Martin
: Tu vas enfin me dire pourquoi tu voulais me parler Jack ?
Jack
: Ecoute, c'est pas facile... Danny est venu me parler tout à
l'heure...
Martin : Oh ! Je sais, je n'aurais pas dû lui
répondre comme ça... J'étais à cran, c'est tout... Je vais
d'ailleurs m'excuser auprès de lui. Je suis désolé pour ça.
Jack
: Il n'y a pas que ça Martin. Il trouve tout ton comportement de ces
derniers temps étrange à vrai dire.
Martin : Je suis juste un
peu fatigué... On l'est tous non ? Ca fait combien de temps que tu
n'as pas passé une nuit entière dans ton lit Jack ?
Jack : Si
tu savais à quel point j'en rêve ! Mais ce n'est pas le sujet
initial.
Martin : Tu n'as aucun soucis à te faire à mon sujet
Jack. Je te le promet. Je vais bien.
Jack : Tu en es sûr ? Parce
que je te l'ai déjà dit, si tu as besoin de parler, tu...
Martin
: ... Tout ce dont j'ai besoin pour le moment, c'est de dormir. Et je
ne le pourrai que quand Julie Hearn sera rentrée chez elle.
L'agent
s'éloigna vers les toilettes après avoir adressé un petit sourire
à son collègue. Jack soupira, et se remit au travail.
Martin
arriva dans les toilettes. Il ferma la porte, et tourna lentement le
verrou. Il vit sa silhouette cadavérique dans le miroir, et d'un
geste rageur, il enfonça son poing en plein sur le reflet de son
visage, voulant effacer cette personne qu'il haïssait tant, ce démon
qui le rongeait de l'intérieur.
Il avait pris bien trop de
médicaments, il le savait. Il fallait maintenant qu'il trouve le
moyen d'expliquer le miroir brisé aux autres. Sa tête bourdonnait,
il n'arrivait pas à réfléchir. Il devait pourtant trouver une
excuse. Alors qu'il cherchait de toutes ses forces à se concentrer
sur ce sujet, Jack tenta s'entrer dans les toilettes. le verrou,
vieux et usé, céda après un bon coup d'épaule.
Jack : Martin
?! Tout va bien ?
Martin : Oui je... J'ai simplement besoin de
sommeil... Je suis épuisé.
Jack : D'accord tu sais quoi ? Tu
vas rentrer chez toi, on va tous rentrer chez nous, prendre une bonne
nuit pour se reposer et demain matin tout le monde aura les idées
plus claires. Mais avant tout tu vas me faire le plaisir de passer
voir le médecin du service pour qu'il soigne ta main, il y a du sang
partout...
Martin : D'accord... Merci Jack.
Jack : Je suis là
pour ça.
Une heure après, soulagée, toute l'équipe était
rentrée chez elle. Il ne restait que Martin, qui sortait de chez le
médecin. En allant vers le parking, sa tête commença à lui faire
mal. Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, il vit sa voiture se
dédoubler, pour à nouveau n'être qu'une quelques secondes après.
Arrivé devant la porte de son appartement, Martin eut toute la
peine du monde à mettre la clé dans la serrure, puis à ouvrir la
porte. Il tituba jusqu'à son canapé, où il s'affala rapidement
sous l'effet des médicaments qu'il avait absorbés dans la journée.
Dans sa chute, sans qu'il n'y fasse attention, la petite boîte
cylindrique avait glissé de sa poche, et était allée se cacher
sous un meuble, invisible.
Il
était huit heures. Toute l'équipe s'était donné rendez-vous au
bureau afin de ne pas perdre de temps. Ils avaient enfin pu se
reposer un peu, et se sentaient d'attaque pour reprendre l'enquête.
Jack : Bien. On se remet au boulot le plus vite possible ! Sam,
je veux que tu ailles voir ce que le service technique a pu tirer de
l'ordinateur de René Mayer. Vivian, tu reprends l'interrogatoire. On
doit le faire craquer. Danny, je veux que tu me ramènes Martin le
plus vite possible, ça fait une heure qu'il devrait être là !
Chacun se mit au travail. Danny appela plusieurs fois chez son
ami, et décida peu après d'aller le chercher à son appartement.
Danny : Martin ! C'est Danny ! Ouvre-moi la porte !
Danny
était devant la porte de l'immeuble de Martin. Il criait dans
l'interphone depuis une dizaine de minutes.
FLASH-BACK
-
Tiens mon frère.
-
Qu'est-ce que c'est Martin ?
-
Un double des clés de mon appartement. Juste au cas où...
-
Ca me touche beaucoup.
-
C'est normal Danny.
FIN
FLASH-BACK
Commençant
à s'inquiéter, Danny sortit son trousseau de clés, et monta les
marches quatre à quatre jusqu'à l'étage de Martin.
De plus en
plus inquiet, il vit que la porte de l'appartement n'était pas
fermée. Il sortit alors son arme de service et avança lentement
vers l'entrée. Il pénétra dans l'appartement, priant pour que son
ami aille bien, et poussa un cri d'effroi en entrant dans le salon.
