Disclaimer: - hophophop, petit rappel (avant que je n'aie la flemme --') - Je ne suis pas responsable des événements se déroulant entre le tome un et le tome sept de Harry Potter. Pour toute plainte, adressez-vous à l'intéressée, J.K. Rowling. (si vous voulez vous plaindre de la tête des acteurs, c'est à Warner Bros par contre qu'il faut s'adresser.)


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Il a séjourné au Manoir pendant que tu étais malade.

Il est toujours ici.

En bas, au deuxième étage, ses affaires sont préparées et déjà prêtes à partir.

En même temps que toi. Sauf que lui, il repart à Poudlard.

Il ne doit pas être très loin.

Les mots tournaient, non, dansaient devant ses yeux. Ils ne prenaient pas la forme d'images, demeuraient simplement des sons éloignés. Sirius ne s'aperçut pas qu'il était debout, pas plus qu'il se précipitait en dehors de la pièce et qu'il dévalait les marches de l'escalier. Toutes ses capacités à présent retrouvées, il fut toutefois arrêté en plein milieu de sa course, alors qu'il se jetait sur la porte du petit salon du deuxième par Regulus, la mine renfrognée. La surprise fut telle que Sirius en poussa une exclamation.

« Il s'en est allé, Sir... »

Ce dernier tourna aussitôt les talons et repartit dans l'autre sens, mais cette fois-ci, il emprunta le plus court chemin...vers la porte d'entrée.

« ...Aucune potion ? »

Son père. Il l'entendait, alors qu'un souffle léger venait à la rencontre de son visage. La porte était grande ouverte.

Et dans l'embrasure se tenait Severus Rogue.

Celui-ci portait une longue cape de voyage et bien qu'il fût à moyenne distance de lui, le Gryffondor vit qu'il possédait un teint plus pâle que d'habitude et que ses cheveux étaient tirés vers l'arrière. Mais alors que Sirius amorçait un mouvement de recul sans raison apparente, le jeune homme à quelques mètres de lui tourna son visage dans sa direction. Un sourire s'étendit longuement sur ses lèvres. Le cœur de Sirius manqua un battement.

Et la porte claqua dans un fracas assourdissant.

Les sons se dissipèrent, emportant avec eux les images.

Retour au présent, mon petit Sirius.

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Lorsqu'il prit conscience de l'endroit où il se situait, Sirius était au milieu de sa chambre, les souvenirs reprenant un peu de leur force au moment où il effleurait ses lèvres du bout des doigts.

Son cœur battait la chamade.

Tandis que de ses doigts, il retraçait lentement le chemin parcouru par les lèvres de Severus, enfouissant l'un ou l'autre à l'intérieur de sa bouche, venant toucher son palais.

Son cœur battait encore plus vite.

Il commençait tout juste à se remémorer des détails...S'il fermait les yeux, il pouvait encore sentir ses lèvres s'entrouvrir, et une chaleur douce le gagner petit à petit. Sirius frissonna. Il ressentait une étrange impression qui coulait lentement de sa nuque jusqu'au bas de son dos. Ensuite, vint ce souvenir...Son cœur ne s'était pas apaisé pour autant, bien que la bouche de Severus avait légèrement caressé la sienne, et s'était finalement posée tout contre ses lèvres. Sirius avait poussé un léger souffle et avancé le menton...

Non. Il n'en voulait pas! Il n'avait pas voulu de ça! Tremblant de tout son corps, Sirius pressa ses doigts contre sa bouche et les mordit violement, se griffant et s'écorchant afin qu'aucune pensée de la sorte ne l'effleure.

C'était Rogue! Cette espèce de malade! S'il l'avait ne serait-ce qu'un instant en face de lui, il...il...

Non, non! Du calme.

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Des émotions contraires envahirent peu à peu l'esprit de l'aîné des Black, mais avec une violence telle que ça en devint insupportable. Son sang bouillonnait de rage tandis que quelque chose de sourd le secouait et battait dans sa cage thoracique. Le jeune homme n'eut pas le temps de comprendre que, brutalement, on le sortait de ses pensées d'un coup frappé à sa porte.

Ses mains quittèrent subitement sa bouche, qu'il pressait encore fermement quelques secondes plus tôt, et ses pas les portèrent jusqu'à la porte. Sirius l'entrouvrit.

« Grouille-toi un peu... », fit la voix de James, « il faut que je me change, je commence à sentir le chien mouillé...c'est-à-dire toi. »

Ces derniers mots furent ajoutés tout bas, comme s'il craignait que sa remarque ne fût entendue par son meilleur ami.

Cela pour effet de faire sourire le « chien », qui appuya plus franchement sur la poignée tout en aboyant cette sorte de rire qui le caractérisait tant. Les dernières minutes passées n'eurent pas le temps de prendre la forme de souvenirs...Sirius se l'interdisait formellement.

Ils se se jetèrent un regard et échangèrent finalement leur place, Black prenant position derrière la cloison qu'il venait de refermer.

Quand James repoussa la porte, il apparut tel un prince, vêtu tout de noir.

« Alors? », dit-il en inspirant et en bombant fièrement le torse.

« T'as pioché dans quel côté de la garde-robe? Celui des enterrements? », ricana Sirius, qui tira plusieurs fois sur le bas de la chemise que son ami avait soigneusement rentrée dans son pantalon de costume.

« Ah, je crois qu'il s'agissait plutôt de ceux que ta mère t'a offert... », répliqua doucereusement James.

Puis il reprit vivement:

« Eh, ça ressemble un peu à ce que porte Bellat... »

Sirius l'interrompit brusquement en lui assenant une grande tape dans le dos. Il n'y eut ainsi plus de réponse du côté de James, plus aucun mot ou sarcasme voilé, alors qu'ils se dirigeaient de ce même pas lent vers le salon où les attendait Bella.

Ils longèrent pendant un certain temps les couloirs, et les pensées à l'égard de Servilius l'ayant quitté, le jeune Black se rendit compte que Cornedrue n'avait pas bonne mine.

Il le poussa du coude.

« Qu'est-ce que tu as? Je t'ai fait mal? Est-ce à propos de... »

Une minute entière passa, et Sirius commença sérieusement à se poser des questions. Il ouvrit la bouche, quand, tout à coup...

« Non. Je suis simplement jaloux. »

On aurait dit que James avait eu du mal à l'admettre. Aussi, il ne regardait pas directement Sirius, mais semblait plutôt attendre quelque chose de sa part.

« Ce genre de vêtements, on peut les obtenir n'importe où. Mais, désolé, pour la beauté, je ne peux rien faire pour toi. », plaisanta-t-il en croyant bien faire.

James sourit.

« Non, je parle de Bellatrix. », crut-il bon de corriger, voyant que son ami de toujours ne voyait pas.

« Ah. »

C'était là tout ce que Sirius trouvait de bon à dire. Qu'aurait-il pu faire de plus? Beaucoup, certainement, mais bien avant qu'il ne parte à Durmstrang.

James finit de toute façon par cracher le morceau.

« Tu...Comment dire? Comment ne pas te vexer? Tu es mon ami, et...Je m'interroge sur tes capacités à en être un pour moi, au moment où tu pactises avec une fille qui possède du sang d'une noirceur pure dans ses veines. C'est... »

«...Idiot de ta part, oui. C'est une Black. Tu veux dire par là que tous les Black méritent de rester seuls et sans amis? Parce que si c'est ce que tu dis là...Alors, il faudrait que je m'éloigne au plus vite de toi. Ou plutôt, que tu me laisses à mon sort, non? », s'énerva Sirius, dont le ton montait de plus en plus haut à mesure qu'il avançait, ponctuant ses paroles de gestes brusques.

Son sang n'avait fait qu'un tour à l'entente des paroles de son meilleur ami.

Quoi? Qu'est-ce qui se passe? Arrête! Sir...

Il plaqua James contre le mur, le jeune homme se rapprochant toujours plus près tandis que sa colère ne cessait de croître.

« Non! », s'écria James qui tentait de le repousser. Il ne comprenait pas cette colère déraisonné, mais il savait qu'à un moment donné, il aurait bel et bien affaire à ses poings.

Mais son interlocuteur ne paraissait pas s'en apercevoir. Une lueur féroce brillait au fond de ses prunelles, son iris se colorant d'une teinte nouvelle, ce qui finit de terrifier James.

« Tu déformes tout! », fit-il à nouveau, ignorant la peur qui le mordait, « ce que je souhaitais...c'est... Tu t'es lié d'amitié si facilement avec cette fille! Tu ne l'as même pas vu pendant un an, et voilà que...que... »

« QUOI ? », rugit Sirius.

« C'est tellement pur ! C'est d'une pureté dégoûtante ! », cracha James, qui s'était transformé. Il n'avait jamais eu à agir de la sorte auparavant. Surtout...surtout avec son meilleur ami.

« Qu'est-ce... »

« Oui! Toi, Sirius Black! Tu n'aimes pas les filles! Enfin pas de cette façon! Pourquoi aurais-tu brutalement reviré de comportement? Il n'y a qu'à voir la façon dont tu te comporte avec Li...Evans! Tu n'es pas toi-même quand tu parles à Bellatrix...tu...es bon...avec elle... »

James avait terminé, essoufflé, se tenant étrangement la poitrine comme un étau tenaillant ses côtes. Le dédaignant, l'autre Gryffondor continua sa marche, mais voyant qu'il ne suivait pas, il consentit néanmoins à l'attendre, avant de souffler, d'un sourire triste, quand son ami fut à sa hauteur:

« On s'est écrit. Elle ne m'a jamais eu en face...toutes les autres filles, si. Voilà pourquoi. »

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A présent, je mets mes petits commentaires inutiles (qui a dit 'débiles'? .__.) en bas de page. C'est marrant, parce que je me suis demandée il n'y pas si longtemps si je me désintéresserais aussi de cette fic. Ce n'est pas trop le cas...jusqu'à présent, même si j'ai tout un tas d'idées pour de nouvelles histoires (playmobile, en avant les histoires...argh) qui fleurissent et finissent pas aboutir en un concentré de plusieurs pages, stockées sur mon pc. J'ai décidée de publier l'une d'elles, en espérant qu'elle sera plus courte que les autres --'

C'est en tous les cas ce que j'essaie de me promettre...à chaque fois. Euh vous n'avez pas un l'impression de m'entendre dire souvent que je vais poster une nouvelle histoire, au fait? ^^'

Ah oui...j'ai fini ma crise d'angoisse, je veux bien des reviews!! n___n (allez, quoi XD)

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