GENRE : Action, Romance
PARING : Janto ( Jack x Ianto ) ; et j'ai réussit à mettre du Drarry, ne me demandez pas comment xD
RATING : T+, et M pour un chapitre, parce que Ianto est ultra badass... Uhuhuh :3
BÊTA : Merci à TenshinNeko ! \O/ Héhéhéhé, il est beau ton p'tit neveu, hein ? ;)
NOTE : • La moitié des personnages appartiennent à Russell T Davies, et l'autre à JK Rowling ! :D Toute l'histoire est à moi par contre.
• Et je déteste Gwen, Ok ? JE LA HAIS, C'EST DU PUTAIN DE BASHING ! Rien de moins xD
• Et c'est un bon gros bébé. Un grooooos bébé de 140 milles mots \O/
• Euh... Eh bien, pour ceux qui ne connaissent pas Torchwood, je vais faire un petit résumé d'épisode dont je parle dans ce chapitre à la fin, comme ça, ça ne vous spoile pas mon histoire, et si dans le chapitre, quelque chose vous semble totalement flou et incompréhensible, ne vous en faites pas, il y a sûrement l'explication à la fin :3
Bonne lecture ! ~
# Chapitre 3
" - Ianto ? Ianto, c'est moi, Lisa. Je suis humaine, encore, de nouveau. (...) Tu t'es tellement battu pour moi, il fallait que je te fasse honneur. J'ai emprunté ce corps pour y implanter mon cerveau.
- Tu n'es pas elle.
- Tu m'as dit un jour que tu m'aimerais au delà de mon apparence. La dernière fois, je me souviens, c'était un samedi, on était affamé, tu faisais des sandwichs et tu te plaignais que notre bouilloire était entartrée. Cette nuit-là, on avait campé sur la plage en Bretagne. On avait tellement froid qu'on a partager un sac de couchage et mit mon manteau.
- Tais-toi.
- Quand on s'est réveillé, il y avait un chien qui pissait sur notre tente. (...) Sers-moi fort, Ianto...
- Ça ne prouve rien.
- J'ai besoin d'être près de toi...
- ... Dis-moi comment je m'appelle.
- Quoi ?
- Dis-moi... comment... je m'appelle.
- Tu... Tu es Ianto Jones, l'homme que j'aime.
- ... Je suis désolé. Je suis désolé de n'avoir pu te sauver.
- Ianto-
- Tu n'es pas elle. "
BANG - BANG
.*.
Ianto se réveilla, le souffle tremblant alors que la voix de la livreuse de pizza se fondait avec les réminiscences des champs de batailles, des hurlements de douleur et ceux de rage. Il se força à rester immobile sur le dos, enfoncé dans son matelas, le temps que les traits de lumières colorés des sorts de ses sombres souvenirs s'estompent de sa rétine. La fatigue conjuguée à la sécurité toute relative ressentie en présence de Harry a fragilisé légèrement ses mûrs et les cauchemars ont profité de cette fissure pendant la nuit.
On ne pouvait pas vraiment dire qu'il était reposé, mais il était fonctionnel, et il savait que ça ne servait à rien de forcer. Alors quand les tremblements qui le secouaient se calmèrent assez, il se redressa et sortit de son lit.
La douleur fantôme d'une blessure depuis longtemps guérie le secoua et le sorcier serra son épaule en fermant les yeux, grognant d'inconfort. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas été aussi malmené au réveil, il aurait préféré ne plus avoir à ressentir ce genre de chose.
Se passant une main lasse sur son visage, Ianto quitta sa chambre pour aller s'offrir une petite dose de réconfort liquide, du thé à la bergamote. Il avait été un grand consommateur de théine quand il vivait encore dans le monde Sorcier, jusqu'à ce que la Guerre éclate, goûtant aux bienfaits d'un café noir et amer pour tenir le coup ; Un nouveau penchant qu'il avait entretenu après la Grande Bataille. Seulement, seul le thé pouvait dissiper les fantômes du passé tout en l'enveloppant d'une dose de nostalgie bienfaitrice. Avec sa tasse, il se laissa tomber dans un des seuls fauteuils confortables de son appartement, à côté des fenêtres.
La nuit était toujours là, le matin n'avait même pas encore pointé le bout de son nez et Ianto soupira un peu. Les rues étaient sombres, il n'y avait rien à voir de là où il était. Il reporta son attention dans son appartement. Ce n'était pas mieux.
Son appartement... Même s'il avait tout préparé pour accueillir Hannah, il n'avait réellement... Enfin, il ne s'était jamais réellement installé. La deuxième chambre de son appartement contenait juste un lit, sur lequel il l'aurait placée le temps qu'elle récupère avant de terminer l'installation médicale. Matériel qu'il avait entreposé dans un garde-meuble en voyant qu'il n'avait pas encore trouvé de solution quatre mois après avoir commencé à travailler pour Torchwood III. La salle de bain était aménagé pour une personne à mobilité réduite, l'encadrement des portes était large et rien n'entravait la mobilité en fauteuil roulant.
En clair, maintenant que tout cela était vain, Ianto réalisait à quel point son lieu de vie pouvait être vide.
La plupart de ses affaires étaient au manoir Londubat, il n'avait même pas de cheminée. La seule raison pour laquelle il s'y sentait en sécurité, était dû aux nombreux sorts de protections qu'il avait pris soin de jeter à l'intérieur et à l'extérieur. Ils étaient si se puissants, présents, qu'il sentait la magie vibrer constamment dans l'air, il se sentait recouvert par la magie, comme une polaire protectrice, un cocon sécuritaire. Il pouvait dormir au Hub seulement à cause de la sûreté optimal de l'endroit. Mais réellement, il n'était pas... Pas vraiment chez lui. Cet appartement ressemblait plus à l'une des planques qu'ils avaient utilisé durant la guerre. Un endroit pour se reposer, pour se permettre de souffler, mais sans y être attaché.
Il allait se laisser emporter par des idées noires quand son téléphone vibra sur la table basse. Il se redressa, posant sa tasse désormais vide sur la table pour récupérer l'appareil, un peu surpris de recevoir un message aussi tard dans la nuit... Ou tôt le matin, suivant le point de vue. C'était le Capitaine, leur déclarant à tous de prendre une journée de repos. Ianto regarda le message un moment, se demandant si ça comptait aussi pour lui, ou si par automatisme, le Capitaine avait fait un message groupé.
Ianto réfléchit un instant, mais il n'en avait pas réellement besoin. Un journée de repos ? A la bonne heure. Comme s'il allait rester dans cet endroit... Il pourrait très bien aller voir Rhi, mais il la voyait déjà dans trois jours, son jour officiel de repos. Et puis de toute manière, elle devait déjà être au travail. Alors le sorcier se redressa et tandis que son premier café coulait, il se prépara pour la journée.
.
Quand il pénétra au Hub, il n'y eut que les lumières qui clignotèrent sans l'alarme. En effet, il avait un jour demandé à Toshiko un deuxième code d'entrée pour chacun, un code qui n'enclenchait pas le son tonitruant. Vu l'heure matinal à laquelle le Capitaine avait envoyé le message, soit il s'était réveillé très tôt après une nuit peu reposante, soit il ne s'était pas encore couché ; et dans tous les cas, Ianto ne voulait pas le déranger.
Doucement, le jeune homme navigua dans le Hub totalement vide, appréciant simplement le calme de l'endroit. C'était assez silencieux pour entendre des bruits habituellement étouffé par les discussions, par les touches de clavier, par la vie ordinaire. Mais là, il pouvait entendre le ronronnement de Mainframe, les bruits bestiaux de Myfawny, même les quelques grattements des cages des Weevils et bien sûr, le clapotis de l'eau. Ianto ignorait si les autres pouvaient le sentir, mais il aimait la légère odeur d'eau croupie qui traînait et planait dans le Hub quand personne n'avait été là pendant quelques heures pour brasser l'air.
D'une humeur légère malgré son réveil un peu compliqué, il alla se faire un café, le cœur léger de n'avoir à affronter personne aujourd'hui. Après une rapide réflexion, il en fit un second, tout comme le Capitaine l'aimait, et le mit dans un des thermos, de ceux qu'il avait enchanté quand il avait commencé à travailler là. Ils pouvaient garder la chaleur jusqu'à quatre jours, bien que le liquide soit toujours bu avant que quelqu'un ne puisse comprendre que quelque chose n'allait pas.
Aussi silencieux qu'une ombre, il se glissa dans la pièce du Capitaine pour poser sur son bureau le thermos plein de café bien chaud, pour quand le Capitaine se réveillera. Après avoir fermer délicatement la porte du bureau - la trappe qui menait à la chambre de Jack était ouverte - il ravala un bâillement et armé de sa propre tasse de café, alla s'installer à son bureau pour une journée bien remplie.
.*.
- Ianto, qu'est-ce que tu fais là, n'as-tu pas reçu mon message ?
Le jeune agent, penché sur un objet récupéré dans les égouts en 2003, sursauta et leva les mains pour éviter d'activer un quelconque mécanisme avec son mouvement ; heureusement, il n'y eut rien. Il soupira de soulagement et leva un regard noir vers le Capitaine, qui grimaçait, contrit.
- Oups... Désolé...
- Ça aurait pu être dangereux, Monsieur. Faites un peu plus attention, la prochaine fois, commenta-t-il en fronçant les sourcils.
- Je croyais que tu m'avais entendu, mais que tu me faisais la tête, rétorqua le Capitaine avec une moue.
Ianto haussa un sourcil et secoua la tête.
- Croyez-moi, si j'avais quelque chose à vous reprocher, vous seriez le premier au courant.
Il se redressa et pencha la tête sur le côté pour faire craquer son cou, la nuque raide et douloureuse d'être ainsi penché pendant plusieurs heures.
- Je peux faire quelque chose pour vous, Monsieur ? Demanda-t-il enfin.
Le Capitaine secoua la tête.
- Je m'étonne juste que tu sois là, déclara-t-il en se rapprochant, les mains dans les poches de son pantalon.
Ianto repensa à la phrase qui l'avait fait sursauter et secoua la tête.
- Non, j'ai bien reçu votre message, mais j'avais plusieurs choses à faire, du travail à rattraper, expliqua-t-il en baissant le regard sur les rapports de la veille, comme le sien et celui de Gwen.
Ça avait été la première chose qu'il avait fait, ayant repoussé la rédaction jusqu'à aujourd'hui le temps de se calmer. Il avait rédigé le compte-rendu de la femme en premier, en insistant bien sur le fait qu'elle avait laissé Ianto, un agent supposément de bureau sans aucune connaissance, ni formation pour le terrain, pratiquement seul pour courser un Weevil au risque que son plan tourne mal - ce qu'il s'était passé. Ce n'était pas un rapport élogieux pour elle malgré les termes neutres qu'il avait utilisé, mais elle avait eut le culot de lui ordonner de ne pas oublier de faire leur rapports entre deux cafés. Si elle n'était pas contente du résultat - bien que jusqu'à aujourd'hui, elle n'avait jamais eut la présence d'esprit de relire tous les rapports que Ianto avait fait pour elle pour éviter le retard - eh bien, qu'elle le fasse seule. Ianto n'avait plus qu'à le recopier à l'ordi et l'envoyer au Capitaine, puis à Torchwood II, avec la dernière mise à jour des Archives.
Son regard attira l'attention du Capitaine, qui s'avança et avant même que Ianto ne puisse réagir, il avait prit les quelques feuilles qu'il regarda.
- Tu écris toujours à la main tes rapports avant de les retaper à l'ordinateur ? S'enquit-il.
Le sorcier ravala un soupire et hocha la tête.
- Oui, Monsieur.
Çà aurait pu en rester là, mais le Capitaine eut l'étrange idée de lire quelques phrases sur chaque feuilles - quatre - et il remarqua ce qui n'allait pas. Il fronça un peu les sourcils.
- Attend, mais c'est...
Il leva deux feuilles et posa son regard sur son agent, soucieux.
- C'est le compte rendu de Gwen, ça.
Ianto ne fit que cligner des paupières.
- Rédigé de ta main, insista le Capitaine.
Le sorcier hocha la tête.
- En effet.
- Et comme je suis sûr de ne pas l'avoir reçu dans ma boîte mail et que je pense qu'elle n'est pas du genre à te faire la dictée... Je peux savoir pourquoi c'est toi qui rédige son rapport ? S'enquit-il, suspicieux.
Ianto ravala un soupir et résista à l'envie de lever les yeux au ciel. Il avait encore des suspicions envers lui... D'accord, il comprenait, mais... ça commençait doucement à le fatiguer. Vivement que cette histoire se tasse.
- Parce qu'elle me l'a demandée, répondit-il.
Le Capitaine haussa un sourcil et cette fois-ci, Ianto soupira réellement.
- Hm, d'accord. Elle me l'a ordonnée, précisa-t-il enfin.
Son patron baissa son regard sur les feuilles, les sourcils vraiment froncés - attention, ça allait faire des marques.
- Hm... Elle te l'as ordonné... Et depuis quand a-t-elle autorité pour te donner des ordres ?
- Elle pense être ma supérieur, Monsieur.
Le sorcier grimaça, un peu énervé d'avoir tant laissé sa voix transpirer d'amertume. Le Capitaine le regarda.
- Ce n'est pourtant pas le cas.
- Écoutez, soupira Ianto, sentant la frustration grimper en lui. Elle a "prit" la place vacante de Suzie, soit pour elle, elle se retrouve votre second. Mais dans tous les cas, elle n'a pas le temps de rédiger ses rapports. Et si je ne le fais pas à sa place, ils ne sont pas prêts en temps et en heure, et le retard administratif est le pire de tous. Alors oui, c'est moi qui rédige ses rapports de temps en temps pour éviter que Torchwood II nous envoie des alertes tous les deux jours.
Le Capitaine le regarda, le visage froid.
- Et... Quelqu'un d'autre t'a-t-il ordonné de rédiger quelque chose à leur place ?
Ianto maintint son regard, le corps tendu, mais ne voulant pas répondre. Le Capitaine plissa les yeux sans le lâcher du regard.
- Ianto... Susurra-t-il d'une voix sombre.
Et même si le sorcier en avait récolté bien pire, des regards bien plus intimidants, il en avait marre de se battre sur son lieu de travail, alors il abandonna le combat.
- Owen. Il y a trois jours, répondit-il enfin.
Ianto observa le Capitaine soupirer en fermant les yeux, les narines évasées et le visage froid, glacial.
- Est-ce que ce genre de choses arrivent souvent ? S'enquit-il, les mâchoires serrées.
Ianto ne fit que hausser les épaules, et son patron grogna de frustration.
- Bien. D'accord, ok. Alors que ce soit bien clair.
Il planta son regard dans celui de son agent.
- Je ne veux plus que ce genre de choses arrivent, tu as assez de travail comme ça, et les rapports font partis de leur travail.
- Et c'était ma punition, lui rappela l'agent.
Le Capitaine ouvrit la bouche et lui lança un regard mauvais.
- Ianto. C'est moi qui décide de ta punition, pas eux. Jamais eux. S'ils essayent encore une seule fois de te charger de ce qui doit être leur travail, je veux que tu refuses. Et s'ils s'insurgent, tu me les envois, c'est clair ?
Le sorcier s'humidifia les lèvres et hocha lentement la tête. Le Capitaine acquiesça et attrapa le rapport de Gwen qu'il avait rédigé et le déchira. Ianto grimaça en voyant sa demie-heure de travail réduite à néant et Jack sembla comprendre, puisqu'il esquissa un rapide sourire contrit, désolé.
Puis il baissa son regard sur l'objet que Ianto analysait, sa colère disparue en un clin d'œil.
- Alors, tu t'en sors ? Tu as bientôt fini ? S'enquit-il.
Ianto baissa lui aussi son regard sur le... bidule, qu'il ne savait toujours pas à quoi il servait et haussa un sourcil.
- Hm, pour la journée ? J'ai encore six objets de 2003 à analyser et archiver.
Le Capitaine s'humidifia les lèvres.
- Tu as prévu de te faire livrer pour le déjeuner, ou tu prends une pause ? Est-ce que tu crois avoir le temps pour prendre une pause ?
Le sorcier ouvrit la bouche puis observa autour de lui.
- Euh... Oui, je dois avoir le temps pour une pause, pourquoi ?
Le Capitaine sourit.
- Prend ta veste, je t'emmène déjeuner.
Ianto ouvrit de grands yeux, son ventre se tordant un instant.
- Q-Quoi ?
Harkness ne fit que sourire, ce petit sourire qui le caractérisait tellement.
- Allez. Laisse ton boulot un instant, cinq minutes, et prend ta veste. Thaï, ça te dit ?
Ianto ravala un sourire en se levant. Bon... Eh bien... Pourquoi pas, après tout.
.*.
- Je suis désolé.
Ianto releva son visage de son pad thaï, son verre à moitié levé à sa bouche, pour regarder le visage triste du Capitaine face à lui. Le sorcier se força à avaler une gorgée d'eau avant de reposer son verre derrière son assiette et soupira.
- Oh non... Ne me dites pas qu'il y avait du retcon dans mon verre, se plaignit-il, le sorcier commençait déjà à planifier une reconversion en urgence.
Face à lui, le Capitaine ouvrit de grands yeux et se redressa après avoir regarder le verre de son agent.
- ... Ah ! Oh non ! Pas du tout, non !
Il secoua la tête en grimaçant.
- J'ai l'air si affreux que ça ?! Marmonna-t-il en se plaignant.
Ianto réfléchit un instant en mâchant sa bouchée.
- Hm... Non. Vous ne m'avez pas exécuté, c'est déjà un bon point pour vous, dit-il plein d'humour noir.
Jack l'observa, cherchant à savoir s'il était sérieux ou non, et Ianto sourit simplement, paisiblement. Un peu plus perdu, le Capitaine prit son propre verre pour se donner du courage, décontenancé par le stoïcisme de son agent. Ce dernier ne le quitta pas du regard, jusqu'à ce qu'il hoche la tête.
- Je ne voulais pas dire... Enfin, pour ce qu'il s'est passé. Comment j'ai géré la situation, expliqua-t-il enfin.
Ianto fronça les sourcils.
- Comment ça ?
Le patron de Torchwood lui envoya une œillade légèrement blasé, comme s'il était exaspéré qu'il face celui qui ne comprenait pas. Sauf que Ianto ne comprenait vraiment pas.
- Lisa, dit-il enfin.
La glace tomba dans le fond de l'estomac de Ianto, qui reposa ses couverts.
- Ah.
Le Capitaine ne le quitta pas des yeux.
- Je ne suis pas très fier de comment j'ai géré la fin de cette histoire. Je ne... malgré cet écart, tu es un de mes agents, et je ne pouvais pas me permettre-
- De me perdre de vue, question de sécurité, je sais.
Le Capitaine hocha la tête.
- Mais je n'ai pas réfléchi un seul moment à ... comment tu as dû faire face à tout ça. Je ne t'ai pas laissé prendre le temps de faire ton deuil. La colère... ne me va pas bien. Et avec le recul, je réalise bien que j'aurais peut-être dû réfléchir un peu plus aux retombées de tes actes. J'ai été un peu trop froid et implacable.
Ianto prit une gorgée de son eau pour tenter de calmer le désert de sa gorge.
- Hm... Il n'y avait pas beaucoup de choix non plus. La situation m'avait de toutes manières, échappé. C'était la seule chose à faire, répondit-il calmement.
- Il n'empêche, rétorqua le patron de Torchwood. Je suis désolé que tu ais dû t'en occuper et ainsi perdre ta petite amie.
Ianto ouvrit la bouche, secoua la tête et se força à manger une nouvelle bouchée.
- Lisa... J'aurais de toute manière refusé que quelqu'un d'autre s'en occupe. Mais Lisa n'était pas ma petite amie.
Le Capitaine releva le visage de son plat et l'observa, les sourcils froncés.
- Tu... Tu as fait tout ça... Pour une collègue de travail ?
Ianto plissa les yeux, serrant les doigts sur la nappe.
- Et même si c'était le cas ? Si vous aviez eu la possibilité de sauver une vie, une seule, ne l'auriez-vous pas tenté ? Vous n'y étiez pas, Monsieur. Et avec tout le respect que je vous dois, vous n'avez aucune idée de ce que ça a été, réussit-il à dire sans grincer des dents.
Le Capitaine ouvrit la bouche, mais Ianto secoua la tête.
- Non, Lisa et moi, au delà de Torchwood, même si on y travaillait ensemble, on... enfin, on se connaissait d'avant, expliqua-t-il doucement.
Le Capitaine Harkness essaya de cacher son étonnement, mais il n'était pas très doué en cet instant, ça se voyait. Ianto haussa les épaules et réfléchit.
- Ma grand-mère connaissait la sienne, elles étaient amies. Avant qu'on ai eut 10 ans, on s'était déjà vu cinq fois. Et après ça, on a été dans la même école.
Il attrapa sa fourchette, joua un instant avec sa nourriture, le regard braqué sur son assiette.
- Enfin, plus exactement, on s'est retrouvé en internat. Nous n'étions peut-être pas dans la même classe, mais quand il y a moins de 70 élèves par promotion, et ce pendant plus de 7 ans... Même si nous n'étions pas les meilleurs amis du monde à l'époque, nous étions tout de même plus que de simples connaissances. On s'est retrouvé à travailler ensemble à Torchwood par hasard, mais c'était bien. D'avoir quelqu'un avec qui discuter.
Il mâcha un peu en évitant le regard de son patron et soupira.
- C'était mon amie, et quand elle a eut des problèmes de logement, je l'ai invité chez moi. Mais même si on avait essayé d'être ensemble pendant quelques mois il y a plusieurs années, il n'y avait qu'une amitié profonde entre elle et moi, expliqua-t-il.
Il se racla la gorge.
- Alors oui. J'ai tout fait pour essayer de la sauver, parce que j'en avais la possibilité, et que je la connaissais depuis plus de la moitié de ma vie, expliqua-t-il.
Son patron soupira en repoussant son assiette à moitié mangée et se passa une main dans ses cheveux.
- Eh bien... Je me sens encore plus mal maintenant que tu ais dû... l'immobiliser ainsi.
Ianto eut un sourire triste et un peu amer.
- Oh, ne vous en faites pas. Myfawny s'en était déjà occupé, déclara-t-il amèrement.
Le Capitaine le regarda, haussant un sourcil.
- Comment ça ?
- Ce n'était pas Lisa... dans le corps de la livreuse de pizza. Il a bien voulu me faire croire pendant un instant qu'elle était toujours là, mais vous avez vu les images des caméras de surveillance. Je n'y ai pas cru.
- Oui... Oui, peut-être, mais il n'y avait plus de son, déclara le Capitaine.
Ianto cligna des yeux, surpris. Il... Il ne savait pas, ça. Il pensait jusqu'alors que les images étaient nettes et que le Capitaine allait, à un moment donné, lui poser des questions sur... ce qu'il s'y était passé, mais Ianto semblait chanceux. Son secret et sa véritable identité étaient encore dissimulés... Sauf que peut-être que Ianto préférerait que Jack Harkness soit au courant, ça pourrait rendre sa vie beaucoup plus simple.
- Oh, euh... Eh bien, elle... il... Enfin, ça a essayé de me faire croire que c'était Lisa. Et même si ça a donné quelques informations sur le temps où Lisa a travaillé à Torchwood... J'étais peut-être assez bouleversé, mais pas idiot et pas incapable de réfléchir non plus. Ce n'était pas Lisa, juste... Sûrement le Cyberman qu'il y avait en elle.
Un silence s'installa entre les deux hommes, jusqu'à ce que le Capitaine ne soupire.
- Ce que je ne comprends pas... C'est pourquoi tu as attendu deux ans avant de faire quelque chose...
Ianto eut un rire douloureux.
- Attendre ? Ah ! Je n'ai jamais cessé, pas un seul jour, d'essayer de la sauver. J'ai travaillé d'arrache pied pendant deux ans sans m'arrêter un seul instant.
- Alors... Qu'est-ce qu'il s'est mal passé cette fois-ci ? S'enquit le Capitaine.
- J'ai eut... la mauvaise idée de lui en parler, avoua Ianto en jouant avec son verre. Il fallait que je parle de mes avancées à quelqu'un.
- Tu... Tu arrivais à quelque chose ?
Le sorcier le regarda enfin, remontant et renforçant presque brutalement ses barrières d'occlumencie.
- Vous rigolez ? J'ai eut deux ans, Monsieur. Deux ans. Je n'avais pas fait une petite avancée, j'étais arrivé à trouver comment inverser le processus.
Le Capitaine se redressa, surprit.
- Quoi ?!
Ianto hocha la tête. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour un bon verre de Whisky pur-feu...
- Tous mes calculs étaient au point, mes analyses étaient parfaites, et les nombreuses simulations que j'ai lancées sont toutes revenues positives. Et je lui ai dit. Que j'y étais arrivé. Malheureusement, Gwen... - Il se racla la gorge en secouant la tête - Gwen et ses grands chevaux sont eux aussi arrivés et notre jour de congé à sauté, vous avez dû annuler votre voyage à Londres, et une semaine a passé avant que je ne puisse être seul et faire venir le chercheur. Ça a été suffisant pour que le Cyberman le... Enfin, prenne le dessus, je... Je ne sais pas trop. Et Lisa était partit.
Difficilement, il prit son verre pour avaler une gorgée et tenter de faire passer l'énorme boule qu'il y avait dans sa gorge, il déglutit difficilement.
- Tu es sûr ? Demanda le Capitaine.
Le poing de Ianto se serra sur sa jambe sous la table et il serra les dents.
- Excusez-moi ? Demanda-t-il dans un souffle.
Le Capitaine bougea sur son siège.
- Eh bien, la technologie Cyberman peut-être compliqué, et deux ans me parait un peu court pour percer le mystère de leurs avancées, non ?
- Je savais ce que je faisais. Et ce n'est pas pour rien que soudainement, au bout de deux ans justement, ça s'est réveillé.
- Ça aurait pu être Lisa, rétorqua son patron, et le sorcier sentit son visage devenir froid, la colère grimper dans son torse.
- Est-ce que vous sous entendez que Lisa... Ma Lisa... est celle qui a tué ces gens ? Comme ça, juste pour... Quoi ? Le Fun ? Cracha-t-il presque.
Harkness leva les mains devant lui en signe de paix.
- Non, enfin... Pas forcément. Seulement... Tu ne peux pas être sûr... Je veux dire, les Cybermen ont l'habitude de prendre un corps et assommer les émotions, les détruire. Mais l'esprit reste, expliqua-t-il.
Ianto ravala un juron bien placé et un grognement guttural.
- Elle n'était plus là, déclara-t-il amèrement.
- Ianto-
- Non. Non, vous ne comprenez pas. Lisa et moi avons vécu beaucoup de choses ensemble. Beaucoup, et au delà de Torchwood. Je lui ai posé une question, une simple question, mais bien précise. Elle n'a pas su répondre, rétorqua-t-il.
Jack soupira.
- Ianto, si tu parles de transfert de cerveau, on ne peut pas être sûr que sa mémoire n'avait pas été altérée par le transfert-
- Je. savais. ce que je. faisais, cracha Ianto, les mâchoires serrées. Ce n'était pas n'importe quelle question et ce n'était pas assez anecdotique pour qu'elle ne puisse pas répondre. Et puis, même. Dois-je vous rappeler comment mon esprit fonctionne ? Je l'ai sentit. Elle n'était plus là.
Le Capitaine se racla la gorge et grimaça un peu.
- Ianto-
- Mais qu'est-ce que vous essayez de faire là, exactement ? Termina de s'énerver le sorcier en se redressant. M'accabler encore plus, comme si je ne me sentais déjà pas assez mal ? Je lui ai mit deux balles dans la tête, ce n'est pas assez peut-être ?
Alors que la lumière au fond du restaurant grésillait, Ianto réalisa qu'il était temps pour lui qu'il s'en aille. Il repoussa son assiette à moitié vide un peu brutalement et se leva.
- J'ai encore beaucoup de travail. Merci pour le repas, cracha-t-il en jetant sur la table quelques livres, sûrement pas assez pour le repas.
Mais vraiment, là tout de suite, Ianto - Neville n'en avait rien à foutre. Voilà, c'était dit.
Et si Ianto quitta le restaurant en claquant la porte derrière lui, personne n'osa l'arrêter. Et tant mieux, parce qu'il avait un doloris vicieux aux bouts des lèvres et il était à une réflexion, une seule, d'envoyer le Capitaine Jack Harkness vivre la douleur éternelle de ses parents. Et sans aucun, mais alors aucun regret ni remords.
Oui, la guerre avait fait des choses très moches au gentil petit Gryffondor qu'il avait été un jour .
Dans le restaurant, le Capitaine Jack Harkness ferma les yeux et jura en se prenant la tête dans les mains. Il fallait vraiment qu'il apprenne à se contrôler...
.*.
Ianto rit doucement en levant les yeux au ciel. Assit sur le lit de la chambre, il observait amusé, Rhiannon retourner toute sa penderie.
- Rhi... Calme-toi, soupira-t-il avec un sourire.
Sa sœur - d'autres parents - secoua la tête, les sourcils froncés, et sortit un tailleur noir.
- Est-ce que ça, ça va ?
Ianto soupira doucement.
- Tu ne vas ni à un entretien d'embauche, ni devoir faire bonne figure pour que David soit accepté dans une grande école qui déterminera toute sa vie, ou quelque chose comme ça. Calme-toi et arrête de stresser, s'amusa-t-il.
Elle baissa les bras plein de vêtements et le regarda comme s'il avait perdu l'esprit.
- Mais qu'est-ce que tu crois, Ianto ? Non seulement, je vais rencontrer des gens de ton passé, des gens importants pour toi ; mais en plus de cela, ce sont des Lords Anglais et des Héros de guerre, comme toi ! Clama-t-elle, passionnée. Il faut que je fasse bonne impression !
Ianto secoua doucement la tête et se leva du lit pour se rapprocher.
- Je ne me souviens pas que tu ais prit autant de précautions quand je t'ai présenté Hannah, s'amusa-t-il.
Sa sœur s'arrêta.
- Ce... Elle était adorable, mais sans vouloir lui manquer de respect, ce n'était pas une Lady, dit-elle doucement. Et puis, je n'étais pas au courant de... Tout ton passé à ce moment-là.
- Oui, enfin... Dès le début, tu savais que j'étais le Lord Londubat, s'amusa Ianto en se rapprochant d'elle. Et tu n'as jamais pris de précautions non plus.
- Mais... Tenta-t-elle et Ianto secoua la tête en posant ses mains sur ses épaules.
- Rhi, calme-toi. Tu n'as pas à te prendre la tête, d'accord ? Reste naturelle, tu n'as pas besoin d'en faire des caisses. Harry a grandi dans un foyer... Un peu compliqué, il faut le reconnaître. Mais pas une maison de Lord. Et Malfoy... Bon, d'accord. Malfoy a toujours été un petit con, mais si Harry sort avec lui depuis tant de temps, c'est qu'il doit avoir quelque chose. Voire même qu'avec un peu de chance, il a changé.
Il sourit, amusé.
- Dans tous les cas, ne t'en fait pas si le Lord Malfoy régent ne t'apprécie pas. Il n'aime personne, sauf Teddy et Harry je pense.
Sa sœur l'observa un instant avant de soupirer.
- Tu es sûr ? S'enquit-elle d'une petite voix.
L'agent de Torchwood sourit et acquiesça paisiblement.
- Tout va bien se passer. Harry et Malfoy... Draco, vont te donner l'adresse de leur maison, t'expliquer ce qu'ils vont y faire même si je suis là pour répondre à vos questions, à toi et Johnny ; et les enfants vont passer la journée à jouer au parc pendant que nous, adultes, allons nous ennuyer sur un banc à les surveiller, d'accord ?
Rhiannon sourit et ricana avant d'abandonner le combat.
- Comprit, déclara-t-elle en choisissant un simple jean et un joli pull.
Le sorcier sortit de la chambre pour laisser sa sœur se changer et alla dans la cuisine pour l'attendre. De légers bruits de courses lui parvinrent et en quelques instants, il avait une petite Mica de cinq ans accrochée à ses genoux.
- Oncle Iaaaaaan ! Chouina-t-elle en levant son visage plissé et triste vers lui. David, il veut pas me laisser jouer avec son train ! Se plaignit la plus petite des deux enfants de Rhiannon.
Ianto sourit doucement et se pencha pour la prendre et la mettre sur sa hanche.
- Et pourquoi tu veux jouer avec son train ? Demanda-t-il gentiment en passant un doigt entre ses sourcils, là où se trouvait un plis disgracieux - mais adorable - provoqué par sa moue.
Elle sauta sur sa hanche, lui donnant sans faire exprès, un coup de pied dans la cuisse.
- Mais parce que ! C'est le train magique que tu lui as offert pour son anniversaire ! Se plaignit-elle d'une petite voix.
Ianto retint un soupire et passa sa main dans son dos.
- Mais je t'ai offert le livre qui raconte les histoires tout seul, ça aussi c'est magique, non ? Déclara-t-il gentiment.
- Oui, mais le livre, c'est pour le dodo. Moi, je veux jouer avec un bidule magique !
Le sorcier soupira.
- D'accord ma puce. Je te promets que pour ton anniversaire, je vais te trouver un jouet trop cool magique rien que pour toi, d'accord ? Mais tu sais des fois, toi non plus tu n'as pas envie de prêter tes jouets, non ?
Mica mit son pouce dans sa bouche et posa sa tête sur son épaule.
- Hm...
- Eh bah voilà. David non plus n'a pas envie de prêter ses jeux. Et il a le droit, non ? C'est bien d'être gentil et de prêter nos jouets, mais il ne faut pas se forcer. On peut être gentil, si on sait que ça va faire plaisir à son copain ou sa copine, mais si on ne veut pas, eh bien il ne faut pas se forcer. Les adultes ne le font pas. Tu pourras lui demander gentiment ce soir, si tu peux jouer avec son train. Mais s'il ne veut pas, c'est dommage, mais ce n'est pas grave, d'accord ?
- ... Mais Oncle Ian... Il est trop bien, son train... Soupira Mica comme si c'était la fin du monde.
Doucement, Ianto lui caressa le dos en la consolant. Une grosse grosse tristesse...
Sauf que quelques minutes après, Rhiannon s'amusait et riait en se débattant avec sa fille taquine qui refusait de s'habiller, tandis que David attendait patiemment dans le corridor, avec son oncle. Ce dernier baissa son regard vers son neveu et le vit tripoter le bas de sa veste. Ianto fronça les sourcils, posa sa main sur son épaule.
- Hey David, tout va bien ? S'enquit-il doucement.
Son neveu leva le visage vers lui, totalement inquiet.
- Et s'il m'aime pas ? Demanda-t-il d'une petite voix.
Ianto ouvrit la bouche de surprise et s'accroupit à côté du petit de Rhiannon, caressant doucement son épaule.
- Hey mon grand... Il ne faut pas s'inquiéter. A l'école, tu as des copains et des copines, et il y a d'autre personnes que tu aimes moins, mais ce n'est pas grave. Là, c'est pareil. Ce n'est pas grave si tu n'es pas copain avec Teddy, d'accord ?
- Mais si...
David ferma la bouche précipitamment et se mordit violemment la lèvre. Ianto fronça les sourcils et pencha la tête pour attraper son regard.
- Pourquoi tu dis ça ? Demanda-t-il doucement.
Le sorcier se rapprocha alors que son neveu secouait lentement la tête.
- Hey petit gars... Qu'est-ce qu'il y a ? S'enquit-il.
- Et si... Et s'il me trouve nul et que je mérite pas d'être un sorcier ?
Il releva vite la tête vers lui, les yeux un peu humide.
- Ma maman, elle m'a dit que le papa de Teddy, il était comme toi, qu'il avait combattu les méchants sorciers. Et si Teddy lui dit que je suis pas assez bien pour être un sorcier ? Souffla-t-il d'une petite voix, et le cœur de Ianto se serra.
Il s'approcha pour attraper l'enfant et poussa sur ses jambes pour se relever en accrochant David sur sa hanche, comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt avec Mica. Son neveu grogna.
- Je suis plus un bébé, Oncle Ian... marmonna-t-il en passant tout de même ses bras autour de son cou.
Ianto sourit doucement et le berça contre lui.
- Tu n'as pas à t'en faire, David. Même si Teddy et toi, vous n'êtes pas copain, tu es tout de même un petit sorcier, et rien ne pourra le changer. Dans trois ans, tu recevras ta lettre pour aller à Poudlard et tu vas beaucoup t'y amuser et te faire plein d'amis là-bas, comme je l'ai fait.
David renifla contre son cou et bougea un peu pour se réinstaller.
- Comme toi et Monsieur Harry ? Demanda-t-il doucement et Ianto hocha la tête.
- Exactement. Harry et moi étions tous les deux à Gryffondor, on était dans le même dortoir pendant six ans.
- La maison des courageux comme les chevaliers ? C'est maman qui l'a dit.
- ... Hm... Oui, on peut dire ça comme ça, s'amusa le sorcier. Et l'autre papa de Teddy était à Serpentard.
- C'est la maison des quoi ? S'enquit son neveu en se redressant pour le regarder, son petit coup de déprime disparu.
- Hm...
Ianto réfléchit en essayant de trouver une autre manière de décrire les Serpentard autrement que " Ce ne sont que des serpents vicieux et plein de venin et de mauvais travers ! " et se racla la gorge.
- Les serpentard... c'est la maison... Des ambitieux. De ceux qui savent comment arriver à leur fins, qui savent se donner les moyens d'avoir ce qu'ils veulent. De petits renards filous et intelligents, qui aiment avoir... qui aiment travailler pour gagner des choses...
Secouant la tête pour éviter de s'embrouiller, il fit gigoter ses doigts sur le ventre de David, qui rit de bon coeur.
- Comme quand tu fais les yeux doux à ta maman pour avoir plus de frites ! Clama-t-il, souriant.
- Alors on a plus de frites à Serpentard ?
- Ce... N'est pas ce que j'ai dit, je-
- J'irais à Serpentard alors, déclara David avec un hochement de tête décidé.
- ... Eh bah d'accord, alors... Répondit Ianto, surpris mais amusé par sa réaction.
- Ça y est ! On est prêtes à y aller !
Rhiannon arriva dans le hall avec un sourire, elle fronça les sourcils en voyant David dans les bras de son oncle. Le petit hocha vivement la tête, ragaillardi, et se débattit dans les bras de son oncle pour descendre.
- Attend !
Il disparu un instant dans le salon et Rhiannon se rapprocha.
- Est-ce que ça va ? S'inquiéta-t-elle.
Ianto secoua doucement la tête.
- Il s'inquiétait un peu du fait que Teddy ne puisse pas l'aimer, répondit-il.
Rhiannon sourit tristement.
- Oh... Souffla-t-elle.
David revint dans le hall avec son ballon de foot dans les bras et vint au pied de son oncle, les joues rougissantes.
- Tu crois... Tu crois qu'il voudra bien jouer au foot avec moi ? Même si c'est pas le qi... quoui...
- Le quidditch, répondit Ianto.
David releva le visage vers lui.
- Oui... Tu crois qu'il voudra ?
- Eh bien, s'il ne sait pas en jouer, tu lui apprendra, répondit Ianto avec un sourire. Ça pourra lui faire plaisir.
David regarda son ballon et hocha vivement la tête, le visage déterminé. Comme si c'était la nouvelle grande mission de sa vie. Et Ianto sourit doucement, attendrit par son comportement.
Il aimait ses petits, il avait beaucoup de chance de les avoir dans sa vie.
.*.
- Hey, Ianto !
Ian sourit joyeusement alors qu'ils arrivaient au parc. A l'entrée les attendaient Harry, Malfoy et un petit bonhomme haut comme trois pommes qui... Oh, par Merlin, c'était le portrait craché de Harry à son arrivée à Poudlard !
Ianto pressa un peu le pas et enlaça son ami, qui rit. A côté d'eux, Malfoy soupira théâtralement. De sa voix traînante, il s'adressa à Teddy.
- Je t'avais dit que les Gryffondors étaient des êtres étranges, Teddy. Prends-en bonne note et ne devient pas comme lui, susurra-t-il perfidement.
Se détachant de Ianto, Harry ricana.
- Oh Malfoy, tais-toi un peu. Ne t'en fais pas, notre Teddy est un pur produit Serdaigle. N'est-ce pas Teddy ?
Gentiment, il passa ses doigts dans les cheveux du petit garçon, qui renifla en plissant le nez.
- 'Ry, on ne pourra savoir que quand j'irais à Poudlard, et pas avant. Baser une répartition futur sur quelques événements anecdotiques, c'est perdre son temps. On saura en temps et en heure, répondit l'enfant.
Ianto se mordit la lèvre en regardant Harry, qui souriait.
- Définitivement Serdaigle, s'exclamèrent-ils d'une même voix, amusée.
L'enfant leva les yeux au ciel, et Oh mon dieu, Malfoy dans ce si petit corps !
Souriant doucement, amusé, il s'accroupit face à lui.
- Toutes mes excuses Teddy, tu as raison... Wahou, la dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais qu'un petit bébé... Je suis très content de te revoir.
Il lui tendit la main.
- Neville Frank Ianto Jones Londubat, enchanté.
Le gamin, souriant un peu timidement, lui prit la main, visiblement habitué aux présentations formelles.
- Bonjour. Je suis Théodore Remus Lupin...
Il se mordilla la lèvre, levant un rapide regard aux deux hommes qui étaient là avec lui et rougit.
- ... Potter-Black-Malfoy, termina-t-il dans un souffle.
Ianto sourit.
- Enchanté.
- Comment je dois vous appeler ? Papa m'a dit que vous avez prit un autre nom.
Ianto hocha la tête.
- En effet. Je suis le Lord Neville Londubat, mais pour mon travail, je me fais appeler Ianto Jones. C'est ma sœur qui m'a choisi ce nom, et je l'aime bien. Alors tu peux m'appeler comme tu le veux. Monsieur Londubat, Monsieur Jones, même Neville ou Ianto, ce que tu préfères, dit-il gentiment.
- ... Monsieur Ianto ?
- Allons pour Monsieur Ianto, alors, sourit paisiblement celui-ci.
Teddy lui sourit joyeusement et l'adulte se redressa pour se tourner vers Malfoy.
- Malfoy.
- Lon... Jones, le salua l'autre sorcier.
Il avait bien changé, physiquement parlant. Ses cheveux étaient plus courts que la dernière fois qu'il l'avait vu, il ne les coiffait plus comme à l'école, toujours très blond mais plus chaud que dans ses souvenirs, plus naturel qu'à Poudlard. Il était très loin du style vestimentaire que son père avait arboré pendant des années, restant très sobre, un pantalon noir bien coupé et un léger pull noir avec de fines rayures grises, qui faisaient écho à ses yeux, ainsi qu'une veste en tissus par dessus. Il était sobre, mais assez classe, des restes de son éducation sûrement. Ianto lui tendit la main.
- Aussi étrange que cela puisse paraître, c'est un plaisir de te revoir.
Malfoy esquissa un sourire et lui serra la main dans une poignée de main ouverte, ferme, mais non invasive. Quelque chose de franc, et pas une attaque.
- Eh bien, je dois reconnaître que c'est un plaisir partagé.
- Oooooh, regarde-moi ces deux là, Teddy. Ne sont-ils pas mignon comme tout ? Deux anciens ennemis, qui s'échangent une poignée de main légendaire, c'est le début d'une grande amitié !
- Harry... Soupirèrent les deux sorciers en cœur, et alors qu'ils s'échangeaient un regard surpris, Harry éclata de rire et Teddy le suivit avec des gloussements plus discrets.
Ianto soupira et secoua la tête.
- Je crois que je vais très rapidement le regretter, commenta-t-il.
À quelques pas derrière eux, Rhiannon souriait en regardant Ianto avec ses amis d'enfance, tenant une Mica sautillante par la main alors que David se cachait derrière ses jambes. L'ancien Gryffondor sourit.
- Alors... Voici Harry Potter, Draco Malfoy et leurs fils, Teddy Lupin.
Il se rapprocha de Rhi pour tenir son épaule.
- Et voici Rhiannon Davies, ma sœur, et ses deux enfants, Mica et David, sourit-il.
La jeune femme sourit et se rapprocha pour leur serrer la main.
- Enchantée, j'ai beaucoup... entendu parlé de vous, My Lords, déclara-t-elle, avenante.
Harry rit et secoua la tête.
- Oh non, pas de ça. Appelez-moi Harry, lui proposa-t-il avec un grand sourire. Et ce grand nigaud, même si c'est un Lord aussi, c'est juste Malfoy.
Ce dernier renifla en envoyant un regard noir à son conjoint après avoir serrer la main de Rhiannon.
- Ne commence pas, Potty. Si Miss Davies désire m'appelez Draco, ainsi soit-il, remarqua-t-il d'un petit ton supérieur.
Mais Rhiannon ne fit que rire en voyant le regard outré que Harry posa sur l'ancien Serpentard.
- Oh, par Merlin Potty, reste digne, renifla ce dernier avec un sourire dédaigneux.
- Monsieur Dragon ?
L'ancien Serpentard perdit son air fermé et baissa le regard sur la petite Mica, qui tirait doucement sur sa manche pour attirer son attention. Ianto dissimula un sourire en voyant le grand Draco Malfoy, si pompeux quand il était gamin, s'abaisser au niveau de l'enfant en s'accroupissant comme le commun des mortels.
- Oui ? Demanda-t-il d'un ton si doux que si Harry ne l'avait pas déjà convaincu, cela aurait été le moment où Ianto aurait su qu'il était un bien meilleur père pour Teddy qu'avait été Lucius pour lui.
Mica se mordilla la lèvre avec de grands yeux pleins d'admiration.
- C'est vos vrais cheveux ? Demanda-t-elle dans un chuchotis peu discret.
Le visage de Malfoy se fendit d'un sourire doux, ouvert.
- Oui, répondit-il gentiment.
Mica ouvrit grand la bouche et elle prit une grande inspiration.
- Wha, ils sont trop beaux, Monsieur ! Couina-t-elle presque.
Harry rit doucement et se rapprocha de Rhiannon avec un sourire.
- Ah, parler en bien des cheveux de Malfoy... Votre fille s'est fait un grand copain, s'amusa-t-il, et Ianto acquiesça.
Malfoy leva le regard vers eux et haussa un sourcil dédaigneux.
- Qu'est-ce que je peux dire, Potter. Cette petite à très bon goût, et je suis sûr qu'elle ira loin quand elle sera plus grande, n'est-ce pas, Mademoiselle ?
Mica sourit de toutes ses dents et hocha vivement la tête. Harry leva peut-être les yeux au ciel mais ne se défit à aucun moment de son sourire, surtout quand la nièce de Ianto attrapa la main du Serpentard pour l'entraîner derrière elle, autoritaire, droit vers le parc en commençant à l'assommer de questions. Quand le petit Teddy se rapprocha de David pour lui demander s'ils pouvaient jouer avec son ballon, un sourire sur les lèvres, Ianto sourit, soulagé. Très vite, les enfants s'amusaient ensembles, au grand plaisir des adultes qu'ils puissent s'entendre aussi bien.
Alors que Rhiannon s'amusait avec Mica, que Harry jouait au ballon avec les garçons, Ianto et Malfoy allèrent acheter des boissons chaudes pour tout le monde, après quelques minutes de malaise, ils se retrouvèrent à discuter amicalement. Et c'était vraiment bien. Ianto ne parlait pas de son travail, Malfoy ayant sûrement compris le secret qui l'entourait. Ils parlèrent des démarches qu'avait fait l'ancien Serpentard pour les sorciers nés dans les familles mixtes ou totalement moldues.
- Quand est-ce que la maison sera officiellement ouverte au public ? S'enquit Ianto.
- Pas avant deux bons mois. On a de la chance, c'est une grande maison qui n'a jamais trouvé acheteur parce qu'il y a beaucoup de réparation à faire, répondit Draco.
Il roula un instant des yeux.
- En vrai, on pourrait commencer à accepter des enfants d'ici deux semaines, mais faire les réparations trop rapidement, ça attirerait trop l'attention des voisins. Mais ta sœur et les petits peuvent tout de même venir.
- Merci, Mal... Draco, sourit Ianto en s'asseyant sur un banc d'où il pouvait voir Harry, Rhiannon et les enfants, son café à la main.
Il se tut un instant, puis rit légèrement.
- Tu sais... Ça me fait plaisir de te voir comme ça, rétorqua soudainement l'agent de Torchwood.
- ... Comment ça ?
- Plus... léger, calme, moins crispé. Moins acerbe aussi. Je le garderais pour moi, ne t'en fais pas, mais tu es presque abordable.
Draco renifla dédaigneusement.
- C'est une infamie, déclara-t-il.
- Ne t'en fais pas. Je vais garder cette information pour moi.
- L'école est bien loin, expliqua tout de même son ancien camarade de classe.
- En effet. Et j'ose le dire, la paternité te va bien, déclara Ianto avec un sourire.
- Oh ferme la, Jones.
Sauf qu'il n'y avait aucune froideur, aucune méchanceté derrière ses propos. Et son sourire en coin qui étirait ses lèvres amusait Ianto, qui hocha la tête.
- Je paris que c'est Harry qui désire faire le plus gros des réparations à la main, changeât-il de sujet.
Draco renifla.
- Pffeu... Qu'est-ce que tu crois...
- Tu sais, c'est très satisfaisant de faire quelque chose de ses dix doigts sans l'aide de la magie de temps en temps. Je suis sûr que tu pourrais t'amuser.
- Hm.
L'autre Lord Anglais ne semblait pas très convaincu et Ianto secoua la tête, amusé.
- Tu sais, je pourrais venir vous aider à faire des travaux si vous le désirez, lors d'un de mes jours de repos, une paire de main en plus est toujours bénéfique.
Draco hocha la tête en s'appuyant sur ses genoux, tenant sa tasse de caféine entre ses jambes. Il ne pouvait mentir sur le fait que Harry lui faisait quelque chose, puisqu'il avait adopté certaines manières du Gryffondor.
- En parlant de ça, cette grande maison à une particularité intéressante. Apparemment, l'ancien propriétaire avait besoin d'une infirmière à domicile et même si le reste de sa maison tombait en ruine, il a eut les moyens d'aménager une partie de la maison pour qu'elle soit indépendante. Il y a une salle de bain, des sanitaires et même une petite cuisine.
- Ah ? Sympa ! Vous pourrez peut-être le louer à des étudiants, s'ils ne risquent pas de tomber sur de la magie.
Draco tourna son regard vers lui.
- Pas vraiment, non. On en a parlé et Harry m'a dit que tu cherchais à déménager.
Ianto se redressa, surpris en comprenant.
- Quoi ? Vous... Vous me proposer d'emménager avec vous ? S'étonna-t-il.
Draco haussa les épaules et se laissa aller dans le banc.
- Pourquoi pas. La maison est grande pour juste nous trois, même si les enfants vont arriver, une présence en plus ne peut pas être désagréable. Tu te doute que ce n'est pas une question d'argent. Harry a dit que tu travaillais beaucoup, et même si on ne fait que se croiser, c'est toujours agréable de rentrer dans une maison vivante. Ce serait un nouveau Poudlard.
- Avec moins de coups vicieux dans le dos, j'espère.
Le Serpentard sourit simplement.
- Je ne voudrais pas m'imposer dans vos vies comme ça, déclara-t-il, un peu mal à l'aise.
- Tu fais ce que tu veux. Tu ne seras pas obligé de vivre avec nous, comme je te l'ai dit, c'est quasiment un appartement indépendant. Mais ça ne peut être aussi que temporaire. Le temps de trouver quelque chose de mieux.
Il lui jeta un regard.
- Harry m'en a un peu dit, mais j'ai cru comprendre qu'une de tes amies était malade et que tu t'étais préparé à la recevoir chez toi. Malheureusement...
- Oui, elle... Elle est morte il y a peu de temps.
Ianto soupira et se redressa.
- C'est vrai que l'appartement est... Grand et vide. Triste.
Ils restèrent silencieux un moment.
- Je comprend que Harry, en tant que Gryffondor, trépigne presque d'impatience à l'idée que l'on vive une nouvelle fois ensemble, mais pourquoi tu lui as laissé avoir cette idée ? Pourquoi tu ne t'es pas opposé ? Même en septième année, malgré tout ce qu'il s'y est passé, on ne peut pas vraiment dire que ce soit... L'amitié folle entre nous.
Draco ne dit rien pendant un moment, regardant Mica et Rhiannon qui avaient rejoint la partie de foot de Harry et des garçons, silencieux et presque soucieux.
- Ça peut paraître bizarre, mais c'est moi qui ai proposé, répondit-il doucement.
Ianto tourna le visage vers lui, surpris.
Draco s'humidifia les lèvres, crispé.
- Disons que... Je sais assez bien ce que c'est que de vivre dans un endroit si vide que seuls les fantômes remplissent le silence, de telle sorte que l'on ne s'y sent plus chez soi, répondit-il doucement.
Ianto soupira et fixa les enfants. il comprenait pourquoi Draco avait passé tout son temps chez Andromeda jusqu'à habiter chez elle.
- J'y réfléchirais, murmura-t-il doucement.
- Mais tu as raison, Harry aimerait beaucoup.
- Je n'en doute pas. Mais peux-tu vivre avec deux Gryffondor dans ton espace vital ?
Draco ricana.
- Tu n'es pas le pire, je survivrais, avoua-t-il avec un petit sourire entendu.
- Heureux d'avoir ta bénédiction, s'amusa Ianto, et les deux adultes tombèrent dans un silence confortable.
.
Quand Ianto borda David ce soir-là, l'enfant serrait contre lui sa peluche - pas son doudou, il n'a plus l'âge voyons - et arborait un sourire fatigué.
- Oncle Ian ? On pourra revoir Teddy ? C'était bien aujourd'hui, demanda-t-il d'une voix pleine de fatigue.
- Ouais ? Tu t'es bien amusé ?
L'enfant hocha la tête, lentement, comme si cette dernière pesait lourd sur ses épaules. Ianto sourit tendrement et passa ses doigts dans ses cheveux.
- Bien sûr qu'on le reverra, mon cœur.
- Cool-
David bailla à s'en arracher la mâchoire et s'enroula autour de sa peluche.
- Nuit, Oncle Ian. T'aime... Murmura le petit en s'endormant.
- Je t'aime aussi, David.
Après l'avoir embrassé sur le front, il alla dans la chambre de Mica pour l'embrasser elle aussi - elle n'avait pas attendu son frère et s'était presque endormie, le nez dans les pattes de sa peluche - et rejoignit Rhiannon dans la cuisine.
- Merci d'être resté aussi tard, tu n'étais pas obligé, déclara la jeune femme avec un sourire en lavant la vaisselle. Je suis un peu bête, mais sans Johnny, j'ai l'impression d'être toute seule.
En effet, son époux était en voyage d'affaire. Ianto haussa les épaules en essuyant les couverts pour les ranger.
- Ça me fait du bien de vous voir, ça me fait plaisir et je préfère être ici que dans mon appartement.
- Quelque chose ne va pas ? S'enquit sa sœur, les sourcils froncés.
Ianto soupira.
- C'est juste... Je ne m'y sens pas vraiment bien, c'est... C'est vide. J'ai besoin de changer.
Il rangea les assiettes et se tourna vers elle.
- Harry et Draco m'ont proposé d'emménager avec eux, lâcha-t-il soudainement.
Rhiannon le regarda en éteignant l'eau.
- Ah... Euh... C'est... Bien ? Demanda-t-elle, peu sûre.
Le sorcier se frotta les bras.
- Hm... J'ai bien envie d'accepter, déclara-t-il.
Elle hocha la tête.
- D'accord. Mais tu as conscience qu'à la fin de leur travaux, il va commencer a y avoir des enfants, que tu vas passer d'un petit appartement calme à une maison remplie de marmots qui courent partout et pire : qui sont capables de faire de la magie !
Ianto rit doucement alors qu'elle lui souriait, complice.
- Rhi, j'ai grandi dans un internat, plein d'élèves qui grognent sur les profs, sur les cours, sur les autres élèves, les devoirs, le monde entier. Comme dit Draco, ça sera un nouveau Poudlard, s'amusa-t-il. Et puis, si c'est vraiment trop, je peux mettre des sorts pour atténuer les bruits.
La galloise leva les yeux au ciel en soupirant.
- Bande de tricheurs, marmonna-t-elle, et Ianto rit.
Oui, ça allait aller.
.*.
Quand Jack descendit aux Archives une semaine après la dernière fois que Ianto lui avait parlé autrement que " Bonjour, bonsoir, j'ai besoin de votre compte-rendu.", cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi nerveux. Jack Harkness avait voyagé dans le temps, avait été un escroc hors paire, avait vagabondé avec le Docteur, un Seigneur du Temps ; Il avait fait face à Torchwood I, II et III, ainsi qu'à UNIT, vivait depuis des siècles avec une immortalité qu'il n'avait jamais demandé et pourtant... Pourtant Ianto le mettait mal à l'aise. Parce qu'il était plus complexe qu'attendu de prime abord. Cette capacité qu'avait eut le gallois à cacher aussi bien ses sentiments jusqu'à aujourd'hui le décontenançait. Il s'était attendu à ce que ce soit Gwen, qui aurait pu se révéler plus profonde émotionnellement, et non le gallois qu'il connaissait depuis deux ans, l'agent qu'il avait embauché juste après Suzie. Et pourtant...
Pourtant, Jack savait désormais qu'il y avait plus. Que Ianto était bien plus qu'il ne l'avait pensé aux premiers abords. Et c'était ça... Ce petit frisson grisant qui le mettait mal à l'aise. Jack avait des goûts divers et variés, Ianto avait toujours attiré son attention. Il était plutôt mignon, un bon goût pour s'habiller et une manière d'être, agréable, facile à vivre. Il était gentil, profondément gentil, et aujourd'hui Jack savait qu'il n'était pas naïf. Ça changeait beaucoup de choses. Pendant une semaine, Jack essaya de s'excuser, mais à chaque fois qu'il tentait quelque chose Ianto l'évitait et se plongeait dans son boulot.
En parlant de ça, Jack avait discuté longuement avec Gwen et Owen jusqu'à ce qu'ils avouent ne pas avoir rédigé certains de leurs rapports. Le Capitaine réussit à obtenir des précisions, il leur ordonna de les refaire après leurs avoir offert une rouste digne de ce nom. Ils avaient intérêt à être minutieux, sous peine de les refaire, jusqu'à ce qu'il soit pleinement satisfait.
Ils avaient osé se plaindre alors que Ianto était toujours dans les Archives une heure après qu'ils soient rentrés chez eux. Ils se moquaient du monde.
Jack avait, il ne savait pas trop comment, laissé la situation s'embourber. Il fallait qu'il reprenne les rennes de son équipe et ne plus les laisser faire comme bon leur semblait. Il les avait pensé jusqu'ici assez autonome pour qu'il n'ait pas besoin de les réprimander à tout instant comme des enfants, mais c'était apparemment trop leur demander.
Ils commençaient sérieusement à le fatiguer...
Et Ianto. Ianto qui l'ignorait allègrement...
Jack devait se rattraper, il le savait. Alors oui, il était un peu angoissé... non, anxieux, en pénétrant dans les Archives, là où travaillait le gallois. Se souvenant de la dernière fois qu'il était descendu ici, Jack s'arrangea pour faire assez de bruit, pour que Ianto l'entende arrivé. Le jeune homme lui lança d'ailleurs un regard peu amène, mais le laissa tout de même s'approcher. C'était déjà quelque chose.
- Je peux vous aider à quelque chose, Monsieur ? S'enquit la voix calme et neutre du jeune agent.
Le Capitaine ravala une grimace. Il aimait bien que Ianto soit le seul à l'appeler Monsieur, à ne pas l'appeler Jack ; c'était différent, et il aimait ça. Habituellement. Seulement là, c'était une barrière que Jack n'était pas sûr d'apprécier.
- Non Ianto, répondit-il en se rapprochant. J'aimerai aujourd'hui que tu rentres chez toi à une heure convenable. J'aimerais aussi ne pas te revoir ici de tout le week-end, et tu prends la semaine prochaine pour toi.
Ianto, qui était penché sur un feuille, à griffonner, s'arrêta soudainement et releva la tête vers lui.
- J'ai... fait quelque chose de mal ? S'inquiéta-t-il.
Jack soupira et secoua la tête.
- Pas du tout, non. Oh my... J'ai vraiment pas assuré, hein ? Soupira-t-il.
Il se passa une main dans les cheveux, abattu.
- Pas du tout Ianto. Non, je... Je sais qu'une semaine n'est clairement pas assez, mais c'est le maximum que peuvent avoir les agents en cas de deuil.
Ianto ouvrit la bouche et se redressa.
- Monsieur...
Jack leva les feuilles qu'il avait amené avec lui et les lui donna.
- Pour des raisons de sécurité, je ne peux pas te donner son corps, les... les parties Cybermen qu'il y a en elle sont trop dangereux pour être hors des archives. Mais Torchwood peut payer une sépulture, peut-être vide, mais au moins, elle aura quelque chose pour que ses proches puissent la pleurer.
Ianto prit délicatement les feuilles et les observa un instant, perdu.
- Monsieur, je n'ai pas besoin de...
Il se tut et Jack secoua la tête. Il se pencha pour poser ses mains sur le bureau afin d'attraper son regard.
- Écoute, Ianto. Ce n'est pas un acte de charité. J'essaye de m'excuser comme je peux, là. Tu travailles trop et je ne t'ai pas laisser le temps d'assimiler la mort de ton amie et de la pleurer. Prends cette semaine de congé payé, d'accord ? Expliqua-t-il.
- J'ai... J'ai encore beaucoup de travail, je...
- Ne t'en fais pas pour ça. On va se partager tes tâches à nous quatre et nous nourrir de café Starbuck.
Il sourit doucement.
- Prends un peu de temps pour toi, d'accord ? Dit-il gentiment.
Il allait se détourner et sortir pour laisser Ianto regarder les démarches qu'il lui avait laissé quand le gallois se leva, l'appelant. Jack l'observa.
- Monsieur, je... Hm. Je n'ai pas besoin de l'argent de Torchwood.
- Ianto-
- Non, l'interrompit l'agent en secouant la tête. Vraiment. Merci, c'est très prévenant de votre part, mais je n'en ai pas besoin. Sa famille possède un caveau, et... Elle n'a malheureusement presque plus personne pour la pleurer.
- Si. Toi, répondit doucement Jack.
Ianto le regarda puis baissa la tête pour observer les feuilles.
- Monsieur, je...
Il soupira et Jack retourna vers lui.
- Quoi, Ianto ? Le poussa-t-il un peu.
Le plus jeune semblait mal à l'aise, un peu perdu, presque... Triste. Ça ne plaisait pas à Jack, qui se rapprocha.
- Ianto...
- Elle voulait se faire incinérer, comme tout ceux de sa maison... De sa famille. Je comprend que l'on ne puisse pas laisser de la technologie alien, surtout Cybermen, autre part qu'en confinement, mais...
Il s'humidifia les lèvres et leva un regard trouble.
- Vous croyez que... Qu'il serait possible de l'incinérer ici ? La technologie Cybermen ne sera pas détruite par les flammes et ne quitterait pas le Hub... Mais j'aimerais pouvoir récupérer ses cendres pour la ramener auprès de ses parents... Croyez-vous que... Que ce serait possible ? Demanda-t-il doucement, d'une toute petite voix.
Jack sourit un peu tristement, comprenant bien mieux la situation. Mais oui, oui. C'était compréhensible.
- Bien entendu, Ianto, répondit-il délicatement. Ça devrait pouvoir se faire.
- Merci. Merci infiniment...
Le regard empli de reconnaissance que posa Ianto sur lui prouva à Jack qu'il avait eu raison. Et si son plus jeune agent ferma les yeux en lâchant un profond soupir de soulagement, le Capitaine Harkness eut la présence d'esprit et la gentillesse de ne pas le relever. Ianto avait vécu assez d'épreuves comme ça, il n'allait pas l'accabler encore plus. Jack s'humidifia les lèvres et se lança.
- Est-ce que je pourrais reprendre tout ce que je t'ai dis la dernière fois ? C'était inconvenant de ma part, et je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça.
Ianto le regarda et plissa un peu des yeux.
- Qu'est-ce que... vous voulez faire pour effacer ça ? S'enquit-il, suspicieux, et Jack sourit.
- Un autre dîner. J'aurais appris d'ici-là à savoir me taire.
Le gallois... Oui, Jack ne rêvait pas : Le gallois rougissait très légèrement.
- Je...
- S'il te plait ?
Le plus jeune agent de Torchwood le regarda et hocha simplement la tête ; et Jack sourit de toutes ses dents.
Oui. Cette fois-ci, il allait vraiment se rattraper.
RÉPONSES AUX REVIEWS :
CookiesDuncan74 : Merci beaucoup :D Je suis assez fière de mon idée de maisons d'accueil, je dois le reconnaître :D Jack nage un peu au début, mais il va s'améliorer par la suite ^^ Plein de bisous !
Tadaaaaaam !
Un nouveau chapiiiitre ! \O/ Vous plait-il ? *^* Hm ?
Parce que moi, il me plait xD Parce que j'aime cette histoire UwU"
ENFIN BREF.
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Alors. La Torchwood!Story. Je vais parlé de la série en elle-même, ce qui est canon, et non pas ce que j'en ai fait pour les besoins de cette histoire.
Torchwood est une organisation à la men in black sur le territoire anglais. Elle a été crée par la Reine Victoria pour combattre l'envahisseur extraterrestre nommé le Docteur - un Seigneur du Temps qui, comme son nom l'indique, voyage dans le temps et l'espace, et a une certaine tendresse pour la planète Terre, il y est fourré tout le temps -. Il y a quatre centre Torchwood, le TI qui est à Londres, à Canary Warf, le plus gros et plus puissant, et plus high-tech ; le TII qui est en Ecosse, on ne sait pas grand chose de lui, sauf qu'il est tenu par un seul homme un peu bizarre apparemment ; le TIII qui est à Cardiff, Pays-de-Galles, construit sur une faille spatio-temporelle qui traverse toute la ville, qui recrache des objets, des gens, des animaux, des aliens, etc - c'est là où travaille Ianto et tout le reste. Le centre a été construit autour d'un super ordinateur à moitié vivant que la faille a recrachée, Mainframe, et Myfawny pour ne citer que quelques petites choses que la faille peut recrachée. Le TIV dans tout ça a disparu. On a aucune idée d'où il se trouve. Ça, c'est le Torchwood de base. Torchwood I est froid, implacable, ce qui est alien est à eux, ils n'ont que peu de considération pour ce qui n'est pas humain, et qu'importe si ça a un esprit, que c'est intelligent, que c'est doué de sentiments. Torchwood III a connu plus de bouleversements. A l'aube de l'an 2000, le chef de l'époque a tué toute son équipe ainsi que lui-même pour leur épargner l'horreur que de connaître le nouveau millénaire. Bon, il n'était pas au courant que Jack n'allait pas rester mort.
Pourquoi il ne meurt pas ? ... OH MON DIEU, MAIS C'EST TELLEMENT LONG A RACONTER !
Bon rapidement alors.
Jack est un humain amélioré né au 55ième siècle sur une colonie sur une autre planète. Il s'est engagé à l'agence spatiale du temps ; a réalisé qu'on pouvait se faire beaucoup plus d'argent en étant magouilleur ; a magouillé ; a prit le nom de Jack Harkness pilote capitaine de son unité mort durant la seconde guerre mondiale ; a rencontré le Docteur durant un des raids sur Londres en 1940 et quelque chose ; a voyagé avec lui dans le temps et l'espace ; a été tué au 51ième siècle, dans une station spatiale de jeu télé ; a été ramené à la vie par une femme prénommée Rose, qui a usé de la puissance et de l'énergie des vortex temporels pour le faire revenir ; sauf qu'elle le souhaitait tellement que ce pauvre Jack ne peut plus mourir du tout ; le Docteur l'a laissé sur place, et Jack n'était pas très content ; veut changer son immortalité ; a utilisé un manipulateur temporel de poche - une sorte de grosse montre qu'on met à son poignet - pour retourner au 21ième siècle, pour être sûr de croiser le Docteur, et qu'il le soigne ; sauf que son manipulateur de vortex s'est un peu déréglé et l'a déposé sur terre au 19ième siècle ; a alors traversé les siècles pour attendre le Docteur et savait parfaitement qu'il va à un moment ou un autre venir à Cardiff, pour "faire le plein" à la faille qui traverse Cardiff. Il a ensuite reprit le contrôle de Torchwood III quand il s'est réveillé de la balle dans la tête mise par son précédent boss.
Voilà. Ça, c'est fait.
En 2005, Torchwood I, Londres, s'est amusé à titillé une faille, parce qu'elle produisait de l'énergie et... Je ne sais plus exactement quoi, mais ils ont expérimenté tout ça en forçant la faille à s'ouvrir un peu plus, jusqu'à ce que des silhouettes brumeuses apparaissent. Les gens se sont mit d'accord pour dire que c'étaient les fantômes de leurs chers disparus - ahahah, quelle idée. Il se trouve que c'était des aliens, et des pas gentils en plus, et pas même des beaux. Des machines qui viennent sur une planète et convertissent la population local en annihilant toutes émotions. Autant dire qu'il y a ENCORE eut des morts. Heureusement, il y avait le Docteur dans le bâtiment, il a refermé la faille en y jetant tous les méchants aliens pas beaux. A l'époque, Ianto travaillait à Londres avec sa petite amie prénommée Lisa. Malheureusement, cette dernière a été à moitié convertie, la laissant dans un état... catastrophique. Le jeune gallois a tout fait pour la soigner, et ayant entendu parlé de Jack Harkness et de sa tendance à vouloir se défaire de l'influence de Torchwood I et du coup, de la couronne ; et surtout son flirt prononcé pour tout le monde, il a décidé de tenter tenter sa chance. Il est dont 0venu à Torchwood III, dans ses plus beaux habits pour attirer l'œil de Jack, et après une chasse effréné pour attraper Myfawny, Jack a enfin accepté d'engager Ianto - mais il ne voulait pas du tout, parce qu'il avait travaillé à TI. Ianto a donc mit Lisa dans les sous-sols de Torchwood III. Après quelques mois de recherches, il a fait venir un professeur en je-ne-sais-quoi, qui était sensé l'aider à inverser le processus avec sa petite amie, mais... Mais nope, cyberwoman, pas contente ! La Lisa s'est excitée, a essayé de tuer tout le monde, après avoir tué le professeur/chercheur, pour pouvoir s'enfuir... Il me semble qu'elle tue Ianto aussi à un moment donné, et que Jack le ramène à la vie d'un baiser, OMG *^* *kofkof* bref.
Le plus gros soucis, c'est que Ianto craque complètement son slip, le pauvre, il s'énerve sur les autres, un peu désespéré de voir la situation lui échapper des mains. Jack lui met une arme sur la tempe - ouais, carrément, ouais - et lui laisse le choix, il a dix minutes pour tuer la cyberwoman, ou ils s'en occupent eux-même. Entre temps, il y a une livreuse de pizza qui s'est pointée, et qui malheureusement a été tué. Quand Ianto entre dans la salle principale, il trouve le corps sans vie de Lisa, qui a été déchiquetée par Myfawny qui en a fait son quatre heure ; sauf qu'avant, la cyberwoman avait transferré son cerveau dans le corps de la pauvre livreuse de pizza, qui n'avait riiien demandé à personne. La livreuse se pointe en mode " Omg mon bébé, c'est moi, je suis en vie et qu'importe si j'ai tué une innocente dans le processus, on connait même pas le prénom de ce personnage " et Ianto se laisse un peu avoir. Bon, dans la série, ça ne se passe pas comme moi je l'ai écrit, c'est à dire que Ianto va pour se laissé submerger, et l'équipe rentre et ils tirent tous sur la nana - qu'importe si Ianto est à vingt centimètres d'elle et qu'une balle déviée est si vite arrivée.
Voilà... Hm...
C'était long.
Mais c'était carrément le seul épisode utilisé dans les deux chapitres précédents xD
Je pense que les résumés suivants seront moins denses, hm ^^'
Désolé... Ou pas !
J'espère que ce chapitre vous a plus ;)
A jeudi prochain !
xoxo, 'Win !
