De Anaîs à Marie

Contraintes du défi:

Couple: Lucius Malfoy – James Potter

Élément: Quand on tombe sur quelqu'un on peut se faire plus mal qu'on ne le pense.

Phrases: "Ah ! Je le sens venir ! » et « Le petit pois est devenus un cornichon ! »


Une rencontre impromptue.

A cette époque Lily Evans et James Potter vivaient déjà ensemble après leur dernière année à l'école de magie de Poudlard. Lily faisait des études de médicomage tandis que James commençait une carrière d'aurore. Il travaillait énormément à ses études et la charge de stress était phénoménale. Pour pouvoir continuer à tout affronter de front, James s'était trouvé une passion. Et c'est pour assouvir celle-ci qu'il était ce jour là dans la librairie de chemin de traverse. Lorsqu'il entra dans le rayon qui l'intéressait il regarda bien à droite et à gauche pour vérifier qu'il n'y ait personne pour le voir. Il avança doucement le long de l'étagère, regardant la tranche des livres qui trônaient là.

Soudain, un livre attira son attention. Il marcha d'un pas alerte jusqu'à sa hauteur, le retira de son emplacement et s'absorba dans la lecture de son résumé. Complètement dans son monde il ne remarqua pas l'autre homme qui venait en sens inverse, lui aussi absorbé par l'observation de l'étagère.

Leur rencontre fut brutale, inattendue et douloureuse : l'homme percuta James, qui tomba à la renverse. Dans sa chute il essaya de se rattraper et emporta l'homme dans son élan. Ils finirent tous les deux à terre dans une position équivoque : James à même le sol, le bel inconnu à califourchon au dessus, ses longs cheveux d'un blond presque blanc cascadant autour de leurs deux visages, les coupant du reste de la boutique. Le temps suspendit sa course quelques instants puis il reprit sa course précipitée. James piqua un fard monumental tandis que l'homme se relevait dignement, cachant sa gêne de son mieux.

Il se frotta discrètement le coude et se fit la réflexion que quand on tombe sur quelqu'un, on peut se faire plus mal qu'on ne le pense. Pourtant le jeune homme était bien bâtit et avait bien amortis son corps qui … Assez ! se reprit-il mentalement. Il se pencha en avant pour offrir une main ouverte pour aider le brun à se relever. La proximité de leurs deux corps fit à nouveau battre leurs cœurs à la chamade. James s'éloigna en détournant le regard et ramassa son précieux livre. Le blond prit alors la parole :

Le blond : Je suis désolé de vous avoir bousculé à l'instant. Que diriez-vous jeune homme si je vous invitais à boire un verre pour me faire pardonner ?

James : Et bien … Il jeta un œil sur sa montre, Il n'est pas tard, alors ce serra avec plaisir, acceptât-il avec un sourire timide. Si vous voulez bien m'attendre une minute, je dois passer à la caisse, ajouta-t-il en montrant le livre qu'il tenait à la main. Je vous rejoins tout de suite.

Dit-il en se dirigeant rapidement vers la caisse. Quand James arriva à l'air libre le blond l'attendait, négligemment adossé à l'une des colonnes de la devanture. Quand ce dernier vit James, il se redressa, lui indiquant le chemin. Ils sortirent dans la Londres moldus et se dirigèrent vers l'un des nombreux cafés du quartier. L'inconnu brisa enfin le silence qui s'était installé depuis leur sortie dans la rue :

Le blond : Quel livre avez-vous achetez, si je puis me permettre ?

James rougit violement et répondit en bredouillant que c'était Complainte d'un Cœur Amoureux, il détourna brusquement la tête et s'enfonça encore un peu plus dans son mutisme. Après quelques minutes de marche ils arrivèrent dans un café à l'obscurité apaisante. Ils s'installèrent à une petite table et commandèrent chacun un expresso. Pendant qu'ils attendaient leur commande, l'inconnu fit une nouvelle tentative pour relancer la conversation avec le jeune homme qui avait attiré son attention, même s'il ne voulait pas l'admettre :

Le blond : Il me semble que nous n'avons pas encore étés présentés. Puis-je vous demander votre nom ?

James : Et bien, je m'appelle James Potter. Je suis en première année à l'école des aurores. Et vous, comment vous appelez-vous ?

Le blond : Lucius Abraxas Malfoy. Je travaille au ministère de la magie. Le livre que vous avez acheté tout à l'heure est l'un de ceux que je cherchais. Pourriez-vous me le prêter quand vous l'aurez fini ?

James : oui, bien sur, avec plaisir. Mais ce genre de livre vous intéresse ?

Lucius : Cela me permet de faire passer mon stress et de m'absorber dans un autre monde.

Un sourire béat s'épanouit sur le visage de James. Il avait enfin trouvé quelqu'un qui partageait sa passion. Il était fou de joie. Il allait faire une réponse enflammée lorsque la serveuse amena leurs consommations, le faisant redescendre sur terre. Puis ses yeux ses yeux se posèrent sur les mains de Lucius qui se serrèrent autour de sa tasse tel deux papillons. Elles étaient longues, blanches, presque manucurées mais on y sentait aussi une force latente. James se fit la réflexion qu'il aimerait bien que …. « Non, non, non tu es déjà avec Lily, à quoi pense-tu ! » Il secouât vigoureusement la tête sous le regard étonné de Lucius.

James : Je ne savais pas qu'un autre homme que moi partageait ce « hobby » …

Lucius : On en apprend tous les jours n'est-ce pas ? dit-il avec un sourire malicieux. Vous allez souvent dans cette librairie ?

James : Assez oui. En fait, je …

Et la conversation s'engagea, s'enflamma. Les deux protagonistes se détendirent, ouvrirent leurs cœurs, se faisant des confidences qu'ils n'auraient jamais pensé pouvoir faire un jour. Entre deux cafés James s'étira, allongeant ses jambes sous la table. Son pied rencontra par hasard la cheville de Lucius. Il le retira rapidement, légèrement gêné. Quelques minutes plus tard James sentis quelque chose contre sa propre cheville. Après un rapide coup d'œil, Il répondit timidement à cette avance, le cœur battant à tout rompre. Après quelques temps de ces discrètes caresses de plus en plus appuyées, Lucius n'y tenant plus se leva :

Lucius : Que diriez-vous de venir manger au manoir ce soir, je pourrais vous présenter ma famille comme ça.

James : Il faudrait que je prévienne Lily, mais …

Lucius, l'interrompant : parfait, je vous laisse deux minutes, je vais prévenir mes elfes et j'arrive.

James eut à peine le temps de griffonner un mot (Je mange chez un ami ce soir, je risque de rentrer tard) et de le donner à un hibou égaré que Lucius l'entrainait à sa suite dans une ruelle sombre. Pour transplaner. (Vous pensiez à quoi ?!) James, stupéfait par le spectacle du manoir la nuit, se laissa emmener jusqu'à la salle à manger par Lucius. Là il découvrit une grande table jonchée de roses rouges et blanches ainsi que de discrètes chandelles dissimulées un peu partout dans la pièce. Sur la table deux couverts les attendaient. Attendez, DEUX ?!!!

James : Mais, votre femme, elle …

Lucius : Il semblerait qu'elle ait eu une soudaine envie de faire du shopping en Italie cet après-midi. Elle risque de ne pas rentrer avant demain soir, alors ne l'attendons pas.

Ce problème étant « réglé » les deux hommes se mirent à table. Le diner, bien qu'excellent, ne sembla pas retenir leur attention très longtemps. Leurs mains s'effleurèrent en prenant le sel, leurs pieds se rencontraient lorsqu'ils changeaient de position. La température dans la pièce monta petit à petit jusqu'à atteindre le point d'ébullition. Lucius, sur le point de se jetter sur James devant tous les elfes de maison se dépêcha de l'emmener dans sa chambre sous prétexte de lui faire visiter le manoir. Voyant cela James se mit à protester.

James : Arrêtes, non, je … je sors déjà avec quelqu'un et …

Lucius : qui s'en soucis ? Contrat-il. Puis il sella ses protestations d'un baiser enflammé. Il reprit : Et puis, le petit pois ne s'est-il pas déjà transformé en concombre ?

James ouvrit la bouche pour répondre mais la seule chose qui en sortie fut un gémissement de plaisir.

La suite des évènements est laissée à l'imagination des lecteurs. La seule chose que l'on peut en dire c'est que les elfes de maison ne regardent plus Lucius Malfoy de la même façon depuis ce jour. Et si vous leur demandez ce qu'il s'est passé, ils vous répondront que parmi les cris et les gémissements sans fins, ils sont parvenus à distinguer cinq : « Ah ! Je le sens venir ! » Après quoi ils se refuseront à tout autre commentaire.

Quelques temps après cette époustouflante entrée en matière, un troisième homme se présenta devant la porte de la maison où habitait James. Il y commit un crime passionnel atroce, ne laissant derrière lui qu'un simple bébé.