Bonne Lecture.

Béta : HourtoNote.


Attraper les tous ! Qu'ils disaient.

Derek se retenait de grogner, depuis le temps il avait bien vue que c'était sans effet sur lui. Et bien entendue comme il était un peu maso sur les bords, c'est avec ce « lui » en question qu'il voulait passer le reste de sa vie. Mais faut reconnaitre qu'il avait aussi sa part de responsabilité, il n'avait qu'à tenir plus longtemps face au harcèlement de son petit ami qui n'avais décidément honte de rien pour obtenir ce qu'il désirait.

Ça dernière envie en date, un animal de compagnie. Le loup ne s'en était pas vraiment préoccupé, après tout le jeune homme ne vivait pas avec lui, du moins officiellement. Il était censé encore vivre sous le toit de papa et maman. Malheureusement son colocataire lui avait avoué que le sheriff avait une opinion bien arrêté et négative sur le sujet depuis une petite expérience quand les deux fils Stilinski n'étaient encore que des enfants « innocents », si catastrophique qu'ils avaient préféré l'oublier, au sens propre. Et alors Hales avait compris que si son petit ami obtenait gain de cause, c'est lui qui allait se coltiner la charmante petite boule de poil.

Dès qu'il l'avait compris, ça avait été un refus catégorique. Mais bien entendue Stiles n'avait pas lâché l'affaire pour autant et avais sorti l'argument de poids, l'argument absolue et tout à fait imparable. Du genre « tu vois on est un couple d'homme alors on ne peut pas avoir d'enfant donc à la place c'est les animaux de compagnie parce que tu sais, l'adoption c'est chiant, c'est long, faut remplir plein de papier et tout le tralala »

Derek avait bien eu envie de lui dire qu'il avait souvenir d'une certain histoire avec Ellen Page qui prouvait plus ou moins le contraire. Mais devant la petite bouille quémandeur de son petit ami, ces mots lui étaient restés en travers de la gorge. Il avait été incapable de les dire. Si bien que le magicien l'avait finalement obtenue, son ami à quatre pattes.

A vrai dire, ça n'avait pas été si catastrophique que ça. Le loup était obligé de l'admettre, Rhododendron, une idée du second fils du sheriff comme il était facile de le deviner, était d'une agréable compagnie. Très obéissant, ne faisait pas de bêtise ni de saloperie dans le loft. Et c'était même révélé être très utile pour les taches ménagères plus que les deux magiciens qu'il était obligé de se coltiner.

Oui en faites la présence de Rhododendron était plutôt une bonne idée. Du moins au début, parce que voyez-vous le problème qui dérangeait le loup, c'est que son amoureux était très, trop affectueux avec l'animal. Toujours jouer avec lui, toujours à lui faire des câlins, toujours prompt à lui donner à manger.

Attendez, ce n'est pas qu'il était jaloux, loin de là. Bon d'accord peut être un tout petit peu. Mais là n'était pas le problème. Le problème c'était qu'enveloppé de tout cet amour, Rhododendron avait tendance à grandir et pas qu'un peu. Au point que grandir n'était plus le terme adéquat, évoluer était plus approprié, a vrai dire. Alors c'était un peu honteux de l'avouer, il était grand temps de s'en débarrasser, le renvoyer dans son habitat d'origine par exemple.

Il va rester encore longtemps ? demanda-t-il à Stiles confortablement assis sur le canapé à lire un de ses comics favoris.

Il en avait marre, il était temps d'aborder le sujet. Il avait pris son courage à deux mains, geste au combien nécessaire face à son amoureux. Il s'était préparer à toutes les éventualités, toutes les techniques que le plus jeune pourrait l'utiliser pour l'amadouer. Les yeux de chien battu ou encore celle très efficace du « tiens, je suis tout nu !».

C'est notre bébé, s'exclama Stiles tout à fait choqué, on ne va pas s'en débarrasser parce que tu t'es levé du pied gauche, continua-t-il en se recentrant sur sa lecture. Tu l'aimais bien au début, ça va revenir.

Oui, quand c'était un Bulbizare ! maintenant c'est un Florizare. IL NE PASSE MEME PLUS A TRAVERS LES PORTES.

Derek hurlait en pointant du doigt l'endorme bête qui n'avait pas bougée de son coin depuis des lustres, trop occupé à déguster sa laitue pour bouger le temps que l'un des garçons se décide à lui changer sa paille. Le loup sentait la colère monter en lui devant l'indifférence du lycéen.

Tu peux au moins l'enfermer dans sa pokéball, dit-il.

Stiles ouvrit grand la bouche regarda son copain fixement, l'air totalement offensé.

Tu oses me demander de l'enfermer dans une boite. Toi, le loup qui ne peut passer une journée sans aller gambader dans la forêt.

Stiles, grogna Derek.

L'animal n'était qu'une manifestation des pouvoirs du jeune homme. Rhododendron, n'était pas vivant. Mais bien entendue, Stiles avait décidé d'en faire qu'à sa tête et de faire comme si. Mais fois de Hale, il allait lui faire retrouver la raison.

Six semaines plus tard.

Stiles se retenait de grogner, parce que s'il se laissait aller, il allait en entendre parler encore longtemps. Surtout s'il faisait des remarques comme quoi le loup ne communiquait qu'en grognant et il ne voulait pas se passer de ce petit plaisir. Mais quand même ça faisait cinq semaines que ce manège durait et Derek ne semblait pas s'en lasser.

Ça avait commencé dès qu'il avait renvoyé son cher Rhododendron dans son monde fictif d'origine. Il fallut plusieurs jours pour que le loup réussisse à le convaincre. Quoi qu'une heure aurait pu suffire. Le magicien était prêt à admettre qu'il s'était un peu emporté avec le Pokémon, il aurait dû choisir un plus petit et plus pratique. Mais il ne l'avait pas montré à son petit ami avant de faire disparaitre le Florizare, il voulait la certitude de pouvoir avoir un autre Pokémon. Peut-être même six, c'était le nombre dont on avait le droit dans le jeu. Mais bon le loup ne c'était pas fait avoir à ce point. Une seule de ces créatures avait pu être appelée.

Cependant le second fils du sheriff avait décidé de faire les choses bien et avait donc choisit le Pokémon le plus susceptible de plaire à son grincheux de petit ami. Un petit animal qui ressemblait à un louveteau bien que son nom démontre qu'il n'était pas inspiré par un lycaon. Le truc c'est qu'il devait ressembler un peu trop à un bébé loup, parce que dorénavant Derek n'avait d'yeux que pour le petit Thoot, préalablement nommé Sourpuppy par le lycéen mais le plus vieux n'en avait que faire et avait rebaptisé le Medhyèna à sa guise.

Depuis son arrivé, Stiles passait à la trappe. Derek préférant à chaque instant l'animal au détriment de son propre petit ami. Même maintenant alors que le magicien venait d'arriver. Le pire c'est que le loup venait d'arriver lui aussi, Stiles l'avait vue entrer dans l'immeuble quelque seconde avant lui. D'ailleurs il l'avait appelé mais ce dernier l'avait complètement ignoré.

Il venait à peine d'arriver et le Medhyèna était déjà allongé sur les genoux du loup alors que ce dernier le prodiguait quelques gratouillis. Face au petit animal soupirant de satisfaction sous les doigts de Hales, Stiles voyait rouge. Il était la seul personne que Derek avait le droit de gratouiller. Oui, il était carrément jaloux de la propre manifestation de ses pouvoirs.

Tu comptes faire ça tout la journée ? s'exclama-t-il.

Tiens Stiles, je ne savais pas que tu étais rentré, réagit le loup sans regarder le jeune homme.

Le magicien voulu hurler sa rage. Comme ça il n'avait même pas remarqué sa présence c'est n'importe quoi. Mais rien ne sortit de sa bouche. Débiter, en colère et sachant que tout ça couplé à ses pouvoirs n'allait rien donner de bon. Il monta quatre à quatre les marches de l'escalier en colimaçon pour aller se cloitrer dans la chambre de son prétendue amoureux.

Dès qu'il entendit la porte de sa chambre claquer, Derek se releva immédiatement faisant tomber Thoot qui ne comprenait plus rien. Il récupéra sa paire de chaussure déchiqueté qu'il avait cachée derrière le canapé. Il avait dû faire très vite et les récupérer alors qu'elles trainaient juste devant la porte. Il ne fallait pas que Stiles tombe dessus. Ainsi chargé, il rejoignit Rory assit à la table devant la bais vitrée, occupé à taper un rapport un casque vissé sur les oreilles. Derek fit tomber la paire juste devant le jeune homme attirant ainsi son attention.

Quoi ? encore ? déclara l'adjoint du sheriff. tu ne te dis pas que c'est parce que t'es trop gentil avec lui que Thoot continue à les déchiqueter à chaque fois.

Répare les, se contenta de répondre le loup avant de s'éloigner.

Derek ça fait cinq semaines. Tu as beau l'avoir rendu jaloux il n'abandonnera pas son idée de Pokémon domestique pour autant.

Il va craquer, marmonna Derek.