Note du 20 mai 2009 : Chapitre dédié à ma grande soeur qui a fait « l'ascension » le 11 mai dernier. C'était quelqu'un qui avait un grand talent pour les poèmes et je crois qu'elle va rester près de moi et m'inspirer. J'ai deux muses maintenant, Lorelei et ma soeur. Ne soyez pas tristes pour moi ou pour ma soeur, elle souffrait depuis des années, elle est bien maintenant, elle a retrouvé son chien Harley.

Pour la suite de mon opération à l'oreille, j'ai eu des soucis au réveil. Paralysie faciale à droite. Peux pas bien parler, manger et mon oeil me fait mal car il ne se ferme pas correctement. Je suis en arrêt jusqu'au 21 juin, je vais pouvoir me reposer et écrire si mon oeil le veut bien.

Disclaimer : Stargate Atlantis et les personnages étaient la propriété des créateurs de la série.

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- Quel est la situation Carson ? demanda Weir.

- Plus les heures passent, plus il y a de malades. Je vais finir par manquer de lits.

- Le Dédale n'est pas loin. S'il le faut ... Weir leva la main et écouta sa radio. Bien reçu Chuck. Carson, on vient de m'informer que Jumper 3 arrive avec l'équipe du Colonel Sheppard. Je vais appeler Caldwell pour qu'il pousse les moteurs du Dédale, leur infirmerie servira d'antenne relais.

- Espérons qu'elle ne serve pas de morgue.

Weir posa une main sur l'épaule du médecin chef et rajouta :

- Je sais qu'on va y arriver.

Elle sortit de l'infirmerie et Carson retourna dans son laboratoire pour faire des analyses de sang.

oOo

Quand l'équipe SGA1 entra dans l'infirmerie, elle vit le chaos, les aides-soignantes et les infirmières s'affairaient auprès des différents malades. Carson, qui surveillait l'arrivée de son équipe favorite, sortit de son laboratoire et parla avec le Docteur Vera. Il indiqua un lit pour Sheppard et fit lui même la prise de sang puis une infirmière déposa des poches de glace autour de John.

- On doit faire baisser sa température, sinon le cerveau ne tiendra pas le choc, dit Carson à SGA1. Je dois retourner à mon laboratoire pour les analyses, je vous tiendrais au courant. Euh ... où est Hunter ?

Rodney se retourna. Il n'avait pas vu qu'Hunter n'était plus à côté de lui. Le Lieutenant se tenait à côté d'un malade, lui tenant la main.

- Excusez moi Lieutenant, nous ne savons pas ce qu'est cette maladie, si elle est contagieuse, si mon équipe porte des masques ce n'est pas pour rien. Je vous demande de sortir de l'infirmerie.

- J'ai remarqué une marque sur son poignet ... c'est pour ça que je me suis approché.

- Faites voir ? Oui, c'est bizarre, j'ai l'impression que ... Adeline, apportez moi la loupe qui est dans le tiroir de mon bureau. L'infirmière arriva en courant avec la loupe. Carson se pencha sur le patient. On dirait une piqûre d'insecte ... Votre attention ! Regardez chaque patient si vous trouvez une marque bleue comme une varice avec un point rouge au milieu.

Quelques minutes plus tard le résultat tombait. Tous les patients portaient la même marque de piqûre, chacun à un endroit différent.

- Ca me rappelle quelque chose, déclara Ronon. Je sais que sur une planète inhabitée se trouve des insectes qui rendent malades. Ils sont petits, ils prennent un peu de sang et injectent à la place un poison.

- Oui, j'en ai entendu parler mais je croyais que c'était une légende, ajouta Teyla.

- Donc c'est comme un moustique version pégasienne ? questionna Rodney.

- Sûrement, mais comment soigner ça ? Vous savez s'il existe un remède ?

- Je crois. Si je me souviens bien il y a un peuple qui sait comment soigner ce genre de piqûre. Je vais voir Weir pour vérifier les dernières adresses composées, une équipe a sûrement ramené cette bête avec elle. Il faut prévenir tout le monde.

Ronon sortit de l'infirmerie, suivit de près par Teyla. Carson tenta de calmer le canadien qui commençait à avoir des sueurs froides.

- Docteur Beckett, je peux vous voir une minute ?

- Bien sûr Lieutenant, que puis je pour vous ?

- Je crois que j'ai un problème.

Hunter souleva son tee-shirt et montra une tâche bleue avec un point rouge au milieu.

- Non ! Pas toi ! râla Rodney. Il faut ... il faut que je sorte d'içi.

oOo

Cela faisait maintenant vingt minutes qu'Elisabeth avait fait un appel général demandant à tout le monde d'être prudent et de signaler toute bête volante non identifiée. Elle avait ensuite informé Carson que Ronon et Teyla étaient partis pour retrouver un remède contre ce genre de piqûre.

- Il faut absolument faire baisser la fièvre en attendant que le remède arrive. On doit aussi réhydrater ... Carson s'arrêta de parler et renifla. C'est ... c'est quoi cette odeur ?

La dite odeur accompagnait un canadien hypocondriaque. Celui ci s'aspergeait de produit anti-moustique.

- De la citronnelle ? Rodney, je pensais que vous étiez allergique au citron ?

- Oui, seulement si je l'avale. Et sachez cher médecin que la citronnelle ne vient pas du citron ! Ca vient ...

- Peu importe Rodney, je n'ai pas le temps en bavardage inutile.

L'écossais était à bout de nerf et avoir le scientifique dans les pattes ne l'aidait pas à se concentrer sur ses nombreux malades. Il regarda Rodney qui était vexé mais il savait qu'il oubliera ce petit incident rapidement.

Rodney s'approcha du lit d'Hunter et demanda à l'infirmière comment il allait. Elle lui répondit que la fièvre était montée très rapidement à 39.5 et qu'il dormait pour l'instant. Le scientifique prit une chaise et s'assit devant le lit. Il passa de longues minutes à observer son ami et parfois son regard partait en direction d'un autre lit où était couché Sheppard.

- Assieds toi près de lui Rodney.

- Rick ? Comment te sens tu ?

- Un peu ... non, beaucoup fatigué mais ça va. Va voir Sheppard, il a besoin de ton soutien, de ton amitié ...

- C'est toi mon ami. Lui, il n'est qu'un collègue.

- Il est plus que ça. J'ai bien senti l'animosité venant de lui dès que je suis arrivé. Il était jaloux de notre amitié. Regarde ce qu'il a fait aujourd'hui, il m'a intégré dans l'équipe pour cette mission.

- C'était parce qu'il ne savait pas ce qu'il faisait à cause de la fièvre.

- Tu as toujours réponse à tout, s'amusa Hunter. Tu es terrible. Il reprit un ton plus sérieux. Regarde-le, ensuite écoute ce que dit ton coeur et ta tête.

Rodney soupira, se leva et se planta devant le lit de John. Il n'avait jamais aimé voir les psychologues car avec eux il découvrait des choses sur lui qu'il n'aimait pas. Et à cet instant précis, c'est ce qu'il se passait. Il avait toujours refusé de s'attacher à quelqu'un, il avait trop souffert dans sa famille, au lycée, il préférait se mettre à dos tout le monde plutôt que d'avoir des amis. Hunter avait été le seul qui avait pu casser cette carapace.

Il attrapa le gant de toilette posé sur la tablette et le plongea dans le récipient d'eau froide. Normalement, c'était l'infirmière Tamara qui devait le faire mais celle ci était occupée à soigner un nouveau malade. Il essora le gant et le posa délicatement sur le front du militaire. Une alarme sonna quelques mètres plus loin et une armada d'infirmières s'afféra autour du malade dont le coeur lâchait. Rodney regarda le moniteur cardiaque de John, le coeur battait rapidement. Allait-il être le prochain à lâcher ? Il attrapa un glacon et il humidifia les lèvres du Colonel. Celui ci se passa la langue sur les lèvres et cligna des paupières. Il ouvrit les yeux et fixa Rodney.

- Vous êtes à l'infirmerie, le calvaire est bientôt fini, il faut tenir encore quelques heures et vous serez guéri. Le militaire ébaucha un sourire. John, j'aimerai vous dire quelque chose ...

Il fut interrompu par Carson.

- Rodney, Elisabeth vient de m'informer que Ronon vient d'arriver avec le remède ! Colonel, content de vous revoir parmis nous.

- Et l'alarme qu'on a entendu tout à l'heure ? s'inquiéta Rodney.

- C'est le sergent Sheridan, on a réussit à le stabiliser. Avec de la chance on n'aura aucune perte humaine à déplorer. Bon, Ronon arrive.

Rodney se reconcentra sur John. Ce dernier s'était rendormi mais sa main était posée contre l'avant bras du scientifique. Il regarda Hunter, celui-ci souriait. Rodney lui rendit son sourire. Il passa la soirée à s'occuper de John, jusqu'à ce que Beckett lui ordonne d'aller se reposer dans ses quartiers.

Après une longue douche chaude, Rodney s'allongea sur son lit et se remémora cette journée de dingue. Le moment qui revenait le plus souvent était celui où Rodney avait parlé à John dans la salle d'embarquement devant la porte des étoiles. C'était la première fois que Rodney l'avait vraiment regardé dans les yeux. C'était tellement irréel ... tellement magique ... Rodney frissonna et remonta la couverture jusqu'au menton. Il tenta de trouver le sommeil mais en vain. Quelque chose le troublait mais il n'arriva pas à mettre un nom dessus.

A suivre.