Titre: Tel un doloris.
Entraîneur: pomme-violette
Disclaimer: Univers et personnages empruntés à J. K. Rowling.
Equipe/Joueur(s): Adrian Pucey
Catégorie: Jeu de l'oie
Numéro de case: 17
Intitulé de case: "Arnaque aux joueurs"
Rating: K

Note de l'entraîneur:

La veille, Adrian Pucey -d'humeur romantique- avait chuchoté à l'oreille de sa petite amie que ce qui lui manquerait le plus à la fin de l'année scolaire serait sa présence près de lui. Ce qui avait fait rougir Mandy.

De baguettes en chaudrons, elle lui avait demandé ce qu'il quitterait bien volontiers le temps des vacances. A ce moment là, il avait naïvement dit « les cours » et « les parchemins à remplir à la dernière minute ».

Pourquoi naïvement ? Tout simplement parce qu'il avait oublié la pire chose qu'il puisse lui arriver à Poudlard. Une rencontre avec Peeves dans un couloir désert ? Non. Une retenue à récurer une salle de cours inutilisée depuis des siècles avec pour seule compagnie Rusard ? Non plus. Se faire renvoyer chez lui ? Si seulement !

Il avait pour habitude d'appeler cette chose monstrueuse « séance de doloris » étant donné que les entraînements de l'équipe de Quidditch de Serpentard ressemblaient à s'y méprendre aux séances de tortures qu'infligeait au sommet de sa gloire le Seigneur des Ténèbres à ces disciples incompétents.

En effet, le capitaine – Marcus Flint- agissait lui aussi en tyran : il ordonnait et les autres devaient s'exécuter sans jamais protester sous peine d'être sévèrement corrigé magiquement ou non. Il n'était pas rare qu'un joueur rentre dans la salle commune – quand il avait eu la chance de ressortir de l'entraînement en un morceau plus ou moins intact- complètement épuisés et endoloris par les exercices physiques imposés par leur despotique capitaine, frigorifié lorsqu' arrivait les premiers gèles de l'hiver écossais, etc.

En ce Dimanche, alors que le Soleil n'avait pas encore pris la peine de pointer le bout de sa baguette, Adrian se rendit compte à quel point il avait pu ce tromper : Flint, sous prétexte de pratiquer pendant que tous les ennemis de leur noble équipe dorment comme des imbéciles au lieu de les espionner, était venu le réveiller dans son dortoir à 4h00 du matin. Est-ce que vous vous rendez compte du traumatisme qu'une telle vision peut provoquer chez un esprit aussi fragile que le sien ?

Il s'était bien fait avoir : personne ne l'avait prévenu de tous les inconvénients – et Salazar qu'ils sont nombreux !- qu'impliquerait son adhésion à l'équipe de Serpentard !

Pourquoi le choixpeau ne l'avait-il pas envoyé dans une autre maison ? Il refusait de s'imaginer à Poufsouffle, question de fierté : ils ne gagnaient jamais leurs matches ! Gryffondor n'était pas la meilleure équipe pour lui puisque le fanatisme de Dubois paraissait être d'intensité identique voire supérieure à celui de son propre capitaine ! Il ne restait plus que Serdaigle. Certes l'équipe de Serdaigle était moins prestigieuse que la sienne mais les joueurs de Davies ne semblaient pas se plaindre de lui.

Et en plus, ça lui aurait évité d'être mal à l'aise avec Mandy au vu du dernier plan de Flint. Lorsque ce dernier les avait retenus de commencer l'échauffement, Adrian s'était demandé quelle idée de « génie » sa Majesté avait bien pu encore trouvé.

En fait, il n'y avait pas eu de nouveautés : il fallait anéantir l'adversaire par tous les moyens et la séance d'entraînements serait pour la première fois entièrement consacré aux divers moyens d'y parvenir.

Pendant trois heures, ils avaient donc répétés -encore et encore - des mouvements interdits par les règles du Quidditch tels que le hochequeue ou encore le pique-souaffle (dont le contre sort était dur à maîtriser), tout en essayant au maximum de ne pas se faire remarquer par l'arbitre joué ici par Marcus « parce que tricher était une chose, se faire prendre en était une autre ! »

Jusqu'à présent, Adrian s'était toujours soucié de la mauvaise réputation de sa maison comme de sa première chaussette mais il avait surpris une conversation entre des Serdaigle qui l'avait fortement déçu : Cho Chang médisait sur leur compte et sa chère Mandy n'avait même pas essayé de le défendre ! Elle avait même l'air d'approuver alors que lui avait au moins la décence de grommeler faiblement lorsque ces camarades critiquaient certaines Serdaigle de leur année !

Puisque tout le monde – y compris sa petite amie- s'attendait à ce qu'il se comporte comme une brute épaisse et en véritable tricheur, il n'allait pas les décevoir au prochain match !

Au Quidditch comme à la guerre, tous les coups sont permis !