SENTIMENTS OU PAS , JE NE PEUX VIVRE SANS TOI
DISCLAIMER: TOUS LES PERSONNAGES APPARTIENNENT OU SONT ISSUS DU FABULEUX UNIVERS DE JK ROWLING! REMERCIONS LA DE NOUS FAIRE TANT REVER….
RESUME: Lorelei Black a toujours considéré que la majorité ne pouvait avoir tort puisque la majorité définissait la normalité. De cette normalité émergeait la haute société, conservatrice de la morale et du bien-être du monde. Sa septième année risque fort d'ébranler toutes ses convictions… Epoque de Tom Jedusor
CHAPITRE 2 : Pour éprouver des remords, faut-il avoir commis des crimes?
Dès lors que j'eus appris les bases de la politesse et appelé sans hésitation cet homme Père et non Monsieur, je fus admise à partager le repas avec mes parents. A l'époque, les enfants ne parlaient que s'ils y étaient invités; je ne peux nier que cet us me manque par moment (de nos jours, les enfants parlent à tort et à travers). Cependant, j'avais beau resté muette, Monsieur Black désirait que j'écoutasse toutes les conversations et venait parfois le soir en disputer. Les punitions étaient terribles moralement pour un enfant de cet âge. A moins que je ne fusse extrêmement exigeante avec moi-même, j'aimais être une bonne fille et détestais l'indifférence avec laquelle on me traitait suite à une déception. C'était cela la correction: l'indifférence, perdre toute valeur, ne plus exister jusqu'à ce que Mère nous adressa à nouveau la parole.
Je devais juste avoir huit ou neuf printemps lorsque le patriarche de la famille me prit part dans une conversation à table. Un sorcier étranger était attablé avec nous, il devait certainement requérir l'aide de mon père pour une affaire manquant de fonds. Cet individu paraissait avoir des difficultés à retenir l'attention de Père, il me regarda et d'un coup prit conscience de ma présence. Le sorcier me sourit, me parla s'inquiétant qu'une aussi jeune fille puisse s'ennuyer avec ces affaires de grandes personnes. Un sourire me monta jusqu'aux oreilles, selon Père, mais aucune réponse ne vint. L'homme mauvais aux affaires voulut à nouveau discuter mais Monsieur Jehan Hubert Black l'interrompit:
- Ma fille Lorelei suit une éducation stricte dans laquelle on apprend à ne discuter que du nécessaire. Rechercher l'appui d'un enfant est bien la preuve que vous manquez d'arguments!
Cela déstabilisa totalement le pauvre homme qui rechercha auprès de Mère, mon petit frère et moi une once de gentillesse ou compassion, que sais-je? Il parut la trouver, Mère n'aimait pas les conflits, se ragaillardît et annonça:
- Je recherchais seulement à faire partager tous les hôtes de cette table un agréable dîner. Un peu de conversation ne peut être déplaisant.
Cela ne modifia pas l'apparent énervement de Père et Monsieur Black me fusilla du regard:
-Fille, peux-tu expliquer à cet énergumène la raison pour laquelle il risque de ne plus traiter une quelconque affaire avec moi?
La surprise me fit trembler. Je réfléchis au plus vite, se tromper était une humiliation concernant désormais toute la famille. Je me levai, croisai les mains derrière mon dos, entrevit le regard effrayé de Mère et dit:
- La conversation est un art réservé aux femmes si le dîner est proposé pour quelques affaires délicates. Si vous aviez été marié, mais il semblerait qu'aucun homme n'ait cru bon de vous offrir sa fille, Monsieur, votre femme aurait pu s'entretenir avec Mère. Quant aux enfants, seul le père de famille ou un membre proche peut lever l'obligation d'écouter sans participer.
Mon père offrit un rictus satisfait tandis que je reprenais mon souffle , relevais la tête et continuais sur ce ton quelque peu professoral:
- L'art des affaires est dépourvu de sentiment, ce faisant, réservé aux hommes. L'utilisation de quelques affections doit susciter méfiance puisqu'un profit généré par des émotions peut à tout moment se flétrir. Un homme usant de gentillesse et recherchant compassion est soit sans honneur soit si désespéré que l'entreprise ne peut apporter de gains considérables… ou les deux en ce qui vous concerne, Monsieur.
Je mis fin à mon discours et observa la petite assemblée composée de ma famille et de l'inconnu. Le teint du quidam était aussi rouge que le nez de mon grand-père, agrippé à une bouteille de Xérès depuis la mort de son unique fils. Mon Père avait le menton levé, une lueur de fierté dans son regard habituellement si revêche. Siegfried, les sourcils froncés, ne détachait pas son attention de son assiette; sa bouche semblait remuer, donnant l'impression qu'il avait dû mal à mâcher, aussi bien mon discours qu'un petit bout de viande cerclé de gras. Ce qui me fit baisser la tête et me rasseoir au plus vite fut le visage de Mère empreint d'indignation, les yeux fuyants et emplis de déception.(…)
(...)Je n'avais jamais déçu ma mère et cette blessure que certains trouveront mineure ne s'est jamais apaisée. A chaque fois que mes pensées convergent vers ce fameux soir où je devins une Black aux yeux de mon père et tout autant pour ma mère, un flot d'émotions désagréables taraude mon cœur.
extraits de My Black Story , Lorelei Black.
Le professeur Horace Slughorn attendit que la foule se dispersa. Echo s'approcha et tendit l'oreille mais un bruit sourd avertit Lorelei que sa meilleure amie Aoede avait éloigné la curieuse. Lorelei se tenait droite et n'osait changer la direction de son regard. Tom Jedusor, lui, avait braqué toute son attention sur Lorelei et nombre camarades n'apprécièrent guère le résultat de l'évaluation.
Le directeur de la Maison Noble, quant à lui, avait retrouvé son rictus paternaliste et s'adressa tout en s'inclinant aussi bien à l'héritière Black qu'au préfet de sixième année:
- Je suis profondément désolé de vous avoir choqués mais les preuves contre le jeune Bragge sont indiscutables. Encore heureux que je sois le premier professeur à être intervenu, le professeur Dumbledore aurait été beaucoup moins clément.
Se redressant, l'expert de potions continua de plus belle:
- Monsieur Jedusor, comment avez-vous pu mettre sous silence que vous étiez en contact avec cette adorable jeune fille? Ne vous ai-je point prouvé tout mon respect à votre égard? Mademoiselle Black, c'est avec regret que je n'ai pu faire plus ample connaissance avec vous, les potions ne vous portent guère d'intérêt… cela est fort dommage, je donne une petite soirée, rien de bien conventionnel voyez-vous, j'espère que ce jeune homme vous y conviera… avec l'autorisation de Monsieur Black, bien sûr!
Peut-être votre père vous a-t-il parlé de moi, nous avons quelques années d'écart certes mais mon talent en potions sembla fort l'intéresser….
Un sourcil levé, Lorelei n'aurait jamais cru qu'un homme, directeur de la maison de Serpentard puisse paraitre si grotesque. Son bavardage pouvait largement concurrencer celui de la cadette Rosier et c'était un homme, homme de science et soi-disant respecté! Jamais son père ne lui donnerait l'autorisation, surtout s'il avait gardé souvenir de ce sorcier, d'aller à une soirée avec un né-moldu. Cela ne la dérangea pas, mieux la réconforta, ces soirées devaient être bien mornes et sans éclat.
Le piailleur s'arrêta soudainement de parler et prit congé. Lorelei suivit du regard le cheminement de ce sorcier ventripotent. Le directeur des serpents était parti rejoindre le directeur de Gryffondor, Albus Dumbledore, posté en haut de l'escalier central. Le professeur de métamorphose avait une expression des plus sévères et disséqua du regard elle ,Lorelei , et son compatriote d'une année son cadet. L'expertise ne sembla pas en leur faveur puisque les yeux du sorcier devinrent aussi froids et sévères que l'acier chaud tout juste trempé dans l'eau glacée.
Echo Rosier s'approcha de Lorelei et apostropha Jedusor:
- C'est bien gentil d'avoir pris la défense de Lorelei, je suis Echo Rosier, de la grande famille Rosier, mon père est quelque peu connu dans le ministère…
Fréquenter Echo n'était pas une bonne chose, jamais Lorelei ne prenait la parole devant des individus masculins et encore moins devant l'école entière. Elle était d'une bien mauvaise influence et l'expression « prendre sa défense », n'était-ce pas ridicule? Se méfier, s'éloigner de cette petite jalouse tout en restant poli était la meilleure des actions à entreprendre dorénavant. Elle était indigne de confiance, au premier signe de faiblesse elle n'hésitait pas à porter le coup de grâce… Lorelei, trop occupée à ses obscures réflexions, n'entendit pas la question que le préfêt lui avait posée. Jedusor, quelque peu agacé d'être une deuxième fois ignoré, interpella la Sang-pur.
- Alors, Black?
- oui.
Le né-moldu sourit et répondit promptement
- Sous réserve d'acceptation de votre père, je suppose. En tout cas, Vous m'en voyez ravi , je ne vous décevrais pas.
Jedusor partit aussi rapidement que s'il avait été poursuivi par un loup-garou lorsqu'il croisa le regard de Lorelei, empli d'effarement, et celle-ci n'eut le temps de lui rectifier le tir…
Lorelei avait de nouveau les pieds sur terre et sentit que le ciel n'allait pas tarder à lui tomber sur la tête. Hämarik ouvrit de grands yeux ce qui ne lui faisait pas avantage. Echo arrêta de jacasser et eut un rictus de triomphe tandis que Aoede, sa seule véritable amie apparemment, arborait un sourire des plus doux et compatissant
-Je vais me faire tuer ou pire me faire enfermer dans un temple du feu sacré! Lacha Lorelei dans un murmure
- seules les vierges peuvent entrer dans ce temple répondit calmement Aoede
-Ne met pas mon honneur en doute, éructa Lorelei, elle sentit les vilaines larmes de tout à l'heure revenir à une vitesse fulgurante
- C'est ce que je veux dire justement, ce serait un véritable gâchis, tes parents ne sont pas si stupides, ce n'est pas très difficile de te trouver un prétendant… Jedusor est quelqu'un de vraiment intéressant, promis à un bel avenir, profite!
