Disclaimer : pas à moi blablabla pas de sous pour ça blablabla juste du chocolat blablabla (si seulement c'était vrai...)

réponse au défi n°1 : de CMGC à CMGC... ben oui, c'est un travail de groupe ! Le but général est simple : un couple au hasard, deux phrases à caser, un élément insolite, une limite d'environ 1000 mots.

Conditions du défi :

couple : Lucius Malefoy / Mimi Geignarde

élément insolite : Rogue en pikachu (pas le droits aux rêves ou aux hallucinations)

phrases : « Et ce jour là, Napoléon dit à ses généraux... »

« Tu es fait pour me servir et ta vie m'appartiens »


Le secret diaphane

Durant toutes ses années de scolarité à Poudlard, Lucius Malefoy avait eût une passion secrète. Une passion qui devînt un objet d'observation et d'étude. Une passion tellement poussée qu'elle était devenue mimétisme.

Comme tous les Serpentards, Lucius affichait en permanence un masque froid. Mais on disait de lui qu'il était glacial, ou, a mieux, intemporel. D'aucun avaient soupçonnés des ascendances elfiques pour expliquer la pâleur de sa peau diaphane, ou l'élégance de ses longs cheveux d'or. Même aujourd'hui, quelques trente ans après sa sortie de Poudlard, Lucius irradiait encore la froide beauté de l'immortel qui ne vieillirait plus.

Narcissique ? Oui, peut-être. Mais avouez qu'il y a de quoi. La beauté, et la possibilité de garder celle-ci éternellement, le fascinait.

Plus encore, il avait découvert au fil du temps que sa passion pourrait s'avérer être l'ultime recours. Celui qui le ferait surpasser le seigneur des ténèbres.

Lucius se passionnait pour les fantômes.

Voilà qui expliquait pourquoi, même dans la pénombre de sa salle commune, personne ne l'avait jamais entendu se plaindre d'avoir cours d'histoire de la magie. Et si quelqu'un avait eu suffisamment de courage pour ne pas s'endormir, il aurait vu que le jeune Malefoy avait le regard vif et brillant d'intérêt en écoutant le professeur Binns raconter de sa voix léthargique les anecdotes du monde magique :

- « Et ce jour là, Napoléon dit à ses généraux... »

( Napoléon serait en fait un sorcier fondu dans le monde des moldus. Un sorcier médiocre certes, mais ça l'a quand même aidé dans ses rêves de grandeur. )

De plus, parmi les fantômes, Lucius avait ses préférés. Certes, il les connaissaient tous, jusqu'au fantôme de la mouche que le professeur de sortilège avait écrasé un jour... Quand cet homme demandait le silence, il était hors de question d'entendre ne serait-ce qu'une mouche voler. Depuis le pauvre animal hantait chaque silence dans la salle, tant et si bien que le cours de sortilège avait été déplacé pour mettre un terme aux bourdonnements intempestifs.

Lucius avait appris l'histoire de chacun quand il avait été invité pour la première fois à l'anniversaire de mort de Nick-quasi-sans-tête. Curieusement, il l'avait percé à jour dès sa troisième année.

C'est là qu'il l'avait vu pour la première fois. Elle. Délicieusement pâle, plutôt mignonne si elle s'en donnait la peine, de son âge environ, elle paraissait si triste... Quand Lucius l'avait abordé, il s'était tout simplement fait jeter :

- « Bonsoir. »

- « Qu'est ce que tu me veux avorton ? Oh, je sais ! Tu viens te moquer de moi c'est ça ? C'est vraiment digne d'un odieux serpent comme toi. JE HAIS LES SERPENTS !!! »

Elle avait disparu en hurlant, à travers le mur.

A partir de cette nuit là, Lucius avait été obnubilé par ce fantôme. Qui était-elle ? Comment était-elle morte ? Pourquoi était-elle si triste ? Il décida de la retrouver et de l'apprivoiser. Cette fille était devenue sa priorité numéro un.

Il lui fallu un peu moins de deux ans pour retrouver sa trace. Elle s'appelait Mimie, ( Certains l'appelaient Mimie Geignarde, ou Mimie Boutonneuse... Ceux là, Lucius les méprisaient) et résidait dans les toilettes des filles au deuxième étage.

Le jeune Malefoy décida alors de passer à l'attaque. Il profita de son statut de préfet pour s'aventurer jusqu'au lieu dit à la nuit tombée. En cas de pépin, il lui suffirait de dire qu'il était à la recherche d'un premier année absent de son dortoir... ou quelque chose comme ça, il aviserait. Il pénétra donc dans la pièce en appelant doucement :

- « Mimie ? »

Des pleurs lui parvinrent de la seconde cabine. Il frappa à la porte.

- « Mimie ? »

- « Qu'est ce que tu veux ?! Tu es un garçon, ce sont les toilettes des filles ici, déguerpis !!! »

- « Je suis juste venu te parler Mimie. »

- « Me parler ? ME PARLER !! Tu es venu te moquer de la grosse Mimie oui, Mimie Geignarde, Mimie la Boutonneuse ! »

- « Je ne pense rien de tout ça mimie. Je voulais seulement discuter avec toi. »

- « Eh bien parle ! Mais si c'est pour me lancer quelque chose au travers, tu peux crever à ton tour ! »

- « Tu ne veux pas sortir ? S'il te plais. »

- « Naaaan ! Tu es bien comme les autres, tu vas en profiter pour me faire mal... enfin, même si je ne ressent plus grand chose, Il n'empêche..., que ça en reste blessant ! Vous, les garçons, vous êtes TOUS les même !!! »

- « Pas moi, Mimie, s'il te plaît. »

La voix derrière la porte se fit minaudante

- « Tu me le jures ? »

- « Je te le jure. Alors ? »

Le silence devînt soudain retentissant dans la pièce carrelée. Jusqu'à ce que :

- « Oh ! »

le fantôme avait jeté un oeil de l'autre coté de sa porte protectrice... puis toute la tête.

« tu es... le préfet de serpentard ? » Elle eût un petit rire et une étrange couleur argent vînt opacifier ces joues. « Je ne m'attendais pas à te voir toi... »

Lucius haussa un sourcil, ce qui eut pour effet de faire glousser Mimie

- « Tu te souviens de moi ? »

- « Plus que tu ne peux l'imaginer mon tout-beau... Je t'ai observé longuement. Mais passons hi hi, tu voulais me parler... à moi ? »

Et Lucius lui déballa tout. Il avoua à une Mimie ravie qu'il l'avait admirée en secret, qu'elle le fascinait, hantait ses nuits, qu'il souhaitait la connaître d'avantage, et tout autre baratin digne d'un poufsouffle.

Dès lors, on vit souvent l'apollon blond roder vers les toilettes des filles peu avant le couvre-feu. Lui et Mimie discutaient quelques heures de tout et de rien, approfondissant leur relation au possible, dévorant l'autre des yeux. Le fantôme souriait plus souvent, et faisait de sensibles effort pour améliorer sa mise. Les jeunes gens (du moins en apparence) se rapprochaient donc de plus en plus.

Leur première dispute survînt après une initiative de Mimie. Ce soir là, Lucius rentrait de l'entraînement de quidditch et s'était fait coulé un bain brûlant dans la salle de bain des préfets. Il s'y délassait en savourant ce moment de solitude lorsque

- « Coucou beau blond ! »

… il n'était plus seul.

Il fit un bond magistral en arrière qui eut pour effet de dévoilait ce qu'il escomptait cacher à sa belle. Laquelle gloussa en le reluquant sans aucune gène.

- « Mmmmmh, tu m'avais bien dit que tu m'aimais l'autre jour non ?! Je me languissais de toi Lucius... et ce n'est pas un petit tas de mousse qui te dissimuleras sais-tu ?! »

Elle plongea avec délice dans le bain, faisant précipitamment reculer le préfet. Mimie refit surface juste devant lui en lui susurrant « t'en fait pas mon amour, toi et moi ça ne peut être que platonique. L'un dans l'autre on ne pourra pas faire grand chose ! » Elle lui plaqua un baiser ectoplasmique sur les lèvres et redisparut par où elle était venue « Toi et moi Lucius... ça restera un doux secret, notre secret ! »

Après ça, le sorcier blond n'alla plus voir le spectre de toute la semaine, prenant même ses douches dans la salle de bain de son dortoir... Mais Mimie lui manquait et ils finirent par se réconcilier dans les toilettes des filles. Le lendemain matin, tout le deuxième étage était inondé... Mimie avait pleuré de joie toute la nuit.

Les années avait passées et nos deux pâleurs continuaient à se voir dans le plus grand secret, et avec grand plaisir. Mimie savait que Lucius s'était marié (et ne se génait en aucun cas pour observer sa progéniture) mais que son coeur penchait toujours du côté des fantômes.

Chaque fois que le sorcier passait à Poudlard (et il avait quelque fois inventé des raisons insolites, comme proposer à Dumbledore d'organiser un bal costumé ayant pour thème « moldu-mania », -il faut dire qu'il aurait adoré voir Rogue en pikachu puisqu'il avait reçu le costume à Noël (1)-, uniquement pour revoir sa chère et diaphane Mimie.) il faisait un crochet par le deuxième étage pour rejoindre celle qu'il aimait.

Ce soir là, Dumbledore l'avait convoqué séchement. Il pris donc sa canne -cadeau d'une immaterielle amie- et se rendit à Poudlard suivi de son elfe de maison. Il se fit violence pour éviter son lieux de rendez-vous habituel... l'heure était aux infâmes bonbons au citron. Lucius fut surpris de trouver Potter maculé de boue, de sang et de fluides qu'il ne voulait surtout pas identifier.

Celui-ci eût l'affront de lui rendre le carnet de Tom dégoulinant d'immondices. Il ne vit pas la putréfiante chaussette à temps. Ce chien avait osé liberer son elfe de maison ! Il tenta (sans succes) de rappeler Dobby à l'ordre :

- « Dobby est liiiibre, liiibre ! »

- « Ne raconte pas n'importe quoi ! Tu es né pour me servir et ta vie m'appartient ! » il saisi sa canne en marmonnant « pardon Mimie » avant de frapper l'elfe avec. « On y va Dobby ! »

Mais la créature lui faisait l'affront de le snober... foutu Potter ! Il lui fit face avec un grand sourire parfaitement niais (2) en répétant « liiiiibre »

Ce soir là, Mimie consola Lucius pour la première fois. Décidément, il aimait les fantômes, il aimait CE fantôme.

Rogue ayant reçu un costume de pikachu pour noël, insolite me direz-vous ? Certes, mais Lucius avait fait des recherches, son ami devrait apprécier d'être comparé à cet être imaginaire … Et puis, lui comme Mimie voulait le voir mettre un peu de couleur dans sa vie.

Je dirais même, Styxien =) (comprend qui peut)