Oui, Colocation est de retours et pour quatre chapitres (au moins). Dommage que ça se fasse dans ces circonstances et j'espère que ça égayera votre journée pour au moins quelques minutes. Bonne Lecture et tout mon soutient à tous ceux qui en on besoin.

Béta : HourtoNote.


Trois pour le prix de un.

Derek était quelqu'un de possessif et ce n'est pas Stiles qui allait dire le contraire, mais ça ne le dérangeait pas. En faites cela ne l'aurait pas dérangé si le loup n'était possessif qu'avec sa modeste personne. Mais non il l'était tout autant, si ce n'est plus, avec sa voiture.

Sa camaro c'était sa petite chérie, impossible de la toucher sans la permission du loup. Et inutile de préciser, qu'il ne la donne jamais. Le plus jeune avait tous essayé : la supplication, le charme et même le chantage. Stiles arrivait à faire plier le secouriste pour tout et n'importe quoi, sauf pour sa camaro. Impossible de le faire changer d'avis.

Sa voiture c'était son petit trésor, il la bichonnait avec soin tous les dimanches matin. Quand il pense que le loup se moque souvent de lui quand il se la jouait papa poule avec sa jeep, c'était l'hôpital qui se foutait de la charité, vraiment.

Encore heureux que de temps en temps Derek la nettoyait torse nu en mettant de l'eau autant sur lui que sur l'automobile, histoire de faire plaisir à son amoureux. Mais c'était la seul chose à propos de sa voiture que le plus vieux concédait à son petit ami, parce que sinon. Si jamais il le voyait toucher à sa voiture alors le jeune homme, petit ami ou non, en entendrais parler, croyez-le. Il se pourrait même que le loup aille jusqu'à lui arracher la gorge avec les dents.

C'est pour ça que le lycéen devait se dépêcher de retourner au loft pour ranger le camaro avant que Derek en rentrant du boulot remarque qu'il l'avait emprunté. Bah oui, ce n'est pas parce qu'on lui interdit quelque chose, que justement il n'allait pas faire cette chose.

Et puis le loup n'avait qu'à cacher ses clés de voiture qui restait tout la journée sur la table près de l'entré, parce que monsieur ne voulait pas laisser sa précieuse voiture sur le parking de la caserne. C'est Rory qui tous les matins devait le déposer au boulot, en allant au sien.

De tout façon, c'était entièrement la faute de Lydia. Sa meilleure amie l'avait empêché de partir à l'heure. Alors si jamais il se faisait tuer des mains de son chéri, c'est elle qu'on devrait blâmer. A son grand soulagement l'immeuble apparu dans son champ de vision. Vue l'heure il y avait une chance, allez soyons optimiste, une grande chance que le secouriste ne soit pas encore rentré.

Allez plus que quelques secondes et il serait en sécurité. Il n'aurait plus aucune raison de craindre le loup. Il n'aurait plus qu'à l'attendre sagement sur le canapé et à sauter sur lui dès que le plus vieux commencerait à avoir des doutes. Soit disant parce qu'il serait trop calme pour être honnête.

Et merde il était juste devant la porte du garage, Stiles était foutu. A moins que, non c'est idiot, jamais ça marcherait. Mais peut être que le loup le féliciterait pour son audace. Autant prendre ses rêves pour la réalité, se dit-il tout de suite. Quoi que comme disait son père, qui ne tente rien, n'a rien. Alors autant essayer. Si ça se trouve ça allait marcher du feu de dieu.

Il mit son plan à exécution et s'arrêtait avec autant de naturel possible devant le loup qui était passablement furibond. Derek s'approcha de la vitre coté conducteurs, que Stiles entrepris de faire descendre avec douceur, c'est-à-dire lentement.

Coucou, mon Loulou à moi, commença le second fils du sheriff pour tenter de la charmer. Mais ça ne marcha pas.

Non, mais où était tu passé, lui hurla le loup, j'ai besoin de l… ma voiture en urgence. Et puis je t'avais interdit d'y toucher, pensa-t-il à ajouter à la dernière minute.

Stiles respirait un bon coup avant de se lancer dans le monologue qu'il avait préparé il y a quelques secondes pour faire comprendre au loup qu'il n'avait rien fait de mal. Sauf qu'un détail lui sautait aux yeux et l'interrompit dans ses pensées.

Derek n'avait fait aucune remarque sur son apparence actuel. Ce n'était pas normal. C'était comme si pour le loup c'était normal qu'il ressemble à ça. Non ce n'était vraiment pas normal, sauf si. Oh putain, s'exclama le plus jeune dans sa tête. Et bien ils n'étaient pas frère pour rien.

STILES, RORY, s'exclama Derek à quelque mètre d'eux. Je peux savoir ce que vous essayez de faire.

Les deux frères se retournèrent, un sourire de petit garçon prit sur le fait se dessina sur leurs visages. Non mais on croit rêver, pensa Derek. Il allait en prendre un pour taper l'autre. Sauf qu'il ne savait pas qui prendre en premier. Son petit ami et son meilleur ami se ressemblaient comme deux gouttes d'eau ou plutôt ressemblait à lui-même comme deux gouttes d'eau. Où étaient-ils allés chercher cette idée farfelue.

Bah quoi, t'as dit que seulement toi avait le droit de toucher à la camaro, s'exclamèrent les deux frères d'une seul voix. On est toi.