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«Dites-le avec des fleurs !»
~ Chapitre 11 : Myosotis & Edelweiss ~
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Le lendemain midi, le polisson soleil l'éveilla de ses doux et chaleureux rayons. Léchant éhontément son corps dénudé. Débonnairement et onctueusement exposé sur un drapé joliment plissé, d'une nuit fiévreusement tumultueuse. Exquisément ressuscité, Draco arbora un sublime sourire radieux. Même si, en s'étirant gracieusement tel un félin, il ressentit de légers tiraillements, douleurs foutrement supportables !, dans une partie outrageusement exhibée et sensibilisée de sa noble anatomie. Non, absolument rien ne le dépouillerait de sa bonne humeur.
En vérité, il aurait été ingrat de bouder. Ou se plaindre. Sa soirée s'étant idéalement déroulée, finalement. L'obscur crépuscule avait savamment enveloppé, abrité de ses sombres ténèbres, la clandestine idylle interdite. Cachotier flirt dont le monde ne devrait nullement avoir écho. Pour l'instant. Aux risques de compliquer sinon gravement plusieurs existences. D'une main paresseuse, l'artiste échevelé ôta le foulard en satin partiellement dénoué. Roulant sur le dos, éclipsant ainsi quelques ecchymoses passionnelles, il découvrit l'autre pan de sa couche tristement vide.
- « Maudit voleur ! Tu t'es sournoisement esquivé … » maugréa-t-il faussement. La flegmatique caresse, accordée à l'oreiller et à la place voisine, lui confirmant que son cavalier amant avait déserté depuis longtemps.
« Emportant, définitivement, avec toi … mon cœur. … Rustre pillard ! » bougonna-t-il, nonchalamment, agrippant dans la foulée le second polochon. Pour y renifler, profondément, l'ultime vestige de l'odeur musquée. Exaltante flagrance de l'homme l'ayant si judicieusement et glorieusement traqué. Triomphalement vaincu.
« Comment vivre sans vous deux ? » se questionna-t-il languissant, se pelotonnant davantage contre le moelleux coussin. Le reverrait-il avant son départ ? Ou se quitteraient-il ainsi à jamais ?
L'amer constat, à l'odieuse défection, aurait pu le chagriner sérieusement. Or, ses yeux croisèrent accidentellement la branche de gui. Délurée coupable, source de leur voluptueuse effusion. Négligemment jetée, plus haut sur les draps froissés, elle le narguait insolemment. Dès lors, une vague de merveilleux et libertins souvenirs se remémora à son corps agréablement relaxé. Submergeant à nouveau lascivement son esprit, encore légèrement embrouillé. Pour mieux appréhender, apprécier, le film de leurs sensuels ébats, se rejouant délicieusement en lui, Draco referma paisiblement les paupières. Puis, se laissa bercer. Dériver vers ce monde addictif.
Initialement, le souper en lui-même fut relativement formel. Presque superficiel. Déplorablement aseptisé. Assurément maigrement instructif. L'impression que son compagnon lui cachait l'essentiel de sa vie était agaçante. Pourtant, l'impétueux Serpentard se raisonna. Après tout, ce n'était qu'un premier rendez-vous. Garder une part de mystère était parfois aphrodisiaque. Seulement, lui ne semblait avoir nul secret pour l'invité. En fan N°1, Harry était capable de réciter chaque moment capital ayant jalonné la vie de son idole. Comprenant qu'il n'en tirerait rien de plus, Draco renonça. Préférant se concentré sur l'asservissement volontaire de son fantôme.
En effet, l'épicurien comédien adora la servitude de son convive. Privé d'autonomie par sa faute, ce dernier fut obligé de lui donner complaisamment la becquée. Lui offrant ainsi de rares occasions de léchouiller facétieusement les doigts nourriciers. Heureusement, au fil de la chaste conversation agrémentée de taquins coups de langue, l'admirateur secret, indubitablement très attentionné, se montra nettement plus audacieux. Charnellement plus entreprenant. S'il fut frustré d'être aveuglé au départ, la suite donna tort à Draco. Les sensations furent savoureusement démultipliées. Similaires à ses évasions aériennes. Un innocent effleurement de ses lobes s'avérait électrisant. Tangiblement érotique.
Assurément, ce foulard entre eux fut plus libérateur que restrictif. Un artifice subtilement galvaniseur de libidos, galantement échauffées. Rasséréné, chacun se livra pleinement à l'inextricable attirance. Titillant, prodigieusement d'une candeur mensongère, le bestial et concupiscent instinct primaire de l'autre. Enfin prêt à engager les hostilités, Harry piqua la curiosité de son hôte en intégrant un épineux petit élément floral. Lorsqu'un malicieux brin de gui s'invita malignement à la fête, picotant effrontément les doigts altiers, n'ayant pour seul moyen de reconnaissance que le tâtonnement, tout s'emballa vertigineusement. Draco ne tarderait pas à être complètement rassuré. L'homme près de lui était bel et bien celui qu'il convoitait. Plus d'erreur !
- « Aïe ! Qu'est-ce que c'est ? » l'interrogea-t-il, fébrile, sentant le souffle d'Harry chatouiller l'épiderme de son cou. Sans bruit, l'homme de l'ombre s'était excessivement rapproché de lui. Son cœur tambourinait vivement. Prit d'une frénésie que rien n'apaiserait. Plus encore quand Harry suça, obscènement, l'index souffreteux. Dans le but d'atténuer, sensiblement, la minuscule et indolore plaie.
- « Du gui. … Il nous ordonne de … nous embrasser. » murmura hardiment le consciencieux élève de Luna, se sentant mille fois plus débrouillard et audacieux. L'étole de soie était une alliée précieuse. Avec elle, Draco ne pouvait contempler son hésitation. Presque se sentirait-il invulnérable. Du moins, jusqu'à la fatidique réponse.
- « Soyons … disciplinés alors. » l'encouragea mielleusement Draco, souhaitant diriger correctement sa bouche vers celle de son futur amant. Irrésistiblement, l'innocent baiser allumerait la mèche, mettant inexorablement le feu aux poudres. Du moins, le concernant. Pourtant il risqua tout. Se penchant délibérément. Rencontrant enfin ces lèvres à couper le souffle.
« Que cherchais-tu à me dire avec … le crocus … et le dahlia ? » haleta-t-il, se désolidarisant à peine de l'étreinte. Instinctivement, Draco passa au tutoiement. Se sentant tellement à l'aise. Si facilement. Cependant, le silence soudain d'Harry l'intrigua. Toujours sans réponse, il caressa le visage proche du sien. Les sourcils, puis les lèvres. Histoire d'étudier l'expression, pouvant éventuellement le renseigner sur ce brusque mutisme.
« Tu pleures ? » s'indigna-t-il, choqué au contact des incongrues larmes. De silencieuses perles mouillant dramatiquement ce doux visage ainsi que la pulpe de ses doigts. Pareil à un électrochoc, Draco retira prestement ses mains. Qu'est-ce qui causait cette peine ? Avait-il fait ou dit quelque chose ?
- « J'ai peur de trop t'aimer … d'un amour éternel ! » avoua Harry, quelques longues secondes plus tard, en réponse à l'interrogation sur les fleurs. Dévorant, avidement de ses émeraudes troublées, la divine étoile de son firmament. Quelle insolente chance ! Un véritable ouragan le ballotait, vigoureusement. Ne lui laissant aucun répit face au tsunami de sensations extrêmes. C'était plus fort que lui.
Pour le flot de larmes, l'invulnérable Auror s'abstint de s'expliquer. Impossible d'exprimer avec justesse, au travers de simples mots, la sublime et phénoménale allégresse d'être près de lui. De l'aimer aussi follement. Passionnément. Sauvagement. Son âme entière était prisonnière de l'ensorcelant despote. Soudain, l'intensité l'effrayait. Cependant, nullement la cause de ce torrent d'émotions incontrôlables. Jamais, Harry n'aurait songé pouvoir ressentir autant d'amour. Notamment pour une personne si haineusement détesté, auparavant. À défaut de lui confier l'immensité de sa félicité, lui procurant paradoxalement de vils tourments, se contenta-t-il de l'inviter à s'accrocher fermement à lui.
Malgré les résolutions, qu'il jura de ne pas transgresser allègrement, il le transportait révérencieusement jusqu'au lit King Size. Ses intentions n'avaient définitivement plus rien de chastes. Le corps purement collé contre le sien le rendait littéralement fou. Le sentir se mouvoir impudiquement l'enivrait. La foule d'incessants baisers, partagés durant le bref trajet, attisèrent monstrueusement sa faim. Avec ferveur, Harry effaçait la trace des impurs échanges, dont il fut malheureusement témoin précédemment. Dans un coin de sa tête, il pouvait pardonner l'ignoble soldat du feu. Ce démon ayant souillé sans vergogne cette quémandeuse cavité addictive. Lui résister était tout bonnement inadmissible. S'il devait se brider davantage, il exploserait. Restait à espérer que Draco ne serait pas rebuté par l'indécente proposition. Il raffermit son emprise sur le corps à l'abandon.
- « On passe aux choses sérieuses alors ? » s'enquit l'intéressé, espiègle, son sang pulsant et bouillonnant infernalement dans chaque fibre de son corps. Harry le déposa délicatement, pour mieux s'allonger au-dessus de lui sans vraiment le toucher. Quelle torture ! Il ne voulait pas moins qu'être assiégé impétueusement.
- « Oui. » affirma laconiquement le fidèle adepte. Un adorateur déglutissant, péniblement, en contemplant son bel amant se lécher lascivement les lèvres d'anticipation. Il aurait voulu observer l'expression dans son intégralité. Et, que lui voit également la sienne, en cette seconde charnière.
Cette intrusive soie, qu'il avait lui-même imposé, Harry voulait fortement l'arracher. Néanmoins, ce serait les prémices d'une fin annoncée. Aussi patienterait-il jusqu'à ce que Draco partage ses profonds sentiments. Qu'il soit fou de lui, au point de ne pouvoir se passer de lui. Et a fortiori, dans l'incapacité de rompre. Sinon, en le reconnaissant, aucun doute que Draco le repousserait. Dégoûté. En conséquence, avec un effort colossal, Harry se retint. Satisfait d'avoir déjà l'opportunité de partager ces étourdissants moments, et ceux à venir. Sans compter qu'il élimina du cadre l'homme ayant pratiquement failli réussir à lui voler son amour à jamais. Certes, il n'était pas très fier de la méthode, un brin puérile. Cependant, aucun regret ne rongeait son cœur. Tous moyens étant légitimes pour obtenir et garder Draco.
- « Avant de s'engager plus loin … » bredouilla misérablement la star du grand écran, pourtant si à l'aise d'habitude pour tenir une conversation comme pour tourner des scènes d'action sulfureuses.
« Quel est ton prénom ? » roucoula-t-il, s'effeuillant maladroitement. Comment n'avait-il pas eu l'idée de réclamer cette information essentielle bien avant ? Maintenant, il devait impérativement savoir. Histoire de chanter, louer à tue-tête, celui qui le conduirait au Paradis.
- « Heimrich. » rétorqua aussitôt Harry, d'une voix rauque trahissant son trouble. Ne pouvant évidemment révéler son véritable patronyme. Sans conteste, sur Terre, il y avait plusieurs Harry. Des milliers. Voir des millions. Mais sa peur que Draco fasse le lien l'empêchait d'être honnête, sur ce futile et anodin détail. Sachant qu'il ne mentait pas totalement, puisqu'usant seulement d'une astucieuse variante !
- « Laisse-moi t'admirer … Heimrich. » s'impatienta Draco, l'enserrant fermement de tous ses membres. Se délectant du suave roulement de ce charmant prénom sur sa langue. Une divine incantation vous enchantant merveilleusement. Ou vous menant licencieusement à votre propre perte. Son catastrophique début de soirée n'était plus qu'un vague et mauvais souvenir désormais. Le pompier ne semblait même jamais avoir existé. Parti en fumée ! Ne laissant aucune cendre derrière lui.
- « Impossible. » gémit le téméraire Auror, la voix chevrotante d'excitation. Décrochant affectueusement l'une des mains verrouillées à son cou, il la baisa révérencieusement. Puis l'amena irrésistiblement sur des sentiers de perdition. Franchement dangereux.
« Par contre, tu peux t'aider de tes doigts … encore une fois … » Sans la moindre gêne, Harry l'invita à explorer, pleinement et sensuellement, sous sa chemise les fermes abdominaux. Son torse glabre. Ou plus audacieusement la frontière menant à son aine. Sous les désordonnés attouchements, son visage n'avait plus rien d'angélique. La bête en lui s'éveillait de son long et profond sommeil.
« … pour te faire une meilleure idée de mon physique. » l'autorisa-t-il délibérément, accompagnant chaque glissement sur sa peau électrisée. Sensibilisée à l'extrême. Harry prit garde à toujours fixer son regard sur le visage de Draco. Voulant déchiffrer et capter chaque pensée, qu'elle fut timide ou lubrique. Entre eux, les verrous sautaient les uns après les autres. Cette nuit, la prudence et la bienséance iraient littéralement se faire foutre !
« Fais-toi plaisir … » l'encouragea-t-il plus effrontément, se retenant in-extrémiste d'ajouter un indécent « Fais-moi plaisir ! ». Fougueusement, il lécha et croqua insolemment la mâchoire délicieusement crispée de son amant. Harry n'avait plus aucune réserve. La frontière du raisonnable était irrémédiablement franchie. Plus moyen de reculer. Chacun d'eux savaient pertinemment. Leurs corps ne seraient pas satisfaits avant d'être étroitement imbriqués ensemble.
« Apprécies-tu ce que tu touches ? » demanda-t-il, réussissant à habilement détourner les inquisiteurs doigts lorsqu'ils s'égaraient trop près de sa célèbre cicatrice. Draco ne semblait pouvoir se contenter de son seul corps. Fourrageant sauvagement l'épaisse et rebelle chevelure, quand l'excitation atteignait des sommets étourdissants.
« Que ressens-tu ? » le somma-t-il de répliquer, lorsque la poigne aventureuse se lova audacieusement autours de son chaleureux phallus. Sans hésitation, Draco s'abandonna à son envie. Vénérant cette trique vibrant pour lui seul. Se damnant et s'enchainant à ce diabolique démon de la luxure. Bientôt, il le ferait baver abondamment.
« Tu es vorace ! J'aime ça. » s'amusa Harry, roulant malicieusement ses hanches pour l'inciter à pomper davantage.
Détourner l'attention de Draco était désormais inutile. Ce dernier ne calculait absolument plus rien. Son esprit ne cherchait définitivement plus à connaître l'identité de son ombre. De toute façon, il en serait bien incapable. Non, il voulait juste être emporté. Dévoré par cette fulgurante passion, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de lui. Excepté un corps désarticulé. Tremblant. Repu. Pour le frustrer davantage, afin d'accroitre sa prochaine jouissance, Harry emprisonna subitement les impatientes mains des siennes. Puis il ondula à en perdre haleine. Instantanément, leurs ongles se plantèrent durement. En signe de possession. D'aliénation.
Dès l'instant où Draco exalta, puissamment et chaleureusement, son pseudonyme d'une voix insoutenablement érotique, se cambrant désespérément et quémandant fiévreusement de s'unir toujours plus à lui, Harry n'eut plus l'appréhension d'être bêtement démasqué à cause de sa cicatrice. Certes, il aurait été dommageable d'être parvenu à entrer dans sa nouvelle vie, pour en être éjecté aussi rapidement. Mais désormais, Draco était perdu. Loin de toute considération aussi mesquine. Harry, dans un état second, guère plus fiable, refoulait l'incrédule pensée. Celle l'ayant titillé un bref moment, au début de leurs retrouvailles.
Comment Draco n'avait-il pu le reconnaître vocalement ? En même temps, à l'époque de Poudlard, ils s'engueulaient constamment. Plus qu'ils ne se parlaient et s'écoutaient réellement. Était-ce la raison pour laquelle le lien ne se faisait pas automatiquement ? Ça et que sa voix actuelle était excessivement plus suave et amoureuse, quand il s'adressait à lui. Le pouvoir de l'amour rendait-il aveugle et sourd aux évidences ? Ce qui l'arrangeait merveilleusement.
Libre des freins, qu'il s'imposa témérairement, Harry se déchaina pleinement. Magistralement. Imprimant, pour le clin d'œil, un rythme audacieusement similaire à celui sur lequel Draco lui avait fait ressenti ses premiers émois homosexuels. Avec cœur et ambition, il rejouait les différentes scènes sulfureuses. Entrant admirablement dans la peau de Draco. Encore et encore. Le faisant crier aussi fort que les chanceuses starlettes de l'époque. À la différence qu'aujourd'hui rien n'était simulé. Tellement vrai, puissant, qu'il se brisa la voix d'extase à maintes reprises. Privé de ses cordes vocales, Draco n'avait dès lors que son corps et ses membres pour exprimer ses besoins. Ses désirs souverains. Obligeant Harry à s'épuiser éperdument. Le satisfaire jusqu'à en perdre follement connaissance.
- « Quand tu m'aimeras, comme je t'aime … je serais tout à toi. » promit Harry, croquant suavement le cou de sa proie tandis qu'il donnait une dernière pulsion brusque et malicieuse à son bassin. Ample mouvement fauchant définitivement Draco. S'écroulant enfin d'épuisement. Un paresseux sourire étincelant démontra qu'il côtoyait clairement les anges. Son mystérieux amant devrait le suivre à New-York. Avec lui, jamais plus n'aurait-il besoin de s'envoler dans le ciel pour s'extirper du monde parfois oppressant et étouffant. Désormais, pour atteindre spectaculairement les cieux, s'envoyer en l'air avec lui était nettement plus étourdissant. Oui, il adorait qu'il lui vole dans les plumes.
« Tu seras mon esclave … et je serai le tien. » s'engagea-t-il, couvrant délicieusement le corps alangui. Acceptant volontairement d'enfiler les fers de ce dangereux et fol amour, il se libéra prodigieusement. Sans restriction. Sous la langoureuse et redoutable contraction. Même perdu dans les tréfonds de l'orgasme, Draco le retenait en lui. Ne voulant pas qu'il s'échappe trop loin, ni trop vite.
« Tu pourras, à ton tour, … me faire tout ce … dont tu rêves. » éructa profondément Harry, dans un dernier râle étouffé, laissant filtrer les ultimes soubresauts de plaisir de son corps. Délicatement, le visage comblé se dirigea paisiblement vers le sien. Réclamant d'être embrassé tendrement, puis plus impérieusement. Les lèvres malmenées, d'avoir trop été mordues sous l'extase ravageuse, lui soutirèrent impudiquement un chapelet de gémissements. D'un bonheur incroyable.
Par la suite, n'ayant pu se contraindre à fermer l'œil, de peur que le rêve ne s'évanouisse, Harry veilla jusqu'à l'aube. Admirant paisiblement les couleurs rosées jouer sensuellement sur la peau exposée. Assuré que Draco était profondément endormi, il en profita pour parcourir tendrement ses attrayantes formes. Ces magiques courbes, à se damner éternellement, portant fièrement chacune de ses marques. Ce territoire si convoité était désormais sien. Personne, hormis lui, ne pourrait jamais plus le revendiquer. Même au moment du départ, tout en s'habillant distraitement, il encra indélébilement, dans sa mémoire, ce somptueux et inestimable tableau de Maître.
D'ici quelques heures, son cruel devoir le rappellerait vers d'autres horizons. Nettement plus périlleux. Moins époustouflant et émoustillant. Durant de longues semaines, ou mois dans le pire des scénarii, serait-il sevré de ce corps enchanteur. Le spectacle continuerait, sans lui. Aussi devait-il impérativement laisser un message non équivoque à Draco. Qu'il ne se trompe pas sur ses réelles intentions. Aux portes de la luxueuse chambre, prêt à quitter passagèrement sa vie, il invoqua une multitude de bouquets. Une pluie de myosotis et d'edelweiss. Après un dernier baiser, soufflé vers le corps indolemment alangui, Harry disparu du penthouse, ayant accueilli leur si bel amour.
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********** A suivre **********
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Blablamiaou : L'avant-dernier bouquet fleure-t-il suffisamment la romance ? Ses effluves vous ont-elles envoûtées ? Une dangereuse essence parfumée mettant le feu au sens, non ? ^^ Maintenant, ne soyez pas timides ! Déclarez-moi vos sentiments quant à cette ficounette. En plus, vous avez eu triple ration pratiquement (expliquant ma défaillance d'hier, trop fatiguée pour relire et corriger).
A toutou bientôt !
