Disclamer: Kubo-sensei ne m'a pas donner les droits de Bleach, ils sont donc toujours à lui (malheureusement pour moi, heureusement pour les personnages).

Résumé:Yuki, le frère d'Ichigo, est projeté dans le passé alors que la guerre contre les Arrancars vient juste de se terminer. A peine arriver, il va vite comprendre qu'il n'est pas au bout de ses peines.

Réponse aux reviews:

Smaragdus: Tu sais quoi, je vais t'appeler Smarag, ce sera plus simple. J'adore ton pseudo, mais il est un peu trop compliquer à retenir.

J'ai essayé de mettre tes conseils en application, et tu as raison, ce n'est vraiment pas facile. Tu me diras ce que tu en pense, si j'ai plutôt bien réussis ou misérablement échoué. C'est en partit pour ça que j'ai mis plus de temps que prévu pour écrire ce chapitre.

Bref, merci pour ta review, ça m'a fait plaisir, et j'espère que le chapitre te plaira!

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Chapitre 6: Survivant

Le réveil fut difficile. Yuki avait mal partout, et le moindre mouvement le faisait grimacer. Mais ce qui l'embêtait le plus, c'était les autres vizards. Avant, il était un peu leur bébé, tout le monde s'occupait de lui, l'adorait et le chouchoutait.

-C'est triste à dire, mais ça me manque, soupira le petit brun.

Une boule se formait depuis quelques temps déjà dans la gorge du Shiba, une boule de plus en plus grosse au fur et à mesure que le temps passait. Bien sûr que ça lui manquait, là, presque tout le monde se méfiait de lui! Kensei le prenait pour un dangereux...quelque chose, il ne savait pas trop en fait. Les disputes à propos de son innocence entre Love et Liza lui manquaient horriblement, tout comme la musique de Rose. Rien ne serait jamais comme avant, il le savait. C'était évident avant même qu'il n'arrive ici. Alors pourquoi avait-il si mal?

-Ma façon de penser est injuste, Shinji? Tu te trompes, c'est toute la situation qui l'est!

Il avait tellement envie de se rouler en boule dans son lit, sous la couette, et de ne plus en bouger. Et c'est ce qu'il fit. Recroqueviller sur lui-même, il tremblait de tous ses membres. Puis, tout à coup, il sentit une goutte tomber sur sa main. Ouvrant de grands yeux, il comprit qu'il pleurait. Mais plutôt que de se retenir, il laissa libre court à son chagrin. Qui le saurait, à part Kodomo no Hyobaku?

Il n'entendit pas Kaien entrer pour le réveiller, l'heure étant déjà bien avancée. Celui-ci se figea, entendant son bébé cousin pleurer sous les couvertures, sous le regard navré de ses zampakuto. Hyobaku se tourna vers le cousin de son petit maître.

-Il niera toujours, mais le temps où tous prenaient soin de lui lui manque terriblement. Il a besoin d'affection. Et dîtes à Kensei que si jamais Yuki-sama pleure encore par sa faute, je me chargerais de lui moi-même.

Le plus vieux soupira et se dirigea vers le lit où se distinguait la forme tremblante de son cousin. Il s'assit au bord du lit de ce dernier et le prit tout simplement dans ses bras pour tenter de le consoler. De son côté, Yuki sursauta en sentant Kaien l'étreindre. Lui qui pensait que personne ne saurait pour son moment de faiblesse, c'était raté.

-Chut, tout va bien, murmura le plus vieux des deux.

-Kaien, hoqueta Yuki. Qu'est-ce que tu fais?

-Je te console, ça ne se voit pas?

-Mais pourquoi?

-Parce que tu ne vas pas bien. Maintenant, dis-moi ce qui ne va pas.

-Dans le futur, je suis le plus jeune, le bébé de tout le monde. Tous les vizards m'aimaient et s'occupaient de moi comme de leur propre petit frère. Mais ici, je ne suis pas du tout le même. Même si je suis plus jeune que tous les autres, je suis celui qui les aide à se contrôler. J'en sais plus que tout le monde, et du coup, je ne suis plus le petit frère à protéger, tu vois. En plus, Kensei ne me fait pas vraiment confiance, et je ne sais pas quoi faire pour ça. Je sais que j'ai dis que je ne voulais pas être traiter différemment, mais c'était vrai que pour Shinji. C'est raté, y a que Shinji qui me voit comme un gamin, exactement le contraire de ce que je voulais! Qu'est-ce que je dois faire maintenant Kaien?

-Je sais pas trop ce que tu dois faire. Mais je sais ce que tu peux faire. Tu peux te lever et montrer à Hirako-taicho que t'es pas un gamin. Tu peux faire comprendre à Muguruma-taicho que t'es digne de confiance. Et tu peux prendre les choses comme elles sont. Les autres ne seront sans doute jamais avec toi comme c'était le cas avant, mais je suis là, Ishin-ji, Kukaku et Ganju aussi. Tu as une famille, et quoi que tu fasse, tu seras notre petit chéri. Alors?

-Tu seras là, quoi qu'il arrive?

-Oui, je serais là.

Inspirant un grand coup, Yuki se dégagea de l'étreinte de son cousin et sortit de son lit. Il sécha ses larmes d'un geste rageur. Non, il n'était pas un bébé. Puis il se prépara rapidement. Une fois prêt, il se tourna vers Kaien qui lui sourit gentiment.

-Arrêtes de me regarder comme ça, on dirait un idiot, grogna le plus jeune.

-Ton mauvais caractère met du baume au cœur, tu peux me croire.

Avec un regard exaspéré pour l'idiot toujours assit dans son lit, le petit brun descendit vers le salon où il était sûr de trouver ses compagnons. Lesquels se trouvaient en effet ici, en train de boire du sake dès le point du jour.

-Bande de poivrot, vous connaissez pas le café ou quoi?

-Le quoi?

-Le thé dans ce cas, ou quoi que ce soit qui ne comporte pas de l'alcool.

-Bien sûr que si, s'insurgea Kensei. Pour qui tu nous prends au juste?

-Pour un groupe d'alcoolo en train de picoler alors que le soleil se lève à peine. Kensei, tu sais que t'es pas obliger de les suivre quand ils se bourrent la tronche, n'est-ce pas?

-Et pourquoi tu lui dis ça à lui?

-C'est le seul que j'ai jamais vu bourré à mon époque, lui, il a un semblant de savoir vivre, et surtout, il est respectable. Parce qu'entre un singe, une perverse et une bande de psychopathes, je sais pas bien ce que je dois penser du reste d'entre vous.

-Qui tu traite de singe, morveux, s'exclama Hiroyi.

-Toi, précisément. Kensei, c'est toi qui y passe ce matin, continua le plus jeune sans s'inquiéter de la petite blonde qui fulminait dans son coin.

Il sortit du salon en esquivant un tong volante, précédant l'argenté vers le terrain d'entraînement. Tous les autres suivirent. Ils voulaient voir comment le plus jeune allait se débrouiller face à Kensei. Malheureusement pour ces curieux, Yuki les chassa en quelques mots.

-Y a rien a voir, bonde de voyeurs. Allez plutôt vous entraîner pour maintenir vos masques.

-Mais moi j'ai pas de problème, je peux le garder indéfiniment, signala Mashiro.

-Ouais, je sais, j'ai même été plutôt jaloux quand je l'ai appris. Bah dans ce cas, tu vas les chronométrer. Allez ouste, je veux plus voir personne.

C'est en râlant et traînant des pieds que les autres obéirent, faisant marmonner Yuki à propos de son impression d'avoir une bande de gamins réticents autour de lui. Puis il se tourna vers Kensei, qui attendait patiemment qu'il s'occupe de lui.

-Tu connais la théorie. Dans la pratique, c'est plus compliqué. Ils ont dû t'expliquer comment ça marche. Pour toi, on va mettre des protections en plus. Et malheureusement, je suis pas sûr que ça soit suffisant. Si jamais ça foire et que je suis obligé de sortir, Urahara viendra prendre la relève. Juste, ne le tuez pas, d'accord?

-Comment as-tu su que je vous suivais?

-S'il vous plaît, vous êtes plus curieux qu'une fouine, bien sûr que vous nous suiviez, s'exaspéra Yuki. Je suis nul en kidô, il va falloir que vous fassiez vous-même les sceau et le kekkai autour de nous. Donnez-moi quand même un peu d'espace, que je puisse esquiver et repousser les attaques.

Une fois Kensei allongé au sol et le bouclier déployé, le jeune Shiba s'assit par terre. Il n'avait désormais plus qu'à attendre sagement. Et il n'eut pas à patienter bien longtemps, au bout de quelques secondes à peine, le reiatsu de l'ancien capitaine se déchaîna. Se levant d'un bond, le jeune garçon se tint prêt à recevoir une attaque de son compagnon, sachant pertinemment qu'il risquait d'en ressortir blessé.

-Je vous jure, ce que je ferais pas pour vous les gars. Me prendre une dérouillée de la part de Kensei, j'ai déjà donné, et ça fait pas du bien!

Yuki n'eut pas l'occasion de râler plus longtemps. En effet, comme répondant à ses mots, Kensei se leva d'un bond, envoyant valser sans même en paraître ralentis les sceaux du blond qui en resta bouche bée de l'autre côté du kekkai. Et le vizard avait l'air furieux. Il hurla alors que le petit brun hésitait à libérer tout de suite ses zampakuto. Malheureusement, il n'eut pas le temps de ce décider, Kensei se jeta sur lui, manquant de lui arracher un bras au passage.

-Ok, je crois que j'ai pas le choix, grogna le plus jeune. Pleurs, Kodomo no Hyobaku!

Alors que les deux zampakuto se séparaient de la lame unique dans laquelle ils étaient scellés, Yuki dû faire un bond sur le côté pour échapper à la fureur déchaînée de Kensei.

-Bon sang, dépêche-toi de le battre, je vais tenir indéfiniment, j'ai même l'impression que je vais pas faire long feu face à un toi sans aucune retenue!

Il gela les pied du vizard, l'empêchant ainsi de se ruer sur lui. Profitant du temps de répit qu'il avait, Yuki appela son masque. Et il se demanda dans combien de temps il serait obliger de sortir le bankai. Ses réflexions s'arrêtèrent là, l'autre s'était libéré. Yuki projeta une lame de glace en direction de son ancien-futur-ami, mais cela ne l'affecta pas tant que cela. Certes, Kensei s'arrêta net, mais il ne fut pas vraiment blesser non plus.

-Je pense que ça va être une longue matinée.

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Et en effet, elle l'avait été. Après avoir combattu Kensei pendant presque trois quarts d'heure, ce qui avait paru une éternité au pauvre Yuki coincé avec lui, celui-ci aida les autres avec leur entraînement. Bien sûr, il devait se soigner entre chaque combats, mais aucun ne le blessa comme le premier de ce jour-là. Il soupçonnait même l'ancien capitaine de l'avoir fait exprès pour se venger de sa non-intervention quand Aizen les avait transformé.

-Heureusement qu'il est plus de ce monde, celui-là, sinon, je lui aurais fait comprendre sa douleur. Dire qu'il m'a fallu qu'un seul coup pour le tuer, alors que les combats contre lui ont duré des années et qu'il a fallu qu'on s'y mette à deux avec Ichigo! J'arrive pas à croire qu'il se soit autant amélioré en un siècle!

-C'est long un siècle, tu sais, déclara la voix de Kaien dans son dos. Et Matsumoto a raison, tu parles tout seul.

-Je réfléchis à voix haute, nuance.

-Tu sais que ça donne l'impression d'être à côté d'un fou dangereux?

-Fou dangereux toi-même, non mais! Et sinon, tu as parlé aux autres, demanda le Shiba brun l'air de rien.

-Oui, je voulais savoir comment se passaient vos entraînements. Et tu sais ce que j'ai appris?

-Non, qu'as-tu appris?

-Que tu n'hésitais pas à te mettre en danger pendant ceux-ci. Si les autres pensent que ça fait de toi quelqu'un de dévoué, et c'est sûrement vrai, dans un sens, il n'empêche que je n'aime pas te savoir en danger. Alors arrête.

-Promis, je vais essayer. Mais tu sais, il reste encore Shinji, et c'est le plus gros morceaux, tu peux me croire, lui, je vais avoir du mal. Et aussi avoir mal. Mais je m'en sortirais. Je m'en sors toujours, contrairement aux autres.

Le plus jeune se leva, dans l'intention de remonter dans sa chambre se reposer un peu. De toutes façon, il n'avait pas très faim, et sauter un repas n'allait pas le tuer. Il avait connu pire, dans la nuit du Hueco Mundo, lorsque les ravitaillement ne parvenaient pas jusqu'à eux, ou qu'ils n'avaient tout simplement pas le temps de manger ni de dormir. A l'époque où presque tout le monde mourrait, de faim, de froid ou de blessures plus ou moins graves.

-Tu te sens coupable de vivre, demanda Kaien alors qu'il commençait à s'éloigner.

-Quoi? Pourquoi je me sentirais coupable de vivre alors que les autres sont morts, rit nerveusement le voyageur temporel.

-Parce que c'est quelque chose qui s'appelle le Syndrome du survivant. Et que tu en souffres, de toute évidence. Tu as besoin de parler.

-Et à qui? A toi, qui est mort avant même que naisse? De la main de ma propre belle-sœur? A Kukaku-nee ou Ganju, que je n'ai pas pu sauver? A mon père, qui est mort pour nous sauver, Ichigo et moi, en condamnant nos petites sœurs? Aux vizards qui ont tous été exécutés sans que je ne fasse rien, enfin, ceux qui étaient encore en vie? Ou à Urahara, qui s'est fait démembrer par Tosen? A qui d'entre vous dois-je parler, Kaien? J'ai vécu l'enfer, tout comme vous tous, mais la différence, c'est que j'ai survécut. Et j'ai même pas empêché cet enfoiré de gâcher la vie de mes amis.

Sans un mot, le chef du Clan Shiba se leva, souleva son jeune cousin et le chargea sur son épaule. Puis il se dirigea vers le salon et s'arrêta devant Shinji, sans s'occuper des protestations de sa charge.

-Hirako-taicho, puis-je vous parler un moment, s'il vous plaît?

-Bien sûr, Shiba-fukutaicho, on squattechez vous, je peux bien discuter avec vous.

-Allons dans mon bureau. Par ici.

Il guida le blond vers une pièce au premier étage, maintenant Yuki sans difficulté sur son épaule. Celui-ci cessa de se débattre et se laissa pendre mollement. Il pressentait que cette discussion ne lui plairait pas tellement. Il fut doucement posé sur une chaise, mais avant que le brun ne puisse s'enfuir, la porte fut fermée à clef. Et bien sûr, la clef était désormais dans la poche de Kaien.

-Excusez-moi pour ça, capitaine, mais il semblerait que Yuki ait besoin d'aide. Et comme il ne dira rien de lui-même, j'ai pris le taureau par les cornes.

-Si Shiba-kun a un problème, alors je vais l'aider. Que se passe-t-il?

-Rien, grinça le Shiba en question, il ne se passe rien du tout et je n'ai pas besoin d'aide.

-Ça j'le décid'rais quand ton cousin m'aura dit sa version. T'es trop têtu, j'l'ai bien compris en quelques semaines. Nous sommes là pour toi, que tu l'veuilles ou non d'ailleurs. C'est not'rôle, et non, t'es pas un fardeau, si c'est c'que t'allais dire. On l'fait parce qu'on a choisit d'le faire.

-Ouais, je sais, marmonna le plus en croisant le bras et en s'enfonçant dans son siège.

-Bon, voilà, commença le chef des Shiba. Comme vous le savez, Yuki est le dernier encore vivant de son époque. Tous ses amis et sa famille sont morts.

-Et il s'sent coupable, c'est ça? Malheureusement, c'est assez répandu chez les soldats. Et comme ceux qui survivent sont en générale plutôt forts, ils veulent pas en parler, ils doivent penser qu'ils se plaignent. Bon, 'coute-moi bien, Shiba-kun. Quoi qu'il s'soit passé là-bas, t'as survécu parce que t'es fort, ok? C'pas d'ta faute. Vis pour ceux qu'tu pouvais pas sauver, c'est tout.

-Et surtout, ne pense pas que ma mort à moi était de ta faute! Tu n'étais même pas né! Et cette phrase était très bizarre.

-Je veux bien croire si vous voulez que je ne suis pas responsable des dizaines, des centaines voir des milliers de morts sur le champ de bataille, ou de ceux qui se sont fait tuer quand je n'étais pas là. Mais toi, Shinji, tu étais vivant à la fin de la guerre. Kensei aussi. Et Mashiro et Liza aussi. Ils étaient avec moi dans le Muken. Vous y étiez tous les quatre. Et j'ai rien fait quand ils vous ont emmené pour être exécutés, j'ai pas bougé, alors que moi, j'étais épargné.

-Tu sais dans quel état tu étais quand je t'ai trouvé? Tu peux dire que c'est ton entêtement qui t'a sauvé si tu veux, mais tu étais presque exsangue, le ventre ouvert sur vingt centimètres et on voyait tes organes, dont quelques uns sérieusement amoché, plusieurs côtes cassées, ainsi que ton bras droit et ta jambe droite. Bordel, tu avais presque été décapitépar je ne sais trop quoi, en plus de toutes les marques de torture sur toi! Et tu voulais les sauver? Parfois, il faut se sauver sois-même, et c'est un véritable miracle que tu ai survécut jusqu'au manoir!

-C'était pas ta faute, tout ça.

Ces quelques mots suffirent à faire fondre en larmes Yuki. Il se retenait depuis trop longtemps, ses amis qui se baladaient sous son nez, comme un rappel constant de son impuissance, les flashs de leurs morts chaque fois qu'il leur parlait, c'était trop. Au milieu de ses sanglots, il s'excusait, encore et encore, alors que des bras qu'il ne parvenaient pas à identifier le berçaient.

-Ne t'inquiète pas, Shiba-fukutaicho, ça va mettre du temps avant qu'il ne guérisse, mais on en a plein devant nous. Tout ce qu'on aura à faire ici, c'est de nous entraîner pour être au top quand le moment viendra. Alors on va bien s'occuper de lui. Je vais le psy, ça va m'occuper, n'est-ce pas? Et si tu as l'air trop inquiet...

-Ça sera parfaitement légitime puisque mon bébé cousin a complètement disparu et est recherché pour meurtre, je vous rappelle. Laissez-moi m'inquiéter, ça ne sera pas étrange.

Ce furent les dernières paroles que Yuki entendit avant de sombrer dans le sommeil, épuisé par ses efforts de la matinée et par sa crise de larmes.

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Alors, qu'en pensez-vous? Ça mérite bien une 'tite review, non?