Disclamer: Kubo-sensei ne m'a pas donner les droits de Bleach, ils sont donc toujours à lui (malheureusement pour moi, heureusement pour les personnages).
Résumé:Yuki, le frère d'Ichigo, est projeté dans le passé alors que la guerre contre les Arrancars vient juste de se terminer. A peine arriver, il va vite comprendre qu'il n'est pas au bout de ses peines.
/
Chapitre 4: Explication
ous en pensez? Une ch'tite review?
Dans son logement de fonction, assis sur son lit, Yuki réfléchissait. Ce fait en lui-même n'était pas si extraordinaire, merci pour lui, mais c'était plutôt l'heure à laquelle il le faisait qui était singulière. Il était proche de deux heures du matin, et la nuit noir d'encre n'offrait aucune lueur. Mais depuis qu'il était dans sa division, le jeune homme peinait à fermer l'œil. Il se sentait constamment épié, et croisait bien trop souvent à son goût son lieutenant, avec qui il était tenu d'être au moins civile. Mais ses sourires un peu crispés avaient dû alerter son supérieur, parce qu'il avait trouvé un message dans ses affaires lui demandant d'être plus prudent. Il ne savait pas qui de Shinji ou d'Ichimaru tentait de le mettre en garde, mais il n'empêche qu'il n'avait pour l'instant pas d'autre solutions. Il devait faire semblant d'apprécié le trou de balle qui lui servait de lieutenant.
Si il n'y avait que cela, il aurait pu s'en arranger, mais en plus, cela faisait des jours que des cauchemars le hantaient des qu'il fermait les yeux. Yuki les imputaient au fait de côtoyer le traître tous les jours sans pouvoir rien faire. Ses amis morts le lui reprochaient sans cesse. Et il ne pouvait pas en parler à qui que ce soit qui l'aiderait, bien sûr. Un soupir s'échappa dans l'air. Un psy, voilà de quoi il avait besoin, et cela, le jeune Shiba en avait cruellement conscience. Mais il était encore trop tôt pour cela.
Et puis, enfin, venait le problème douloureux de ses amis du futur qui ne le connaissaient pas comme lui les connaissait. Shinji, bien sûr, Hiyori, Kensei, Mashiro, Love, Liza...et puis, ceux qui étaient sa famille ou tout comme, Ishin, Urahara, Yoruichi, Kyoraku. De penser à eux lui donnait envie de pleurer, et les journées étaient très longues. Il avait des rappels constant de ce qu'il avait perdu sous le regard, et parfois, ça lui donnait juste les larmes aux yeux. Heureusement, il avait appris à pleurer en silence et à ravaler ses pleurs si nécessaire.
Il avait découvert, bien malgré lui, que Kyoraku aimait particulièrement embêter son tout nouveau capitaine, qui venait alors se plaindre auprès du premier venu. Lui, en général, parce que les autres étaient mystérieusement indisponibles. Les plus jeune membre de la division devait alors supporter les gémissements de son supérieur tout en remplissant sa paperasserie, en plus de celle de Shinji parfois, le capitaine étant également très occupé.
Avisant l'heure, le jeune homme décida qu'il était inutile de se voiler la face, il ne dormirait pas non plus cette nuit là. Se secouant, il s'assit sur les draps et se leva, se rendant dans la salle de bain dans le but de se préparer. Au moins, ici, Matsumoto ne pouvait plus venir à l'improviste dans la salle d'eau alors qu'il était nu.
-Cela fait des heures que je cogite, le soleil ne va pas tarder à se lever. Autant être un peu en avance. Il me faut plus de marge de manœuvre, mais Kensei ne veut pas me laisser faire tranquillement mes petites affaires.
-Bien sûr que non, répondit Kodomo. Ce mec a toujours été consciencieux, c'est comme ça. S'il se méfie de toi, il ne laissera jamais en paix.
-Oui mais, commença le jeune brun avant de se retourner et de découvrir l'enfant en équilibre sur son lavabo, mais qu'est-ce que tu fais encore? Et si jamais quelqu'un te voyait?
-Il se dirait que tu as sans doute kidnapper le pauvre garçon, suggéra Hyobaku depuis le coin opposé de la salle de bain, assise en seiza par terre, une tasse de thé dans les mains et les yeux fermé pour s'imprégner de son parfum.
-Non, il vont sans doute plutôt se demander pourquoi un quatrième siège peu invoquer son zampakuto dans ce monde et donc être proche du bankai, corrigea le shinigami, une veine palpitant sur sa tempe. Alors barrez-vous fissa, bande de tire au flanc!
-Comment ça, tire au flanc?
-Qui, hier, a refusé de se bouger à l'entraînement?
-Ce n'était qu'un entraînement, et j'avais pas envie, bouda le plus petit.
Levant les yeux au ciel, désespéré, le Shiba termina ses ablutions et partit vers sa division, fatigué de sa nuit blanche et des disputes continuelles dans son monde intérieur. En chemin, il heurta involontairement quelqu'un, se retrouvant les fesses par terre. S'excusant, le petit brun leva les yeux vers...Kensei.
-C'est bien ma veine, marmonna-t-il.
-Qu'avez-vous dit?
-Que j'avais pas de veine aujourd'hui. C'est la quatrième fois que je tombe.
-Peut-être qu'en étant plus attentif à ce qui vous entoure, cela n'arriverait pas.
-Et peut-être que si Kodomo et Hyobaku cessaient de se disputer, je pourrais regarder où je vais.
-Qui?
-Les guignols qui mes servent de zampakuto.
-Eh, protesta le petit garçon en se matérialisant, on n'est pas de guignols.
Désabusé, le jeune Shiba regarda les deux entités recommencer leurs disputes ici, sans se soucier du pétrin dans lequel ils venaient de mettre leur maître. Ledit maître tourna un regard gêné en direction du capitaine qui n'avait pas besoin de cela en plus pour montrer méfiant à son égard.
-Et c'est quoi ça?
-Rien du tout, je m'entraîne juste très dur.
-Tellement dur qu'en moins d'un an, vous maîtrisez ce qui mets plusieurs dizaines d'années à être possible, ou presque. Le bankai n'est pas loin.
Préférant ne pas répondre, le plus jeune s'excusa et repartit vers sa division, prétextant des papiers à remplir. Il aurait cependant préféré se pendre sur le champs plutôt que d'aller dans sa division. Et il était prêt à parier que son capitaine serait mit au courant avant ce soir. En arrivant à son poste, il constata que ce matin là, Aizen allait s'occuper de lui. Décidément, qu'elle journée pourrie. Mais ne pouvant rien dire, il se contenta de le saluer et de s'installer.
-Bien, Shiba-san, pouvez-vous venir avec moi, s'il vous plaît? J'aimerais m'entraîner avec vous, mais je ne voudrais pas que nous soyons gêné par des spectateurs. Allons en forêt.
-Bien sûr, Aizen-fukutaicho, répondit Yuki en priant pour que Shinji débarque avec de la paperasse.
Mais non, aucun document à compléter à l'horizon, et il dû se résigner à suivre son supérieur. Plus celui-ci l'emmenait loin, et plus il se sentait mal à l'aise. Seuls, il n'aurait personne pour dire qu'il c'était juste défendu. Miraculeusement, il vit du coin de l'œil l'ombre d'un shinigami les suivre. Ami ou ennemi, il ne le savait pas, mais il espérait franchement qu'il allait l'aider.
-Ici, cela devrait suffire. Ne prête pas attention à Tosen, il aime bien regarder les entraînements des autres shinigami.
Le dernier traître, c'était bien sa chance! Le seul qui ne ferait jamais rien pour l'aider. Le plus jeune n'avait plus qu'à prier pour que cela ne reste qu'un entraînement. Et puis, plusieurs personnes savaient qu'il était seul avec le fukutaicho, il ne pouvait pas lui faire quoi que ce soit d'handicapant. Aizen engagea le combat immédiatement après que l'autre ait sortit sa lame, n'attendant pas qu'il se place. Heureusement, il avait encore suffisamment de réflexes pour l'éviter, et comme il se méfiait de lui comme de la peste, le jeune brun gardais toujours le fukutaicho dans son champs de vision.
-Alors, badina-t-il, j'ai cru comprendre que tu te rendais souvent dans le Rukongai?
«T'as cru comprendre, hein? Serait-ce que je me rapproche de quelque chose? Ou tu veux juste savoir à quel point ton nouveau petit sujet de divertissement était dangereux pour tes petits plans?»
pensa Yuki.
-Bah, je veux juste savoir pourquoi j'étais là-bas lorsqu'on m'a trouvé, Aizen-fukutaicho. Rien de plus.
-La zone a déjà été fouillée, pourtant.
-Il y a bien une raison derrière mon apparition à cet endroit. Et puis, je trouverais peut-être quelque chose à mon propos. J'aimerais vraiment me souvenir de mes parents. Ne savoir que son nom est difficile.
-Je m'en doute bien. Tu te débrouilles bien.
-Merci, Aizen-fukutaicho, parvint à dire le jeune Shiba.
Au bout de plusieurs longues minutes à se regarder en chien de faïence et à croiser le fer, le plus vieux eut un sourire et décréta que l'entraînement se terminait ici, qu'il était temps de retourner à la division. Yuki n'était que trop d'accord, il ne voulait pas rester trop longtemps tout seul avec ces deux traîtres. Mais une fois rentré, alors que l'après-midi débutait tout juste et que normalement, à cette heure-ci, le capitaine venait voir son nouveau petit génie, le brunet se rendit compte que la division était trop calme. Il alla donc voir Ichimaru.
-Où est Hirako-taicho?
-En réunion d'urgence, la neuvième division est partit ce matin en mission, mais alors qu'ils devaient donner un rapport toutes les heures, on a perdu leur trace depuis presque le tout début.
-La neuvième? Kaname Tosen aussi?
-Oui, pourquoi?
-Parce que je te conseil de ne pas rejoindre Aizen tout de suite, Ichimaru. Après tout, il m'a dit, lui, que Tosen se trouvait aux alentours de la clairière dans laquelle nous nous sommes entraînés. C'était toi?
-Oui, mais je pensais qu'il te le dirais.
-Une dernière chose, la mission, elle était dans le 64e district nord, n'est-ce pas?
-En effet. C'est curieux, non, toutes ces coïncidences dans ce secteur?
-Je vois.
Sur ces derniers mots, le jeune homme sortit de la division puis du Seireitei. Il fallait qu'il arrive là-bas avant tout le monde, pour emmener les futurs vizards en lieux sûrs. Et Yuki espérait sincèrement que cela fasse un an qu'il se trouvait ici pour pouvoir expliquer à son cousin pourquoi il ramenait une bande de croisement entre un hollow et un shinigami.
Aux alentours de la clairière où il avait été trouvé, tout était calme. Au loin, le reiatsu de l'équipe de secoure se rapprochait. Il devait attendre qu'ils soient contaminés avant de les sortir de là. Mais également le faire avant que le traître n'arrive.
-Il m'aurait fallu plus de temps! Et où est Tosen? Son zampakuto est dangereux, je dois à tout prix l'éviter.
Tout en réfléchissant, le shinigami cherchait à la fois les deux vizards déjà sur place et le traître qui avait déclenché ceci. Mais si Kensei et Mashiro furent plus ou moins faciles à situer, le noir, en revanche, restait introuvable. De toutes façons, Yuki n'avait plus le temps. Déjà, l'équipe de secoure arrivait. Le jeune Shiba les vit tomber sur les deux autres. Il attendit un peu, puis assomma proprement Kensei, revêtant pour la première fois dans ce temps son masque pour être sûr de ne pas rater son coup. Mais il n'avait pas prévu que cela serait aussi difficile. Même en fonctionnant à l'instinct, le capitaine réussit à éviter son premier assaut et il dû lutter avec lui. Quand, enfin, le jeune homme parvint à l'envoyer au pays de Morphée, son masque se brisa, il était incapable de le garder plus longtemps, épuisé.
-Toi! Tu es vraiment un traître, Kensei avait raison.
-Taicho, parlez moins fort, chuchota le 4e siège en réponse. Je vous expliquerais pourquoi je suis là plus tard, il faut partir d'ici. Les autres sont bel et bien sonnés, vous pensez pouvoir vous contrôler suffisamment longtemps pour que je vous mène en lieu sûr, ou il faut que je vous assomme?
-De quoi tu parles?
-Je n'ai pas beaucoup de temps avant que l'autre arrive. Vous sentez la bête qui monte en vous, non? Vous pourrez vous contrôler?
-Je...ouais, je crois. On va où, dans ce cas?
-Au manoir Shiba. Vous y serez en sécurité. Il va me falloir plusieurs voyage, je pense. A moins que je ne reçoive de l'aide. N'est-ce pas, Ichimaru?
-Comment savais-tu que j'étais là?
-Je t'ai sentis me suivre. C'est ta dernière chance, sache que si tu t'entête, tu vas échouer.
Le plus vieux hésita puis se décida. Il s'approcha du groupe et effectua un kidou qui souleva tous ceux inconscients. Puis il jeta un regard interrogateur à son subordonné. Celui-ci aida son capitaine à se lever puis prit la tête en direction du manoir de son clan. Le trajet fut un calvaire. Parfois, ceux qui dormaient s'agitaient. Et Shinji avait de plus en plus de mal à être conscient. Tant et si bien que les deux autres durent l'immobilisé jusqu'au manoir. Une fois là-bas, il les fit entrer par derrière et se dissimula dans les ombres jusqu'à atteindre les sous-sols. Il avait, et ce depuis longtemps, réfléchit à où il pourrait enfermer neuf vizards en cours de transformation. Et sous le manoir, très loin en dessous, se trouvaient d'anciennes geôles inutilisées. C'est là qu'il mena tout ce petit monde.
-Bien, nous allons vous enfermer ici, le temps de vous amener du secoure, souffla le Shiba.
-Et comment tu compte faire ça, questionna le shinigami aux cheveux blancs.
-Dans la clairière que nous venons de quitter, il y a trois personnes: Aizen, Tosen et Urahara-taicho. Ramènes ce dernier ici aussi vite que possible ici. Moi, j'ai quelque chose de très dangereux à aller voler dans sa division.
-La division du troisième siège fou?
-Ouais, celle la! Dépêches-toi!
Les deux shinigami sortirent du bâtiment et se séparèrent pour accomplir leur mission respective. Le plus jeune des deux se dirigea vers la douzième division, espérant ne croiser personne. Et son souhait fut exhaussé, les rares shinigami de garde ne prêtèrent pas attention à un shinigami gradé qui se promenait simplement, Yuki prenant garde de ralentir dès qu'il entendait du bruit.
Les locaux de la division étaient sombres, et personne ne s'y trouvait. Même le troisième siège était partit, sans doute se coucher, en quête d'une nouvelle expérience à faire. S'introduire dans le bureau du capitaine fut chose facile. Trouvé le Hogyôku, en fut bien plus difficile. Le blond l'avait bien caché, ne voulant pas que quelqu'un s'en empare. Mais il le lui fallait de toute urgence, alors Yuki mit à sac la pièce, cherchant frénétiquement la petite sphère grise.
Il finit par la trouver dans l'endroit le plus improbable qu'il soit: l'habile génie scientifique l'avait dissimulé au milieu d'un sac de billes, et l'artefact y ressemblait tant qu'on ne remarquait rien. Ce dernier était sur une étagère, comme quelque chose de peu important. Le voleur emporta le sac au complet, bien qu'ayant séparé le précieux objet du reste. Il sortit ensuite en catimini, retenant sa respiration en s'apercevant que quelqu'un se trouvait au bout du couloir. Mais le soulagement le submergea, Kurotsushi étant trop occupé avec il ne savait quelle infortunée créature pour se préoccuper de lui.
Ne sachant pas exactement combien de temps cela lui avait prit de venir jusqu'ici et de voler le Hogyôku, Yuki partit en shunpo en direction de son manoir, priant pour qu'Ichimaru ait réussit à ramener le blond. Et heureusement, il constata que oui. Celui-ci, d'ailleurs, ne comprenait pas tout. D'abord, le lieutenant l'attaquait. Puis, il l'amenait jusque dans une grande bâtisse devant une cellule dans laquelle se trouvait quelque chose proche du shinigami mais ressemblant fortement à des hollows. Quand il vit arriver le jeune garçon, Urahara le regarda immédiatement.
-Pourquoi suis-je ici?
-Pour les sauver, répondit le jeune homme. J'ai été chercher le Hogyôku. Le comment et le pourquoi viendront après, vous devez stabiliser ces shinigami. Surtout, ne tentez pas d'inverser complètement le processus, c'est impossible. Vous devez en faire des hybrides.
Tout en parlant, Yuki avait sortit l'artefact et le tendait désormais à l'homme qui, après un instant d'hésitation, remit ses questions à plus tard. Il prit l'objet des mains du plus jeune des trois et se mit immédiatement à la tâche. Le voyant faire, plus jeune se laissa tomber contre le mur. Ichimaru vint s'asseoir à ses côtés, au sol.
-Longue nuit, ne?
-Oh que oui, soupira le plus jeune. Et c'est pas finit. Quand ils vont se réveiller, ils vont avoir des questions. Et pas seulement eux! J'ai besoin de Shihoin-taicho, mais cela viendra plus tard. Je demanderais à Kukaku-nee pour cela, elles sont amies, la faire venir ne devrait pas poser de problèmes. Mais il y a aussi toi, Urahara-taicho, Kaien, Kukaku-nee, Ganju, Ishin-ji et je ne sais pas du tout comment vous expliquer ce que je sais.
-Tu f'ras simple, t'aime bien faire simple. Les choses compliquées te donnent des migraines.
-C'est vrai, mais c'est un tel imbroglio que je ne pourrais sans doute pas faire si simplement que cela.
-On verra.
Yuki s'endormit avant de pouvoir répondre quoi que ce soit et ne se réveilla qu'à l'aube. Sa nuque le faisait souffrir, tout comme son dos, et ses membres engourdis avaient des difficultés à se mouvoir. Mais cela ne l'empêcha pas de vérifier où en était l'homme qui n'avait pas encore de bob ni de geta. C'en était presque étrange de le voir sans.
-Comment vont-ils, Urahara-taicho?
-Bien, ils se réveilleront dans une heure, je pense. Maintenant, j'aimerais bien avoir quelques explications.
-Et vous les aurez, mais je n'ai pas envie de me répéter, alors on va monter, réveiller Kukaku-nee, lui demander de faire venir Kaien et Yoru-Shihoin-taicho et attendre que ceux-là se réveillent. Et manger aussi, je meurs de faim. Je n'ai rien avaler depuis hier matin, je veux dévorer quelque chose, n'importe quoi.
-Eh bien, connaissant Ganju, cela devrait pouvoir se faire.
-C'est vrai que vous aussi, vous venez souvent ici. Comme je n'apprécie pas particulièrement ce manoir, -après tout, il est tellement grand que j'arrive à me perdre entre la salle de bain et ma chambre, qui se trouvent pourtant toutes les deux dans mes appartements!-je ne m'en rappelais pas. Dans ce cas, vous allez avoir le privilège et l'honneur de réveiller ma cousine.
-Pas question, c'est toi qui est responsable de tout ça, c'est toi qui y vas!
Bouche bée, le plus petit shinigami regarda le fier capitaine partir rejoindre un salon pour déjeuner en boudant littéralement. Ce n'était pas prévu. Il ne savait pas comment réagirait Kukaku en se faisant réveiller aux aurores, mais il savait au moins une chose: ça ferait sans aucun doute très mal. C'est donc les épaules basses que le jeune homme rejoignit la chambre de celle-ci, suivit par un renard argenté désirant profiter du spectacle.
Devant la porte fatale, Yuki dansait d'un pied sur l'autre. Incertain, il dégluti lorsque son supérieur ouvrit la porte et le poussa à l'intérieur de la pièce. Se retourna, il fusilla celui-ci du regard, qui se contenta de sourire largement. Soupirant, le condamné se dirigea vers le lit.
-Euh...Kukaku-nee? Tu peux te réveiller s'il te plaît? Kukaku-nee?
Tout à coup, un poing jaillit en direction du visage de Yuki, qui ne pu l'éviter que grâce à un réflexe de servit. Accroupit par terre, le jeune homme jeta un regard à la femme qui le regardait d'un œil coléreux, mais alerte.
-Quoi?
-Euh...désolé, je t'aurais pas réveillé si c'était pas important et urgent. Il faut que tu appelle Kaien, Ishin-ji et Yoruichi, tout de suite.
-Et pourquoi?
-Je vous expliquerais tout lorsque tout le monde sera réunit. Urahara est déjà là, dans un salon, en train de prendre le petit déjeuner. Ah, et on a aussi des invités surprise qui vont rester un peu, mais je vous expliquerais tout.
-Y a intérêt à ce que ce soit une question de vie ou de mort, sinon...
-Bah justement, pour un certain nombre d'entre nous, c'est le cas.
Cette phrase arrêta net la grogne de la femme qui se leva rapidement pour envoyer un message à son amie et son frère. En les attendant, les trois personnes redescendirent, non sans quelques regards circonspects de la part de Kukaku sur Ichimaru. Une fois en bas, ils trouvèrent Ganju et Urahara en train de discuter autour de mets qui firent grogner l'estomac vide de Yuki. Avant même qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, il était assis sur un pouf, devant la table basse, une assiette pleine à ras-bord devant lui. Des étoiles plein les yeux, le garçon se jeta dessus.
-J'ai une question, dit-il la bouche pleine. Depuis combien de temps je suis là?
-Comment ça?
-Quand Kaien m'a-t-il trouvé?
-Un an aujourd'hui, pourquoi?
-Parce que le Roi Spirituel est un petit rigolo, voilà pourquoi, grogna le plus jeune, sidéré de se rendre compte qu'il avait la solution depuis le début. Je n'avais rien le droit de dire tant que cela ne faisait pas un an que j'étais ici.
Pendant qu'ils attendaient, du bruit se fit entendre en dessous d'eux. Intrigués, ils se levèrent pour voir ce qu'il se passait. Les vizards se réveillaient, les uns après les autres. Ils avaient pour la plupart un air perdu sur le visage, qui se transforma rapidement en méfiance en voyant les deux membres de la cinquième division.
-Où sont nos armes?
-Je vous les ai prises, taicho. Je n'avais pas envie que vous ne me tuiez avant que je n'ai pu vous expliquer ce qu'il se passe. Je vais vous ouvrir, ce n'était qu'une précaution, mais promettez-moi de ne pas nous attaquer.
-On va attendre de savoir ce que tu nous as fait pour ça. Après, on te tuera, lentement, grogna Kensei.
Yuki eut un mouvement de recul instinctif avant d'ouvrir la cellule, une boule au ventre. Il n'avait pas oublier que le grand capitaine pouvait le mettre par terre d'une taloche du temps où il l'entraînait. C'est déglutissant que le jeune homme les guida vers le salon où ils se trouvaient avant.
-On-on attend encore trois personnes qui doivent entendre mon histoire, pour différentes raisons. Sachez qu'ici, vous êtes en sécurité. Ça vous paraît sans doute ridicule que je vous dise cela, mais vous comprendrez bientôt.
/
Enfin, les trois derniers arrivèrent, et ils furent conduit jusqu'au salon où tout ce beau monde attendait. Immédiatement, Kaien vint s'installer en face de son cousin.
-Aujourd'hui, ça fait un an, débuta-t-il. Alors? Ton histoire? Celle qu'il ne fallait surtout pas que Muguruma-taicho découvre mais qu'il va entendre quand même?
-En fait, il ne fallait pas qu'il le sache avant, mais je savais déjà que je lui dirais. Tout comme à chacun d'entre vous. Je savais où vous étiez hier, quand et pourquoi. Je savais ce qu'il fallait faire, aussi, ce que je devais trouver et qui devait s'en servir.
-Mais comment, demanda Shinji.
-Ça va vous paraître complètement dingue, mais je vous jure que c'est la vérité. Je ne viens pas d'ici. Je viens du futur.
Silence. Tout le monde monde regardait le jeune homme brun assis simplement là, qui leur disait quelque chose d'invraisemblable.
-Tu t'fous d'nous, c'est ça?
-Non. Je suis on ne peut plus sérieux. Dans le futur, une guerre a eut lieu. Elle a durée quatre ans, et l'enfer était partout. Moi, mon frère, vous, mon père, le Gotei 13, tout le monde en souffrait. Nous nous battions sans relâche. Les morts pleuvaient par milliers. Les hollows étaient presque impossible à battre, puisque créer grâce au Hogyôku. Et non, ce n'est pas vous qui avez fait tout ça, Urahara. Je ne sais pas tout, seulement ce qu'il se passe à partir d'aujourd'hui. Et je n'avais même pas de date précise, juste une estimation. Environ un siècle avant le début de la guerre, le traître, aidé de deux personnes, dont une qui tentait, en fait, de l'arrêter seul, le débile, attaqua la neuvième division alors qu'ils étaient en mission. La presque totalité de l'équipe disparue, seuls deux furent retrouvé: Muguruma Kensei et Kuna Mashiro. Ils le furent par une équipe de secoure envoyée par le conseil des capitaines: Hirako Shinji, Otorobashi Röjurö, Aikawa Love, Sarugaki Hiyori, Yadömaru Liza et Ushöda Achigen. Ces neuf shinigami furent le sujet d'une expérience, la fusion entre un hollow et un shinigami. L'expérience marcha, mais le traître voulu les éliminer pour couvrir ses traces. Heureusement, Urahara Kisuke avait suivit son lieutenant, à cause d'un mauvais pressentiment, accompagné par Tsukabishi Tessai. Ils ont combattu le traître jusqu'à ce qu'il prenne la fuite, puis ont ramené les victimes de celui-ci dans la douzième pour les stabiliser à l'aide du Hogyôku. Ce fut un succès, mais il fut arrêté et emmené au Central 46 pour être jugé. Quand il dénonça le coupable, personne ne le crut, parce que grâce à une illusion, plusieurs personnes l'avaient vu dans le Seireitei. Il allait être tué avec les victimes de «ses» victimes. Shihoin Yoruichi les fit sortir de la salle et les emmena sur terre grâce au seikaimon du clan Shiba. Plusieurs années plus tard, le traître tua Shiba Kaien en le faisant passé pour un accident de hollow. Puis fabriqua suffisamment de preuves pour que le clan Shiba soit destitué de son prestige et que presque tous ses membres exécuter. Il ne resta plus que Shiba Ishin, Kukaku et Ganju. Ishin partit sur terre seize ans avant la guerre, par amour pour une humaine et y resta. Après ça, les événements se sont enchaînés assez rapidement. Au final, le traître s'est dévoilé, mais c'était trop tard. Il a mit la main sur le Hogyôku et a installé sa base dans le Hueco Mundo. Ce monde est vraiment horrible, surtout quand on est blessé et incapable de se sortir du désert tout seul. L'Académie sera détruite la même année que la fin de la guerre.
Le silence s'étira alors que tout le monde fixait Yuki. Mal à l'aise devant cette attention, le jeune homme se tortilla sur place. Puis finalement, Shinji inspira et soupira profondément.
-Alors, tu n'as rien a voir dans ce qu'il c'est passé cette nuit.
-Non, rien du tout, confirma l'intéressé.
-Pourtant, je t'ai vu avec le visage caché.
-Ah, ça! Rien à voir, c'est mon masque de hollow.
-Comment ça, ton masque de hollow?
-Me regardez pas comme ça, vous aussi vous saurez faire ça! C'est même vous qui m'avez appris. Je vous aiderais si vous voulez, même si ça sera ironique au possible.
-Alors toi aussi, t'es un sujet d'expérience.
-Si on veut, mais pas de la même personne, grommela le jeune shinigami.
-De qui alors.
-D'un capitaine en exil sur terre qui n'a rien trouvé de mieux pour nous aider à retrouver nos pouvoirs spirituels, à mon frère et moi, que de nous amener à la limite du hollow. Forcément, ça laisse des traces.
Tous se tournèrent vivement vers Urahara. Qui eut au moins la décence de paraître gêné.
-Ne lui en voulez pas, c'est nous qui étions allé lui demander de l'aide.
-Et il vous a mit au courant des risque.
-Pas tellement, mais on aurait quand même dit oui. Une de nos amie avait besoin de nous, elle avait été condamnée à mort injustement par le Central 46. On a juste été la chercher.
-Et le Gotei 13 vous à laissé faire, ironisa Yoruichi.
-Non, pas vraiment. On a dû se battre contre presque tous les capitaines. Mais bon, on a réussit à la sauver. De justesse. Et seulement parce que Yoruichi-san nous a aidé à maîtriser nos bankai.
-Tu maîtrise le bankai?
-Ben...joker?
De toute la conversation, les Shiba était resté silencieux. Ils venaient d'apprendre que leur clan allait grandement souffrir dans les années à venir. Du coin de l'œil, Yuki les observait. La peine et le choc sur leurs visages lui tordait le cœur.
-Vous savez, je ne vais laisser ça arriver. C'est hors de question. De toutes façons, le traître va mourir.
-Pas avant cent ans, n'est-ce pas, demanda Kensei.
-Normalement oui, mais je vais peut-être...l'aider un peu.
-Son nom, exigea Shinji.
-Non, taicho. Je ne peux pas vous le dire pour l'instant. Je vous le dirais après. Mais par contre, il y des chances que je sois rechercher dans peu de temps. Il faut que je réagisse vite.
-Tu as dis toute à l'heure qu'Ichimaru était un traître. Mais il est assis autour de cette table. Pourquoi?
-Ichimaru Gin n'est pas un vrai traître. Il y a longtemps, sa meilleure amie, Matsumoto Rangiku, a été attaquée par le traître en question. Ichimaru l'a vu, et a juré de la venger. Mais bon, dans le futur, tu t'es trop impliqué, et au final, tu t'es fait tuer peu de temps après être venu nous supplier de t'aider. Tu ne pouvais pas y arriver tout seul.
-J'ai supplié? Moi?
-C'est surtout Matsumoto que tu as supplié, à vrai dire.
Puis, finalement, le clan Shiba reprit vie. Celui qui ouvrit la bouche en premier fit se tendre Yuki. Une question d'Ishin ne pouvait que lui rappeler des souvenirs plus ou moins douloureux.
-Alors comme ça, je suis tombé amoureux d'une humaine.
-Non, Kurosaki Masaki n'était pas une humaine. C'était un Quincy.
-Vraiment? Et on a eut des enfants?
Le plus jeune inspira vivement. Oh oui, ils avaient eu des enfants. Il en avait été fier jusqu'au bout, d'après ses propres mots, les derniers adressés à ses fils avant leur mort, à lui et les filles. Yuki sentit ses yeux s'humidifier et sa gorge se nouer. Il se racla. Il lui devait une réponse, au moins ça.
-Oui, dit-il d'une voix étranglée. Deux garçons et deux filles, des jumelles.
-Elles doivent être magnifiques.
-Elles l'étaient, les plus belles et les plus adorables petites filles du monde.
-Etaient, répéta l'homme d'une voix blanche. Comment ça, étaient?
-Vous êtes morts, tous les trois, les filles et toi. Le quartier tout entier était dévasté et...désolé, il faut que j'aille aux toilettes, s'excusa le jeune homme.
Il se leva et quitta la pièce. Devant ses yeux, il pouvait voir le regard plein de fierté de son père alors qu'il scellait ses deux aînés derrière une barrière de kidou. Les deux filles étaient sans protection, mais trop loin pour qu'il puisse les atteindre. Et les cris des deux garçons n'avaient rien changés.
-Je ne vous l'ai jamais dis, mais je suis fier de vous, les enfants. Je n'ai pas été un bon père pour vous, mais je suis heureux de savoir que, au moins, vous pourrez compter sur quelqu'un quand je ne serais plus là. Je vous aime. Et Masaki aussi, elle vous aimait et serait fière de ses garçons si elle les voyait maintenant.
Yuki s'effondra en sanglots contre un mur dans un couloir. Il ne vit pas son auditoire qui l'avait suivit avec curiosité se figer plus loin. Mais il sentit nettement l'odeur de son père lorsqu'il le prit dans ses bras, même si celui-ci ne pouvait pas vraiment comprendre. Il se doutait sûrement qu'il les avait bien connu, mais sans doute pensait-il a un rescapé des massacres du clan.
-On avait besoin de toi, hoqueta Yuki contre la poitrine du capitaine. On voulait que tu continu de faire le pitre, que tu te jette sur les filles, Yuzu qui t'arrête à coup de poêle à frire, et puis tu partais te plaindre sur le portrait de maman qu'on te martyrisait. Fallait pas mourir, abruti de vieux pervers, fallait pas.
Figé, Ishin comprenait lentement mais sûrement qu'il tenait dans ses bras son propre fils. Et que les mots de celui-ci étaient ceux d'un enfants qui n'avait pas eut le temps de faire son deuil.
-Chut, tout va bien, murmura-t-il malgré son trouble. Je ne suis pas mort, je suis là. Tout va bien.
Après plusieurs minutes à pleurer dans les bras de son futur père, le plus jeune des Shiba se redressa en séchant ses larmes.
-Pardon pour ça.
-Non, c'est bon, t'as bien le droit de pleurer pour ton père, déclara Urahara.
Yuki grimaça. Il n'avait pas voulu dévoiler ainsi à Ishin qui il était pour lui. Il retourna dans le salon, son excuse étant de toutes façons tombée à l'eau. Une fois assis sur son pouf, il rassembla ses esprit en attente des questions qui suivraient.
-Que c'est-il passé après la guerre?
-Je sais pas trop en ce qui concerne une grande majorité des gens. Je sais que Liza, Shinji, Mashiro et Kensei étaient vivant à la fin de la bataille. Les autres sont morts. Kyoraku aussi. Ukitake. Je ne sais pas ce que sont devenu mes autres amis. Ichigo aussi est mort. Quant à ceux qui ont survécu, vous alliez être exécuté comme hollows par le Central 46. Si je suis ici, c'est pour empêcher ça d'arriver, il faut que vous soyez accepté dans la Soul Society.
-Et toi?
-En remerciement de mes efforts conjugués avec Ichigo pour abattre le traître surpuissant, je n'ai pas été exécuté. J'ai été emprisonné dans le Muken, dans le noir, sans avoir le droit d'être soigné ou de savoir si quelqu'un que je connaissait avait survécu. Mais ils peuvent pas tous être mort, c'est impossible.
-Ils voulaient pas que tu sois soigné, s'exclama avec choc Kaien. Mais même Unohana-taicho a dit que seul un miracle t'avait permis de vivre suffisamment longtemps pour qu'elle te soigne.
-Pas un miracle, le Roi Spirituel. Il n'avait pas le pouvoir de changer les choses, d'empêcher ces stupides vieillards d'exécuter ceux qui auraient pu sauver la Soul Society. C'est pourquoi je suis là. Il y avait deux conditions. La première, les vizards devaientexister. Et la deuxième, personne ne devait savoir qui j'étais pendant un an.
-Et on fait quoi, maintenant?
-Les vizards ne peuvent pas sortir pour l'instant. Ils doivent d'abord maîtriser leur hollows, et croyez-moi, c'est loin d'être facile. Urahara-taicho aussi, vous restez caché ici. Ichimaru est censé vous avoir fait disparaître. Et moi, j'ai un meurtre à commettre. Les autres, faîtes comme vous voulez, après tout, c'est juste parce que j'avais besoin que vous sachiez que je vous ais tout dit.
-Même moi, demanda Yoruichi.
-Vous allez sans doute être envoyée à leur recherche. Mieux vaut que vous sachiez où ils sont et pourquoi il ne faut pas qu'ils soient retrouvé tout de suite, pour que vous orientiez les recherches.
-T'es un malin, toi.
-J'ai eu de bons professeurs. Vous, entre autre.
-Et qu'est-ce que je t'ai appris d'autre?
-Ne pas mourir d'apoplexie quand une femme se trouve nue devant moi. Et le shunpo.
-Comment ça, Yoruichi était nue devant toi?
-Et devant Ichigo aussi. Moi, ça me gênais pas plus que ça, même si, bon, elle était toute nue, quoi! Mais je ne compte plus le nombre de crise de nerf d'Ichigo par sa faute.
-Je ne t'attire pas, ronronna le capitaine de la deuxième division en se collant au plus jeune.
-Vous avez pas ce qu'il faut pour ça.
-Dommage, les femmes viennent de perdre une magnifique proie.
-Ne dîtes pas ça, Yoruichi-san, j'ai l'impression que vous voulez me manger.
-Mais j'ai bien envie de faire de toi mon quatre heure.
-Aucune chance.
-Tant pis, soupira le félin déguisé. J'aurais essayé.
/
Alors, qu'est-ce que vous en pensez? Une ch'tite review?
