Danny : Jack ! Jilly Jeper est dans une salle d'interrogatoire.
Jack : Parfait. Je m'en occupe. Martin, tu me suis. Je veux que tu restes derrière la vitre.
Martin : Pas de soucis.

Vivian : Bonjour beau brun !
Kyle : Agent Vivian Johnson ! C'est un plaisir ! Que puis-je pour toi ?
Vivian : J'aurais besoin de tes talents pour être sûre que Jilly Jeper a bien utilisé la messagerie de René Mayer.
Kyle : Je vais tout de suite regarder dans les messages reçus et envoyés.
Le technicien pianota sur le clavier quelques instants, avant d'adresser un grand sourire à Vivian.
Kyle : Voilà ce que je viens de trouver : un paquet de mails reçus depuis l'adresse d'une certaine "Mary Jeper". Ils commencent tous par "Ma chère frangine". Je doute que cette Mary parle à René Mayer...
Vivian : Et dans les messages envoyés ?
Kyle : Un instant... Voilà ! Tu as des commandes passées pour des produits de beauté, des réponses à Mary Jeper qui commencent de la même manière... Bref, Jilly Jeper utilise cette messagerie comme si c'était la sienne.
Vivian : Merci beaucoup Kyle !
Kyle : C'est toujours un plaisir Agent Johnson !

Jack : Bonjour Mademoiselle Jeper. Je suis l'agent Jack Malone. J'ai quelques questions à vous poser pour le bien d'une enquête.
J Jeper : Je vous écoute.
Jack : Avez-vous écrit ces mails ?
J Jeper : Non, pourquoi ?
Jack : Contentez-vous de répondre à la question je vous prie.
J Jeper : Non, je n'ai pas écrit ces mails.
Jack : Où étiez-vous lundi aux environs de 17h ?
La jeune femme se raidit face au regard de l'agent. Elle avala péniblement sa salive, et détourna les yeux.

Jack : C'est la dernière fois que je vous le demande : où étiez-vous lundi aux environs de 17h ?
J Jeper : Je...
Jack : Vous répondez maintenant ou je vous fais coffrer pour entrave à l'enquête !
J Jeper : Est-ce que cette conversation restera privée ?
Jack : Tout dépend de ce que vous me direz.
J Jeper : Je veux dire, est-ce que René saura ce dont je vais vous parler ?
Jack : Pas s'il n'a pas besoin de le savoir.
J Jeper : Lundi j'ai... J'ai quitté le travail en milieu d'après-midi. Je suis rentrée chez moi et j'ai... J'ai passé la nuit avec mon amant.
Jack : Son nom ?
J Jeper : Johnathan Ilster. Il habite au 513, Grand Avenue.
Jack : Vous trompez votre compagnon depuis longtemps ?
J Jeper : Ca fait environ un an.
Jack : Toujours avec le même ?
J Jeper : Oui.
Jack : Pourquoi rester avec René Mayer ?
J Jeper : Sans lui, je perds mon poste... Et j'ai besoin d'argent.
Jack : Bien que je trouve cela monstrueux, je ne peux pas vous garder pour ça. Vous pourrez partir dès que l'on aura vérifié votre alibi.

Martin : Johnathan Ilster ? Je suis l'agent Fitzgerald, je travaille au FBI. Connaissez-vous Jilly Jeper ?
J Ilster : Oui, pourquoi ?
Martin : Etiez-vous bien avec elle lundi, de 15h à 9h le lendemain ?
J Ilster : Oui.
Martin : Elle ne vous a pas laissé un seul instant ?
J Ilster : Non, on a passé tout notre temps ensemble.
Martin : Merci beaucoup monsieur Ilster.
Martin raccrocha et alla murmurer quelque chose à l'oreille de Jack, qui entra à nouveau dans la salle d'interrogatoire.

Jack : Jilly Jeper, vous êtes libre.
J Jeper : Vous avez appelé Johnathan ?
Jack : Oui. Votre mari ne saura rien, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque.
J Jeper : Merci agent Malone.
Jack : Ne me remerciez pas. Vous me répugnez toujours autant.

Quand Jack sortit de la salle d'interrogatoire, il vit Sam et Vivian se diriger vers lui.
Sam : Jack, René Mayer a trouvé un mobile pour Jilly Jeper...
Vivian : J'ai la preuve qu'elle utilisait la messagerie de Mayer librement.
Jack : C'est du bon boulot, mais Jilly Jeper a un alibi en béton.
Sam : Quoi ?!
Jack : Elle a passé la nuit avec un autre homme. On l'a contacté, il nous a confirmé sa version des faits. Je suis désolé Sam, mais elle n'est pas notre coupable.
Vivian : Excuse-moi Jack, mais si ce n'est pas elle, qui est-ce ? Parce qu'honnêtement je ne vois pas du tout Mayer enlever Julie...
Jack : Moi non plus... Mais c'est tout ce qu'on a...
Sam : Alors quoi ? On va le coffrer parce que c'était le seul coupable potentiel ?
Vivian : Et même si c'est lui, on n'a toujours pas retrouvé Julie...

Martin s'accorda une pause. Il était midi, il n'avait toujours rien mangé. Cela durait depuis quatre jours. A quelques exceptions près, il n'avait rien pu avaler.
Il entra dans les toilettes, remarquant avec un petit sourire qu'ils avaient déjà changé le miroir. Son image pâle et amaigrie lui était toujours aussi insupportable, mais il décida d'épargner sa main encore douloureuse. Il plongea son autre main dans sa poche, et fut étonné de ne rien y sentir. Il vida alors le contenu de toutes ses poches, cherchant furieusement sa boîte de pilules. Il savait qu'il ne tarderait pas à être en manque, d'ailleurs les premiers symptômes commençaient à apparaître.
Après quelques instants, il dut se rendre à l'évidence : il n'avait pas ses médcaments. Son esprit s'embrouillait. Il donna un coup de pied rageur dans la porte, faisant fuir un stagiaire qui passait de l'autre côté au même moment. Puis il se calma un peu, et décida d'aller voir son médecin, qui se trouvait à deux pas du bureau.

Martin : Jack ! Je vais chercher le repas !
Jack : Oh ! C'est gentil ! Je pense que ça sera hot dogs pour tout le monde ! Merci !
Martin : A tout à l'heure !

Il sortit de l'immeuble, et tourna à gauche d'un pas pressé.