre n'aura jamais de fin ! Jamais ! Tout ce que nous pouvons faire, c'est continuer à aider ceux que nous pouvons encore sauver. Mais que deviendrons-nous, si nous nous mettons à tuer sans discernement le bon et le mauvais pour un mensonge ?À moins…il baissa le ton, menaçant.

– à moins que vous ne nous dissimuliez certaines choses. Des preuves, par exemple.

Un silence assourdissant répondit à son explosion de colère. Il ne regrettait aucun de ses propos. Il n'avait fait qu'énoncer des évidences.

Un autre Ancien prit la parole :

– Tu ne nous avais rien dit de ta foi vacillante, capitaine Malfoy, répliqua-t-il d'un ton bien trop calme. Toute chose vient en son temps, cependant, et ton état d'esprit nous confirme que nous avons raison de te confier cette mission. Draco se referma comme une huître. De toute façon, c'était ce qu'il avait de mieux à faire.

– Très bien. Je retourne auprès de je continuerai à lui rendre visite jusqu'à ce que je reçoive un ordre contraire de votre part.

Il espéra que les Anciens ne tarderaient pas à reprendre leurs esprits et à réaliser à quel point leurs croyances étaient devenues attendant, il protégerait Harry à la fois de lui-même et de l'ordre qui avait juré de le faire.

Il tourna rageusement les talons et quitta les lieux dans un tourbillon de robes ne vit pas le sourire collectif des Anciens. Et personne ne vit qu'un des Anciens ne souriait pas.

– Que se passe-t-il ? Tu avais l'air d'aller si bien le week-end dernier…

Harry roula sur le ventre et enfouit son visage dans les coussins noirs du divan.

– Cette nuit de repos était un coup de chance.

Sa mère s'assit par terre à côté de lui.

– Tu dors mal depuis ta naissance,

chuchota-t-elle en lui caressant les cheveux. D'abord il y a eu les maladies infantiles, ensuite les cauchemars, les fièvres…Emmitouflé dans son couvre-lit vert,Harry frissonna à ce souvenir. Les bains d'eau glacée, quelle horreur !

Perché sur l'accoudoir du divan comme à son habitude, Croutard cracha soudain contre madame Potter.

– Cet animal est taré, marmonna-t-elle. Il déteste tout le monde !

– Je ne m'en séparerai jamais. C'est le seul mec qui m'accepte tel que je suis.

– J'aimerais tant pouvoir t'aider, mon poussin…

– Et moi donc. J'en ai ras le bol d'être malade et fatigué.

– Tu devrais passer d'autres examens.

– Ah non, pitié… gémit Harry. La pelote d'épingles humaine, c'est terminé, maman. Plus jamais ça !

– Mais tu ne peux pas continuer à vivre ainsi !

– Ah bon ? Parce que pour toi, je vis,

là ? Si c'est ça, la vie, je crois que lamort est préférable.

– Harry James Potter, ne redis plus jamais une chose pareille ! Sinon je…je…Incapable de trouver une menace pire que la mort, sa mère se releva en grommelant.

– Je vais te préparer une bonne soupe de nouilles au poulet. Tu as intérêt à la boire jusqu'à la dernière goutte, jeune homme. C'est bien compris ? Jusqu'à la dernière goutte. Je pars acheter les ingrédients.

– Maman, va-t'en… Laisse-moi dormir !

Il ferma les yeux de toutes ses forces.

– Je reviens, Harry. Je n'abandonne jamais. Et toi non plus, d'ailleurs.

il entendit vaguement sa mère ramasser ses clés, puis sortir. Enfin, la paix, songea-t-il, soulagé. Il sombra aussitôt dans le sommeil…

… et se réveilla en sursaut. Quelqu'un frappait au portail.

– Qu'est-ce que vous voulez ? Foutez

le camp ! s'exclama-t-il, exaspéré,en changeant de position dans le noir.

– Harry?

Embelli par un accent de séduction,son prénom dériva lentement jusqu'à lui. Il se figea, son cœur manqua un battement…

– Draco, c'est toi ?

– Oui. Je peux entrer ? il s'assit, plia les jambes et ramena ses genoux contre lui.

– Où étais-tu passé ?

– Je travaillais.

Il y eut un long silence, puis il ajouta d'une voix douce :

– Je me faisais du souci pour toi.

– Mais quel charmeur ! ironisa-t-il pour lui cacher le plaisir que lui inspirait sa remarque.

D'une simple pensée, il ouvrit le portail. Il aurait tant aimé voir l'homme qui possédait cette entra d'un pas confiant et régulier qui en disait très long et lui donnait un sentiment de sécurité.

– Tu peux refermer le portail, lui dit-il.

Il s'exécuta aussitôt et l'entendit ralentir : il essayait de le localiser.

– Il fait toujours aussi noir, ici, commenta-t-il.

– Oh, tu as remarqué ?

Les pas se rapprochèrent, précédés d'un petit rire chaleureux qui parut prendre tout l'espace.

– On va s'occuper de ça.

– Eh bien j'espère que tu n'es pas pressé, répliqua-t-il, ironique, parce que ça fait des années que je « m'occupe de ça ».

– J'ai tout le temps qu'il faudra.

Il frissonna malgré lui. Ridicule ! Il craquait pour une voix. Pour un corps musclé aussi. Et pour ces bras puissants. Pour cette patience, cette tendresse. Il se sentait si seul… Pas de vie sociale, pas de petit ami… Toutes ces choses lui manquaient terriblement.

– Tu pourrais continuer à me parler, que je puisse te situer ?

Une immense amertume le submergea brutalement, et sa gorge se serra. Il dut déglutir avant de lui répondre :

– Je perds la tête, Draco. Je deviens stupide. Je pleure pour des trucs idiots.

Il s'approcha de lui sans plus ralentir ni marquer la moindre hésitation.

– J'admire les gens qui assument leurs émotions.

– Qu'est-ce que tu veux dire ?murmura-t-il.

– Exactement ce que j'ai dit.

– Tu ne peux pas admirer une homme qui reste assis dans le noir parce qu'il est trop bête pour allumer la lumière.

Draco s'accroupit à côté de lui.

– Si, je peux. Et je le fais.

– Comment as-tu fait pour me trouver si vite ?il frissonna. Il était tout près de lui et lui parlait d'une façon si intime.

Il ne pouvait pas le voir, mais Il devinait le regard sensuel et brûlant qu'il posait sur Lui.

– Ton odeur, répondit-il tout en enfouissant son visage dans les longs cheveux d'Harry et en inspirant à pleins poumons. Pétrifié, il sentit un frisson parcourir sa peau, tandis qu'une palpitation presque imperceptible lui chatouillait les entrailles. Draco s'adossa à un mur et le serra contre lui.

– Tu peux ouvrir et refermer la porte sans la toucher, Harry…

Wouah, c'est vrai ! Et sans même y penser…

– … Donc, tu es parfaitement capable de contrôler ton environnement si tu le souhaites, insista-t-il d'un ton fronça les sourcils, perplexe.

– Dans ce cas, où est la bière fraîche

dont je rêve ? Où sont mes vacances idéales ?

– Avec un beau mâle, c'est ça ? le taquina parvint à peine à contenir son beau mâle, je l'ai déjà. Harry se mordit les lèvres. La voix sensuelle guerrier semblait lui promettre tant de choses… Et puis ce corps musclé, ces longues jambes puissantes… Il toucha les cheveux courts de Draco et les découvrit épais et soyeux. Dans ce noir absolu qui le privait du sens de la vue, des images lascives l'assaillirent, il se vit en train de caresser la tête de cet homme nichée entre ses cuisses…Il l'entendit inspirer entre ses dents serrées. Il le tenait étroitement enlacé;il avait donc dû sentir durcir ses petits tétons contre son torse et autre chose dans une région plus au sud… Il se dégagea vivement et s'éloigna un peu.

– Désolé, marmonna-t-il en faisant les cent pas dans cette obscurité qu'il connaissait si bien. Il garda longtemps le silence, puis se racla la gorge.

– Bon, si on essayait de découvrir comment tu t'y prends pour contrôler la porte ?

Il ne s'était jamais sentie aussi embarrassé de toute sa misérable vie.

– Tu sais ce que je pense, Harry ?murmura-t-il dans un souffle.

– Non, quoi ?Que je suis une tapette en manque de sexe ?

– Je crois que tu es trop dissipé pour rêver.

– Trop excité, tu veux dire !Pieds nus sur le sol tiède, Ils'éloigna à pas de loup de l'homme qu'Il désirait. Pour la première fois depuis longtemps, Il regrettait de ne pas être seul. Il se sentait à nouveau maussade et frustré.

– Tu te débrouilles très bien quand tu n'as rien d'autre à l'esprit ! lança-t-il, lui arrachant un ricanement.

– Allez, dis-le, grommela-t-il tout bas, J'ai besoin de m'envoyer en l' air.

des bras puissants se nouèrent soudain sur son ventre. Le dos plaqué contre un torse dur comme le roc, Il sentit un sexe en érection flatter la courbe de ses fesses, présence ardente et bien concrète dont la chaleur traversa ses vêtements jusqu'à sa peau. Il perdit tous ses moyens, incapable d'intégrer le fait que Draco puisse avoir envie de lui comme lui il avait envie de lui.

– Je ne vais pas me contenter de te le dire, mon beau .

Il l'obligea à lui faire face,l'embrassa sur la bouche avec un appétit vorace, l'allongea sur le sable doré…

je suis désolé pour la façon dont le premier chapitre a été publié,mon ordi faisait des siennes et du coup c est parti en couilles , je vais essayer de le retaper la semaine prochaine entre deux cours ,parce que je me rends compte que c'est un tantinet désagréable à lire.