Bonjour à tous,
Merci pour l'accueil que vous avez réservé à cette fiction...et je vois que bon nombre d'entre vous ont été surprit...c'était le but.
Merci à ceux à qui je ne répondre. Amina, Angy, Hm, Olicity-love, Melissa, Lulzimevelioska et les guests merci beaucoup de vos commentaires.
Un énorme merci à Shinobu24 pour sa présence.
Bonne lecture.
- Avant tout chose….dites moi comment vous m'avez trouvé. Même si je me doute bien que devez être plein de ressources…..Oliver rigola un peu à son aplomb, cette femme l'intriguait autant qu'elle l'exaspérait.
- J'ai demandé à un ami de me renseigner sur vous…..c'est impressionnant la quantité d'informations que l'on peut avoir sur les gens quand on y mets le prix. Felicity retint une remarque cinglante, mais ne fut pas étonnée de sa façon de faire. Vous venez de Vegas, père absent et mère serveuse dans un casino, vous avez finit major de votre promo au MIT malgré votre statut de mère célibataire. Felicity le regardait déballer sa vie sans rien dire., comme si tout cela l'amusait. Votre fille Vanessa est aussi une très bonne élève au lycée Hamilton de Starling et va bientôt fêter ses 18 ans….je pense n'avoir rien oublié…ah si….son père est également aux abonnés absents….maintenant je pense avoir fait le tour. Il lui fit un sourire qu'elle qualifierait d'énervant et d'exaspérant mais se retint une nouvelle fois de lui dire le fond de sa pensée.
- Très bien….après cet exposé pour le moins interessant qu'est-ce qui vous amène ici ? Oliver nota son agacement mais fit semblant de ne rien remarquer, il n'avait pas été obligé de déballer sa vie de cette façon, mais son ton moqueur l'avait une fois de plus agacé.
- Ok….je suis ici pour vous présenter mes excuses. Il la vit surprise et continua. Je suis désolé pour mon attitude de tout à l'heure….j'ai été un peu loin et je vous ai jugé un peu trop vite.
Felicity le regardait sans savoir quoi dire, elle c'était attendue à tout, sauf à ce qu'Oliver Queen lui présente ses excuses. Certes il avait été odieux, arrogant et imbu de sa personne mais elle l'avait giflé ça rééquilibrait largement la balance.
- Oh…et bien je….je dois dire que je suis surprise. Réussit-elle à dire au bout d'un moment, elle le vit rigoler doucement mais ne répliqua pas, ce n'était pas de cette façon que les choses allaient se régler. Je vous dois à mon tour des excuses….je n'aurais pas du vous gifler….même si vous l'aviez largement mérité. Oliver leva un sourcil, lui aussi surprit de ces excuses.
- Bon très bien…étant donné que nous reconnaissons chacun nos tords….pourrait-on un peu discuter de ce pourquoi vous êtes venue ce matin….votre fille et mon…William. Felicity hocha la tête ayant du mal à croire qu'elle avait devant elle le même homme qu'il y a quelques heures. Je suis allé voir sa mère et elle m'a un peu raconté l'histoire de ces deux là…d'après ce qu'elle m'a dit c'est votre fille qui refuse de voir William.
- Quoi ?! Felicity n'en croyait pas un mot. Elle ment ! William n'a plus donné signe de vie depuis que ma fille lui a annoncé sa grossesse….ne retournez pas la situation ! Felicity se leva énervée de ce qu'elle venait d'entendre. Votre fils a mit ma fille enceinte et n'assume pas ! Voilà la vérité ! Mais je comprends sa mère, elle protège son fils…elle ne veut pas se retrouver avec un bébé sur les bras et l'assumer ! Mais ma fille n'aura pas ce choix, elle ! Elle se retourna vers lui, furieuse. Alors si vous êtes venu pour me dire de me débrouiller avec « mon » problème ou d'envisager une solution radicale c'est non ! De toute façon le délai légal est largement dépassé.
Elle était à bout de souffle, énervée et fatiguée en plus d'être lasse. Cela faisait des semaines qu'elle menait de front son travail et cette histoire de grossesse et elle était arrivée au bout de sa patience. Elle fixa Oliver, ses yeux lançant des éclairs.
- Vous avez terminé ? Demanda-t-il d'un ton calme qui la déconcerta. Elle acquiesça surprise. Très bien…je ne suis pas venu pour ça….j'aimerai juste trouver une solution qui convienne à tout le monde. A ces mots elle se calma et reprit sa place sur son fauteuil. Je pensais que peut-être on pourrait mettre votre fille et William dans la même pièce et voir ce qu'il se passe. Qu'en dites-vous ?
- C'était un peu mon idée en venant vous voir ce matin….sa mère a refusé tout net de m'écouter quand je lui ai suggéré cette solution…..Elle m'a accusé de vouloir mettre William dans une position délicate et de vouloir ruiner sa vie….et je vous passe les détails sur les mots précis qu'elle a pu employer.
- Je n'en doute pas un instant. Laurel n'a jamais été un modèle de stabilité…..nos rapports n'ont jamais été simples et cela finissait souvent par des cris et des larmes. Oliver ne voulait pas s'étendre sur le sujet. Comme nous sommes d'accord sur ce point je vais voir avec Laurel et William pour organiser ça….
- Très bien…merci beaucoup Monsieur Queen de….d'avoir prit de votre temps pour m'aider. Je sais que votre relation avec William est….comment dire…..
- Inexistante ? Compléta-t-il à sa place.
- Je ne l'aurais pas dit de cette façon, mais oui…c'est pour ça que j'apprécie d'autant plus ce que vous faites. Oliver lui fit un signe de tête.
- Pour être honnête j'aime bien savoir pourquoi je reçois une gifle en pleine figure. Rigola-t-il voulant faire un peu d'humour, ce qui marcha, Felicity se laissa entraîner sur ce terrain plutôt neutre. Une fois calmé il voulut encore éclaircir un point. Je ne voudrais pas insister lourdement mais Laurel avait l'air sérieuse lorsqu'elle m'a dit que William voulait voir votre fille….vous devriez peut-être avoir une conversation avec elle….il y a peut-être quelque chose qui vous a échappé.
- Ok. Répondit-elle peu convaincue que sa fille lui cache quelque chose.
- Je vous tiens au courant dans ce cas. Oliver se leva et se dirigea vers la porte, mais juste avant de partir il se retourna pour tomber sur le regard de Felicity qui le suivait dans ses gestes. Il lui fit un dernier sourire, un dernier signe de tête et quitta son bureau.
Felicity rentra les bras chargés de courses et épuisée chez elle. Sa journée avait été plutôt mouvementée et elle avait encore en mémoire sa visite chez QC et ensuite la visite d'Oliver Queen. Elle était encore étonnée de l'avoir vu sur le pas de sa porte.
Elle rentra et déposa ses sacs en cuisine tout en criant après sa fille qui devait certainement être plongée dans ses révisions. Elle s'avança vers sa chambre et la découvrit une main sur son ventre à sentir son bébé qui bougeait. Vanessa était enceinte de cinq mois passés et elle adorait sentir sa fille bouger sous sa peau.
Felicity sentit une bouffée d'amour monter pour sa fille, sa vie n'avait pas toujours été facile mais elle lui avait donné le plus beau cadeau, Vanessa. Sans elle, Felicity n'était pas persuadée qu'elle en serait à ce stade dans sa vie, avec une entreprise qu'elle tentait de développer. C'était Vanessa qui l'avait poussé à se dépasser et à réussir ses études, afin de lui offrir une meilleure vie que ce que sa mère avait pu lui offrir.
Même si elle n'avait jamais manqué de rien, elle n'avait jamais voulut imposer à sa fille une vie de fille de serveuse de bar. Donna Smoak avait toujours tout fait pour elle, mais pour Vanessa elle voulait plus et Felicity estimait qu'elle-même méritait plus que ça.
Alors elle avait travaillé d'arrache-pied pour obtenir son diplôme de fin d'études et avait bossé comme une damnée pour obtenir une bourse pour Boston. Elle avait du gongler entre les cours, son boulot d'appoint et les nounous mais au bout du compte elle avait eu son diplôme et avait réussit son pari, élever sa fille et lui donner la vie qu'elle méritait, remplit de joie et d'avenir.
Vanessa avait hérité de son côté studieux et sérieux. C'était une élève appliquée dont les professeurs ne se plaignaient pas, qui travaillait sérieusement et qui aurait certainement son diplôme avec les honneurs. Malgré sa grossesse difficile et tout ce que cela pouvait engendrer, elle continuait à travailler dur et à prendre des cours par correspondance.
- Bonjour chérie. Lui dit Felicity en entrant dans sa chambre. Elle bouge beaucoup ? Vanessa leva son regard vers sa mère et tendit sa main afin qu'elle la pose sur son ventre. Oh oui ! Dit-elle en sentant un coup de pied. Tu faisais la même chose quand j'étudiais. Lui raconta Felicity pensive. Surtout les maths….tu détestais les maths. Les deux éclatèrent de rire sachant parfaitement que Vanessa excellait dans cette matière.
- Tu as l'air fatigué maman. Vanessa connaissait bien sa mère et savait quand quelque chose n'allait pas, et là en l'occurrence elle était préoccupée. Je vais m'occuper du repas ce soir, je n'ai pas bougé de la journée….à mon tour de prendre soin de toi.
Felicity fut touchée de l'attention de sa fille. Elle la retint cependant par la main, elle devait lui parler de la visite d'Oliver Queen et de ce qu'il lui avait proposé.
- Chérie…attends….je dois te parler d'abord. Vanessa reprit sa place et regarda sa mère légèrement inquiète, elle avait ce même ton qu'elle arborait quand elle avait fait une bêtise étant plus jeune. Je suis allée voir le père de William ce matin. Commença-t-elle pour sonder sa fille qu'elle sentit se raidir tout de suite. Les choses ont été un peu compliquées...mais il est d'accord pour essayer de parler à William afin qu'il vienne te voir pour essayer d'arranger les choses.
- Quoi !? Vanessa se leva d'un bond. Non ! C'est hors de question ! Je ne veux pas voir William ou lui parler ! Felicity fut surprise de sa réponse et surtout de sa réaction, c'était la première fois qu'elle se mettait en colère après William de cette façon.
- Chérie…laisse le au moins s'expliquer….et peut-être que lui aussi ne rêve que d'être à tes côté…on ne sait…..
- Je ne veux pas de lui. Répondit simplement Vanessa.
- Je comprends il t'a laissé sur le côté et à continué sa vie pendant que toi….
- Non maman…tu ne comprends pas. La coupa Vanessa. Je ne veux pas d'un père pour mon bébé….je le veux pour moi toute seule. Felicity sentit les bras lui tomber, elle s'était attendue à plein de choses mais pas à ça. Comment sa fille pouvait-elle avoir une idée si arrêtée.
- Tu….tu es sérieuse ? Elle posait la question pour la forme, elle connaissait bien sa fille et savait que sa décision était prise.
- Oui….mon bébé n'est pas un accident. Avoua-t-elle un peu honteuse tout de même. Enfin je...je ne voulais pas spécialement d'un bébé tout de suite...mais quand j'ai su qu'il était là je n'ai pas pu me résigner à m'en séparer. Je t'ai dit que je l'avais découvert trop tard...mais c'était faux...j'ai décidé d'avoir ce bébé mais pas de père….comme toi. Finit-elle tout bas.
Felicity allait de surprise en surprise. Cette journée était un vrai cauchemar. Elle n'en croyait pas ses oreilles et pour la première fois de sa vie elle ne savait pas quoi dire. La plupart du temps elle trouvait toujours un truc à dire, histoire d'apaiser la situation, mais là elle restait sans voix.
- Mais pourquoi ? Réussit-elle à demander au bout d'un moment. Vanessa restait silencieuse ne sachant pas comment expliquer son attitude. J'ai fait ou dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Où est-ce que j'ai raté un truc Vanessa ? Dis-moi.
- Mais nulle part maman….c'est justement parce que tu es une maman formidable que je voulais moi aussi un bébé. Felicity secoua la tête désemparée et complètement dépassée. Tu as été un exemple pour moi depuis toute petite, tu as tout fait pour t'en sortir et me donner une vie formidable avec tout ce que j'ai toujours voulu….tu n'as rien loupé maman….je t'assure…..et je sais que je pourrais y arriver aussi bien que toi….j'ai été à bonne école.
- Mais Vanessa….pourquoi maintenant ? Tu es si jeune…tu avais le temps…un bébé c'est…..Felicity se leva ne tenant plus en place. Elle venait de voir sa vie prendre un sens qu'elle n'imaginait pas ce matin et elle faisait tout pour ne pas se mettre en colère contre sa fille, voulant comprendre. Et William là dedans…tu as pensé à lui ? Il a le droit de voir sa fille, de s'occuper d'elle et d'être son père….tu n'as pas le droit de le lui enlever….c'est trop important.
- Mais moi j'ai pas eu de père….et je m'en suis bien sorti non !? Vanessa perdait patience voyant que sa mère ne comprenait pas son choix, c'est pour ça qu'elle lui avait mentit depuis le début.
- Tu crois que ça été un choix ?! Vraiment Vanessa tu crois que j'ai choisit de t'élever seule ?! Non j'aurais mille fois préféré ne pas être seule et avoir ton père avec moi….mais il a déserté à l'instant où il a comprit que tu étais là ! Lui ne méritait pas par la suite de te connaître ! Felicity baissa d'un ton et essaya de retrouver une voix calme. Écoute chérie…tu dois parler à William et lui laisser une chance d'être un père….et je ne sais pas pourquoi mais je crois que ce garçon est complètement fou amoureux de toi….laisse lui une place, il en a le droit, c'est sa fille aussi.
Vanessa ne répondait pas, elle savait que sa mère avait raison sur toute la ligne, elle n'avait pas le droit d'écarter William de la vie de sa fille. Il méritait sa place auprès d'elles deux, elle était certaine qu'il n'attendait que ça. Elle voyait encore son visage souriant quand il avait comprit qu'elle était enceinte, il avait bien sur paniqué au début mais ensuite il avait été le plus heureux.
- Je te laisse réfléchir…mais je ne laisserai pas William sur le côté parce que tu ne veux pas d'un père pour ton bébé. Alors de gré ou de force il fera partie de la vie de cette petite fille. Felicity fixa sa fille un instant avant de quitter sa chambre et de s'isoler dans la sienne, encore sous le choc de ce qu'elle venait d'apprendre.
Elle s'écroula sur son lit et s'allongea de tout son long, un bras sur ses yeux. Elle sentait une migraine pointer. Ou avait-elle raté quelque chose ? Quand Vanessa avait-elle eu cette idée ? Etait-ce elle la responsable de son état ? N'avait-elle pas été assez présente et vigilante pour qu'elle veuille un bébé toute seule et ainsi ne plus se sentir seule ?
Elle soupira bruyamment déçue d'elle-même de ne pas avoir comprit que sa fille lui mentait, il lui avait fallut l'intervention d'inconnus pour que sa fille se confie enfin à elle. Elle était une piètre mère se maudit-elle. Elle allait encore se flageller mentalement quand elle entendit des coups à sa porte et sentit une tête se poser sur son ventre.
- Je suis désolée maman si je t'ai déçue. Lui dit Vanessa au bout d'un moment. Felicity posa sa main dans les cheveux de sa fille, et les caressa doucement.
- Tu ne m'a pas déçue chérie. Rectifia Felicity. C'est moi qui suis déçue de moi pour n'avoir rien comprit…..je ne savais pas que tu te sentais seule au point de vouloir un bébé. Vanessa se releva d'un coup ne voulant pas que sa mère se blâme pour une décision qu'elle avait prise seule et en toute conscience.
- Maman….ne te blâme pas….tu n'y es pour rien….c'est juste moi…et honnêtement je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi j'ai besoin d'avoir un bébé…mais c'est comme ça et j'y peux rien. Vanessa reprit sa place sur le ventre de sa mère et Felicity continua à lui caresser les cheveux comme quand elle était plus petite. J'ai juste attendu d'être certaine de moi avant de ne rien faire.
Le silence tomba dans la chambre, chacune dans leurs pensées.
- Vanessa…tu dois laisser William voir sa fille, tu dois le laisser s'occuper de toi s'il en a envie. Tu ne peux pas le priver de ça. Felicity voulait vraiment que sa fille comprenne qu'il avait sa place et surtout qu'elle avait besoin de lui. Tu ne t'en rends pas encore compte….mais tu as la chance d'avoir le père de ton côté….à ton âge c'est rare ma puce….et même si un jour il déserte ou si finalement vous restez juste amis…..tu l'auras au moins eu avec toi pendant un temps. Tu pourras raconter ça à ta fille et lui dire qu'elle a été désirée plus que tout….moi je n'ai pas eu cette chance.
Elle sentit Vanessa hocher la tête et sentit des secousses, Felicity releva légèrement la tête et comprit que sa fille pleurait. Elle releva son menton et essuya ses larmes.
- Il va me détester pour ce que je lui ai fait. Dit-elle entre deux sanglots. Et je ne pourrais pas lui en vouloir…j'ai été odieuse et égoïste. Felicity regarda sa fille tendrement.
- C'est vrai….mais tu es prête à inverser la tendance, ça devrait jouer en ta faveur. Elle l'observa un instant et la vit hocher la tête. Très bien…demain je retourne voir son père et on organise une rencontre…ça te va ? Vanessa hocha à nouveau la tête. Ok….repose toi maintenant chérie. Felicity se leva en déposant un baiser sur la tempe de sa fille qui sombrait déjà dans le sommeil.
- Deux fois dans la journée Oliver. Laurel le regardait à sa porte l'air agacé. Je t'en prit entre. Elle se poussa et le laissa passer afin qu'il aille au salon.
Il pénétra dans le salon dont il admira la décoration, sa visite de ce matin avait été rapide et pour être honnête ce n'était pas son but premier. Il se tourna vers Laurel et se décida à être direct, il savait de toute façon qu'elle allait être sous le choc.
- Je voudrais voir William. Il la vit surprise avec un léger rictus sur ses lèvres, elle croisa les bras signe qu'elle n'était pas vraiment disposée à l'aider.
- Et pour quelles raisons au bout de tant d'années tu daignes enfin voir ton fils ailleurs que dans un magasin de façon, il faut le rappeler, tout à fait imprévue. Il ignora ses sarcasmes et se calma, il le fallait.
- J'ai réussit à m'entretenir calmement avec la mère de Vanessa et elle est d'accord pour essayer de faire entendre raison à sa fille sur l'implication de William auprès d'elle. Il se tut afin de sonder sa réaction.
- Voyez-vous ça…Oliver Queen qui vient en aide à une mère célibataire en détresse….c'est plutôt ironique tu ne crois pas quand on sait que tu m'as lâchement laissé tomber ! Elle le vit réagir au quart de tour et retenir une réponse cinglante, mais pour une raison inconnue il se retint et s'exprima d'une façon étrangement calme à nouveau.
- Je ne partirai pas sur ce terrain avec toi Laurel…..je ne suis pas là pour ça. Cette femme veut que William fasse partie de la vie de ce bébé et d'après ce que j'ai comprit lui aussi…..nous allons donc les aider.
- C'est touchant de te voir t'occuper de ton fils….dommage qu'il soit un peu tard pour ça. Elle n'arrêtait pas de le provoquer et Oliver s'exortait à garder son calme. Je vais en parler avec William quand il rentrera.
- Non je vais l'attendre….je préfère lui dire moi-même….si j'ai bien comprit tu n'étais pas très réceptive à cette idée quand Felicity Smoak est passée te voir. Il lui fit un sourire forcé et prit place sur le canapé.
- C'est vrai…mais c'était avant de savoir que Vanessa repoussait William….j'ai cru qu'elle venait uniquement pour soutirer de l'argent….tu sais le nom des Queen…..et tout ce qui va avec...
Il la regarda d'un œil surprit, elle osait dire ce genre de choses alors qu'elle lui avait pratiquement fait la même chose il y a des années.
- C'est l'hôpital qui se moque de la charité ! Ne put-il s'empêcher de dire. Tu oses dire ça sur cette femme que tu ne connais pas, alors que tu m'as fait le même chantage quand tu es tombée enceinte ?! Cette femme a au moins eu le courage et la décense de refuser mon argent !
Laurel fulminait et n'avait qu'une envie lui cracher au visage tout ce qu'elle avait vécu par sa faute à cause de son abandon. Elle était passé par toutes les étapes la colère, la honte, le désespoir d'être seule, la désillusion. Elle avait passé des mois à espérer qu'Oliver change d'avis, mais rien n'y avait fait.
- Il était normal que tu payes pour ton fils ! Tu ne voulais pas de lui, tu pouvais au moins me faire profiter de tes millions ! William n'avait rien demandé, il ne méritait pas ton indifférence ! Lui cracha Laurel à la figure.
- Tu n'as jamais rien comprit Laurel ! Hurla Oliver sous les attaques de la brune. Tu te trompes si tu penses que je ne voulais pas de lui….c'est de toi dont je ne voulais pas ! Son ton était calme et froid. Il vit Laurel faire un mouvement de recul sous le choc, il la vit lutter contre les larmes et fut peiné un instant de lui faire du mal, mais au bout de temps d'années il ne pouvait plus se taire.
- Au moins maintenant je sais réellement pourquoi tu m'as lâché ! Elle allait ajouter autre chose quand William fit son entrée dans le salon et qu'il tomba nez à nez avec Oliver.
Le silence tomba dans la pièce et le père et le fils se toisaient et se dévisageaient. Oliver essayait de trouver un trait de ressemblance entre lui et son fils. Il eut un sentiment de fierté immense en constatant qu'il était aussi grand que lui, avec une carrure qui indiquait qu'il faisait du sport. Il leva un peu plus son visage vers lui et le regarda vraiment pour la première fois, et bêtement il le trouva beau.
Il haussa les yeux mentalement au ciel, c'était normal qu'il le trouve beau, c'était son fils. Tout père normalement constitué trouvait toujours son fils beau, ça avait été le cas pour le sien. Soudain il regretta toutes ces années de silence, à voir William devant lui il n'avait qu'une envie le serrer contre lui. Il secoua la tête histoire de se reprendre.
- Qu'est-ce que vous faites là ? Demanda William pas vraiment aimable. Oliver ne répondit pas tout de suite, perdu dans sa contemplation.
- Oh…je suis venu te parler de Vanessa. Il vit un intérêt dans le regard de son fils et sentit qu'il avait capté son attention. Sa mère est venue me trouver aujourd'hui….elle voudrait que tu ailles la voir. William pouffa un peu à cette dernière phrase.
- C'est elle qui ne veux pas me voir !
- Je pense que sa mère va trouver les mots pour la convaincre de te laisser une chance….elle est plutôt forte quand il s'agit de convaincre les gens. Dit-il en pouffant à moitié, se disant que cette Felicity venait de retourner sa vie en même pas une journée. William comprit ce qu'il voulait dire par là et rigola légèrement lui aussi à son tour.
- Ouais….c'est un sacré personnage. Admit-il en regardant Oliver, ils se fixèrent un instant ne sachant pas quoi se dire d'autre.
- Bon…je vais vous laisser. Le silence s'éternisait dans le salon, Laurel assistait à toute cette scène mi heureuse et mi furieuse, Oliver ne se sentait pas le bienvenu et pour cause, et William ne savait pas comment réagir face à ce père qu'il ne connaissait pas et avec lequel il venait d'avoir la conversation la plus longue de toute sa vie. Je te préviens William quand tu pourras aller voir Vanessa.
Ce dernier hocha la tête et suivit du regard cet homme, ce père qu'il ne connaissait qu'à travers ce qu'on lui avait raconté et les journalistes qui relayaient la vie découse d'Oliver Queen.
- Pourquoi vous faites ça ? William le stoppa à la porte d'entrée. Oliver se retourna lentement.
- Pour être honnête, je ne sais pas. Avoua-t-il d'une voix faible. William hocha la tête et se contenta de cette réponse. J'espère que les choses vont s'arranger pour toi. Il lui fit un léger signe de tête et prit la porte.
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Oliver fit la route jusque chez lui dans un état second. Cette journée avait été un vrai cauchemar. Il essayait de refouler tout ce que de voir son fils avait remué en lui. Son cœur voulait le connaître et faire partie de sa vie, comme cela aurait dû être le cas depuis longtemps tandis que sa tête luttait pour repousser cette idée. Il ne voulait pas que Laurel lui fasse à nouveau vivre un enfer comme cela avait le cas par le passé.
Il gara sa voiture et prit son ascenseur privé. Il soupira de fatigue et n'aspirait qu'à une chose, filer droit sous la douche et oublier cette affreuse journée. Cette pensée le ramena vers la mère de Vanessa, Felicity. Il devait avouer que cette femme était loin d'être son style mais elle était tout ce qu'un homme pouvait désirer. Elle avait un caractère bien trempé et un corps à en faire pâlir plus d'une.
Il se surprit à penser qu'il serait heureux de la revoir pour discuter un peu et essayer de donner une autre image que celle d'un homme autoritaire et imbu de sa personne. Il n'était pas toujours ce type détestable et arrogant, il savait être gentil et simple, seulement c'était un côté qu'il montrait peu.
L'ascenseur s'ouvrit et il avança vers le salon. Il eut la bonne surprise de voir la lumière s'allumer et de trouver Amber allongée sur son canapé très peu vêtue. Il posa ses clefs et enleva sa veste avant de s'assoir à ses côtés. Il la regarda avant de faire glisser un doigt le long de son corps lui déclenchant un gémissement.
- J'avais oublié notre rendez-vous. Dit-il sa tête déjà plongée dans son cou. Comment es-tu entrée ?
- Le gardien m'a ouvert. Réussit-elle à dire entre deux soupirs. Je lui ai dit que tu avais oublié des dossiers au bureau. Il rigola sous cette excuse minable mais se perdit vite dans les baisers qu'il déposait le long de son cou. Il sentait déjà son désir monter et après la journée qu'il venait de passer c'était tout ce dont il avait besoin.
Il continua l'exploration de son corps et la positionna mieux afin qu'il puisse la surplomber. Il entendait ses soupirs et sentait ses mains se perdre dans ses cheveux, il ne pensait plus à rien, il se laissait enivrer par des sensations qu'il connaissait bien et qu'il pouvait contrôler. À ce moment là l'image de Felicity Smoak s'imposa à lui, et il se surprit à penser qu'il aimerait bien qu'à cet instant précis, se soit cette jolie blonde dans ses bras.
J'espère que ce second chapitre vous a plu...Oliver n'est pas insensible à Felicity, la question est de savoir si Felicity est sensible à son charme.
On m'a posé la question de la fréquence de mes publications, généralement je publie deux fois par semaine mais si vous voulez la suite plus vite...à vos claviers.
A bientôt...
