Alors avant de commencer votre lecture deux petites précisions :

Tout d'abord c'est le premier chapitre d'un arc narratif en six partis qui s'intitule "les cinq fois où Derek a subi la vengeance de Stiles et la fois où il a essayé de l'éviter".

Ensuite, sachez juste que ce chapitre à été inspiré par quelque chose qui m'est arrivé, à mon plus grand regret.

Bonne lecture.

Béta : HourtoNote.


Les défuntes aventures de Gertrude et Gilbert.

Derek gesticulait dans ses draps, il avait du mal à trouver une bonne position pour dormir. Il manquait quelque chose ou plutôt quelqu'un. Depuis le temps il avait pris l'habitude de dormir en fonction de son petit ami. Qui lui changeait de position toute les nuits et elle devenait chaque soir plus extravagante. Mais là point de Stiles dans le lit, bon ce n'était pas la première fois. Techniquement le second fils du shérif n'était pas sensé passer la soirée chez lui les soirs de semaine. Oui techniquement, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de resquiller de temps en temps.

Cependant ce soir on n'était pas en semaine mais bien un samedi soir, sauf que le lycéen n'était pas là. Et oui, ils avaient eu la bonne idée de se disputer en début de soirée. Pas qu'ils ne le faisaient jamais, ça Rory pourrait jurer sur la tête de sa mère, malgré que celle-ci peut se montrer particulièrement effrayante quand elle veut, que c'était loin de cas. D'ailleurs le reste de la ville aussi pouvait le jurer, en faites.

Pour l'instant ça n'avait pas posé de problème, c'était même devenu une routine parfaitement huilée. Stiles réagit vivement et exagérément a un truc que beaucoup de gens, pour ne pas dire le reste de la planète, trouveraient anodine. Puis le loup, avec sa fierté mal placée finissait par s'emporter. Voyant qu'il ne peut pas lui faire entendre raison, Stiles rentre chez lui en claquant la porte, mais au bout du compte utilise la magie pour avoir le dernier mot. Derek est bien évidement plus en colère alors Stiles faisait les yeux doux, trouvait une excuse qui n'aura pas démérité dans une série comique, tellement elles sont tiré par les cheveux et les deux hommes se réconciliaient comme si de rien n'était dans l'intimité de la chambre du plus vieux.

Et dans tout ça le seul qui avait de quoi se plaindre, c'était Rory qui de meilleur ami et grand frères passait en un clin d'œil à négligeable dommage collatéral. Mais ce soir l'adjoint du shérif n'avait aucune raison de se plaindre. Stiles était parti plus furieux que jamais et trois heures plus tard toujours aucune trace d'une quelconque vengeance à la sauce magique.

Et pourtant l'engueulade du jour n'avait rien d'extraordinaire, Derek avait fait quelque chose que le plus jeune n'avait pas apprécié. Quelque chose d'involontaire, de totalement accidentel, ça l'avait même autant surpris que le lycéen quand c'était arrivé. Alors peut être que c'était juste sa réaction impassible à tout ça qui avait exaspéré ce dernier. Mais que voulez-vous, qu'est-ce qu'il pouvait y faire, le mal était fait et puis ça arrivait à tout le monde, il n'était pas le premier et ne sera pas le dernier. Mais ça Stiles ne semblais pas en saisir le concept. Et puis non, il n'était pas insensible au point de s'inquiéter plus pour sa camaro que pour la vie d'innocente créature. En plus quel hypocrite, le jeune homme serait le premier à vérifier sa voiture avant tout, si c'était avec le Jeep que ça c'était passé.

En conclusion, le loup c'était résolue à se coucher seul, un samedi soir. Et dire que pendant des années il le faisait sans aucun soucis et maintenant c'était quasi-impossible. Le jeune homme lui avait bien « gâché » la vie en fin de compte. Il lui fallut un temps interminable pour tomber dans les bras de Morphée. Mais il ne put profiter de cette étreinte que quelque minutes car la porte de sa chambre soudain grinça.

Elle était à peine entrouverte qu'un petit museau humide en forme de groin y passait la tête. Dépassant d'à peine un centimètre l'embrasure de l'ouverture, il renifla tout ce qu'il trouvait autour, pour vérifier que tout allait bien et que personne ne remarquerait immédiatement sa présence. D'un coup de tête, le groin et tout le corps qui y était relié, élargie l'ouverture pour se glisser de ses quatre pattes dans la chambre a pas de loup.

A pas de loup, s'il avait été d'humeur à rire, il aurait pu en rire. Mais justement il n'était pas d'humeur à rire. Contrairement à sa charmante sœur qui l'accompagnait. Néanmoins elle ne posait pas problème pour l'instant en tout cas pas son rire. Elle avait les yeux rivés sur ses petits pieds comme si elle leur demandait d'être silencieux à chaque pas. Avec discrétion elle tachait de garder le rythme adéquate, malheureusement pour garder la même cadence tout le trajet, elle se devait de garder le rythme… de sa vive voie.

Petit pas, petit pas, petit pas, petit pas, marmonnait-elle à une vitesse entêtante.

Gertrude, s'exclama sont frère d'une voix si calme et posée qu'on aurait pu croire que c'était une simple brise. Silence.

Oh, ça va Gilbert, rouspéta la dénommée Gertrude qui ne supportait pas qu'on lui donne des ordres, surtout pas son petit frère de quelques minutes. Je ne fais qu'appliquer ce que Bob nous a appris.

Et elle reprit le rythme la tête haute en dépassant son frère qui ne put que lever les yeux au ciel. Dire qu'il était condamné à être à ses côtés pour l'éternité. Quelque petit pas plus tard ils se retrouvèrent au pied du lit, malheureusement due à leur petite taille ils ne pouvaient voire le loup sagement endormis. Mais ça ce n'était plus vraiment un problème, il faut dire que maintenant le frère et la sœur n'était plus vraiment attachés à la terre pourrait-on dire. Ils se mirent à léviter lentement dans les airs, immobile comme s'ils étaient tout simplement dans un ascenseur.

Très vite, ils purent admirer le bel endormi et le détailler impunément et sans vergogne. Le loup était parfaitement et paisiblement endormis sur le dos, la tête penchant sur le côté, pendant que sa main droite était allée se terrer sous l'oreiller, la gauche était négligemment poser sur ses hanches. Il ne faisait aucun doute qu'elle risquait de se déplacer si Derek se mettait à rêver à une certaine personne.

Il a un certain charme pour un meurtrier, fit simplement remarquer Gilbert.

Tu peux dire qu'il est carrément sexy, oui, s'offusqua vivement sa sœur manquant de peu de réveiller leur hôte.

Elle avait carrément la bave aux lèvres. Son frère leva les yeux au ciel, pourquoi fallait-il qu'elle se comporte comme une adolescente guidée par ses hormones ? Ils ne produisaient plus d'hormone dorénavant et puis faut rappeler qu'ils n'avaient même pas atteint le stade de l'adolescence. Gertrude tourna la tête vers Gilbert, une lueur espiègle dans le regard.

Honneur aux dames, dit-elle clairement.

L'autre haussa les épaules, il ne pouvait rien faire qui contrarierait sa petite sœur. Alors celle-ci lévita tranquillement jusqu'au visage du loup, toujours endormis, ignorant ce qui se tramait à quelque centimètre à peine de lui. Elle approcha son visage de celui du jeune homme et souffla doucement, malheureusement ça ne sentait pas vraiment la rose. Ce qui pouvait craindre un réveille de mauvaise humeur pour Derek, mais Gertrude n'était pas du genre à s'en formaliser.

Il était encore passablement endormi quand il commença à être dérangé. Négligemment il fit aller et venir sa main devant son visage dans le vain espoir de faire déguerpir la source de son désagrément. Malheureusement, bien qu'il n'ait toujours pas réalisé la présence de Gertrude juste au-dessus de lui, cette dernière n'avait pas bougé d'un pouce. En faites si mais pas dans le bon sens, elle s'était encore approché un peu plus.

On se réveille, dit-elle avec douceur et lenteur.

Stiles, grogna le loup en ouvrant doucement.

Même s'il devait l'admettre qu'il n'apprécierait pas de tomber sur son petit ami venue se venger il l'aurait préféré largement à ça. Il ne savait même pas ce que c'était ça ? La quatrième dimension. Juste en face de lui se trouvait un cochon, non un sanglier, non un marcassin. Immobile elle était en train de lui sourire. Depuis quand les marcassins sourient-ils, d'ailleurs ? Le silence régnait en maitre pendant quelque instant avant que Gertrude se mit en branles.

Qui c'est qu'on appelle ? s'exclama-t-elle brusquement, faisant l'exploit de faire sursauter le loup. Attendez c'était un marcassin qui parle. GHOSTBUSTER.

Elle se mit à marmonner la bande orignal du film dans un brouhaha incompréhensible tout en lévitant pour rejoindre son frère. Elle se dandinait l'arrière-train en faisant fi des regardes des autres qui lui était porté. Son frère levait les yeux au ciel, ce n'était pas censé se passer comme ça. Quant au loup il lui envoyait son plus beau regard de tueur, l'air d'avoir une furieuse envie de bacon de marcassin. Il fallut quelque instant avant que Gertrude remarque le regard du jeune homme avec déception.

Hum, il ne reconnaît pas la référence, dit-elle à Gilbert. On va faire plus classique.

Sur ceux, sa tête grossi d'un coup et se mit à l'éviter, sans aucune trace du reste du corps. Elle était entourée d'un brouillard épais et d'une lueur verte du plus belle effet effrayant.

Derek Hales, déclara-t-elle d'une voix d'outre-tombe. Il est temps pour toi de payer pour tes crimes. Tu as osé nous ôté la vie, prépare toi pour ton châtiment funeste.

L'expression du secouriste n'avait pas bougé d'une petite ride, il n'avait même pas cligné des yeux. Gertrude repris immédiatement son apparence orignal.

Je suis bête, avoua-t-elle à son frère. C'est un loup, il ne va pas avoir peur d'un marcassin.

Bien, soupira son comparse. On n'a plus qu'à rentrer.

Derek aurait pu être soulagé, si en fin de compte ce ne c'était pas révélé n'être qu'un simple faux espoir.

Attend, on va prendre une photo, s'offusqua Gertrude. C'est le premier vivant qu'on vient hanter après tout.

Gilbert soupira en même temps que Derek grognait. Ne s'en formalisant pas une seconde le fantôme revint auprès du secouriste.

Ça va faire les dents à cette pétasse d'Adélaïde, marmonna-t-elle en avançant. Elle se croit supérieur parce qu'elle s'est fait manger par Monsieur Obélix. Eh bien moi, mon assassin il est hotissime pas gr… enveloppé, continua-t-elle en se rattrapant de justesse avant de se rappeler l'absurdité de ce qu'elle venait de dire. Je suis bête, je suis déjà morte. Il est gros. OBELIX EST GROS. Allez Gilbert avec moi. O-O-O-Obélix est gros, Obélix est gros. O-O-O-Obélix est gros, Obélix est gros, chantonna-t-elle avec le rythme dans la peau.

Gertrude, l'interrompit son frère. On doit encore aller hanter le chasseur qui a eu tante Agnès.

La sœur perdue instantanément toute joie de vivre alors que son regard fut remplit d'une tristesse bien profonde.

Ah oui tante Agnès, Pauvre Tante Agnès, c'était elle qui avait aménagé le terrier, vous savez, commença-t-elle à expliquer au loup. Elle adorait la décoration et maintenant elle est au-dessus d'une cheminé. C'est drôle la vie, termina-t-elle pensivement.

Gertrude.

Oui, oui, ne fait pas ton ras-bas joie Gibert. Aller approche toi mon tout beau. Dit-elle au secouriste. Je ne vais pas te manger. D'ailleurs ça mange quoi un sanglier fantôme ?

Derek n'en pouvait plus, il avait de ces envies d'arrachage de gorge avec les dents, mais pas sur ces intrus. Il les avait déjà tués. Et pourtant leur présence était on ne peut plus réel. Leur odeur avait déjà envahie et pollué toute la pièce. Et il ne préféra pas parler de se contacte avec Gertrude qui était en train de se frotter à lui. Stiles ne perdait rien pour attendre.

Gilbert lui, avait décidé de prendre son mal en patience. Il avait un appareil photographique d'un autre âge juste devant lui, prêt à prendre la photo libératrice.

Dite pâté de campagne, dit-il.

Pâté de campagne.

STILES, hurla l'homme.

Tiens je ne connais pas cette marque, c'est bon ?


Juste pour rassurer ceux qui on besoin d'être rassuré, c'est la parti accident de voiture qui m'est arrivé, pas la parti visite nocturne.