Note du 7 juillet 2009 : Comme les chaînes déprogramment pour diffuser les funérailles de Michael Jackson j'en profite pour écrire car désolé, c'était un grand chanteur mais bon, ça m'énerve tout ce battage médiatique. Qu'il repose en paix.
Note du 30 juillet 2009 : J'ai vexé mes muses avec ma colère contre Jackson ? Parce que pendant des jours aucune inspiration. Bon après un mois de mi-temps thérapeutique je me retrouve à nouveau en arrêt de travail car mon oeil n'a pas supporté le boulot sur ordinateur. Je commence à pouvoir sourire et la paupière du bas se soulève un peu. Encore deux ou trois mois minimum de rééducation.
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- Qu'est ce qui c'est passé ? Rodney a été un véritable héros, il m'a sauvé la vie. On partait en hélicoptère pour la base russe quand le moteur a eu des soucis. On s'est écrasé sur un flanc de montagne, puis une avalanche a enseveli l'hélicoptère, on était dans la merde la plus totale.
- Et comment vous en êtes vous sorti ?
- L'obstination et l'ingéniosité de Rodney ... au départ nous étions trois, mais le pilote est mort sur le coup et moi je me suis réveillé dans un sale état. Je ne sentais plus rien en dessous des hanches et je crachais du sang. Nous étions protégés par la coque de l'appareil mais le froid qui y régnait ... Rick eut un frisson ... Rodney avait très mal à la tête mais comme mon état était pire que le sien il n'a rien fait paraître, pourtant il était gravement blessé. Nous n'avions plus de radio, plus aucun appareil en état de fonctionner, et limite en état d'hypothermie. Rodney a tenté pendant plusieurs heures de réparer la radio avec tous les éléments en sa possession dans l'hélico. Un véritable ingénieur. Plusieurs fois j'ai perdu connaissance mais Rodney m'a réveillé et m'a fait parler pour pas que je m'endorme. Je lui ai raconté ma vie, lui la sienne. Vers deux heures du matin, soit 14 heures après le crash il a eu quelqu'un de la base et un système de balise qu'il avait fabriqué ... ne me demandez pas comment il l'a fait ... bref vers deux heures du matin les recherches ont commencé pour nous retrouver. Mais entre la nuit et une tempête, il fallait pouvoir tenir. Alors Rodney s'est couché contre moi pour me réchauffer. John serra les dents tellement fortement que sa machoire émis un « crac » ce qui n'échappa pas à Rick. C'était juste pour que je ne souffre pas d'hypothermie ... pas autre chose ...
- Je n'ai rien dit, je l'ai bien compris.
- Okayyyyyy ... répondit Hunter avec un début de sourire. Pour en revenir à mon histoire, la nuit a été terrible, nous souffrions tous les deux, le froid était intense mais grâce à notre soutien respectif nous avons tenu le coup. On nous a retrouvé et on nous a emmené dans une base militaire en Finlande, proche de la frontière russe. Vu mon état de santé il me fallait plus qu'une infirmerie.
- Des blessures graves ?
- Fracture du bassin, écrasement de disques lombaires, un rein très abîmé ... pendant des mois, à l'hopital, je suis resté allongé, j'avais les jambes relevées, attachées à des cables, ensuite c'est les séances de kiné qui sont une véritable torture, toute la rééducation pour réapprendre à marcher, les jours optimistes suivis de jours pessimistes ...
- Rodney était près de vous ?
- Dans les premiers temps nous étions dans le même hopital, ensuite il est rentré au canada, mais il me parlait tous les jours avec messenger, il m'occupait l'esprit, il me remotivait quand je perdais espoir. C'était génial, tous les matins j'avais un mail de sa part, il me demandait comment j'allais, il me racontait ce qu'il faisait, où il en était dans sa rééducation ...
- Il a été gravement blessé lui aussi ? questionna John.
- Quand nous étions dans l'avion et qu'il s'affarait à réparer la radio, j'ai remarqué un problème au niveau de son visage. Sa lèvre tombait à gauche, il avait du mal à parler et quand il fermait son oeil gauche, il ne le fermait qu'à moitié. Quand il est arrivé à l'hopital le diagnotisque est tombé. Fracture du rocher, c'est l'os qui se trouve derrière l'oreille, c'est la base du crâne, et cette fracture a entrainé une paralysie faciale (1) à gauche. Si vous le regardez aujourd'hui vous voyez qu'il garde encore des séquelles, sa bouche tombe un peu quand il sourit.
- Je n'avais jamais remarqué ça, admit John. Je ne fais pas assez attention à lui, je le connais peu, et c'est de ma faute.
- C'est parce que vous n'êtes pas proches, je suis sûr que ça va bientôt changer tout ça. Aucun de vous n'ose aller vers l'autre, apprenez à le connaître vous allez adorer le cotoyer un peu plus et je suis sûr qu'il sera plus concilliant, plus tranquille. Regardez les jours que vous avez passé à l'infirmerie après le passage du moustique pégasien ! Il est venu vous voir tous les jours, vous ne vous êtes pas disputés, je suis sûr que vous avez apprécié ces moments passés à deux.
- Oui, c'est un peu pour ça que je suis resté plus longtemps que prévu à l'infirmerie, je ne voulais pas revenir dans la relation « collègues de travail ». John eut un moment d'hésitation et finalement il posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment. Ne me répondez pas si je suis indiscret, mais ... que vous lui avez vous offert le soir de son anniversaire et ... et ... pourquoi aviez-vous le pantalon baissé jusqu'aux chevilles ?
Hunter tourna la tête vers son supérieur et le regarda droit dans les yeux, du moins il tenta car la nuit étant tombée seules les lumières de la ville éclairaient un peu le balcon. Pour lui la relation entre john et rodney était une énigme et tout comme son homonyme de série télé il allait faire une enquête approfondie là-dessus.
- Si je vous réponds, vous me promettez de répondre FRANCHEMENT à une seule question ?
Sheppard sentit les poils de son cou se hérisser, son rythme cardiaque s'accéléra et une boule dans l'estomac fit son apparition. Etait-ce un piège ? Où le lieutenant voulait en venir ? Et si il lui demandait la nature de ses sentiments pour le canadien, pouvait-il le dénoncer à l'état major sans faire du mal à son meilleur ami ? Et si ...
- Colonel ? Toujours avec moi ?
- Hein ? oui. Je réfléchissais.
- J'ai vu ça. Alors ? Qu'elle est votre réponse ? Pour vous rassurer cette conversation restera personnelle et confidentielle.
John avait tapé dans le mille, il allait devoir répondre dans quelques minutes à une question sur ses sentiments envers Rodney, ou un truc de ce genre.
- D'accord, vous me répondez et ensuite vous pouvez me demander ce que vous voulez, mais attention, une seule question.
- Marché conclu. Donc, le cadeau que j'ai offert à Rodney c'est ma médaille d'or aux jeux paralympiques d'Athène en 2004. C'est grâce à son soutien que je me suis battu pour remarcher, et quand j'ai couru le 1500 mètres je l'ai fait pour lui. Cette année là les U.S.A. ont gagnés 27 médailles d'or. (2)
- Bravo, vous avez eu beaucoup de courage. Et c'est un beau geste de l'avoir offert à Rodney.
- Il a été très ému, il a voulu me la rendre mais j'ai insisté. En ce qui concerne l'histoire du pantalon ... c'est tout simple. Je lui montrais mes cicatrices, celles après l'accident et une que j'ai à la cuisse après un combat au corps à corps en afghanistan dans la région de Baghran. Elle est grande comme ça.
Hunter plaça ses mains sur sa cuisse pour délimiter la longueur de cette marque de guerre. John sourit, il avait été jaloux et avait mal interprété les évènements et avait mis en péril sa fragile amitié avec McKay.
- Maintenant Colonel, ma question. John acquiesça. Quels sont la nature des sentiments que vous éprouvez envers Rodney.
Voilà, la bombe était lâchée, hiroshima mon amour ou l'amour impossible entre deux êtres, coupables de cet amour interdit, punis par la communauté, arrachés l'un à l'autre au nom de la sainte morale ... John se sentait comme ça, coupable.
- Et bien ...
Les portes du balcon s'ouvrirent sur Beckett, ce qui coupa John dans ses aveux. Les deux militaires se levèrent, le médecin s'approcha d'eux.
- Sauvez par le gong Colonel, murmura Hunter.
- Ah ! Je vous cherchais. Nous avons terminé les examens médicaux, et j'ai préféré mettre Rodney dans un coma artificiel pour qu'il ne souffre pas.
- Il va s'en sortir ? demanda Hunter.
- Euh ... je ne vais pas vous mentir. Le pronostic vital est engagé, mais s'il passe la nuit il aura peut être une chance d'être sauvé. Ce qui m'inquiète c'est la commotion cérébrale, il peut faire une hémorra ...
Les mots moururent dans la gorge du médecin, il soupira et posa une main tremblante sur sa bouche. John s'approcha de lui et l'enlaça.
- Rodney est quelqu'un de fort, il va se battre et il va guérir. Ce n'est pas ce soir qu'on va le perdre, ce n'est pas inscrit dans sa destinée.
- J'aimerai bien être aussi optimiste que vous Colonel, j'en ai vu des hommes et des femmes mourirent depuis que je suis dans cette galaxie, mais là, c'est un grand ami, mon meilleur ami ...
- Je sais Carson, et Rodney le sait aussi. Il faut qu'il sente qu'on croit en lui, il a toujours besoin d'être rassuré, et ce soir nous allons rester près de lui pour lui prouver la force de notre ... amitié.
- Merci Colonel. Les deux hommes se séparèrent. Vous avez raison, nous allons rester près de lui ce soir. Vous venez ?
- Oui, on arrive. John posa une main sur l'épaule d'Hunter. J'ai encore une ou deux choses à dire au lieutenant et on vous rejoint. J'ai promis de vous répondre, dit John à Rick une fois la porte du balcon fermée. La nature de mes sentiments ? Je ne sais même pas moi même ce que je ressens. Comment mettre des mots là-dessus ? Depuis votre arrivée, j'ai été jaloux de voir la complicité qui existait entre vous, je l'ai toujours considéré comme mon jouet, mon scientifique mon ... précieux. John sourit à cette référence au film « Le seigneur des anneaux ». Je suis comme le personnage de Gollum obnubilé par l'anneau sacré. Jamais je n'ai chercher à en savoir plus sur l'être humain ... Finalement ... je pense que ce n'est pas de l'amour que je ressens mais plutôt une attirance.
- Merci de m'avoir répondu franchement. Maintenant, si on allait voir notre ami ?
Les deux hommes se dirigèrent vers l'infirmerie. Carson les attendait déjà et avait installé des sièges autour du lit du canadien. La nuit se passa sans problème, pas d'alertes médicales, ils parlèrent toute la nuit de leur ami commun. Plusieurs fois, John perdit le fil des conversations entre Carson et Rick, il était trop occupé à observer Rodney et à écouter bips symbolisant les battements de coeur sur le moniteur cardiaque. Bip, bip, bip, baboum, baboum, baboum. Le coeur de John se cala à celui de Rodney, leurs coeurs battèrent à l'unisson. Baboum ... baboum ... baboum ...
A suivre. Pas d'inquiétude ce n'est pas une deathfic, mais j'en prépare une ...
(1) Et oui, je parle d'un sujet que je connais TRES bien. J'ai toujours dit que David H. a dû avoir une paralysie faciale car sa bouche est tordue. Je maintiens ce que je dis encore plus aujourd'hui.
(2) L'apparition de McKay dans SG1 est dans l'épisode « 48 heures » diffusé en 2001. Donc il part normalement pour la russie début 2002. Les J.O. de Salt Lake City étant en hiver 2002 je trouve que ce serait trop tôt pour Hunter de participer aux J.O. donc c'est pourquoi j'ai choisi Athène en 2004. J'ai préféré vérifier les dates pour être plausible.
