Disclamer: Kubo-sensei ne m'a pas donner les droits de Bleach, ils sont donc toujours à lui (malheureusement pour moi, heureusement pour les personnages).

Résumé:Yuki, le frère d'Ichigo, est projeté dans le passé alors que la guerre contre les Arrancars vient juste de se terminer. A peine arriver, il va vite comprendre qu'il n'est pas au bout de ses peines.

Bon, alors, je crée encore mon propre perso. Mais bon, je trouve ça tellement plus facile. Pour les insurgés au fond qui réclame la suite de «l'amour du basket», «Juste moi» et «Chaos céleste», je travaille dessus, mais j'ai eu envie d'essayer un autre fandom. Et quoi de mieux que celui dont je re-re-re-re-regarde l'animé (en attendant la suite du manga)? Bref, ne vous inquiétez pas, ça va venir, j'ai déjà la moitié du chapitre 22 de l'amour du basket.

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Chapitre 1: L'entrée à l'Académie Shin'ou

Lorsqu'il ouvrit les yeux, Yuki se trouvait dans un lit. Un lit très confortable. Trop confortable pour là où il s'était endormit. De toutes façons il n'yavait même pas de lit là où il s'était endormit!Et il n'avait plus mal. Plus vraiment, tout au moins. Les blessures faites par Grimmjow et Ulquiora au Hueco Mundo ne guériraient jamais tout à fait. Et il était évident pour quiconque les voyait qu'il s'agissait de torture.

«Tu es enfin réveillé.»

-Qui est là?

«Ne parles pas à voix haute. Je suis le Roi Spirituel. Mon esprit est immatériel. Je t'ai permis de réaliser ton souhait. Il y a deux règles que tu dois respecter. La première, pendant au moins une année, personne ne doit se douter d'où tu viens. Et la deuxième, les Vizards doivent voir le jour.»

«Je vois. Je ferais en sorte que cela se produise, donc. Mais, et si ils se font à nouveau exécuter?»

«A toi de l'empêcher.»

Super, vraiment super. Comment allait-il bien pouvoir faire? Où était-il? Et surtout, quand était-il? Le jeune brun soupira. Selon l'époque, et vu sa très forte ressemblance avec son cousin Shiba, puisqu'il était le portrait de son frère en plus jeune, il pouvait toujours être recueillit par eux. Mais comment leur expliqué d'où il venait?

La porte s'ouvrant le sortit de ses pensées, et il ferma les yeux pour faire croire qu'il dormait encore et ainsi gagner un peu de temps. Peine perdue, puisque le nouveau venu vint s'asseoir à côté de son lit.

-Je t'ai vu, tu sais, lui apprit une voix masculine. Allez, ouvre les yeux, je ne vais pas te manger.

Yuki ouvrit donc les yeux pour tomber sur Kaien. Celui-ci lui sourit doucement et se pencha un peu pour vérifier qu'il n'avait pas de fièvre. Sous son regard interrogateur, le plus vieux expliqua qu'il avait eu de la fièvre toute la nuit et qu'il avait délirer.

-Bien, maintenant que tu as ouverts les yeux, j'aimerais au moins savoir deux trois petites choses. Comment t'appelles-tu?

-Shiba Yuki.

-Nous avions déjà supposé que c'était le cas. Quel âge as-tu?

La question plongea Yuki dans une grande réflexion. Il ne pouvait pas dire quinze ans, il ressemblerais à un petit enfant sinon. L'âge était relatif ici, mais tout de même pas à ce point.

-Je ne sais pas, hésita-t-il. Je ne me souviens pas.

-De quoi te souviens-tu?

-De quelques visages, mais je ne sais pas qui c'est. Je me souviens...non, rien, c'était un cauchemard.

Le plus vieux inspira et se redressa. Il semblait partagé. Devait-il dire que c'était peut-être un souvenir, puisqu'il avait été trouvé baignant dans son sang et inconscient dans le Rukongai? Ou lui demander s'il savait comment il était arriver ici? De son côté, Yuki espérait bien réussir à tenir la ligne de conduite de l'amnésie aussi longtemps que possible. Ce serait un très bon moyen de ne pas avoir à s'enfoncer dans des mensonges, et ainsi, ne pas risquer de se contredire lui-même. Urahara lui avait apprit qu'un bon mensonge devait ressembler autant que possible à la vérité. S'il ne se souvenait pas, il ne risquait pas de faire d'erreur, au moins.

-Te souviens-tu comment tu es arrivé ici?

-Non. Je sais que je me suis évanouie. Et après, j'étais ici, dans ce lit.

-Bon d'accord. Moi, c'est Shiba Kaien, je suis à la tête du clan Shiba. Peut-être quelqu'un se souvient-il au moins un peu de toi. Ou alors tu es le fils de l'un de ceux qui partent et ne reviennent pas pendant des siècles. Ça arrive, parfois. Ils reviennent en général avec toute un tripotée d'enfants. Au moins, ils sont heureux. Tu avais un zampakuto avec toi. Tu te souviens de quelque chose à son sujet?

-Non. Pas vraiment. Une voix qui voulait me parler, mais je n'entendais jamais rien.

-Donc tu ne l'as pas encore libérer. Si tu veux, je vais t'inscrire à l'Académie Shin'ou. Tu apprendras à devenir shinigami, si ça te dit. Ou alors, tu reste là, et tu fais ce que tu veux.

-Je veux bien aller à l'Académie. Et vous...

-Tutoie moi, je ne suis pas si vieux, et puis, on est cousins.

-D'accord. Donc, toi, tu y as été?

-Oui, je n'y ai fais qu'un an, j'ai eus mon diplôme en avance, mais je m'y suis plutôt bien plu.

-Donc, tu es shinigami.

-Oui. Je suis lieutenant de la treizième division. Si tu as besoin de quoi que ce soit, surtout, n'hésite pas. Ni moi ni mon capitaine ne te refuserons une oreille attentive.

-Je m'en doute bien, marmonna le petit brun.

-Quoi?

-Non rien.

C'est ainsi que commença son quotidien de noble amnésique. Il pouvait sans problème faire ce que bon lui chantait, enfin, dans la limite de ce que Kukaku avait décidé qu'il pouvait durant sa convalescence. Ce matin, il attendait sagement qu'un médecin vienne le voir. C'était son premier examen depuis son réveil, et le dernier normalement. Il allait vraiment mieux, et ce sentait la capacité de faire pleurer Kodomo no Hyobaku, son zampakuto. Mais comme il n'était pas sensé l'avoir desceller, il se contentait d'attendre.

«-Ouais, mais on s'ennuie, nous!

-Arrête de râler, Kodomo, tu sais bien que Yuki ne peut pas nous libérer maintenant. Il est trop tôt, cela serait suspicieux pour les autres, alors qu'il a dit qu'il ne nous entendait pas.

-T'aurais pu dire qu'on était deux, d'ailleurs!»

Le jeune soupira. Bien sûr qu'il savait qu'ils tournaient en rond comme des lions en cage dans son monde intérieur. Ce n'était pas de sa faute à lui, tout de même!

Avant qu'il n'ait pu se mettre en colère, les deux autres continuant de se disputer allègrement dans son esprit et lui tapant sur le système, la porte s'ouvrit sur Kaien et une seconde personne qui laissa Yuki soufflé. Alors comme ça, il avait été soigné par nulle autre que Unohana-taicho! Il ne savait pas si il devait en être flatter ou au contraire s'inquiéter des implications quant à son réel état de santé.

-Ohayo, Shiba-kun. Comment te sens-tu?

-Incroyablement en forme. Vous pourriez le dire à Kaien et Kukaku-nee, madame?

-Yuki, je te présente Unohana-taicho, le capitaine de la quatrième division. Pas madame.

-Ah, pardon. Pourriez-vous le dire à Kaien et Kukaku-nee, taicho?

Alors que Kaien semblait partagé entre faire une attaque et étrangler son jeune cousin, le capitaine rit doucement. Puis elle s'avança jusqu'au lit.

-Je ne le dirais que si je juge que tu vas bien, Shiba-kun.

Le plus petit à la peau pâle soupira mais se laissa faire quand la femme commença à l'ausculter.

-As-tu mal quelque part.

-Non.

-Pourtant, je sens une perturbation de ton reiatsu au niveau de ton épaule gauche.

-J'ai pas mal, ça tiraille à peine.

-Je vois. Et ta hanche?

-Je ne sens plus rien.

-Tu avait également un certain nombre de marque du as des coups répétés, as-tu mal?

-Non.

-Shiba-fukutaicho, il est apte à reprendre ses activité habituel. Son épaule ne guérira jamais plus que maintenant, malheureusement, inutile d'attendre plus. Seulement, son rapport à la douleur semble biaisé. Son reiatsu m'indique que ce ne sont pas de simples tiraillements à l'épaule, mais il le perçoit sans doute ainsi.

-Peut-il entrer à l'Académie Shin'ou?

-Oui, s'il le désire.

-Bien, merci, Unohana-taicho.

Les deux adultes partirent, et le jeune homme attendit d'être sûr de ne plus les entendre avant de se mettre à faire la danse de la victoire tout seul. Enfin, il ne serait plus surveillé toute la journée et même la nuit par la sœur de Kaien. Même Ganju le plaignait, franchement. Et peut-être pourrait-il enfin rencontrer le reste de sa famille. Le clan Shiba était très étendu, mais il ne connaissait pour l'instant que ses cousins. Kukaku lui avait dit que la plupart se feraient tuer par ordre du Central 46, parce qu'ils gênaient Aizen. Il allait peut-être le tuer, purement et simplement. Et ça éviterait à Ichimaru de se retrouver piégé par le mégalomane en puissance. Il devait déjà avoir commencé à l'observer. Il ne savait juste pas encore qu'il mourrait en tentant de le tuer et de toutes façons, n'y arriverait pas. Yuki ne voulait pas voir à nouveau Matsumoto effondrée pleurant la perte de son ami d'enfance.

Lorsque Kaien revint, le jeune homme était sagement assis sur son lit, mais ses cheveux dans tous les sens lui attirèrent un regard suspicieux du plus âgé.

-Je t'ai inscrit à l'Académie. Tu peux y aller ce soir ou demain matin, comme tu veux. En sachant que tu ne pourras pas dormir autre part avant les vacances de noël.

-Je préfère y aller aujourd'hui.

-D'accord. On te versera de l'argent de poche. Et tu aura un uniforme, mais tu pourras emmener tous les vêtements que tu veux.

-C'est pas la peine, pour l'argent de poche, je veux dire.

-C'est non discutable.

-Mais...

-Non discutable, j'ai dit.

Il sourit et prit Yuki dans une étreinte d'ours. Le plus petit tenta immédiatement de se dégager, sans grand succès malheureusement. Il finit par abandonner et laissa son chef de clan le tuer par étouffement s'il le désirait. Le lieutenant lâcha enfin son cousin qui inspira un grand coup et fusilla l'autre du regard, ce qui n'eut pour effet que de faire rire le plus grand. Grognant, Yuki rassembla ses affaires.

-C'est bon, je suis prêt, on y va?

-Si tu veux. Tu ne dis pas au revoir à Kukaku et Ganju?

-Ils vont faire comme toi?

-Y a des chances.

-Alors non. Les néandertaux restent avec les néandertaux*.

Kaien pouffa et escorta Yuki jusqu'à l'Académie. Une fois là-bas, il sembla hésiter à laisser le plus jeune seul. Il le prit de nouveau dans ses bras, malgré les protestations énergiques du plus petit qui se débattait.

-Si je ne suis pas disponible, Ishin-ji est capitaine de la dixième division, il peut paraître immature mais il pourra t'aider. Et...

-Stop, je sens que tu vas te conduire en papa poule sinon. Je vais très bien me débrouiller, ne t'inquiète pas.

-Bien sûr que si je m'inquiète. Tu es sous ma responsabilité, je veux être sûr que tu vas bien.

-Travaille, au lieu de t'en faire pour ceux qui n'en ont pas besoin.

Sur ces derniers mots, le jeune Shiba tourna les talons et entra dans l'Académie.

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Au bout d'une semaine, tout ce que pouvait dire Yuki de l'établissement était qu'il n'apprenait pas grand chose, si ce n'est en kidou, parce qu'il n'avait jamais été très doué, et que tout le monde voulait qu'il dise des choses à son cousin. C'est pourquoi il mangeait seul, il dormait seul et il travaillait seul. Il avait déjà été repéré comme génie et allait être diplômé en un an, ce qui ne l'aidait pas en ce qui concernait la tranquillité. La bande de charognards qui constituaient l'école avait décidé qu'il était terriblement orgueilleux, ou alors trop timide, et que c'était pour ça qu'il ne se mêlait pas. Il recevait régulièrement des mots lui disant qu'il devait dégonflé ses chevilles. Etrangement, il n'y avait jamais de signature en bas. Après tout, qui serait assez stupide pour risquer un suicide politique de la sorte, hein?

-Tu es Shiba-kun?

Relevant la tête de son livre traitant du kidou, Yuki vit une Matsumoto plus jeune se pencher vers lui. Il hocha affirmativement la tête et attendit qu'elle lui dise ce qu'elle lui voulait.

-La neuvième division a besoin de renfort pour une mission, et nous avons été choisit.

-Pourquoi? Je veux dire, nous sommes encore des étudiants, non?

-Oui, mais parfois, des étudiants peuvent avoir une expérience de terrains pour apporter un petit plus à leur dossier.

-Et que devons-nous faire?

-Vas passer quelque chose de plus pratique que ton uniforme, Shiba-fukutaicho nous attend à l'entrée.

-Il m'a demandé moi alors qu'il passe son temps a s'inquiéter pour moi?

-Non, il a demandé deux étudiants, sans préciser qui. C'est le directeur qui a penser à toi, en se disant que tu t'intégrerais mieux si tu avais été sur le terrain.

-Je ne pense pas vraiment, mais je viens quand même. Laisse-moi deux minutes, je vous rejoint.

-Hai.

Yuki bondit rapidement jusqu'à sa chambre, mit le shihakusho noir et bleu qu'il avait fait faire, sa seule folie en vérité, qu'il avait, de plus, l'intention de rendre en même temps que le reste de son argent de poche, puis sortit en attachant Kodomo no Hyobaku à sa taille. Puis, en quelques pas de shunpo, il arriva aux côtés de Kaien.

-Yuki? C'est toi qui a été choisit pour cette mission?

-Hai.

-On va dans le 64e district Rukongai nord. Là où on t'a trouvé. Ça va aller?

-Ne fais pas cette tête, Shiba-fukutaicho, je n'aurais pas de problème, je ne m'en soucie même pas.

Bon sang, pourquoi, par dessus toutes les possibilités, le Roi Spirituel avait-il décidé de le faire atterrir là où se trouvait les laboratoires secrets d'Aizen! Pour attirer l'attention, il n'y avait rien de mieux! Tout en pestant, il suivait à toute vitesse son cousin en direction de là où on avait besoin de lui. La dernière fois qu'il avait vu Kensei, c'était lorsqu'il avait été emmené pour se faire exécuté. Il ne fallait pas qu'il flanche, le capitaine ne le connaissait même pas ici, il ne s'agissait pas de son ami, mais d'un supérieur, il devait tenir l'image du clan, et ne pourrait pas prétendre qu'il n'était pas au courant de son grade, là. Arrivé peu après eux, Kyoraku et quatre autres de sa division s'engagèrent dans la clairière infestée de hollows.

Arrivé sur place, il vit une dizaine de shinigami qui se battaient à un contre trois avec des hollows. Ça faisait beaucoup de bestioles, là. Et il en arrivait toujours plus. Il se jeta dans la mêlée, voyant du coin de l'œil Mashiro, lieutenant de la neuvième en ce temps, se battre contre pas moins de cinq hollows. Il grimaça et voulu aller l'aider, mais quatre autres lui bloquèrent le passage. A ce rythme, une équipe de chaque division allait être réquisitionner pour simplement cet endroit.

Soupirant, Yuki engagea le combat. Entre temps, un autre hollow s'était rajouté au petit groupe se refermant autour de lui. Aizen me percevait-il comme un danger? Peut-être le fait qu'il ait été trouvé ici, et que quelqu'un avait dû chercher pourquoi il y était, ou alors le fait qu'il soit un génie. Il voulait soit le tester, soit le tuer. Autant de hollows d'un coup, ce n'est pas une coïncidence.

Il esquiva deux attaque, une troisième, assénait la lame de son zampakuto scellé dans l'entre eux, le faisant disparaître. Malheureusement, deux autres le remplacèrent aussitôt. Il y avait plus de hollows autour de lui qu'autour de n'importe quel personne dans cette clairière!

«Bon sang, je ne vais jamais y arriver comme ça! Je pensais tenir encore un peu avant de vous montrer!

-C'est au choix, ou tu nous descelles, ou tu meurs, répondit Hyobaku.»

L'étudiant soupira, puis il plaça la lame de son zampakuto perpendiculairement à sa poitrine, prit une grande inspiration puis s'exclama:

-Pleures, Kodomo no Hyobaku!

Un vent glacé se leva autour de lui alors que sa lame se séparait en deux et que son deuxième zampakuto tombait dans sa main gauche. Puis, en un coup, il gela complètement les hollows autour de lui de la pointe de Hyobaku, les brisant dans la foulée avec Kodomo. Son reiatsu s'étendit et parcourut instantanément la clairière. Bien sûr, il en avait moins que Ichigo, mais si peu que cela revenait presque au même. Les hollows proche de lui se couvrirent de givre, et lorsqu'il s'approcha d'eux, ils prirent tout bonnement la fuite. Cela l'étonna tellement qu'il stoppa net et les regarda partir, bouche bée. C'était bien la première fois qu'il voyait un ennemi faire ça! Entre les shinigami lorsqu'ils avaient envahis le Seireitei, Grimmjow, Ulquiora et Nnoîtra, il avait plutôt l'habitude que l'ennemi lui saute dessus.

-'Spèce de lâches, marmonna-t-il.

La plupart des shinigami, au moins ceux qui ne courraient pas après les fuyards pour les achever, le fixaient avec stupeur, murmurant entre eux. Gêné, le jeune brun croisa les lames en les posant sur ses épaules. Kaien, le capitaine de la huitième division ainsi que Kensei s'approchèrent de lui. Son cousin ne semblait pas spécialement content. Comment allait-il justifié cela?

-Depuis quand sais-tu faire ça? Tu aurais dû nous le dire!

-Pardon, Kaien, mais je ne le savais pas. J'avais oublié, marmonna Yuki, mal à l'aise.

-Et donc, depuis quand, questionna le capitaine au kimono rose.

-Je pense que ça fait longtemps, quatre ou cinq ans peut-être. La voix que j'entendais était Hyobaku qui m'appelait, me disait de me souvenir. Je n'arrivais juste pas à entendre.

-Je vois.

-Tu n'aurais pas dû faire autant d'effort, tu es à peine remis, tu aurais pu faire une rechute, argumenta Kaien.

-Je ne vois pas bien comment j'aurais pu m'en sortir différemment dans une telle situation! Espèce de néandertal stupide, j'étais encerclé par six ou sept hollows!

La réalisation de ce fait fit pâlir le Shiba au cheveux noirs qui se précipita en avant pour vérifier que son cousin n'avait pas de nouvelle blessure.

-Kaien, soupira celui-ci.

-Quoi? Si jamais tu es blessé, Kukaku aura ma tête, répondit le concerné.

-Pas faux, reconnu le plus jeune.

Après avoir vérifié son cousin sous toutes les coutures, son cousin soupira de soulagement, réprimanda encore le plus jeune pour son inconscience puis partit aider au nettoyage de la clairière avec Kyoraku. Alors qu'il allait s'y mettre aussi, Yuki fut retenu par Kensei.

-Moi, je ne crois pas à ton histoire d'amnésie. Tu n'as eus aucune hésitation à desceller ton zampakuto. Je ne sais pas pourquoi tu mens, mais je vais chercher, et je vais trouver.

Ces quelques mots glacèrent le sang de Yuki dans ses veines. Kensei était intelligent, et il était un capitaine respecté. S'il déclarait n'avoir aucune confiance en lui, beaucoup d'autres le suivraient, et il aurait des difficultés à les sauver. Il devait faire en sorte que le capitaine de la neuvième conclu qu'il était réellement amnésique! Sinon, il allait en parler à Shinji, et là, ce serait une autre paire de manche.

Faisant tournoyer Kodomo autour de Hyobaku, Yuki scella de nouveau son sabre et le rengaina avant de rentrer avec Matsumoto. Cette dernière le regardait depuis un moment sans rien dire. Au bout d'un moment, excédé, le plus jeune se retourna vers elle.

-Quoi?

-Rien. Je ne t'imaginais pas si puissant, c'est tout.

-Ouais, comme tout le monde, ironisa-t-il. C'est tout?

-En fait, t'es juste timide, hein?

-De quoi tu parles, je suis pas timide du tout!

-Si, c'est pour ça que tu vas pas vers les autres.

-Non, je vais pas vers les autres à cause des «Tu peux dire à Shiba-fukutaicho que je suis premier du classement de ma classe de kidou, Shiba-kun?». J'en ai eu vite ras-la-casquette, et j'ai repoussé tout le monde.

-Tu n'as pas tord, ils sont tous comme des vautours.

-Toi aussi, tu dois en avoir marre, non?

-De quoi?

-De tous ces mecs qui veulent être amis avec toi à cause de ton physique. Tu vaux mieux que ça. J'ai pu constater que tu étais douée.

-Tu essaies de me draguer, là?

-T'es pas vraiment mon genre, Matsumoto, répondit le plus jeune, regrettant déjà sa phrase.

-Ah? C'est quoi alors, ton genre? Attends je sais, les petites brunes!

-Pas vraiment non. Moi, je préfèrent les six tablettes de chocolat et quelque chose entre les jambes, tu vois?

-Oh! Tu aimes les hommes alors! Tu as déjà eus un petit copain? C'est comment le sexe entre homme? Et...

-STOP! Matsumoto, je ne me souviens même pas du nom de mes parents, comment tu veux que je me souvienne de tout ça? En plus, si ça trouve, j'ai jamais eu de copain et encore d'amant, alors je pourrais pas te répondre, désolé.

La pauvre sembla toute dépitée, et c'est la tête basse qu'elle passa la porte de l'Académie. Il la saluais avec un sourire, vu l'heure, les deux jeunes gens pouvaient aller se coucher. Mais avant de se mettre au lit, Yuki passa par la case douche. Sous le jet d'eau, il réfléchit à l'avertissement de Kensei. Puis se dit qu'il ne fallait pas que se prendre la tête avec ça, il ne trouverait rien, de toutes façons.

Par contre, les questions de Matsumoto l'avaient perturbées. C'était vrai, il n'avait jamais eu de petit copain, mais le seul qui l'avait intéressé était mort. Enfin, dans son époque. Ici, il était capitaine et n'allait jamais le regarder de cette façon. Il aurait dû dire à Shinji qu'il l'aimait quand c'était encore possible. Quelques larmes coulèrent sur les joues pâles, pleures silencieux pour l'amour de sa vie dont il doit faire le deuil. Il vivrait désormais un amour à sens unique, sa seule chance étant resté dans le futur.

Puis, plus calme, Yuki arrêta l'eau sortit de la cabine de douche, se sécha et mit un boxer et un t-shirt large avant de se coucher. Mais il n'arrivait pas arrêter de penser. Pourquoi au juste avait-il atterrit justement là-bas? Il devait y avoir une raison autre que l'humour bizarre du grand barbu (d'ailleurs, avait-il seulement une barbe?). Son apparition soulevait des questions, peut-être était-ce ce que voulait le Roi Spirituel? De plus, lors de cette attaque, les hollows se concentraient plus sur le jeune homme.. Mais Aizen ne pouvait pas prévoir qu'il se trouverait parmi ceux choisit, à moins d'avoir quelqu'un dans l'école, mais il était admis que seul Ichimaru et Tosen étaient au courant, et le noir était le seul à vouloir qu'il gagne pour avoir plus de pouvoir, l'autre allié tentant de l'éradiquer. Donc, peut-être qu'il se trouvait non loin. Avec tous les reiatsu différents mélangés et avec tous ces hollows sacrément distrayant, personne ne ferait attention à un tel détail que la présence d'un shinigami en bordure du combat et à couvert. C'était possible.

-Arrête de réfléchir, s'admonesta Yuki à mi voix. Il faut que tu dormes, maintenant.

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*Ceci est inspiré d'une réplique "Swinging Pendulum" traduit par An Author Alone in the dark et écrit par Cywcross.

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