Disclaimer : Les personnages ainsi que l'univers d'Harry Potter appartiennent à JKR
Warning : L'histoire met en scène des relations à caractère homosexuel , rating M. Si vous êtes homophobe ou trop jeune , ne lisez pas cette fic.
Chapitre 2 : Vous voulez boire un verre professeur ?
Il toqua à sa salle de classe. On mit plusieurs minutes avant de venir lui ouvrir, Snape se trouvant dans l'annexe à côté (son bureau et laboratoire personnel).
« Oui Potter, que puis je faire encore pour vous aujourd'hui ? »
« Vous en avez bien fait assez au contraire…vous m'avez sauvez la vie ! »
« N'exagérons rien Potter » Sa voix était toujours aussi monocorde.
« Je n'exagère pas. Si vous n'étiez pas arrivé je serais sûrement en bouillie à l'heure qu'il est. Ce petit séjour pendu au milieu du vide m'a fait beaucoup réfléchir. »
« Tient donc… » se moqua Snape.
Notre petite star prendrait elle du plomb dans la cervelle ?
« J'aimerais beaucoup vous remerciez comme il se doit. Je n'ai ni médaille ou coupe, encore moins de précieux objets qui vous serez utiles, alors j'aimerais simplement vous invitez à boire un verre. »
Ça lui était venu, comme ça, au beau milieu de la conversation.
Formuler à haute voix ça rend pas pareil quand même…ça parait carrément indécent oui !!
« Hum, je ne sais pas quoi dire. Enfin, je veux dire non, bien sûr que non ! » Snape avait l'air déboussolé tout d'un coup.
Ha ! Je l'ai séché ! Harry souriait intérieurement.
Puis il se reprit, adoptant son habituel ton froid :
« Potter, je suis votre professeur. Les enseignants et les élèves ne vont pas boire des verres ensemble. »
« S'il vous plait, ma requête n'a rien d'inconvenante. J'aimerais simplement vous offrir un verre. Je vois là l'occasion rêver d'enterrer la hache de guerre entre nous. Le mois d'avril a débuté, ce qui veut dire que l'année scolaire est bientôt finit. La bataille contre le Mal est elle définitivement terminée. Alors pourquoi continuerions-nous à nous haïr ? Pour de mauvaises raisons qui plus est. Je voudrais que vous me laissiez une chance de vous montrez qui je suis réellement. Vous avez eu la possibilité de me prouvez cette après midi que vous étiez quelqu'un de bien…quoiqu'au fond de moi je n'en ai jamais douté… »
Harry se perdit un instant dans ses pensées tandis que Severus Snape le fixait, les yeux ronds comme des Bavboules.
Jamais je n'aurai pensé qu'il pouvait être aussi mature. Courageux, certes – quoi que inconscient parfois, comme en cet instant – mais aussi réfléchi…ça non ! C'est vrai que ses attitudes infantiles m'ont toujours agacées au plus au point, son arrogance, j'en passe et des meilleures.
Mais c'était il y a longtemps je dois le reconnaitre. Depuis la guerre, il n'est plus le même…Qui serait le même si à 17 ans, le monde entier reposait sur ses épaules…Et depuis la rentrée, il est d'une politesse et d'une attitude exemplaire, même pendant mes cours.
Et s'il avait vraiment changé ? Moi quelqu'un de bien ? Salazard il a perdu des neurones en haut de la tour ?
« Tout ça pour vous dire que je souhaiterais vous démontrer que je suis aussi quelqu'un de bien. Il y a une sortie organisée à Pré-au-Lard samedi prochain. Si vous acceptez ma proposition, nous pourrions peut être discuté de ça de manière plus approfondie. Qu'en dites-vous ? »
« Et si je refuses ? » Snape avait plissé les yeux et attendait impatient sa réponse.
« Tant pis…Je ne vous harcèlerais pas, si c'est de ça dont vous avez peur. Je respecte votre décision, vous êtes et restez mon supérieur. Je trouverais juste ça…dommage. »
Il souri faussement et tapota de la main sur une table près de lui.
Il va dire non c'est sûr…Au moins j'aurai essayé…Pourquoi je veux absolument faire ça d'ailleurs ? Il vaudrait peut être mieux qu'il refuse en fait…Oh oui, il vaudrait mieux ! Sinon je vais me retrouver à boire un coup avec mon professeur de potions ! Avec Severus Snape !
Il entendit un long soupir suivit d'un : « J'accepte Potter. »
« Pardon ? » s'étonna Harry.
« J'accepte. Ne me faite pas répéter encore une fois ou je change d'avis ! »
« A samedi alors ! Enfin à mardi d'abord, en cours ! »
Puis le Griffondor partit, presque sautillant, se demandant pourquoi cette nouvelle le rendait aussi jovial.
La mine réjouit du jeune homme fit se demander à Severus si il avait bien fait d'accepter.
Samedi arriva vite et Harry avait parlé de son « rendez-vous » à ses amis.
« T'es dingues ?! » Ron ne cessait de répéter cette phrase, comme un leitmotiv.
« Moi je trouve que c'est très bien. Harry peut être fier d'avoir pris une initiative comme ça. C'est très adulte de sa part de vouloir s'expliquer avec le professeur Snape. »
« C'est inconscient et suicidaire ! Il va te faire exécuter au détour d'une ruelle. »
« Ron, si il avait voulu me tuer, il aurait très bien pu dimanche dernier. »
« T'es dingue. » conclu son ami, encore une fois.
« Bonne chance Harry, je suis sûr que ça va bien se passer. Promis on en parle à personne. »
Ils partirent main dans la main et il entendit le rouquin dire une fois de plus : « Dingue ! Maboul je te dis ! »
Il ne savait pas quand allait le rejoindre son professeur. Ni où ils iraient d'ailleurs. Par précaution, il attendait devant La Tête de Sanglier. Ce ne serait certainement pas du goût de Snape de s'afficher aux Trois Balais, devant une foule d'étudiants.
En fait, il se demandait même si il allait venir. Au moment où il commençait à désespérer, un bruit de cape se fit entendre derrière lui.
« Bien Potter, c'est l'endroit le plus approprier il me semble. » Il le regardait de haut, dans ses longues robes noires.
Avec tout le courage qu'un Griffondor pouvait, il sourit au Serpentard avant d'entrer dans le pub. Une épaisse fumée tamisait le plafond et les rares personnes présentes observèrent avec méfiance les nouveaux venus. Une fois que Snape fut entré, tout les visages s'abaissèrent et retournèrent à leurs discussions. Harry prit soin de choisir la table la plus au fond et la plus éloignée de toutes.
Abelforth arriva, les toisant de ses profonds yeux bleus.
« Salut gamin. »
« Bonjour. » Il sourit là encore avec difficulté.
« Snape. » lâcha le vieil homme d'un mouvement de tête.
« Abelforth, quel plaisir… » dit l'interpellé, d'un air mauvais.
« Je vous sers quoi ? »
« Une Bièraubeurre pour moi. » Harry savait qu'elle ne serait pas aussi bonne que celle de Rosmerta, mais bon, il s'en contenterait.
« Un Whisky pur Feu. »
Le patron s'éloigna et Snape demanda :
« Alors, Potter…Maintenant que nous sommes ici, de quoi voulez me parlez ? »
Harry lui expliqua que, malgré ce que Snape voulait entendre, il n'était pas une personne arrogante. Il osa même lui raconter son enfance, sans pourtant se faire passer comme une pauvre victime.
Ne pas savoir qu'on est un sorcier, qu'on possède un don précieux ! C'est intolérable, presque autant que de devoir dormir dans un placard !
La conversation chauffa à deux ou trois reprises, et dura au moins une bonne heure. Lorsque les deux hommes furent à court d'arguments, le sujet dériva quelque peu.
« J'aimerais bien devenir professeur, comme vous. Enfin, pas comme vous. »
« Et pourquoi donc, pas comme moi ? Je suis un mauvais enseignant c'est cela ? »
« Ah non non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Je ne veux pas enseigner les potions c'est tout. Plutôt les Défenses Contre les Force du Mal. »
La conversation dura une bonne heure de plus, plus détendue cette fois.
« Bien, il est temps de rentrer je pense. »
La douceur du printemps les enveloppa quand ils sortirent du bar. Une vague odeur de fleur vint rafraichir leurs narines, exposées trop longtemps à la fumée de cigarette.
Il n'y avait plus d'élèves dans les rues de Pré-au-Lard ; l'heure autorisée était passée depuis une bonne demi-heure.
« Il était temps de rentrer. Vu que je vous ai mis en retard, vous ne serez pas sanctionné pour être arrivé après l'heure au château. »
Harry ne répondit rien.
Ba tient, manquerais plus que ça !
Il reconnu alors une silhouette familière.
« Harry, ça faisait longtemps ! » Olivier Dubois lui bondit dessus, le prenant dans ses bras.
« Oui c'est vrai… » Il le repoussa gentiment, gêné de l'attitude son ex petit ami.
« Oh bonjour professeur Snape. »
« Dubois… » cracha Severus.
« Dis Harry, je me disais…On pourrait sortir un soir si tu veux ? »
Snape était exaspéré.
Non mais ça va maintenant ! On ne me fait pas attendre de la sorte, je ne suis pas la potiche quand même ! Dubois a l'air de beaucoup apprécié Potter, beaucoup trop même…
« Non merci Olivier, c'est gentil mais non. Excuse moi je dois rentrer. »
Mais Olivier ne se poussa pas et pris Harry par les épaules pour l'emmener avec lui.
« Je t'ai dit non, tu es sourd ? »
Devant le regard noir de Snape, l'ancien élève partit dans la direction opposée déçu et fâché.
« Excusez-moi…Olivier Dubois est…mon ex petit ami. Je lui ai déjà dit cent fois que s'était finit, il s'acharne comme un diable. »
« Vous êtes… » Severus ne finit pas sa phrase, choqué par cette révélation.
Potter…gay ! Ca alors ! Eh bien j'en aurai plus appris en une journée qu'en 7 ans. Ce garçon est incroyable…Et il a une sacrée répartie. Je ne me suis pas ennuyé une seconde depuis qu'il est là. Il est totalement différent lorsqu'il n'est pas avec ces autres bêtas de Griffondor…
« Oui gay. Cela vous pose-t-il un problème professeur Snape ? Si oui, je suis au regret de vous annoncé que notre conversation s'arrête là. » Il était très sérieux, l'air grave.
« Bien sûr que non. Je ne suis pas aussi étroit d'esprit. Mais surtout je me fiche éperdument de savoir avec qui vous sortez Potter. Dubois ou un autre, ça m'est égal. »
« Eh bien, pourquoi souriez vous ? » continua l'ancien Serpentard en voyant les lèvres étirées de son jeune élève.
« Pour rien Monsieur…pour rien. »
Ils marchèrent côte à côte encore quelques rues, sans rien dire. Chacun voulait savourer ce bref moment de tranquillité, hors du temps, si inattendu.
Si bien… se dit le brun.
Le Griffondor avait sourit car les remarques cinglantes de son professeur lui paraissaient tout autre. Elles ne l'effrayaient plus. Après cette discussion, Harry avait trouvé Snape d'une compagnie…agréable à sa grande surprise. Le message qu'il avait voulu faire passer n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et il savait que son enseignant le respectait désormais.
Il trouvait que les pics qu'il lui envoyait ressemblaient plus à un jeu qu'autre chose. Il s'était régalé de leur conversation tumultueuse ; il n'avait pas eu d'échange aussi intéressant depuis longtemps.
Et il n'était pas le seul à penser comme cela...
(à suivre)
