Je vous souhaite une bonne année et espère que vous avez passé de bonne fête.

Bonne lecture.

Béta : HourtoNote.


Le syndrome de la comédie fantastique.

La nuit était plutôt calme à Beacon Hill, en tout cas ça l'était à l'intérieur du poste de police de la ville, vu que tous les représentants de la loi à part trois étaient partis en intervention. Donc la ville n'était peut-être pas si calme que ça. Mais ce n'était pas le problème de Rory, lui était tranquillement assis à son bureau. Par contre qu'est-ce qu'il s'ennuyait, il n'avait même pas de rapport en retard à taper. Son royaume pour une intervention.

Rory, s'exclama soudainement son père en venant le voir. Harris, se plaint encore que ses voisins on encore mit la musique trop fort …

Le magicien soupira, tous les week-ends il avait droit à un petit coup de fils de son ancien professeur de sciences. Et le fait qu'il avait un certain pourcentage de chance que ce soit un de ses anciens élèves « préféré » qui intervint ne l'avait pas découragé. Par contre lui ça le décourageait déjà mais bon au moins il y aurait un peu d'action. Le jeune homme s'était déjà levé et avait commencé à récupérer sa veste d'uniforme posé sur sa chaise de bureau, alors que le Sheriff n'avait pas encore fini de parler.

J'y vais avec Clark, tu t'occ…

Euh Clark s'occupe de l'accueil ce soir, s'offusqua le jeune homme, il n'allait quand même pas le laissé seul au poste, le père indigne.

Tu t'occupes de garder la maison, continua John qui depuis le temps avait appris à ne plus trop faire attention aux interventions de ses fils. Cependant Rory était bien décidé à se faire entendre, mais il n'y avait rien à faire. Dois-je te rappeler que la dernière fois que tu es intervenue chez ses voisins. Ils se sont retrouvés avec un concert privé de Linkin Park.

Je croyais que c'était son groupe préféré, tenta de s'expliquer le magicien.

Le sheriff croisa ses bras sur son torse et afficha un regard de tueur. Il n'y a pas à dire, Derek savait faire avec ses deux-là et en plus ça marchait encore mieux avec lui, privilège d'être le paternel. Rory se trouva comme forcé par une force invisible de baisser la tête. Bien voilà une bonne chose de faite, se dit Noah.

Une dernière chose tu n'essayes pas d'améliorer les protections magiques de ta mère. La dernière fois quand Dunham et Hazer sont rentrés, ils se sont retrouvés au beau milieu du Sahara.

Bon visiblement, son père n'allait pas changer d'avis, compris le magicien. Et quelques minutes après il se retrouva tout seul entouré de bureau et de cellule vide. La soirée était vraiment trop tranquille. Bien, vue qu'il était tout seul, sans surveillance, autant en profité, non ? Alors il partit se servir une tasse de café et peut être prendre un Donuts aussi. Il était un policier et les policiers mangent des beignets et boive du café à longueur de journée, non ? Et bien alors il allait le faire, même si il n'a pas l'autorisation parentale pour la caféine.

En revenant de la salle de pause, il eut la désagréable, à voir, surprise d'apercevoir son petit frère près de son bureau. Il n'était pas sensé profiter qu'il ne soit pas au loft ce soir pour « violenté » son loup-garou d'amoureux. Ce n'était pas bon signe et puis il y avait quelque chose de bizarre mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.

Stiles, qu'est-ce tu fais là? si c'est pour voir papa tu viens de le rater.

Papa et maman ne t'on pas interdit de boire du café, répondit le plus jeune en pointant du doigt la tasse encore fumante entre les mains de l'adjoint du sheriff.

Oui, vraiment pas bon signe. Si le lycéen en était réduit à détourner la conversation alors que c'est lui qui venait parler, c'est donc qu'il y avait quelque chose de grave. Rory mettrait sa main à couper qu'en plus Stiles ait attendue de voir leur père partir pour venir lui parler en tout tranquillité.

Qu'est-ce que tu as fait, lâcha sèchement le plus vieux.

Il vit son frère se parer de son expression habituel de « ce n'est pas ma faute » juste avant de se raviser. D'un regard il demanda à son frère de tourner la tête vers le mur où se trouvait un jeune homme assit la tête dans les mains. Le fils ainé du sheriff fut brièvement surpris de comprendre qu'il y avait quelqu'un d'autre avec eux, avant de se demander qui cela pouvait bien être.

De là où il était, Rory ne pouvait pas voir son visage et déjà qu'il était dissimulé par ses mains. Il devait avoir l'âge d'aller au lycée. Néanmoins il ne reconnut aucun amis de Stiles ainsi qu'aucune de leur connaissance et pourtant il avait l'impression de l'avoir déjà vue quelque part, mais où ? Non mais qu'est-ce que son frère avait fait. Déjà qu'il savait se mettre dans la merde comme un grand il ne fallait pas non plus que son petit frère l'implique dans ses soucis.

Jeune homme, je suis l'adjoint du sheriff Stilinski. Est-ce que je peux t'aider à quelque chose ?

L'inconnue leva la tête sur le champ comme si quelque chose dans les paroles du magicien l'avait immédiatement rassuré. Et pourtant qu'est-ce qu'il fut surpris quand son regard tomba sur Rory, il faut dire qu'il ne s'attendait pas à le voir mais plutôt quelqu'un d'autre comme son père par exemple. Cependant niveau surprise ce n'était rien comparé au choc qu'eu l'adjoint.

Derek !

Rory ! s'exclama en même temps le loup, où plus précisément le louveteau vu son état actuel. T'as vieilli, ajouta-t-il d'un ton étonné avec un visage grimaçant de quoi vexé son meilleur ami.

Je voudrais bien te retourner le compliment, se contenta d'ajouta le magicien.

Faut dire qu'il était sous le choc. Pas que c'était inattendue, avec Stiles il avait appris à se préparer à tout. Alors il n'était pas si étonné que ça, il était même plus étonné que ça n'arrive que maintenant. Il aurait crue voir ça bien plutôt. N'empêche ça lui faisait un drôle d'effet. On ne pouvait pas dire qu'il lui avait manqué, mais oui voir le Derek adolescent ça faisait un bizarre. Il avait encore cette légère point d'arrogance dans le regard, donc c'était le Derek d'avant Kate, mais il avait déjà de la résignation dans sa posture donc après Paige. Mais vue comment il avait l'aire soulager en reconnaissant l'adjoint il devait être à la fin de son deuil, le moment où il était vraiment devenu les meilleurs amis du monde, aussi surprenant que ça puisse paraitre.

Autrement dit Stiles allait morfler quand tout redeviendra à la normal. A moins d'effacer la mémoire du loup, parce que même amoureux il n'allait pas lui pardonner si facilement, de l'avoir forcé à vivre un instant où il se pardonnait d'être un loup, où il recommençait à croire qu'il avait droit au bonheur comme tout à chacun, avant qu'Argent vienne tout gâcher. En parlant de son frère, il aimerait bien savoir comment il en est arrivé à ce résultat.

Qu'est-ce que t'a fait ? demanda-t-il dans un murmure en se penchant sur le côté pour ne pas alarmer son ami.

Mais rien, on se disputait et puis tout un coup POUF et il est devenu … et bien ça, répondit le jeune homme avec moult gesticulation de la main. Par contre lui ne s'occupait pas de ménager son amoureux.

Pour commencer avec le commencement, ça avait débuté par une simple petite sortie au cinéma en fin d'après-midi, soir de semaine oblige, interdiction de passé la soirée avec Derek, n'en déplaise au plus jeune. Alors qu'ils faisaient la queue à la caisse, parce que voyez-vous Stiles ne pouvait attendre une seconde de plus pour voir son film tant désiré. Et forcément c'était tombé à une heure de grande influence. Donc alors qu'ils faisaient la queue, le loup surpris quelques regards inquisiteurs sur son couple et ça l'avait mis mal à l'aise.

Il faut dire que Derek n'avait jamais vraiment apprécié attirer l'attention, surtout depuis que ça lui attirait aussi des ennuis comme une certaine Kate Argent par exemple. Mais il faisait des efforts surtout qu'il ne voulait pas que le second fils du sheriff pense qu'il avait honte de lui. A vrai dire il avait essayé de lui expliquer, ce à quoi le jeune homme lui avait répondit texto « Tu n'as qu'à prendre du bide, si tu ne veux pas attirer le regard des autres » d'un ton des plus vexant. Dans ces cas-là, il avait presque envie de prendre du poids rien que pour que Stiles s'en morde les doigts plus tard.

Il avait fait son possible pour dépasser ça, mais les couples dans la queue s'étaient mis à échanger des messe-basse tout en continuant à les regarder. Au bout d'un moment ça en avait été trop et Derek était sorti de la queue, laissant le lycéen seul. Sauf que ce dernier intrigué l'avait suivi en hurlant son incompression à propos de son comportement de grincheux. Attirant encore l'attention de toutes les personnes présente, une dernière fois.

Arrivé au loft, Stiles n'avait toujours pas baissé le niveau sonore. Même que ce dernier avait bien augmenté mais c'était peut-être parce que le grognement de Derek avait lui aussi augmenté. Faut peut-être préciser qu'ils leur avaient fallu bien vingt minutes pour rentrer et que ça n'avait en aucun cas calmé le jeune homme. Ce n'est qu'une fois dans la tranquillité toute relative de son loft, on sait tous que Stiles serait capable de mené une conversation même au travers d'une paroi insonorisé, qu'il se décida à répondre au innombrable « mais qu'est-ce qu'il t'apprit » que Stiles lui envoya à la figure.

Malheureusement il n'avait pas pensé à profiter de ses vingt minutes pour choisir avec soin ses mots, parce que le « On attirait l'attention de tout le monde, on aurait passé une mauvaise soirée » qu'il répondit avec colère n'arrangea pas la situation. Tout ce qu'il obtenu fut que le second fils du sheriff monta d'un cran, avec « On est 21ème siècle, on s'en fout des putain d'homophobe ».

La suite ne fut qu'un déchainement d'hurlement si fort que ceux qui habitait de l'autre côté de la ville aurait pu aisément suivre la conversion, ou plutôt l'engueulade, s'ils s'en donnaient la peine. Derek avait essayé par tous les moyens de lui faire entendre raison. Non, ça n'avait rien avoir au faite qu'il était deux hommes mais que l'un était majeur et l'autre tous simplement mineur et fils d'un représentant de l'ordre bénéficiant d'une certain notoriété dans la ville. Ils devaient donc faire attention quand ils sont en public pour éviter une possible catastrophe.

Néanmoins comme tout le monde le sait, le second fils du sheriff avait réponse à tout. Ils n'avaient pas à faire attention aux autres, si ça les dérangeaient et bien c'était leur problème. Et si jamais ils voudront porter plainte parce que c'est « illégale et immorale », à qui il le feront ? Au sheriff, son père, qui soit dit en passant n'avait aucun problème avec sa relation avec un homme de sept ans plus âgé. Sauf si il approfondissait un peu trop les détails explicites, mais ce n'est qu'un détail. De toute façon, ce n'était qu'un moyen que Grincheux avait trouvé pour se défiler et ne pas l'accompagner au bal de promo la semaine prochaine.

Bien entendue la « discussion » ne s'était pas conclu de la sorte, Derek avait levé les yeux ciel avant de parler comme jamais il avait parlé. Stiles en avait été à doigt de pleurer et pas de joie de le voir parler autant. Le loup avait dit quelque mot blessant, comme quoi le jeune homme n'était qu'un gamin immature qui ne comprenait rien à l'amour. Qu'il ne pouvait comprendre comme lui ressentait leur relation du haut de ses sept ans de plus.

Ne réalisant pas la complexité du problème qu'il avait devant lui, Stiles déclama la parole fatidique. « Tu crois vraiment que je suis incapable de comprendre ton point de vue ? » et …. POUF.

Je vois, marmonna Rory après les explications de son petit frère, comprenant enfin pourquoi il l'avait trouvé si bizarre, si différant de d'habitude.

Tu vois quoi ? demanda le dit petit frère.

Tu es en plein dans le syndrome de la comédie fantastique, expliqua l'adjoint du sheriff. tu vois comme dans Freaky Firday. Lyndsay Lohan et Jamie Lee Curtis ne se comprennent pas et bizarrement elles changent de corps, tout redevient normal quand chacune d'elle comprend le point de vue de l'autre. Pour vous c'est pareil.

Oui, mais dans Freaky Firday, ça concerne les deux.

Stiles t'as vingt-cinq ans, s'exclama le presque plus, plus vieux des deux d'un ton sec.

Je sais, répondit l'autre comme si c'était des plus normal.

comme moi.

Suite à cette révélation Stiles demeura, sans voix. Un instant rare et précieux qui faut savoir savourer. Ça voudrait dire que leur mère les avait eus à quelque mois d'intervalle, pas possible. En faites Il avait inversé leur écart d'âges, il avait vingt-cinq ans et Derek dix-huit. Ça ne l'avait pas étonné sur le coup parce qu'il se souvenait de ces sept dernière années qui n'avait pas encore eu lieu. Ce qui voudrait dire que Derek ne souvient que de sa vie jusqu'à ses dix-huit ans, en clair il n'avait pas de souvenir de lui, d'eux. Voilà comment passé en une seconde de problème inconvenant à cauchemarde véritable. Il ne pouvait s'empêcher de vouloir vérifier.

Derek ! dit-il d'une voix tremblante, On est en bien en 2009 ? Un peu avant le bal de promo ?

Le louveteau leva la tête vers le lycéen qu'il ne l'était plus vraiment. Tout à l'heure, il avait remis sa tête entre ses mains, comme pour tenta d'ignorer tout ça, ce cauchemar. Comment son meilleur ami pouvait-il être aussi vieux ? Et pourquoi l'homme qui l'avait forcé à venir ici sentait aussi bon que le petit Stiles ? Il lui fallut quelque seconde pour réaliser qu'on lui parlait. Trouvant la question incongrue, il se contenta d'acquiescer d'un signe de tête.

Tu me dois dix dollars, s'exclama soudainement l'adjoint du sheriff en tendant la main vers son ami qui le regardait l'air de chercher à comprendre. Pour avoir demandé à Elisa Priheur d'être ma cavalière au bal de promo, tu ne m'en croyais pas capable.

Hale, soupira, il aurait dû se douter qu'il n'aurait pas oublié même avec son petit problème de vieillissement. Il sourit un billet de sa poche arrière, c'est toujours là qu'il rangeait un peu de money juste au cas où.

Tu t'es fait humilié je te signal, elle l'a dit non devant tout le monde.

Eh bien, je te remercie de participer à mon réconfort, déclara Rory en rangeant le billet avant de voir le regard que lui lança son frère. Bah quoi, je n'allais pas me servir de tes souvenirs du futur pour m'enrichir, on aurait déchiré le tissus temporelle.

Stiles était bel et bien sans voie, il ne parlait même pas, trop surpris par le comportement de l'adjoint. Il ne pouvait que lui faire un signe, en pointant les yeux sur Derek puis sur lui. L'air de dire « tu veux pas plutôt nous aider, au lieu de chercher à en profiter ».

Ton couple, ton problème, répondit Rory d'une traite avant de prendre place derrière l'accueil, son père lui avait bien demandé de garder la « maison », non ?