Disclaimer : le monde de Harry Potter est à J.K.R. ; Alistair et ses amis du Dix-Neuvième Parallèle sont à moi.

Rating : T

Personnages : Severus Snape, Albus Dumbledore, Minerva McGonagall, OC.

Correctrice : Fantomette34.


RàR : Guest, merci pour ta review ! Oui, entre le fils du Brigadier Rivière, le Chien des Enfers à la bave acide et les plans d'action foireux, ça promet !

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Croyez-vous que Massacre accomplira sa mission sans problème ?

Non, évidemment !

Bonne lecture !


Un Enquêteur à quatre pattes - Haute voltige

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L'onde sonore de l'explosion vibra dans l'escalier jusqu'au dernier étage, réveillant les gens et leur faisant craindre le pire.

"Okay, Monsieur Chassebois, c'est à vous de jouer !" fit Alistair au cousin de Roger.

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Passant devant les restes du générateur de bruit, Ambroise se boucha le nez. L'odeur de gaz venant du deuxième paquet était envahissante.

Efficaces, ces Weasley ! pensa-t-il, je me demande dans quoi ils bossent ? Les effets spéciaux ou l'espionnage... ou les deux !? Ils doivent être l'équivalent de "Q" dans les James Bond.

Il se reconcentra bien vite sur le plan et commença son ascension en frappant à toutes les portes, priant les locataires ensommeillés de sortir et de descendre dans la rue. Ceux-ci, affolés et déroutés par le Philtre de Confusion obéirent sans discuter et bien vite ils s'en allèrent, à grand renfort de claquements d'huis et de cavalcades dans les volées de marches, ajoutant au chaos.

Arrivé au cinquième, Ambroise ralentit. Malgré le mouchoir posé sur son nez, il avait inhalé un peu du mélange faux gaz/philtre et ses pensées planaient. Bon sang, secoue-toi, mon vieux, se dit-il, retrouve ton mordant ! Tiens, tu n'as qu'à imaginer que tu vas négocier en tant que délégué syndical avec un Patron. Ça va rebooster tes neurones.

Ragaillardi par ce rappel à sa jeunesse, le sexagénaire monta les dernières marches qui le séparaient du sixième droite et de SA grande scène.

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Le réveil avait été rude dans l'appartement où les malfrats n'avaient pu s'endormir - sur leurs fauteuils - que vers quatre heures du matin, à cause des voisins qui s'étaient bruyamment envoyés en l'air une bonne partie de la nuit, étant des adeptes du Sado-maso. Réveillés en sursaut comme les autres, ils avaient cru être attaqués, mais le barouf, qui concernait tous les étages, les avaient laissés perplexes : que devaient-ils faire ? Se barricader dans leur logis ou s'enquérir des raisons de tout ce bazar, comme devraient le faire des gens honnêt... euh, des gens normaux ?

Ambroise ne leur laissa pas le choix en frappant rudement sur la porte, en s'identifiant et en leur disant de sortir. Max, le plus réveillé, tenta de gagner du temps mais s'il y avait une chose que Chassebois gardait des années passées, c'était son caractère irascible et il le fit savoir. Max finit par entrouvrir la porte : sur le palier l'homme était seul, et...

"Pouah ! Qu'est-ce qui schlingue comme ça ?

- Le gaz. La conduite a explosé.

- C'est... c'est le gaz qui a fait tout ce bruit et qui pue ? fit le complice de Max, un peu perdu.

- Non, c'est le locataire du premier qui a pété un coup et l'odeur est montée, s'écria Ambroise en colère... bien sûr que c'est le gaz ! et il ajouta : ne tardez pas à descendre, le danger n'est pas écarté."

Jouant son rôle d'alerte jusqu'au bout, le cousin de Roger alla cogner à l'appartement des adeptes du SM, laissant aux deux malfrats l'occasion de descendre de leur propre chef. Ce qu'ils n'étaient guère pressé de faire. Pourtant ils ne pouvaient rester sans éveiller les soupçons, et quand ils virent le propriétaire redescendre en compagnie des partisans du Hard, ils suivirent, non sans tourner la clé dans la serrure et en gardant la main sur leurs armes, planquées sous leurs blousons. Ambroise l'avait compris, mais ne pouvait rien faire : il devait interpréter le proprio soucieux d'évacuer ses locataires en douceur.

Et donc descendre sans jeter un regard en arrière.

Ce fut l'instant le plus dur de sa vie.

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Au sommet de l'immeuble de Nemo, quelques minutes auparavant.

Le Lieutenant Rivière n'aurait jamais imaginé attendre aussi fébrilement un assaut qu'il ne conduirait pas.

Il était en face de la terrasse partagée entre les deux appartements du sixième, lieu de l'offensive que son "collègue" devait mener pour prendre à revers les bandits.

Son collègue à quatre pattes.

Le couloir menant à leur propre terrasse avait été dégagé et le Chien des Enfers aurait assez d'élan pour sauter les dix mètres séparant les deux immeubles, se rétablir à côté de l'étendage du premier appartement et filer vers le suivant pour protéger la petite kidnappée.

Si tout se passait bien, en vingt secondes c'était réglé.

Mais l'Agent d'Interpol savait que la Loi de Murphy dérangeait souvent les plans les mieux bâtis. Il suffisait d'un grain de sable.

Pour éviter d'y penser, le jeune homme reposa ses yeux sur l'endroit de la terrasse où séchaient des vêtements particuliers. Sur une unique corde courant dans plusieurs crochets s'étalait principalement du Cuir. Des panoplies de dominé et de Dominatrice.

"Eh bien, y'en a qui assument leurs goûts en matière de relations intimes, fit-il à Massacre, n'empêche, j'en ai vu des vertes et des pas mûres dans des enquêtes qui m'ont mené dans le milieu SM, mais c'est bien la première fois que je contemple des ceintures à petites fleurs...

On voit bien que tu n'as pas fouillé dans les armoires de Charon.

... et des cuissardes rose fluo."

Ça , ça serait plutôt le style d'Albus.

"Il y a même un uniforme d'écolière très échancré...

Propose-le à Minerva et dis-lui d'aller voir comme cela le Ministre de la Magie.

... et un costume de bergère."

J'connais une Sorcière à qui ça irait comme un gant. Ombrage qu'elle s'appelle. Mais j'te préviens, pas question que je fasse le mouton !

- Mais si mais si ! intervint Flûtiau par télépathie, vous feriez un duo inoubliable, elle en reine Marie-Antoinette et toi en Mérinos.

-GRRR !"

Le grognement de Massacre convainquit le Féli-Dragon de retourner faire le guet, et le silence retomba,

jusqu'au BOUM ! qui déclencha l'opération.

Rivière attendit que la lumière sous minuterie s'éteigne au sixième, puis dans l'étage inférieur pour donner le signal à Massacre.

Le Chien des Enfers prit son élan.

Cela aurait dû être un saut parfait mais il glissa, se décentrant par rapport à son supposé point d'impact. Il heurta l'étendoir de plein fouet qu'il détacha de son support.

Le pauvre Chien des Enfers, mortifié, se retrouva planant dans les airs au bout de la corde, vêtu de costumes en cuir qui le saucissonnaient.

Et complètement impuissant.

Voyant cela, Flûtiau prit la relève et d'un puissant coup d'ailes plongea, attrapa son ami et le redéposa sur la terrasse d'où il était tombé. Deux coups de son plumet-sécateur et Massacre fut libre.

Juste à temps pour entendre hurler la petite dans l'appartement d'à-côté.

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Trente secondes auparavant, dans l'escalier

Ambroise était tendu comme une corde à violon. Les locataires en couple étaient déjà au rez-de-chaussée et le bruit des pas derrière lui indiquait que les deux bandits suivaient le mouvement, mais... en surveillant sans cesse couloirs et paliers.

Le Philtre de Confusion ne semble pas fonctionner sur eux comme sur les autres. Pourvu que rien ne foire !

Le cadet des cousins Chassebois aurait du se rappeler qu'exprimer un souhait induisait souvent la venue d'une tuile pour le réduire à néant. Et cet instant n'échappait pas à la règle. Le choc de Massacre sur la terrasse s'entendit dans la cage d'escalier et tout partit en vrille : Max jura, puis remonta à toutes jambes vers son appartement. Son complice, plus lent, fut rattrapé par Ambroise qui l'assomma pour le compte.

"Et zut ! s'écria-t-il, Severus, Alistair, venez vite ! Y'en a un qui est remonté."

Les Sorciers avalèrent les marches quatre à quatre, dépassèrent Ambroise qui enfermait l'homme dans un placard et se ruèrent à la poursuite de l'autre. Mais ils étaient conscients que leur retard était trop important.

Ils ne rejoindraient pas le kidnappeur avant que celui-ci n'atteigne la porte.

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Max Forestier retrouva son palier, perdit quelques secondes pour ouvrir la serrure, entra et referma.

Les enfoirés ! Ils avaient bien failli les avoir tous les deux.

La seule carte qui lui restait à jouer, maintenant, c'était celle de l'otage : la petite serait son sauf-conduit.

Il courut jusqu'à la chambre. L'enfant affaiblie cria. L'homme vint la prendre par le bras,

et juste à ce moment la fenêtre explosa.

Massacre venait à la rescousse !

...


Nd'A : il ne reste que deux ou trois chapitres avant la fin de cette histoire. J'ai des idées pour de prochaines fics : la première nous renverra à Poudlard et sera la suite directe de l'épilogue du Collier de Minos. Elle s'intitulera "Ce qui aurait pu être".

J'ai aussi pensé à un nouveau voyage dans le temps, cette fois-ci dans l'Egypte des Pharaons. Mais nous n'en sommes pas encore là ! :)