Vivian
: Bonjour mademoiselle Jeper.
J Jeper : Je vous ai dit tout ce
que je savais, pourquoi m'avoir convoquée à nouveau ?
Vivian :
Pourquoi avez-vous inventé un faux alibi ?
J Jeper : Je vous
demande pardon ? Je croyais que vous aviez vérifié mon alibi auprès
de Johnathan Ilster ?!
Vivian : Nous l'avons fait. Mais
heureusement, tout le monde n'est pas aussi monstrueux que vous
Jilly.
J Jeper : Je ne vois pas du tout où vous voulez en venir.
Vivian : Je vais vous dire où je veux en venir : Johnathan
Ilster nous a avoué que vous lui avez proposé de lui faire l'amour
s'il vous couvrait pour la soirée de lundi.
J Jeper : Et ?
Vivian : Je pense que vous avez enlevé Julie Hearn lundi soir,
alors qu'elle sortait du lycée.
J Jeper : C'est ridicule ! Je ne
la connaissais même pas, je n'en avais jamais entendu parler !
Pourquoi l'aurais-je enlevée ?
Vivian : C'est faux ! Vous
connaissiez Julie Hearn depuis longtemps déjà...
FLASH-BACK
-
Monsieur Mayer, savez-vous pourquoi votre compagne aurait pu vouloir
s'en prendre à Julie Hearn ?
-
Je... Je pense oui. Jilly est ma secrétaire depuis trois ans. Ca
signifie qu'elle assiste à tous mes cours...
-
Jilly Jeper était donc présente lorsque vous abusiez de Julie, et
des autres élèves ?
-
Oui...
-
Mais dans ce cas pourquoi n'a-t-elle pas enlevé les autres jeunes
filles ?
-
Je n'en sais rien...
-
Peu importe. Le mobile de la jalousie tient la route.
FIN
FLASH-BACK
Vivian
: Vous étiez là lors des cours de piano de Julie. Vous voyiez tout
ce que faisait votre conjoint à cette pauvre adolescente. Ca devait
être horrible non ?
J Jeper : Je...
Vivian : Je suis sûre
que vous deviez être folle de rage en le regardant se procurer du
plaisir sans vous. C'était comme s'il vosu trompait sous vos yeux
n'est-ce pas ?
J Jeper : C'est n'importe quoi ! Vous mentez !
Vivian : Mais oui... Je vais vous laisser réfléchir à tout
ça... Notre seul but est de retrouver Julie. Je vous conseille de
coopérer.
Jack : Vivian ! Qu'est-ce que ça a donné ?
Vivian : Elle le nie encore, mais il est évident qu'elle est
coupable...
Jack : Bien. Maintenant il faut qu'on se penche sur
le fait qu'elle n'ait enlevé que Julie, et aucune des autres
anciennes élèves de René Mayer.
Après quelques recherches, l'équipe trouva une piste pouvant expliquer cet illogisme. Par précaution, Danny revint tout de même voir René Mayer.
Danny : Bonjour monsieur Mayer.
R Mayer : Bonjour
agent Taylor.
Danny : Vous commencez à connaître nos noms ! Je
suis impressionné !
R Mayer : Je suis là depuis une bonne
trentaine d'heures, et vous défilez à la chaîne alors forcément...
Danny : Je comprends, mais ça n'est pas la question. J'aurais
besoin d'un renseignement qui va être assez difficile à donner pour
vous d'accord ?
R Mayer : Allez-y...
Danny : Avez-vous abusé
d'autres jeunes filles que celles qui sont marquées sur cette liste
?
R Mayer : Je... Je ne me souviens pas du nom de toutes celles
que... !
Danny : Je le sais, mais essayez au moins, je vous en
prie !
R Mayer : D'accord.
Il se concentra alors sur la
longue liste de noms qui s'étalait devant lui, se frottant le visage
de temps en temps.
R Mayer : Je ne crois pas... Il me semble
qu'il n'y en a pas d'autres.
Danny : Au moins ça facilitera les
choses pour votre procès... Merci monsieur Mayer.
Danny :
Jack ! C'est bon ! La liste colle.
Jack : Parfait. On reprend
l'interrogatoire de Jilly Jeper. Mais cette fois, c'est moi qui m'en
charge, histoire de la déstabiliser un peu plus. Et Danny, tu
m'accompagnes. Tu prends le rôle du gentil uniquement si nécessaire
d'accord ? Sinon tu observes.
Danny : Pas de soucis.
Jack
: Bonjour Jilly. Vous avez un peu réfléchit ?
J Jeper : Je suis
innocente.
Jack : Je ne crois pas. J'ai même la réponse à la
dernière question que l'on se posait. Voyez-vous, nos étions
intrigué par le fait que n'ayez enlevé que Julie Hearn, et pas les
autres. Mais en réalité elles vous étaient inaccessibles, n'est-ce
pas ?
J Jeper : ...
Jack : Nous avons fait quelques
recherches. La plupart de ces anciennes élèves sont plus âgées
que Julie Hearn. Elles sont parties dans d'autres villes, d'autres
états pour leurs études universitaires. Vous ne pouviez donc pas
les enlever aussi facilement que Julie...
J Jeper : Je...
Jack
: Vous êtes coupable Jilly ! Et vous le savez très bien ! Depuis le
début de cette enquête vous nous menez en bâteau, tout en sachant
ce que vous avez fait !
Jilly Jeper leva alors les yeux vers
Jack, et se mit à crier, la voix pleine de rage.
J Jeper :
Est-ce que vous savez ce que c'est d'être amoureuse comme jamais
d'un homme, une personne à qui vous avez tout donné, et de le voir
chaque jour vous tromper ? Depuis trois ans, à chaque fois que je
vais à mon travail, je vois des minettes de même pas 15 ans avoir
ce que je n'ai pas : l'attention de mon conjoint !
Danny envoya un regard à Jack, qui fixait Jilly Jeper tandis qu'elle poursuivait ses explications. Les deux agents étaient intérieurement touchés par la rage et la peine de ce petit bout de femme, mais répulsés par ses actes.
J Jeper : Il ne me fait pas l'amour, il m'embrasse à peine. Mais elles... Il les caresse, il dépose ses mains sur leur corps, sur leurs seins, ces mains dont je rêve tous les jours, ces mains qui ne m'ont jamais effleurée ! Et je ne dis rien, je n'ai jamais rien dit... Je le regarde simplement, en me disant qu'un jour ce sera mon tour... Mais plus le temps passe et plus je me rends compte qu'en réalité il aime ça, il y prend plus de plaisir qu'il n'en a jamais pris avec moi ! Et depuis le procès c'est pire ! Il n'a presque plus d'élèves, il ne leur fait presque plus rien... Il perd petit à petit toute sa joie de vivre, je le vois ! Et moi j'attends toujours, mais je reste invisible, alors que je suis sa conjointe ! Je n'en pouvais plus, vous comprenez ? Il fallait que je fasse quelque chose !
Elle s'arrêta là,
à bout de nerfs. Des sanglots s'échappaient de sa bouche. Jack
soupira, puis s'assit face à Jilly Jeper.
Jack : Jilly, où est
Julie Hearn ? Qu'avez-vous fait d'elle ?
J Jeper : Il fallait que
je fasse quelque chose...
FLASH-BACK
Jilly
Jeper roulait en direction de son appartement. Arrivée sur le
parking désert, elle ouvrit le coffre, et fit sortir une adolescente
ligotée. Elle l'amena jusqu'à son lit, puis elle sortit un instant,
et revint avec un couteau de cuisine à la main.
La
jeune fille était terrorisée. Elle tentait désespérément de
crier, mais un morceau de scotch l'empêchait de produire le moindre
son. Elle essayait de toutes ses forces de défaire ses liens, en
vain. Des larmes coulait le long de son visage et mouillait
légèrement ses cheveux. La jeune femme se pencha sur elle, son
visage tout près du sien. Julie pouvait sentir son souffle dans sa
nuque.
-
Moi aussi j'ai le droit de me faire plaisir...
Jilly
commença alors à faire glisser très lentement la lame aiguisée
sur le corps de Julie, arrachant progressivement ses vêtements,
léchant le filet de sang qui coulait vers son nombril.
FIN
FLASH-BACK
