J'entraînais Hinata vers le local en grommelant. J'y entrai et l'asseyais de force sur le banc, alors que j'allais chercher la boite à pharmacie. Je l'ouvris et en sortis des glaçons et une poche. Je la remplis, la nouai et m'accroupis devant lui.

« - Itai ! s'écria mon meilleur ami quand je lui posai la poche froide sur la joue.

- Désolé… m'excusais-je.

- Sois un peu moins sévère Noya, il s'est juste prit une porte », intervint mon petit ami, Asahi, en entrant dans la pièce.

Je me crispais à l'entente de cette phrase. Juste une porte ? Il est vrai qu'il n'était pas au courant, mais cela m'énervait. Il se pencha pour m'embrasser, mais je le repoussai, sur les nerfs. Il se releva, vexé, et se dirigea dans la pièce d'à côté, séparée par une simple cloison, pour se passer de l'eau sur le visage. Je le regardais disparaître et sentis Hinata poser sa main la poche à glace, que je tenais toujours. Il retira la prise de ma main et fit un petit mouvement de tête vers la palissade.

« - Qu'est-ce que tu attends, vas le voir ! », me chuchota-t-il.

Je jetai un petit coup d'œil vers le central.

« - C'est à cause de toi que j'hésite, baka », pensais-je.

Il était dépressif, et j'avais peur qu'il fasse une connerie si je le laissais seul. Il me fit un sourire rassurant, ce qui me décida. J'entrai dans la petite pièce sombre et m'approchais d'Asahi. Je baissai la tête, un peu coupable de ma réaction de tout à l'heure, et attrapais doucement sa main, se faisant retourner brusquement le champion. Quand il m'aperçut, il resserra sa prise autour de mes doigts. Avant que je ne puisse prononcer un mot, il m'attira contre son torse.

« - Je sais ce que tu vas dire, mais ce n'est pas la peine de t'excuser, je ne t'en veux pas. Tu sais que je t'aime, d'accord? »

ATTENTION, EX LEMON

Je hochai légèrement la tête et me blottis un peu plus contre lui. Il s'adossa contre le mur, et me prit le menton entre ses doigts pour me faire relever la tête.

« - Tu sais que j'adore quand tu me serres comme un gros nounours, en te blottissant comme ça… », me chuchota-t-il, avec un sourire joueur.

Je lui répondis avec un sourire tout aussi joueur, et il m'embrassa. Je mordillais doucement sa lèvre et il ouvrit la bouche. Avant que je ne puisse faire un geste, il inversa nos positions, me plaquant contre le mur. Il prit le rôle du dominant, ce qui n'était pas déplaisant, et engouffra sa langue entre mes lèvres. Mon petit ami mena une danse endiablée, et descendit lentement ses mains en dessous de mon tee-shirt, traçant les lignes de mon dos, ce qui me fis frissonner. Je le sentis sourire et il se sépara pour me laisser respirer. Il suça doucement mon oreille, descendant au creux de mon cou. Je lâchai un gémissement, que j'essayais d'étouffer, mais le champion bloqua mes mains au dessus de ma tête, m'embrassant de nouveau. Je me dégageais de son emprise et enroulais mes jambes autour de sa taille, tandis qu'il me surélevait. Le souffle un peu court, nous nous regardions, les yeux dans les yeux, un petit sourire planant sur nos lèvres.

« - Je sens qu'on va jouer ce soir… me murmura-t-il.

- T'es cruel Asahi… chuchotais-je en abordant une mine boudeuse.

- Ce soir, même lieu, d'accord ? »

J'acquiesçai en l'embrassant une dernière fois et il me fit descendre.

FIN DE L'EX LEMON

Petit résumé pour ceux qui ne l'ont pas lu:

Asahi a pardonné Yu et après quelques embrassades, lui a donné rendez-vous pour des choses pas très catholiques le soir même.

Nous rajustâmes quelques détails, moi rentrant mon tee-shirt dans mon short, et alors que je me plaçais devant le miroir pour vérifier que tout allait bien, Asahi arriva derrière moi et me replaça quelques mèches avant de m'embrasser sur le front. Je souris et après un dernier échange de « je t'aime », nous sortîmes rejoindre Hinata. Asahi retourna dans le gymnase avec un clin d'œil en ma direction. Je vis le roux ranger précipitamment une bouteille d'eau dans son sac. Cela me fis froncer les sourcils, suspicieux que le central ait fait quelque chose de mal.

« - Alors, c'était bien ? », me demanda-t-il, avec un regard amusé.

Je rougis d'un coup et il rigola. Le central se leva et posa la poche à glace dans l'évier.

« - Ça va aller ? demandais-je .

- Mais oui, ne t'inquiète pas. Tu pourras m'entraîner à la réception aujourd'hui ? »

J'acquiesçai et nous retournâmes dans le gymnase. Aujourd'hui était un jour d'entraînement personnel, donc nous pouvions faire ce que nous voulions. Je lui expliquais d'abord en lui lançant des passes simples, puis nous allâmes chercher Kageyama pour qu'il puisse faire des attaques, les autres joueurs se perfectionnant sur l'attaque synchronisée. Il nous répondit qu'il était d'accord et partit chercher des ballons. Hinata m'attira un peu à l'écart et me tendit une lettre. Je la pris et lui lançais un regard interrogateur.

« - Je veux que tu l'ouvres dans 30 minutes, d'accord ? »

J'acquiesçais, un peu intrigué et glissai l'enveloppe dans la poche de mon short. Nous nous mîmes en place et pendant 15 minutes, Hinata enchaîna les réceptions. J'avais dû arrêter un ballon que Kageyama avait lancé un peu trop vite, manquant de trois centimètre de heurter la tête du roux.

« - Je peux lancer le prochain ? » demanda le noiraud.

Je lançais un coup d'œil inquiet vers le central. Il avait le souffle court et ne semblait vraiment pas aller bien. Il se mit cependant en position et hocha la tête. Kageyama lança le ballon et le frappa plus fort que les autres fois. Alors qu'il fusait à toute vitesse en direction du roux, ce dernier poussa un petit cri de douleur et s'écroula en se tenant le cœur.

« - Shoyo ! », m'écriai-je.

Je me précipitais devant lui, arrêtant le ballon avec ma main gauche et rattrapai Hinata avec ma main droite. Le ballon tourna contre ma main avant de tomber au sol. Mes doigts me faisaient mal mais je n'y prêtais pas attention et me tournai vers le roux.

« - Shoyo, ça va ?

- Ouais, désolé… s'excusa-t-il en se relevant.

- Ne me refait plus jamais une frayeur pareille, j'ai faillis faire un arrêt cardiaque ! Tu ne te sens pas bien ? Tu es plus pale que d'habitude. »

Je voulus prendre sa température mais il abaissa ma main.

« - Je vais bien, je t'assure », me dit-il fermement.

Je soupirai alors que le central se redressait. J'annonçais que l'on pouvait reprendre et les secondes se remirent en place, les réceptions recommençant. Cependant, Hinata avait de plus en plus de mal à renvoyer les ballons. Je regardai l'horloge, sur le mur du gymnase. Plus que 5 minutes avant que je puisse ouvrir l'enveloppe. Je reportais mon attention sur mon meilleur ami, qui rata une fois de plus sa réception.

« - Shoyo, mais qu'est-ce qui ce passe? Tu y arrivais parfaitement il y a 20 minutes !

- Go- »

Il ne put finir sa phrase, car ses yeux roulèrent en arrière. Je le rattrapai alors qu'il allait s'écrouler au sol, et une mousse blanche sortit de sa bouche. Il ne respirait plus.

« - Shoyo ! »