Couple : Harry Potter et Draco Malfoy entre autres.

Rating : MA

Warning : Histoire traitant de relations homosexuelles et décrites très explicitement.

Rappel : Ceci est une adaptation du roman de sylvia Day en Drarry . l'histoire ainsi que les personnages ne m'appartiennent pas .

Chapitre 2

Aveuglé par le soleil,Draco s'abrita les yeux pour contempler l'homme qu'il tenait dans ses bras. À la vue des mèches ébènes répandues sur le sable, son cœur s'arrêta de battre.

Ça alors… où sommes-nous ? souffla-t-il, ses adorables yeux verts agrandis par la surprise.

Une douce brise tropicale leur caressait la peau et une mélodie reggae s'élevait au loin. Draco ne pouvait le quitter du regard. Déboussolé, il enfonçait ses ongles courts dans les avant-bras du guerrier et ce dernier, incapable de formuler le moindre mot pour le rassurer, le dévorait des yeux. Harry Potter était d'une beauté stupéfiante : traits à la fois classiques et sensuels, bouche pulpeuse qui semblait faite pour les baisers, yeux superbes en amande au regard innocent brillant d'intelligence. Pourquoi se croyait-il si abîmé par la fatigue ?

Parce que c'est ainsi qu'il se sent.

Oh ! Seigneur… tu es magnifique…murmura-t-il en lui frôlant le visage du bout des doigts.

Tout d'un coup, ils se retrouvèrent à nouveau plongés dans le noir. La musique se tut et la brise embaumée se dissipa, les laissant tous les deux étroitement enlacés, leurs cœurs palpitant l'un contre l'autre.

Que s'est-il passé ? s'écria-t-il,déçue.

Toujours sous le choc de ce qu'il venait de voir, Draco s'était figé. Jusqu'alors, il avait pu se contenter de l'odeur d'Harry, du contact de son corps, de son parler franc et direct. Son apparence physique, il s'en moquait. Il désirait juste lui faire l'amour jusqu'à l'inconscience. Pour lui, le sexe était une simple distraction, et le jeune homme lui avait semblé sur la même longueur d'onde.

Puis il l'avait aperçu. Et maintenant, il voulait bien plus.

Ton rêve t'a échappé parce que tu as eu peur, grogna-t-il, la voix rauque.

Tandis qu'il réfléchissait aux implications de ce qu'ils venaient de vivre, Harry lui caressa le visage à nouveau, dessinant ses traits de ses doigts comme un sculpteur l'aurait fait. Il n'avait aucune idée de ce qu'il avait vu quelques instants plus tôt. Il lui avait donné l'apparence d'un fantasme, de l'homme de ses rêves, comme les autres Rêveurs, mais pour la première fois il en ressentait de l'amertume, regrettant que ce ne soit pas lui qu'il désire ni son vrai visage qu'il admire.

Draco ? chuchota-t-il d'une voix douce et timide.

Cet homme se sentait terriblement seul.

Comme lui.

Les yeux fermés, il roula sur le dos en le serrant contre lui. Il avait un problème. Sa gorge se serra à cette pensée, entravant sa respiration. Il séduisait les humains depuis des siècles, suffisamment pour savoir qu'une chose fragile était née durant le court instant où leurs regards s'étaient croisés.

Une chose qu'il devait réduire en miettes quitte à briser Harry avec.

– Quoi ? répondit-il d'un ton brusque.

Il sentit la confusion se répandre en lui comme une onde de choc. C'était le moment de le laisser partir, de le repousser.

Il ne put s'y résoudre.

Quand Harry se pencha sur lui, ses longs cheveux au doux parfum autour de sa tête comme pour les isoler du monde. Il oublia tout ce qui l'entourait, sauf ce jeune homme et la fièvre qu'il provoquait en lui. Les lèvres d' Harry frôlèrent les siennes, baiser léger, pression à peine perceptible… Il poussa un gémissement de plaisir. Enhardi par sa réaction, il lui humecta la bouche du bout de la langue, puis se mit à suçoter sa lèvre inférieure. Son pénis réagit aussitôt, presque douloureux. Et ce fut pire encore lorsqu'il plaqua son torse aux tétons durcis contre le sien.

Pour la première fois de son immortelle existence, Draco Malfoy, Guerrier d'élite et séducteur professionnel, succombait corps et âme à un humain. Harry Potter était décidément très doué. Lui qui n'était censé que le distraire et lui faire l'amour, il pressentait maintenant le danger et les complications qu'allaient entraîner leurs ébats. Il ne réfléchissait plus aux étapes à suivre pour exciter Harry afin de le prendre au plus vite, son cerveau n'étant plus capable que de paniquer face à ce désir qui ne cessait de croître. Il voulait le serrer contre lui, prendre son temps pour le caresser de ses mains et de sa bouche jusqu'à ce que, au bord de la folie, il le supplie d'enfin le pénétrer et de le faire jouir…

Pas pour s'oublier, mais pour se retrouver. Pour retrouver le jeune homme plein d'espoir qu'il avait été autrefois, quand il n'avait pas encore peur d'aimer.

Il ouvrit la bouche pour parler mais il lui vola ses mots en l'embrassant tendrement. Une petite langue se glissa entre ses dents puis se lova contre la sienne, suscitant en lui des frissons de volupté. Cuisses collées à ses hanches, membre plaquée contre son membre, Harry commença à onduler sur lui, tout son corps oscillant avec souplesse. Grisé par cette caresse inattendue, Draco se mit à suer, pris de vertige. Il tenta de le repousser, mais ses muscles refusèrent de lui obéir.

Sable ! haleta-t-il en tournant la tête.

Tandis que Harry en profitait pour lui mordiller la mâchoire, un matelas de sable se matérialisa sous lui.

Soleil !

S'il détournait l'attention de son compagnon, il parviendrait peut-être à calmer ses ardeurs. Et à sauver sa peau. Il ne pouvait laisser se développer la fascination naissante qu'il lui inspirait. Une relation entre eux était impossible. Il devait consacrer chaque parcelle de son énergie au combat et ne pouvait se permettre de perdre la concentration que ses missions demandaient.

La luminosité s'accrut lentement autour d'eux, comme si le soleil se levait. En se reflétant sur la chevelure ébè ressemblait vraiment à un ange, cet homme à la fois direct et ingénu, mais un ange sans doute moins fragile qu'il ne l'avait tout d'abord cru.

Je t'en supplie, ne t'arrête pas, lui souffla-t-il à l'oreille, déclenchant en lui une nouvelle vague de frissons.

Tu ne comprends pas… chuchota-t-il entre ses dents serrées.

Il s'assit franchement sur lui. Sa chaleur corporelle brûlante embrasa aussitôt la partie la plus sensible de l'anatomie du guerrier.

Tu me veux, rétorqua-t-il d'un air têtu.

Oui, mais il y a des choses que…– Et je te veux.

Il recommença son va-et-vient, lui arrachant un grognement.

Et merde, marmonna-t-il en roulant sur le sable pour le clouer sous son poids.

Tu lis dans mes pensées, gloussa-t-il, le regard pétillant.

Draco fit taire la petite voix qui lui intimait d'y réfléchir à deux fois et laissa son corps diriger les opérations.

Il savait comment s'y prendre avec les humains. Il leur faisait l'amour depuis des siècles, mais jamais il n'en avait désiré un à ce point. Lui qui pouvait affronter sans trembler des légions de Cauchemars, il avait peur de ce qui l'attendait avec Harry.

Oublie tout le reste, lui dit-il sans ménagement. Et laisse-moi mener la danse.

C'est déjà le cas…

Pour dompter le rêve de Harry , Draco dut se concentrer comme jamais. Leur environnement se modifia, créant autour d'eux une sorte de yourte tapissée de velours où flottait un parfum exotique. À la lueur des bougies posées un peu partout, de l'encens se consumait, envoyant dans l'atmosphère de minces spirales blanches d'une fumée capiteuse. Au centre de la yourte trônait un lit imposant couvert de châles de soie multicolores. Et au milieu de cette couche ronde, sur ces douces étoffes, reposaient Draco et Harry, étroitement enlacés. Le guerrier avait pris sa décision, il ferait tout pour que la nuit soit inoubliable. Ils n'avaient qu'un temps limité devant eux et il était bien décidé à rassasier pleinement l'appétit qui les dévorait.

Ça alors… chuchota-t-il, les yeux écarquillés. Mais comment… ?

Chut…

Il posa ses doigts sur la bouche d'Harry :

Plus un mot.

Couché sur le côté, il lui prit une main, la posa sur sa poitrine et murmura :

Sens le rythme de ma respiration.

Hum… Je préférerais sentir ta peau nue contre la mienne.

Je mène la danse, tu te souviens ?

Il se mit à imiter le souffle rapide d' Harry, puis ralentit la cadence.

Fais comme moi…

LE jeune homme s'exécuta jusqu'à ce qu'ils inspirent et expirent à l'unisson. Cela demandait une telle concentration que son attention se recentra brusquement sur le moment présent. Il fut submergé de sensations : senteurs exquises flottant dans l'atmosphère, poids du corps ferme et puissant de son amant, contact soyeux des châles…

Il laissa errer son regard, découvrant dans la lueur mauve des lanternes à huile de lourds bouquets d'hibiscus dans des vases de verre, et des cierges plantés dans des chandeliers sertis de pierres précieuses. Quelques rayons de lune tombant d'un oculus saupoudraient la scène d'argent. Tout cela conférait à la chambre une atmosphère érotique et magique.

Alors que le monde d' Harry se contractait et se réduisait à cette yourte et à l'homme qui l'occupait avec lui, il sentit le lien magique qui le reliait à lui se resserrer davantage.

Continue à respirer en gardant ce rythme, chuchota-t-il.

Sa voix était si grave, si sensuelle, qu'il ébranla le jeune homme des pieds à la tête. Puis il tendit la main, et une petite fiole contenant un liquide doré apparut.

Tu m'apprendras à faire ce genre de choses ? murmura-t-il.

Il s'agenouilla près de lui avec souplesse et se versa dans la paume un peu d'huile parfumée au jasmin.

Oui, mais pas ce soir. Ce soir, je vais te donner ce que nous voulons tous les deux.

En le voyant ébaucher un sourire, il sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Il avait du mal à y croire : il allait faire l'amour avec un homme qu'il connaissait à peine !

Mais il était dans un rêve et dans les rêves, les tabous n'ont pas lieu d'être. Pas besoin de passer par les étapes habituelles du parcours amoureux, sortie cinéma, dîner et tout le reste ; pas besoin de suivre « les règles », et d'attendre de se connaître assez pour « aller jusqu'au bout ».

Ces règles étaient absurdes de toute façon. Il savait déjà tout ce qu 'il devait savoir. Doux, à l'écoute de ses moindres désirs, il avait créé pour lui un environnement luxueux. S'il n'avait cherché qu'à le posséder, il l'aurait pris dans le sable… Mais sa priorité, c'était de donner du plaisir à son partenaire.

Tout en conservant une respiration régulière et profonde, il examina le corps de son amant, dont la peau satinée, tendue sur des pectoraux bien dessinés et des abdominaux splendides, luisait à la lueur des bougies. Il s'attarda sur les biceps que les mouvements circulaires des mains réchauffant l'huile faisaient ondoyer. Puis son regard descendit sur l'objet de son désir et l'eau lui vint à la bouche et il senti son petit trou l'imposant pénis en érection, il chuchota :

– Il est tellement impressionnant.

Il frissonna en imaginant Draco usant de cet alléchant membre pour l'amener à l'orgasme.

Ça alors… Après toutes ces années, Il avait enfin trouvé l'homme idéal ! Cette pensée le fit frétiller d'excitation. Déjà sensibilisée à l'extrême, sa peau s'enflamma.

À son grand contentement, Draco, son imposant phallus dressé jusqu'au nombril, l'enfourcha. Les épaules robustes du guerrier occupaient désormais tout son champ de vision. Il mesurait plus d'un mètre quatre-vingts, mais sa large carrure ne l'effrayait pas. Il se sentait pprotég, au contraire, et l'idée de partager sa couche avec ce mâle superbe l'émerveillait. Il avait une taille incroyablement fine, des hanches sveltes, des cuisses puissantes. À l'évocation de ces cuisses entre les siennes, il déglutit. N'y tenant plus, il posa les doigts sur la somptueuse érection. Et l'explora sur toute sa longueur, muet d'admiration.

Comme le reste du corps de Draco, cette partie de son anatomie atteignait des proportions hors normes.

As-tu déjà entendu parler de la doctrine philosophique du tantra ? murmura-t-il en titillant les tétons presque douloureux d'Harry.

Vaguement… répondit-il en

laissant courir ses doigts le long de la verge durcie pour en apprendre la forme et la texture. Il exhala un hoquet presque imperceptible, puis sa respiration redevint régulière.

Ses mains puissantes pétrissaient avec art les fesses délicieusement galbées du jeune homme. Il sentit ses paupières s'alourdir, son

sang couler de plus en plus

paresseusement dans ses veines…

Le tantra enseigne à ses disciples que l'énergie du cosmos existe aussi en nous, dans notre corps. Lorsque nous faisons l'amour en appliquant la méthode tantrique, ces énergies fusionnent pour ne plus en former qu'une seule.

Du bout des doigts, il lui tata le trou, lui arrachant un petit cri plaintif. Ses tétons durcis lui faisaient mal, mais quand Draco fit glisser ses mains huileuses sur la peau fiévreuse de son compagnon, il faillit perdre la tête, submergé par deux sensations opposées d'excitation et d'apaisement.

Je t'en supplie… Assez de préliminaires… gémit-il.

Draco le contempla avec ravissement. Il exsudait le sexe par tous les pores de sa peau, il exsudait la malice, la sensualité, le plaisir.

Parlons-en,des préliminaires. Je te préviens, nous n'allons pas tirer un coup en vitesse. Tu vas devoir attendre avant

de me sentir en toi

Tu n'es pas sérieux, j'espère ?

Oh si, très ! répliqua-t-il en lui pinçant les tétons.

Il se cambra, faussement outré. Si seulement il avait de l'huile dans les mains, lui aussi… Aussitôt ses mains devinrent glissantes. Un petit sourire aux lèvres, il empoigna résolument la hampe palpitante et la flatta jusqu'à sa racine. Draci haleta, surpris.

On est à égalité, maintenant, gloussa-t-il

OK, un point pour toi mon beau, on passe à l'étape suivante.

Draco lui écarta les jambes et se mit à caresser lentement son trou, en petits cercles, tout en lui chatouillant un téton.

Tu es trop avide, trop impatient.

Oh ! mon Dieu… souffla-t-il en étreignant convulsivement la verge de son amant.

Un orgasme intense, convulsif,le submergea brutalement. Deux longs doigts s'introduisirent en lui, le pouce huileux continuant ses caresses expertes sous ses bourses, Harry sentit son sexe se contracter spasmodiquement.

Au moment du deuxième orgasme, son trou aspira avec voracité les deux doigts zélés de Draco.

Tellement bon, grogna-t-il.

Il se redressa un peu, lui laissant voir la trame serrée de ses abdominaux. Puis il s'attaqua à sa bouche, frôla ses lèvres, les titilla du bout de la langue au rythme de ses caresses entre les cuisses du jeune homme. Le pendentif qu'il portait au cou se balançait en cadence, taquinant la peau d'Harry, lui prodiguant d'autres sensations exquises.

Il écarta résolument les jambes.

Les doigts de Draco ne lui suffisaient plus, il voulait le sentir bien plus profondément en lui. Ses baisers devinrent frénétiques, passionnés, comme si il espérait le boire jusqu'à la dernière goutte. Il plaqua sa bouche sur la sienne et lui offrit ce qu'il recherchait, un baiser profond qui le laissa pantelant. Perdant tout contrôle, il recommença à le masturber en comprimant l'énorme gland chaque fois qu'il remontait jusqu'à lui.

Arrête… marmonna-t-il d'une voix rauque. Si tu continues, je vais jouir trop vite !

Sous la poigne serrée d' Harry coulait déjà un peu de sperme.

T'as dit qu'on passait à l'étape suivante ! On prendra notre temps la prochaine fois !

La prochaine fois… Une possibilité que Draco n'avait jamais envisagée avec ses autres partenaires. Pour lui, il n'y avait toujours eu qu'une seule fois. Une seule et unique fois, qu'il s'arrangeait pour faire durer toute la nuit. Avec Harry, il savait qu'il ne tiendrait pas plus de cinq minutes une fois qu'il l'aurait pénétré. Heureusement, il était plus que prêt à le recevoir, comme le lui confirmait le sexe chaud et humide qui semblait fondre sous ses doigts. Et puis, il avait raison, rien ne les empêchait de faire l'amour plus lentement au round suivant…

Cette perspective l'enflamma un peu plus et son membre dressé pulsa douloureusement. Il se vit le prendre encore et encore…

Écartant cette idée, il revint à Harry.

Mets-toi à quatre pattes ! lui lança-t-il d'un ton impérieux.

Les grands yeux verts s'écarquillèrent, et il déglutit, soudain craintif .

Je sais pas si je peux dans cette position… tu es trop gros…

Draco empoigna sa verge à deux mains et l'enduisit d'un mélange d'huile et de sécrétions.

Exécution ! Je m'occupe de la logistique. Toi, contente-toi de jouir.

Il roula sur le ventre, puis s'agenouilla et lui présenta une croupe splendide aux courbes délicates. À cette vue, il faillit perdre tous ses moyens. Entre les jambes d' Harry son sexe luisant et fièrement dressé l' appelait désespérément.

Dévoré par la concupiscence et tendu à l'extrême, il ferma les yeux. La posture érotique de son partenaire le rendit fou, mais ce qui l'ébranlait le plus, c'était son abandon, sa confiance… Le cœur du guerrier s'emballa et sa respiration comme ses émotions échappèrent à tout contrôle. Il avait l'impression de se trouver au bord d'un précipice, conscient de la chute imminente et pourtant incapable de l'éviter. Avait-il déjà été excité à ce point ? Avait-il déjà désiré une personne comme il désirait celle-ci ?

Draco espérait de tout son cœur que ces sentiments chaotiques étaient dus aux difficultés de sa nouvelle mission. Il n'avait couché avec personne depuis qu'il avait rencontré Harry. Trop de travail, pas le temps. Et quand il avait pu se libérer une heure ou deux, il n'avait pas cessé de penser . Lui. Peut-être que son organisme supportait mal l'abstinence ? Oui, ça devait être ça le problème. Après tout, ça faisait des siècles qu'il faisait l'amour aux humains.

Quelle différence, cette fois-ci ?

Vite… souffla-t-il.

Il rouvrit les yeux et vit Harry lui lancer un regard par-dessus son épaule. La courbe gracieuse de son dos, cette taille, si fine… Il sentit sa gorge se serrer. Il était tellement beau, tellement fascinant.

Tout en lui agrippant une hanche, il dirigea son membre turgescent vers le trou humide et frotta contre ses plis frémissants son gland hypersensible.

Je… j'ai peur… gémit Harry, obnubilé par le phallus qui allait bientôt s'enfoncer en lui.

Quand le gland commença sa progression entre les replis veloutés, des gouttes de sueur perlèrent sur la peau du jeune homme.

Ne crains rien, je ne te ferai pas mal.

Il le pénétra lentement, trop lentement, avec précaution, en se retirant un peu après chaque poussée. C'était un supplice tellement délicieux qu'il crut devenir fou. Ses bras tremblants cessèrent de le soutenir et il enfouit son visage dans les châles de soie. À la vue de ce cul remontant vers lui de quelques centimètres, Draco logea sa queue magnifique encore plus loin en lui. Un petit geignement s'éleva des châles froissés.

C'est ça, donne-moi ton cul , souffla-t-il d'une voix rauque et veloutée.

Alors donne-moi ta queue, répliqua-t-il, pantelant.

Ses doigts se crispèrent sur la soie. Le souffle court, il tortilla des hanches, mais il l'immobilisa résolument et conserva son rythme mesuré.

Oh bon sang… C'est tellement bon…

Il le désirait comme jamais il n'avait désiré personne. Sinon, comment aurait-il pu accueillir en lui un membre de cette taille ? Son sexe brûlant et moite réagissait au moindre stimulus.

Oh, Harry… ronronna-t-il en lui caressant l'échine. Tu as le trou le plus étroit, le plus juteux et le plus vorace que j'ai jamais baisé.

En entendant ces mots obscènes, il se cambra comme un félin et sa queue goutta de plus belle. Draco profita de cette lubrification supplémentaire pour progresser toujours plus en lui, et tous deux haletèrent. Mesurer sa respiration, le tantra, il n'en était plus question. Ils étaient tous deux bien trop concentrés sur l'endroit où leurs corps se n'avait jamais rien eu contre les parties de jambes en l'air un peu cochonnes, au contraire, c'était l'un de ses fantasmes, mais pour s'ouvrir à ce point, il fallait un partenaire de confiance. Avait-il enfin trouvé la perle rare ?

Draco s'enfonça en lui jusqu'à la garde, ses lourds testicules frappant les fesses de son partenaire. Quand il se retira et s'enfonça à nouveau, ses couilles le fouettèrent encore plus fort, et il laissa échapper un gémissement d'aise.

D'une voix déformée par le plaisir, il gémit :

Tu me combles…

Chaque pli de son anus s'était distendu pour le recevoir, le moulant comme un gant de velours. Leurs corps s'emboîtaient à la perfection.

Il le tenait par une épaule et une hanche. Contre le dos d' Harry, la poitrine virile se soulevait et retombait

comme la houle. Ses cuisses tremblaient… Lui aussi allait bientôt exploser.

L'odeur du guerrier flottait tout autour de lui , mêlée à celle de l'encens. Ils étaient littéralement collés l'un à l'autre, leurs sueurs mélangées renforçant encore le lien qui les unissait.

On y va ? suggéra-t-il d'un ton hésitant. Il se sentait maintenant extrêmement vulnérable.

D'accord.

Tout en le pilonnant à un rythme régulier, Draco recommença à lui pomper la queue . Il faillit hurler de bonheur. Cette sensation d'étirement, puis de contraction, de pénétration puis de succion… il n'avait jamais rien connu d'aussi bon. Il lui faisait l'amour comme un dieu, exploitant tout ce qu'il savait sur le sujet pour le conduire à l'extase.

Il se sentait dépassé par les événements. N'ayant que peu d'expérience dans ce domaine, il ignorait comment s'y prendre avec un homme comme lui. Il le chevauchait avec une grande assurance ; il était manifestement dans son élément. Lui, en revanche, devait se contenter de recevoir passivement ce qu'il lui offrait. Sa peau était devenue tellement sensible que le contact du pendentif lui frôlant le dos déclencha son orgasme.

C'est trop bon… Je vais jouir… gémit-il en entendant ses cris de volupté.

Des jets de sperme épais et brûlant inondèrent les entrailles d'un Harry éperdu de plaisir. Le sang rugissait à ses oreilles, il n'entendait plus rien. Il lui fallut un moment pour s'apercevoir que son amant lui parlait et qu'il s'adressait à lui dans une langue inconnue. Il chuchotait à son oreille d'un ton respectueux, en l'étreignant de toutes ses forces.

Quand les genoux du jeune homme cédèrent sous lui, il chuta avec lui et resta étendu contre son dos.

Il était encore en lui.

Et, les lèvres posées sur la peau du jeune homme, il continuait de lui murmurer des mots splendides et mystérieux...