Disclamer: Kubo-sensei ne m'a pas donner les droits de Bleach, ils sont donc toujours à lui (malheureusement pour moi, heureusement pour les personnages).

Résumé:Yuki, le frère d'Ichigo, est projeté dans le passé alors que la guerre contre les Arrancars vient juste de se terminer. A peine arriver, il va vite comprendre qu'il n'est pas au bout de ses peines.

Réponse aux reviews:

CornichonMagic: Tout d'abord, je m'excuse de ne pas avoir répondu à tes reviews dans les chapitres d'avant. Ce n'est pas un oubli, mais un manque de temps, et je me rattrape aujourd'hui. Ensuite, merci beaucoup, j'ai adoré lire que ça te plaisait. Je ne peux pas répondre à ta question, sinon, autant que je te dise comment se terminera l'histoire.

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Chapitre 3: La fin de l'Académie

A peine les capitaines et les lieutenants sortit, Yuki entraîna Matsumoto à l'extérieur de la salle qui se faisait étouffante. Dehors, les gradés s'étaient arrêtés, discutant entre eux. Ils étaient suffisamment proches pour que les deux étudiants entendent leur conversation.

-Il est étrange et cache quelque chose, déclarait Muguruma.

-Je ne le trouve pas si étrange, moi, répondit Aizen, au grand damne de Yuki qui grimaça.

-Je ne vois pas ce que tu trouve d'étrange à mon neveu, Kensei.

Pour signaler qu'ils étaient proches, Matsumoto commença à parler.

-Si tu entres dans la cinquième division, tu vas rencontrer Gin!

-Qui c'est, demanda innocemment le plus jeune.

-Le troisième siège, c'est un génie lui aussi, tu devrais bien t'entendre avec lui. On est ami depuis l'enfance, lui et moi. La première chose qu'il ait fait, c'est de me donner à manger alors que je mourrais de faim.

-Les joie du reiatsu dans le Rukongai, n'est-ce pas? Je suppose que puisque tu tiens à lui, je peux bien faire un effort. Et toi, tu as une division en tête?

-Ton oncle a l'air sympas.

-Non, pitié, Matsumoto, ne t'allie avec ce fou furieux, sinon, je vais devenir définitivement dingue, si vous deux me courez après pour avoir de mes nouvelles.

-Mais non voyons, pouffa la rousse. Alors, tu as dis ce matin que tu voulais voir ce qu'il y avait là où tu avais été trouvé, tu veux que je vienne avec toi?

-Si tu veux, soupira le brun, pensant qu'elle venait d'attirer l'attention d'Aizen. Je suis une nullité finit en kidou, alors ton aide ne sera pas de trop.

-C'est vrai, tu cherches des sorts de dissimulation.

-Dis-moi, tu as espionné ma conversation avec Kaien ou quoi?

-La fin seulement, une fois que Ukitake-taicho était partit.

-Et t'as même pas honte. Tu me désespère, Matsumoto, soupira le Shiba. Allez, viens, on y va. J'ai hohô à cette heure-ci, ils ont pas besoin de moi. Et toi?

-Temps libre. Et presque aucune classe n'a besoin de toi.

-Si, celle de paperasserie inutile mais tellement importante.

-On sent tout le bonheur que tu ressens en y allant, ça fait peur.

Du coin de l'œil, alors qu'ils s'éloignaient, Yuki vit Kensei et Shinji les suivre, ainsi que l'ombre furtive du lieutenant de ce dernier, dissimulé habilement. Il leva les yeux au ciel mais ne dit rien, contrairement à Matsumoto qui se retourna brusquement. Les mains sur les hanches, elle les regarda directement.

-Hirako-taicho, Muguruma-taicho, ça ne se fait pas de suivre les gens comme ça.

-Et toi, ça ne se fait pas de parler à des capitaines, grogna son ami. Tu pouvais les laisser nous suivre comme ils voulaient, ce n'était pas très grave.

-Je n'aime pas avoir la sensation d'être suivis. Et j'ai même l'impression qu'il y a quelqu'un d'autre, mais ça doit être mon imagination.

-Sans doute, murmura le plus jeune, alors que les deux capitaines les rejoignaient, l'air pas le moins du monde gêné de s'être fait prendre alors qu'ils suivaient deux jeunes élèves dans la forêt. On ferait bien de se dépêcher, sinon, on va avoir du mal à rentrer à temps pour le couvre-feu, et on va avoir des problèmes.

-Tu te soucis de ce genre de choses, toi?

-Bien sûr, quand ça peut rejaillir sur le clan, s'insurgea le plus petit tout en reprenant la route.

Le trajet se fit en silence, malgré la nervosité grandissante de Yuki qui sentait le regard de Kensei fixé sur son dos. Il soupira de soulagement en atteignant l'endroit où il avait été trouvé, non loin de là où l'affrontement de la veille avait eu lieu. Songeusement, il tourna sur lui-même, cherchant un point de départ. Un infime bruissement de reiatsu, quelque chose, n'importe quoi. Et il le trouva. Une trace de reiatsu d'Aizen en personne, à l'est de la clairière. Il s'y dirigea prestement, aussitôt suivit des autres.

-Matsumoto, tu pourrais me dire si il y a quelque chose à cet endroit?

-Bien sûr, répondit-elle, tombant immédiatement dans une transe méditative.

Elle sembla perplexe un instant, puis rouvrit les yeux. La rousse fixa le vide devant elle, comme si il y avait là une offense personnelle. Mais rien ne vint, alors le plus jeune et les deux capitaines se tournèrent vers elle, interrogateurs.

-Il y avait quelque chose, mais ça a brutalement disparu. Comme si...

-Comme si quelqu'un ne voulait pas qu'on découvre quoi que ce soit, finit le Shiba. Ça prouve mon impression depuis un moment déjà.

-Ah oui? Et quelle impression, demanda le capitaine aux cheveux blancs.

-Nous avons été suivit, et sans doute par celui derrière toute cette histoire.

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Démoralisé, Yuki se laissa tomber sur son lit de tout son long sans prendre la peine de se changer. Matsumoto avait été incapable de décrire le reiatsu qu'elle avait senti, résultat, Kensei se méfiait encore plus de lui. Il se tourna sur le flan droit, sondant le vide de sa chambre à la recherche d'une réponse introuvable. Quand Aizen allait-il passer à l'action? A quel moment serait-il le plus opportun d'agir? Et surtout, comment allait-il s'y prendre pour soustraire les neuf vizards au Central 46? Leurs reiatsu étaient tellement énorme qu'ils passeraient difficilement inaperçu. Et il faudrait qu'il implique Urahara aussi. Un autre soupir se fit entendre, et le jeune décida finalement de ne pas avoir de plan exact. Après tout, les plans avaient tendance à foirer. Il allait les sauver, point.

Sur ces pensées, il s'endormit pour se réveiller à temps pour voir une ombre à côté de son lit. Son premier réflexe fut de tendre la main à la recherche de Kodomo no Hyobaku, mais une mèche de longs cheveux blancs le calmèrent aussitôt.

-Hyobaku! Tu es folle, j'ai faillis avoir une attaque! Ne viens pas dans notre monde sans prévenir.

-Il y a beaucoup de monde qui vient sans prévenir ici, déclara la voix moqueuse d'un enfant.

Tournant la tête, Yuki vit Kodomo occupé à faire le poirier devant le grand miroir en pied de sa chambre. Il soupira en le voyant faire, peu disposé à se disputer avec le petit garçon aux yeux entièrement noirs. En y réfléchissant, ses deux zampakuto étaient vraiment opposés en tout point l'un à l'autre. Kodomo était un petit garçon à la peau sombre, les yeux noir sans la moindre nuance, joueur et blagueur, incapable de tenir en place. Hyobaku, au contraire, était une jeune femme douce et calme, la peau et les cheveux d'argent et des yeux entièrement blancs. Lui se vêtait de manière totalement contemporaine, un short bleu et t-shirt vert, pieds nus, une bande de tissu gris s'enroulant autour de son front et flottant dans un vent inexistant, elle dans un kimono blanc et argent, un haori parme autour de la taille, des tabi aux pieds et un éventaille blanc à la main. Il ne fallait pas s'y fier, cet éventaille cachait une dizaine de petits couteaux de lancé, et la moindre alerte les voyait immédiatement sur l'offensive.

-Si jamais quelqu'un vous voit ainsi, on va se poser des question, insista le jeune shinigami. Retournez dans vos katana.

-Très bien, mais on continue de parler, ordonna le plus petit.

-Si vous voulez, concéda le jeune homme en se levant.

Les deux apparitions redevinrent deux lames, opposées également, l'une longue, fine, blanche et droite et l'autre noire, courte, épaisse et ondulée. Secouant la tête, Yuki se demanda comment personne ne pouvait se rendre compte qu'il était dingue, avec deux gus pareil!

-Oi, résonna la voix de Kodomo, on t'entend tu sais!

-Ce n'était pas très gentil, Yuki-sama.

-Avouez que j'ai raison, tout de même, s'impatienta le jeune Shiba. Il suffit de vous voir pour comprendre que je suis totalement déséquilibré.

-Je pense plutôt que nous sommes l'expression de ton yin et de ton yang, répliqua Hyobaku.

-T'insinues quoi, la vieille, ragea l'autre. Que je suis un mauvais serviteur?

-Tu viens de le dire toi-même, répondit-elle.

-oh, la paix, vous deux, grogna Yuki, excédé. Vous ne vous arrêtez donc jamais?

-Si, pour dormir.

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Dans les semaines qui suivirent, Yuki chercha des indices sur l'avancée d'Aizen dans son plan. Il ne trouva malheureusement pas grand chose et la date de l'examen approchait à grand pas. Se laissant tomber devant son bureau, dans sa chambre, le jeune homme attrapa les papiers qui officialiseraient son entrée dans la cinquième division. C'était le meilleur endroit pour suivre l'avancée des choses. Il n'aurait qu'à s'assurer d'avoir le lieutenant à l'œil. Mais le dossier était tellement long à remplir qu'il avait attendu la dernière minute pour le faire, pas vraiment motivé pour la paperasserie.

Quelques coups frappés à la porte lui firent lever le nez des formalités administrative. Yuki alla ouvrir pour tomber nez à nez avec Ichimaru. Mais comme il ne l'avait pas rencontré officiellement ici, il n'était pas censé savoir à quoi il ressemblait. Il prit donc un air dubitatif en le dévisageant.

-Je peux faire quelque chose pour vous?

-Oui, on m'a demandé d'aller chercher votre dossier. Je suis Ichimaru Gin, le troisième lieutenant de la cinquième division, c'est Hirako-taicho qui m'envoie.

-Je sais qui vous êtes, Matsumoto m'a parler de vous. Et je n'ai pas terminé le dossier, il me reste des détails à remplir. Trois fois rien, juste la moitié du dossier.

Le jeune homme aux cheveux blancs eu un petit rire. Il dévisagea celui qui serait une nouvelle recrue de sa division d'ici à peine deux semaines, juste le temps de passer les examens. Son physique pas trop mal, voir clairement mignon, lui fit faire la réflexion intérieure de ne jamais laisser la pauvre gamin seul avec Aizen, sinon, s'en était finit de lui. Déjà que le mégalo n'avait pas apprécier sa manie de vouloir fouiner dans le 64e district nord, mais là, il allait s'en donner à cœur joie!

-Je peux aider pour ça, si ça te dis. Après tout, c'est aussi mon travail de t'aider toi.

-Bien sûr, Ichimaru-san.

-Appelle-moi Ichimaru ou Gin, je suis pas beaucoup plus vieux que toi.

-Tout le monde est plus vieux que moi, répondit le plus jeune d'un air désabusé. Mais c'est d'accord, Ichimaru. Matsumoto m'a tellement parler de vous que j'ai presque eus l'impression qu'elle voulait nous caser ensemble. Elle parle parfois vraiment trop.

-Ran-chan est comme ça, on ne la changera pas. Elle a choisit une division, je crois.

-La dixième, malheureusement pour moi. Elle a décider de partir avec mon oncle.

Pendant les deux heures suivantes, les deux hommes remplirent des documents aussi divers et variés que parfois incompréhensible. A quoi pouvait bien servir de savoir son plat préféré? Franchement, ils se compliquaient la vie pour rien! Enfin, le dossier dûment remplit, Ichimaru repartit, la ramenant à son capitaine. L'autre shinigami se laissa retomber en arrière, affalé à même le sol de sa chambre. Une échéance dont la date lui était inconnue approchait, et il n'avait pas l'ombre d'un indice pour l'instant. La seule chose dont il était certain, c'est que cela se passerait dans le 64e district. Et il devrait agir vite, plus vite encore que Urahara. Celui-ci irait sur place, constaterait qu'il s'y était produit quelque chose mais sans rien trouver de concret et en informerait le Gotei 13. Yuki soupira. Il ne se doutait vraiment pas que les choses allaient être à ce point compliqué. Mais au moins, il lui restait moins d'un mois avant la fin de l'année du secret, comme il avait surnommé l'exigence du Roi Spirituel.

La semaine passa, et les étudiants passèrent leurs examens en vue de passer à l'année supérieure ou, dans son cas, partir de l'Académie. Les révisions s'enchaînaient, et il se donnait mal au crâne à force de s'user les yeux sur des livres de kidou ou d'Histoire. Puis, enfin, les épreuves furent là. Sans surprise, il surpassa tout le monde en zanjutsu, hohô et hakuda. L'Histoire passa sans trop de mal, tout comme l'administration. Par contre, il fut une véritable catastrophe en kidou, mais là encore, ce ne fut pas une surprise. A la fin de sa dernière épreuve, il partit rejoindre son amie à l'extérieur, un air maussade sur le visage.

-Allez, ça ne pouvait pas être si mauvais que cela.

-Tu te rappelle la fois où la moitié de l'Académie a explosée à cause de moi?

-Oui, plutôt bien. Je me rappelle surtout de la tête de Shiba-fukutaicho quand il a dû venir constater les dégâts en temps que chef de clan. Il ne pensait sans doute pas que quelqu'un puisse être nul à ce point.

-La seule chose qui a empêché la totalité du bâtiment de partir en fumée, c'est les barrières de restriction que j'ai demandé, au cas où. Et j'ai bien fait. Mon uniforme à prit feu sur moi.

-Ah oui, quand même! Tu devrait méditer plus souvent, ça t'aiderais.

-Je ne vais pas passer ma vie en méditation tout de même!

-Dans ce cas, il te faut du temps.

-Heureusement, le reste rattrape le coup, ronchonna le plus jeune. C'est dingue, je suis vraiment incapable de faire quoi que ce soit en kidou!

Cette journée marquait la fin de l'époque tranquille où il se préparait à l'attaque. La semaine d'après, il devrait intégrer le Gotei 13, sa division, et le travail commencerait.

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Chapitre un peu court, mais ce n'est pas ma faute. Et je sais, j'ai fait la plus grosse ellipse temporelle du monde. Dîtes-moi ce que vous en pensez!