de Anaïs à Marie

Couple: Lily Potter/Lucius Malfoy

Action: Comment se faire passer pour un pervers doublé d'un sadique en dix leçons?

Phrases:

"Voldy en femme au foyer? Beurk!"

"Comment veux-tu que je t'enlève ta ... ta tache?"


Un peu trop de répondant

A une semaine de la rentrée, Melle Lily Evans était en plein milieu du Chemin de Traverse. Elle devait absolument trouver tous ses livres et toutes ses fournitures pour l'école avant le soir. Sinon elle n'aurait jamais le temps de tous lire pour le jour fatidique du début des cours. Elle devait encore réunir un nouveau chaudron (Cet abruti de Sirius Black avait fait exploser l'ancien en confondant des pousses d'aubépines et des lamelles de mandragores.) ainsi que « L'Histoire de la Magie » pour les sixièmes années. Fleury et Botts, la librairie pour sorciers, était en rupture de stock pour la première fois depuis la naissance de Lily. Pourtant il FALLAIT qu'elle trouve ce livre sinon, sinon …

SBARF ! Les fesses de Lily firent délicatement la connaissance des pavés du Chemin de Traverse, là où débouche l'Allée des Embrumes. Ses paquets s'éparpillèrent autour d'elle, formant une sorte de corolle disparate. Elle releva la tête et vit les yeux de l'homme qui l'avait bousculée. Ils étaient gris acier, d'une intensité hypnotisante. Si elle l'avait put elle se serait noyée dans ce regard qui …

(STOP ! stop, stop, on s'arrête. Lily qu'est ce que tu me fais ? Tu es une griffondor, mince, pas une pouffsoufle. Bon, reprenons.)

… Elle releva la tête et vit les yeux de l'homme posés sur sa cuisse dénudée accidentellement lors de la chute. Les joues de Lily se colorèrent de rage alors qu'elle se relevait prestement et que d'un geste elle rassemblait tous ses paquets. Elle tourna abruptement les talons, la mâchoire serrée, préférant rejoindre ses amies plutôt que …

-« Mademoiselle ! Ne vous a-t-on pas appris les règles de politesse ? »

-« Et vous, Monsieur, ne vous a-t-on point appris qu'il ne faut pas reluquer les filles ? Oh, mais je vois que vous aimez lire des livres (l'homme avait en effet une pile de bouquins à l'origine indéterminée sous le bras.) J'imagine que le « Comment se faire passer pour un pervers doublé d'un sadique en dix leçons » doit faire partie de vos livres de chevets, non ? »

-« Voyez-vous ça, les jeunes femmes de nos ont du répondant. Comme c'est intéressant. ---« Vous avez pris des cours ou vous apprenez vous aussi dans les livres ? »

Un petit groupe de curieux s'était formé autour des deux belligérants, écoutant leur échange avec intérêt. Lily allait répliquer lorsque les maraudeurs au grand complet arrivèrent sur les lieux. Le jeune homme aux longs cheveux noirs pris la parole :

-« Alors Lily, tu as l'air de bien t'amuser. Tu nous présente ? »

-« Toi, le clébard, je t'ai rien demandé. » répliqua-t-elle sèchement avant de tourner les talons définitivement et de remettre au lendemain l'achat de son chaudron et de son livre.

(Ouuuuuf. Ils n'en sont pas venus aux mains. J'y croyais plus. Lily ne fait pas dans la demi-mesure.)

Deux mois plus tard, premier dimanche d'octobre et première sortie à Prèsaulard. Lily se réjouissait de cette sortie avec ses amies où elle pourrait enfin s'amuser un peu après ce début de cours enflammé. Arrivées à destination elles visitèrent quelques boutiques avant que Lily ne se sépare du groupe promettant de les rejoindre chez Rosemerta. Quand elle sortit de la librairie où elle était rentrée, Lily entendit une voix derrière qui la fit se retourner d'un bloc.

-« Et bien qui voilà ! La jeune harpie est de sortie. »

-« Et bien qui voilà ! Le pervers sadique est de sortie. »

-« Toujours aussi agréable, à ce que je vois. Tu es aussi imbuvable que Voldemort en femme au foyer. »

-« Voldy en femme au foyer ? Beurk ! »

-« Quelle réplique touchante de naïveté. »

-« Naïveté, dites vous ? Il est vraie que je n'ai pas les mêmes lectures que vous, ça doit être ça. »

-« Encore cet esprit brillant qui caractérise les griffondors, tout en subtilités plus lourdes les unes que les autres. »

-« Belle réplique. Digne d'un serpentard. Mais nous, au moins, ce n'est pas notre rouerie qui fait notre renommée. »

-« Oh. En plus vous connaissez même des mots compliqués. »

(Mais arrête de la chercher, à la fin ! Comment je vais faire pour vous caser ensemble, moi ? Lance-lui un défis ou je ne sais pas quoi, mais retrouvez vous seuls !)

-« Belle réplique. Digne d'un serpentard. Mais nous, au moins, ce n'est pas notre rouerie qui fait notre renommée. »

-« Parce que vous, c'est votre courage ? J'attends de voir ça … Je suis prêt à parier que vous n'êtes pas capable de visiter la Cabane Hurlante sans hurler (c'est le mot) de terreur au moins une fois. »

-« Mon Cher, vous me sous-estimez. Allons-y ensemble pour voir lequel de nous deux aura peur en premier dans ce cas.

(Ben voilà ! C'est pas ben compliqué pourtant. Alala, les jeunes de nos jours …)

Une fois arrivés à destination Lily entra la première, pour montrer son appartenance aux griffondors, suivie de près par Lucius. La bâtisse était entièrement constituée d'un amalgame de bois et de toiles d'araignées, et on voyait de temps en temps filler une souris ou un rat. Ils commencèrent à explorer les pièces du rez-de-chaussée. Ils ne trouvèrent qu'une impressionnante collection de poussières et quelques meubles vermoulus, dont un qui s'écroula lorsque Lily l'effleura, la faisant sursauter. Par moments ils entendaient des grincements sinistres et un miaulement horrible vient même déchirer le silence pesant. Quand ils eurent fait le tour de toutes les pièces du bas, ils se décidèrent à monter précautionneusement l'escalier branlant. Ils firent rapidement le tour des pièces à l'étage et ils s'apprêtaient à redescendre lorsqu'un chat d'étala juste devant eux et …

-« Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » (ben oui, la phobie des chats ça existe)

Lucius était dorénavant accroché à Lily (version Koala) et tremblait comme une feuille.

-« C'est un chat. Juste un chat. »

-« Ah. Heu … Hum. »

Fit-il de la façon la plus naturelle possible en se détachant de Lily. Un sourire effleura les lèvres de Lily, ses yeux se plissèrent d'amusement. Un léger rire gratouilla le fond de sa gorge, qu'elle parvient à dissimuler. Cependant le rire enfla, passant la barrière de ses lèvres. De quelques trilles il devient incontrôlable, la pliant en deux et lui faisant venir les larmes aux yeux. Lucius, agacé, lui intima d'arrêter. Mais Lily ne l'entendait plus et ne réagit pas à son injonction. Lucius, de plus en plus énervé, ne voyait pas comment la faire cesser de rire. Après quelques secondes de réflexion il mit son plan à exécution. Il attrapa Lily par la taille avec un bras et avec l'autre il leva son visage vers lui. Une lueur d'incompréhension traversa le regard de Lily parmi ses larmes de rire lorsque les lèvres de Lucius se posèrent possessivement sur les siennes. Ce baiser était à la fois doux et passionné, tellement agréable que Lily se laissa aller à lui répondre. Cependant lorsqu'une main remonta le long de son dos, elle se rappela où elle était et surtout avec QUI elle était. Elle le repoussa brutalement, mettant fin à leur baiser. Sa main partie avec une force décuplée par la colère. La claque atteignit Lucius en plein visage, le faisant reculer de plusieurs pas.

-« Voilà donc le légendaire courage des griffondors. Ne pas affronter ses propres actes est, en effet, un geste admirable. »

-« Vous croyez vraiment que je n'affronte pas mes actes ? Vous allez voir. » Dit-elle en s'avançant d'un air menaçant vers lui. « Je me demande jusqu'où vous seriez prés à aller pour me 'faire regretter mes actes'. » ajouta-t-elle lorsqu'elle ne fut plus séparée de lui que par quelques centimètres.

-« Jusqu'au bout, n'en doutez pas. » répondit-il avec un petit sourire satisfait, la prenant à nouveau dans ses bras.

(Sur ces quelques mots je me permets de prendre discrètement quelques distances, et de laisser les deux 'tourtereaux' faire ce pour quoi je suis intervenue.

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Maintenant qu'ils ont fini, nous pouvons nous rapprocher. Voyons voir comment cela c'est passé …)

-« Je suis couverte de poussière maintenant et en plus j'ai une tache. »

-« Oui, tu as une tache, là. »

-« Mais où tu met tes mains ?! »

-« Mais sur la tache voyons. Voudrais tu que j'enlève ta tache ? Pour cela rien de mieux qu'un coup de langue.»

-« Mais arrête, je … »

-« Et toi, comment veux-tu que je t'enlève ta … ta tache ? »

(Bon, ben je vais vraiment partir moi, ça risque de durer encore un moment.)