GENRE : Action, Romance
PARING : Janto ( Jack x Ianto ) ; et j'ai réussit à mettre du Drarry, ne me demandez pas comment xD
RATING : T+, et M pour un chapitre, parce que Ianto est ultra badass... Uhuhuh :3
BÊTA : Merci à TenshinNeko ! \O/ Héhéhéhé, il est beau ton p'tit neveu, hein ? ;)
NOTE : • La moitié des personnages appartiennent à Russell T Davies, et l'autre à JK Rowling ! :D Toute l'histoire est à moi par contre.
• Et je déteste Gwen, Ok ? JE LA HAIS, C'EST DU PUTAIN DE BASHING ! Rien de moins xD
• Et c'est un bon gros bébé. Un grooooos bébé de 140 milles mots \O/
Bonne lecture ! ~
# Chapitre 8
Toshiko frissonna en repensant à la nuit qu'elle venait de passer et au cadeau qu'on lui avait fait. Elle ne croyait pas en ces choses là, l'occultisme... Mais une partie d'elle ne pouvait s'empêcher de se murmurer " Et pourquoi pas ? " Seulement, elle était une scientifique, sa religion, c'étaient les chiffres et rien d'autres. Et elle travaillait tout les jours à sauvegarder le monde de menaces que la population ne pouvait comprendre, ne pouvait même pas envisager. Était-ce une technologie alien ? Pourquoi pas, après tout ! Mary lui avait dit que ce pendentif était dans sa famille depuis des générations. Les ouvertures de failles n'existaient pas seulement depuis le 21ème siècle, après tout.
Alors, pourquoi pas.
Mais Toshiko se sentait mal de l'avoir sur elle. Une partie d'elle - Oh, une si grande partie d'elle ! - voulait le glisser autour de son cou, parce que si c'était vrai et que ce petit pendentif donnait la capacité de pouvoir lire dans les pensées des gens, c'était... c'était... Dangereux. Ça, c'était la Tosh scientifique et pragmatique qui se levait. Si c'était une technologie Alien, il fallait que ce soit utilisé avec minutie, étudié et étiqueté avant de prendre la poussière dans les archives.
Mais quel mal cela pouvait-il avoir, hm ? Ce n'était que les pensées de ses amis, de ses collègues, ça n'avait rien d'ultra top secret. Certes, c'était de l'invasion de vie privée, mais...
La jeune asiatique fronça les sourcils un instant et se secoua avant de jeter un coup d'œil autour d'elle pour vérifier qu'on ne la regardait pas avant de se plonger de nouveau dans les calculs. Il ne fallait pas qu'elle pense à ce genre de choses, ce n'était ni le moment, ni l'endroit.
Elle essayait d'arranger le programme qui leur permettait de prévoir les ouvertures massives de failles. Ce n'était pas encore tout à fait au point, elles n'étaient prévenus que deux à trois minutes avant, quelques fois cinq quand ils avaient de la chance, ce n'était pas parfait. Il y avait de nombreuses variations, qui étaient très légères, qui leur permettaient de décider si oui ou non, c'était une brèche dans la faille et pas seulement une légère secousse. Tosh était sûre de pouvoir l'améliorer et surtout comprendre les premières vagues qui précédaient les ouvertures importantes.
Elle fut déconcentrée de son travail par Gwen - étonnant, oui, vraiment - qui se mit à pester contre Ianto, qui lui avait apparemment encore apporté du café soluble plutôt que la boisson chaude dont il avait le secret. La jeune femme les observa s'affronter avec des piques de plus en plus violentes, Tosh surprise et impressionné par l'aplomb et le sang froid qu'arborait Ianto.
Ianto, un mystère de plus.
Apprendre qu'avant d'être à Torchwood, celui qui semblait ne faire que leur préparer du café avait été un agent entrainé et expérimenté du MI6, avait été un choc. Eh bien oui, Ianto ? Un agent secret surentraîné ? Ça avait de quoi surprendre, vraiment. Tosh ne s'attendait pas à ça. C'était... Ianto était si doux, si gentil, si... Si bon, que c'était déroutant.
Mais le voir se battre et mettre hors d'état de nuire les deux hommes qui les avaient fait prisonnier... Avec une telle facilité et une telle... Oserait-elle dire grâce ? Tosh n'allait pas se mentir, elle avait un peu de mal à allier les deux images qu'elle avait de Ianto ensembles. Le gentil et paisible gallois, toujours près à rendre service et leur donner des coups de mains malgré son travail colossal dans les archives, et l'homme glacial et implacable, capable de lancer des couteaux et de poignarder quelqu'un, de se battre à mains nues et détourner une arme à feu comme si ce n'était rien...
Et malgré tout cela, malgré tout, Tosh ne pouvait s'empêcher d'avoir confiance en Ianto. Elle l'aimait, leur Tea-boy, vraiment. Elle était sûre que Jack se souvenait parfaitement et frissonnait encore du savon qu'elle lui avait passé après l'histoire de Lisa... Forcer Ianto, qui avait déployé tant de temps et d'énergie à sauver une personne, le forcer à faire face à ses malheureuses erreurs et à tuer cette personne qu'il avait tant voulu sauver... !
Elle faisait encore des cauchemars de l'image qu'il avait donné quand ils avaient pénétré le Hub après que le temps imparti de Jack se soit écoulé, immobile à terre, la tête de la femme qu'il avait tant aimé sur les genoux, caressant doucement son visage à jamais inexpressif... Et lui, stoïque, qui ne faisait que laisser ses larmes couler librement, silencieusement, un profond désarroi au fond de ses yeux presque vides de toutes lueurs, alors que son visage ne montrait absolument rien.
Ça avait été dur pour Tosh, vraiment très dur. Alors pour Ianto, à vivre ? Elle ne voulait même pas se l'imaginer.
Il avait toujours l'air si doux, si calme... Et pourtant, c'était il y a peu de temps, comment pouvait-il faire face à cette douleur ? Comment faisait-il pour... pour continuer à fonctionner comme si de rien n'était ? La jeune femme fixa le gallois qui partait, essayant de comprendre.
- Je ne comprend pas comment Jack peut être aussi calme par rapport à ça !
Toshiko porta son attention vers Gwen, qui avait peut-être lancé cette phrase sans attendre de réponse, mais qui était tout de même tourner vers elle dans l'expectative d'une réaction.
- Comment ça ? S'enquit Tosh d'une petite voix.
- Ianto Jones ! Clama la galloise en balançant son bras dans la direction où avait disparu ce dernier. Ça ne te hérisse pas le poil, que Jack n'ai que faire de notre sécurité ?
Toshiko fronça les sourcils d'un air perdu.
- Comment ça ? Tu penses que Ianto peut nous faire du mal, Gwen ? Tu vas chercher trop loin, commenta-t-elle.
- Ah ouais ?
Gwen posa sur un elle un regard dédaigneux et supérieur.
- Ma pauvre Toshiko, ce que tu peux être naïve ! Il nous a tous piégé en faisant entrer un Cyberman dans la base, il a tué des gens d'une manière horrible et sans aucun remord, il a menacé Owen de l'empoisonner et de me faire disparaître, tu crois vraiment que parce qu'il n'a pas proféré de menaces contre toi, il ne va pas te poignarder dans le dos aussi ? Jack n'en a rien à faire de nous, s'il laisse ce meurtrier en liberté ! Clama-t-elle, acerbe.
Toshiko secoua la tête, blessée par ses paroles et aussi en colère.
- As-tu oublié le moment où il nous a sauvé ? Qu'est-ce que tu crois qu'il se serait passé s'il n'avait pas agit au moment où les cannibales nous ont amené dans cette maison, hein ? Tu y as pensé ?
Gwen renifla en faisant un geste surprit de dénigrement.
- Mais comment tu peux être toujours en vie en étant si bête, ma pauvre fille ? Lui cracha-t-elle au visage avant de se reconcentrer sur son poste de travail. Quand il vous aura tous tué, je danserais sur vos cadavre en vous jurant que je vous l'avais bien dit, termina-t-elle amèrement.
Toshiko essaya de ne pas prendre ses paroles pour elle, parce que Gwen pouvait être si méchante sans même le réaliser, là elle était juste en colère contre Ianto qui l'avait remise à sa place et que son égo était froissé, mais ça faisait tout de même mal.
La poitrine douloureuse, elle quitta silencieusement son bureau pour se glisser discrètement dans les toilettes de Torchwood, s'enfermant dans une cabine pour pleurer à couvert.
Elle avait l'impression d'être de retour au lycée, où les petites pestes l'insultaient sans en avoir l'air, caché derrière de belles phrases toutes faites et bien lisses, derrière des sourires brillants et avenants. Quand elle avait eut ses diplômes, elle s'était toujours promis de ne plus jamais avoir à vivre ça, que plus jamais on lui parlerait aussi mal et se servirait d'elle comme d'un paillasson. Mais Gwen... Gwen la renvoyait dans cet état d'esprit d'un coup d'un seul, avec une simple petite phrase hautaine et un rire perché et dédaigneux.
Qu'est-ce que Tosh lui avait fait pour que Gwen la traite ainsi ? Elle avait toujours été cordiale avec elle, parce qu'elle était quelqu'un de gentil... Et peut-être que Gwen se délectait justement de sa personnalité trop ouverte. Elle savait qu'elle devait changer, ou au moins se cacher derrière une semi carapace pour ne pas qu'on use d'elle comme avant, mais elle n'était pas quelqu'un de... de... elle n'aimait pas, ne pas être honnête. Elle n'aimait pas se cacher, se dissimuler, ce n'était pas elle.
Ce qui l'inquiétait le plus, pensa-t-elle en s'essuyant les joues, c'était que si Gwen ne se gênait pas pour lui dire ce genre de choses en face, que pouvait-elle bien penser d'elle ? Et les autres ? Gwen était quelqu'un de franc, qui ne mâchait pas ses mots, et les autres n'étaient pas aussi acerbe avec Toshiko. Mais si dans toute cette équipe qui commençait doucement à prendre l'eau, et si elle était la plus sincère d'entre tous ? Que pouvaient bien penser les autres quand elle n'était pas là... Ou même quand elle était là, d'ailleurs ?
Fermant la porte de la cabine des toilettes derrière elle, Toshiko s'appuya sur la faïence des lavabo, s'observant dans le miroir de la salle de bain. Elle ouvrit le robinet pour se passer de l'eau sur le visage, prenant une grande inspiration et une grande décision en se regardant dans les yeux dans le verre réfléchissant face à elle.
Comme hors de son corps, parce que la Toshiko Sato scientifique et terre à terre ne ferait jamais une telle chose !, elle sortit doucement le collier que Mary lui avait offert de sa poche et le garda dans le creux de sa main pour l'observer. La veille, Tosh avait permit à la jeune femme de l'accrocher à son cou et quand elles avaient fait l'amour, ça avait été extraordinaire. Mais elle ne l'avait pas gardé autour de son cou. Mary avait insisté pour que Tosh le garde cependant, lui déclarant que quand elle serait prête, elle trouverait le courage de voir la vérité en face et de le glisser de nouveau à sa place, autour de son cou...
Est-ce qu'elle était prête ?
Le fermoir cliqueta alors que le pendentif se glissait sur sa poitrine, joli et discret, et Toshiko frissonna en bombant le torse, essuyant toute trace de fatigue et de larme de son visage, et sortit enfin des toilettes.
Elle retourna à son poste de travail sans rien sentir, jusqu'à ce que-
- Ianto, rends-toi utile et va nous chercher à manger, tonna Gwen d'une voix forte et cassante. S'il est intelligent, il n'agira pas tout de suite, il sait que je le surveille. Alors qu'il serve à quelque chose.
Toshiko déglutit difficilement en faisant mine de ne pas être bouleversé, ce qu'elle était pourtant, et continua de fixer son écran devant elle.
- Je crois que tu es assez grande pour aller te chercher ta propre pitance, très chère, lui répondit Ianto en arrivant dans la pièce principale du Hub. Et puis tient, comme tu l'as si gracieusement souligner, profite-en pour prendre quelque chose pour tout le monde, apprend à te rendre utile en société.
Toshiko se mordit violemment la lèvre pour éviter de rire, surprise par les mots de Ianto. A croire qu'il ne... se cachait plus ? maintenant qu'ils savaient tous ce dont il était capable.
- Eh bah, le Tea-boy ne perds pas de temps, c'est génial ! Est-ce que Jack va me virer si je lui demande de ramener du pop-corn au cas où si ça dégénère encore plus ? Quoi qu'elle serait bien capable de ne pas bien le prendre et zoup, ceinture Owen. Zut.
L'asiatique ferma les yeux et ravala un soupire en entendant les pensées d'Owen - les pensées d'Owen ! Les vraies pensées !
Toshiko n'aimait pas ça. Elle... avait certain sentiments pour Owen, elle ne pouvait les combattre, et elle était sûr que Owen le savait. Heureusement, il ne s'était jamais abaissé à se moquer d'elle, mais il avait une révulsion pour les relations qui faisait mal au cœur. Depuis qu'il avait perdu sa femme, Owen n'avait plus foi en l'amour et n'avait aucun scrupule à coucher à droite et à gauche - ce qui n'était pas plus mauvais qu'autre chose - mais n'avait que faire des couples qu'il pouvait briser. Pour lui, si la femme ou l'homme trompait son conjoint avec lui, ça n'était aucunement de sa faute et il leur avait rendu service à tous les deux en prouvant que leur couple n'allait nul part.
- Tu te proposes pour aller nous chercher à manger, Gwen ? Intervient Jack en sortant de son bureau, tout sourire. C'est génial ça, merci beaucoup. Et si tu nous prenais notre commande au chinois au bout de la rue ? Ça fait un moment qu'on a pas commandé chez eux, mais ils ont sûrement gardé trace de nos commande, tu rajoutes la tienne et ce sera bon. Surtout, ne bouge pas, petit Ianto, de là, j'ai une vue ma-gni-fi-k' sur ton postérieur... Pourquoi tu portes toujours des pantalons aussi bien taillés ? Je suis sûr que tu le fais exprès pour me déconcent- non, non ! Ne bouge pas, nooooooon... Pffff...
Toshiko ravala un rire en voyant le sourire de Jack se tourner vers une moue un peu boudeuse en réponse directe à ses pensées avant que son attention ne soit détourné par l'ancienne policière.
- Quoi ? Mais non, je ne me propose pas du tout, ce n'est pas mon boulot ! Intervient-elle.
Jack fronça les sourcils.
- Comment ça, ce n'est pas ton boulot... ? Bien sûr que non, ce n'est le travail de personne, mais je te rappelle qu'il n'y a pas de cuisine ici, il faut bien que quelqu'un aille chercher la pitance... Souligna-t-il. Elle ne va pas recommencer, si ?
- Pourquoi ce serait à moi de m'abaisser à faire ça, qu'est-ce que Jack essaye de prouver, là ?! Jack, ce n'est pas à moi de faire ça, insista-t-elle.
Le patron de Torchwood se rapprocha et croisa les bras sur son torse.
- Et peux-tu me dire comment compte-tu manger ? Elle va vraiment le faire, hein...
- Quand Ianto ira chercher la nourriture ! Est-ce qu'il est malade, à faire l'idiot comme ça ?
-Si je ne me trompe pas, mademoiselle Cooper, vous êtes en train de faire une partie de solitaire sur votre ordinateur, est-ce que vous êtes vraiment en train de me faire croire que vous êtes occupé ? S'enquit-il d'une voix froide. Elle l'a vraiment fait. Si j'augmente les doses, peut-être que ça pourra fonctionner cette fois-ci... Il faut que je vois avec Ianto.
Toshiko grimaça en voyant Gwen se redresser sur sa chaise, la bouche ouverte.
- Mais enfin, ce n'est pas à nous, agent de terrain, à aller chercher à manger tout de même !
- Et pourquoi ce serait à Ianto ? Qui est déjà, je trouve, assez gentil de délaisser son propre travail pour faire un café à tout le monde de temps en temps ?
- Travail, pfff, il reste son temps cloîtré dans les Archives à faire on ne sait quoi, tout le monde peut le faire, ça ! Hein, Ianto, au lieu d'aller te plaindre à Jack comme si tu avais trop de travail, tu peux nous le dire aussi ! Je n'y crois pas ! Cet insecte a totalement retourné l'esprit de Jack, ce n'est pas possible ! Qu'est-ce qu'il croit ? Mais c'est une idée à creuser, peut-être que si on se partageait sa charge minime de travail, on aurait plus besoin de lui, c'est une perte massive d'argent pour Torchwood, s'il est payé autant que nous !
La jeune asiatique frissonna de dégoût en entendant parfaitement les pensées violentes, haineuses de Gwen. Comment pouvait-elle vivre avec une telle... colère, un tel dégoût pour les autres ?
- Oula, si je n'interviens pas rapidement, ça va dégénéré. Je ne suis pas sûr de vouloir m'occuper de son cadavre tout de même, faut pas exagéré. Bon, puisque personne ne se mets d'accord, je vais aller la chercher moi, la bouffe, intervient Owen en grondant.
- Owen, tu n'es vraiment pas- commença Jack, mais Owen leva la main et agita la tête.
- Naaa, t'inquiète. C'est pas de la gentillesse, j'ai une dalle pas possible et j'ai l'impression que ça va durer des plombes. Ce n'est pas de l'altruisme, je ne suis pas le tea-boy moi, c'est de la survie. Les effets de l'auto-digestion ne sont pas les plus agréable à vivre, crois-moi. Et puis, ça me permettra de prendre l'air, ça commence à devenir toxique, cette ambiance, merci bien !
Jack observa le médecin.
- Bien, si tu veux. Owen, à la rescousse de Gwen, tu es un vrai gentil. Ianto, mon bureau, maintenant. Cooper, je n'ai toujours pas ton rapport de la dernière mission, je ne peux pas attendre plus longtemps, et je ne pense pas que tu veuilles un avertissement dans ton dossier. Tosh... tu es géniale, ne change pas.
Toshiko sourit vers son patron, alors que ses pensées faisaient écho à ses paroles, et Jack lui envoya un sourire joyeux avant de prendre un air sombre, suivant Ianto dans son bureau.
- Quant à toi, mon petit gallois, je vais te faire payer à aussi bien porter le sarcasme et l'assurance pour remettre Gwen à sa place. Tu ne devrais pas être aussi sexy, quelqu'un d'autre que moi pourrait le remarquer !
Peut-être que le collier ne fonctionnait pas avec une grande distance, parce que dès que la porte fut fermée, ce ne fut plus que Tosh, ses pensées, et celles de Gwen.
- J'espère que Ianto va enfin avoir ce qu'il mérite ! Jack est trop gentil avec lui, il faut qu'il fasse attention, ou starbuck pourrait s'en servir contre lui ! Jack est quelqu'un de bien, il ne mérite pas qu'on le traite comme le fait Ianto. Je vais lui demander d'aller boire un autre verre avec moi ce soir, je vais lui expliquer. J'espère qu'il pourra ainsi ouvrir les yeux. Et peut-être, qui sait, on pourra rentrer ensemble. Si Owen ne me colle pas trop. Je vais envoyer un message à Rhys, qu'il ne s'inquiète pas. Il ne sait pas ce que je fais après tout, à qui il pourra demander confirmation que l'on va travailler toute la nuit ?
Dégoûtée d'être ainsi dans l'esprit de Gwen et entendre parfaitement ses pensées moralement répréhensible de sa collège, Toshiko attrapa le collier et tira violemment dessus pour le retirer, coupant la liaison invisible qu'elle avait avec Cooper, et ce fut comme si Tosh pouvait respirer de nouveau.
C'était... C'était... Le désir que Gwen projetait vers Jack était si fort que ça rendait Tosh presque physiquement malade. Est-ce que... Est-ce que Jack était intéressé par elle ? Dans le sens physique, ou même relationnel ? Elle ne voyait pas de différence entre son comportement avec elle et celui qu'il avait avec Gwen, alors peut-être que quand ils étaient ensembles... Mais alors, pourquoi Tosh avait l'impression que quelque chose se passait entre Ianto et Jack ? Est-ce que... Est-ce qu'il jouait sur les deux tableaux ? En même temps ?
Toshiko était perdue.
.
le lendemain, elle avait décidé de porter une nouvelle fois le collier, quitte à faire face aux pensées négatives de Gwen en tout temps - elle qui, jusqu'alors, avait pensé que l'ancienne flic n'était virulente et presque méchante qu'à voix haute, elle tombait de haut - elle réalisa que quelque chose n'allait pas.
Définitivement pas.
Qu'importe qu'il soit à un moment juste à ses côtés, qu'importe à quel point elle pouvait se concentrer sur lui, rien ne changeait.
Elle ne percevait pas les pensées de Ianto.
Rien, pas un son, pas même un sensation, un vide complet. Enfin non. Pas vraiment un vide, c'était comme si... Comme si Tosh savait qu'elles étaient là - et elles étaient là, elle en était sûr, elle pouvait un peu les sentir ! - mais c'était comme si tout ce qu'il pouvait sentir et penser se trouvait bloqué derrière un mur.
Et si jusqu'alors, le fait qu'il soit un agent du MI6, capable de se défendre et de tuer ne lui avait rien fait, c'était ce silence qui l'inquiétait le plus.
.*.
Ianto sifflota doucement en prenant plaisir à faire le café.
La vie était belle dernièrement, non ?
Son équipe savait désormais presque tout de lui, savait qu'il pouvait se défendre et qu'il pouvait en effet faire réellement partie de l'équipe de Torchwood, pas seulement là pour les cafés, il était officiellement légitime dans cette équipe. Certes, ils ne savaient pas tout, mais pour Ianto, ça le déchargeait d'un poids. Il avait désormais l'impression que quand Owen le charriait et l'appelait Tea-Boy, ce n'était plus aussi dédaigneux qu'auparavant.
Bon, il restait toujours le problème de Gwen.
Jack avait semblait-il enfin ouvert les yeux sur sa plus récente agent, et ce qu'il voyait ne lui plaisait pas. Elle n'appréciait pas du tout le fait que Ianto ne soit plus si effacé, qu'il s'affirme beaucoup plus - c'était juste que désormais, il n'avait plus besoin d'être aussi invisible que si Hannah était toujours dans les sous-sols du Hub, que Mère Magie l'ai doucement accueillit en son sein - et non. Non, ça ne lui plaisait pas.
Mais Ianto comprenait : Elle se sentait de moins en moins... Utile ? Non, pas vraiment. Elle avait peur pour sa place, voilà. Alors elle s'en prenait à Ianto quand Jack n'était pas là, comme si l'archiviste ne pouvait se défendre seul. Et elle tombait toujours d'un peu plus haut à chaque fois.
Peut-être que Ianto prenait plaisir à inverser les rôles... Rhoooo, mauvais Ianto, méchant, pas bien.
Mais malgré cela, malgré le fait que Ianto était un grand garçon et savait se défendre seul, cela faisait tout de même plaisir de constater que Jack veillait sur ses arrières - et surveillait son derrière, par la même occasion.
Ianto ricana un peu en repensant aux dernières galipettes qu'ils avaient eut, tous les deux. A cette relation étrange qu'il avait avec le Capitaine de Torchwood. Ils n'étaient que de collèges, mais se rapprochaient petit à petit de ce que l'on pouvait appeler des amis. Malgré ses réticences, leur accord flou, non verbal, ils couchaient ensembles, sans être réellement un couple. Oui, il y avait du sexe, quelques fois empressé, quelques fois salissant, une autre fois étrangement tendre, mais toujours du sexe sympa.
Et sans réels sentiments.
Ils se comprenaient, ils s'appréciaient, mais ils ne se promettaient rien. Jack avait peut-être dit qu'il était en train de le "séduire", mais ce n'était pas courtiser. Et puis, Ianto ne voulait pas que Jack le courtise... S'il sentait qu'il s'attachait un peu trop à Jack, il le lui dirait. Oui, ils en parleraient et puis tout irait bien, il n'y avait pas de raison pour que ça se passe mal. Ianto n'allait pas transformer leur... semi-relation, à défaut d'autre mot, en un drama.
La guerre lui avait appris beaucoup de choses douloureuses, mais aussi à prendre les petites choses positives, les petites choses agréables qui nous arrivaient sans discuter, sans refuser. Il prenait tout ce qu'on lui donnait sans cracher dessus.
Le sorcier ravala une chanson qu'il voulait chantonner - Par Merlin, il était Vraiment de bonne humeur ! - et attrapa les différents cafés - le déca pour Gwen, elle l'avait bien cherché, celui d'Owen et celui de Tosh - laissant le sien et celui de Jack, puisqu'il allait le siroter au côté de l'immortel dans le bureau de ce dernier.
Owen le remercia d'un marmonnement, penché sur son microscope, Gwen ne le regarda même pas, et Tosh...
Ianto lui fit un sourire en posant sa tasse au côté de la jeune femme, qui tenait sa tête entre ses mains, les yeux fermés. Doucement, il posa sa main dans son dos, près de sa nuque.
- Tosh ? Appela-t-il doucement.
Elle leva vers lui un regard un peu trouble. Tout de suite, il posa le dos de sa main sur son front.
- Tu as l'air malade, ça va ? Tu n'as pas de fièvre, pourtant, s'inquiéta-t-il.
Elle ferma les yeux en laissant un soupire quitter ses lèvres.
- Je... Non, ça va Ianto, ne t'en fait pas, lui répondit-elle avec un sourire. Juste... Un peu de fatigue.
Elle se pencha de nouveau sur son travail, coupant la conversation, et Ianto ne s'éloigna que parce qu'il y était vraiment obligé.
Silencieusement, car plongé dans ses pensées, le plus jeune agent alla récupérer sa tasse de café ainsi que celle de Jack avant de se diriger vers le bureau. Sans un mot, il déposa la tasse devant Jack, plongé sur ses rapports - qui releva la tête pour le remercier avec le sourire, avant de retourner à la porte et de la fermer. Il resta là, quelques instant à regarder les lamelles qui servait de rideaux sur la porte vitrée qui fermait le bureau de Jack et prit enfin une petite inspiration.
- Jack.
Il se retourna vers l'immortel, qui se redressa à son appel pour le regarder.
- On a... un problème, déclara Ianto en se rapprochant doucement pour s'asseoir sur la chaise en face de son amant occasionnel.
- Que serait notre vie sans problème, hein ? Surtout ici, à Torchwood, s'amusa l'immortel pendant un instant.
Mais Ianto ne partagea pas son trait d'humour et Jack perdit son sourire.
- Pardon, désolé. Qu'est-ce qu'il y a ? S'enquit-il, désormais soucieux.
- On a ... un contact direct avec un objet magique, avoua enfin Ianto.
Jack se redressa un peu plus.
- Une alerte dont je n'ai pas été mit au courant ? S'inquiéta-t-il, les sourcils froncés.
- Non... Pas vraiment...
Ianto se racla la gorge et se redressa, montrant derrière lui de son pouce.
- Toshiko. Elle a un collier magique autour du cou.
Le silence lui répondit et Jack cligna des yeux comme un hibou.
- ... Excuse-moi ?
- Mais tout est pardonné, railla Ianto. Mais, plus sérieusement, Tosh est bizarre depuis quelques jours, j'ai eut peur qu'elle... qu'elle ne prenait pas très bien ce qu'il s'est passé à la campagne, mais... Quand je lui ai apporté son café, j'ai vu un très joli collier autour de son cou. Un collier que je connais, mais je ne savais plus d'où. Mais ça m'est revenu, je ne l'ai vu qu'en dessin dans la liste des nombreux objets qui ont été volés au Département des Mystères, la liste non exhaustive des objets ayant disparus. Malheureusement, je n'arrive pas à me souvenir de ces effets... Mais s'il était dans le département des mystères, si je le connais, c'est que ce n'est pas une bonne nouvelle, termina-t-il enfin.
Jack grimaça un instant puis hocha la tête.
- D'accord, qu'est-ce qu'on fait alors ? Quel est le protocole à exécuter dans ce cas là ? S'enquit-il, inquiet pour son agent.
- Je vais appeler mon contact chez les Langues de Plombs et lui décrire le collier. Depuis qu'elle est rentré dans le département, elle fait de son mieux pour tenir des archives très minutieuse, elle devrait le retrouver très rapidement. Après, je vais devoir le prendre à Tosh pour le sécuriser et le rapatrier à Londres. Mais il va falloir que Tosh me dise où elle l'a trouvé... Et quels ont été les effets qu'il a eue sur elle, si elle les a remarqué et surtout si le Département des Mystères n'en a pas trace, grimaça-t-il.
.
Luna était la meilleure. Avec la simple description qu'avait pu lui donner Ianto, elle avait retrouvé assez facilement l'objet en question. Une cinquantaine en avait été créer, cinq avait été détruits et le reste avait officiellement été entreposé dans les Archives Sombres des Mystères. Seulement, ils n'étaient pas tous là-bas, au moins vingt avaient été volés et perdus.
Enfin, dix-neuf maintenant...
Ianto n'était pas encore sortit du bureau et regardait discrètement par la fenêtre qui donnait sur l'intérieur du Hub. Jack s'était approché et avait appelé Toshiko dans son bureau, et le regard supérieur que lança Gwen à la jeune femme, comme voulant dire Tu vas te faire engueuler, bien fait pour toi donna envie à Ianto de lancer quelques sorts bien sentit. Après tout, Ginny lui avait gentiment apprit à lancer le chauve-furie, et avec les cheveux qu'avait l'ancienne policière...
Le sorcier se secoua alors que Toshiko pénétrait le bureau, l'air inquiète malgré le visage assez ouvert qu'arborait Jack. Il l'invita et s'asseoir et Ianto ne bougea pas, ça pourrait l'intimider, à deux contre elle, et ce n'était pas l'effet rechercher. Alors il resta silencieux et discret, assit sur le canapé du bureau, entre les étagères emplis de feuilles, de doublons de rapports, de tellement de choses en bordel que Ianto ne voulait même pas y penser au risque de se déclarer de l'urticaire.
- Toshiko... Commença Jack en s'asseyant et en croisant les mains sur son bureau devant lui.
- J'ai... J'ai fait quelque chose de mal ? S'inquiéta la jeune femme en avalant difficilement.
- A toi de me le dire, continua Jack en ne la quittant pas du regard. C'est un très joli collier que tu as là.
Elle sursauta et porta la main au collier, et sursauta d'autant plus fort quand même Ianto sentit Jack projeter son esprit dans la pièce et crier. L'immortel soupira, espérant sûrement jusqu'alors, que Ianto avait eut tord. Ce dernier grimaça.
- Tosh... Soupira-t-il. Tu aurais dû nous le dire.
- Je...
Elle se mordilla la lèvre.
- Cet objet te permet de lire dans les pensées des autres, assena Jack en tentant de ne pas se mettre en colère. Tu ne peux pas dire que tu ne le savais pas, et c'est donc en toute connaissance de cause que tu le portes.
Toshiko baissa les yeux, ne pouvant supporter le regard accusateur de Jack.
- Tu aurais du nous en parler dès que tu avais remarqué les signes, soupira Jack. Retire-le, maintenant, ordonna-t-il ensuite.
Surprenant Jack, son agent arracha brutalement le collier d'autour de son cou et le plaqua brutalement sur le bureau en se levant d'un bond, faisant tomber la chaise sur le sol dans sa colère. Puis elle quitta le bureau en furie, claquant violemment la porte derrière elle.
- Tosh-! Tenta de la retenir Jack, surpris et en colère par sa réaction, mais Ianto l'arrêta en se levant, la main tendue.
- Ne le prends pas pour toi, c'est le collier, lui apprit-il.
Jack l'observa quelques instant et se rassit, soupirant.
- Est-ce qu'elle n'a plus aucune confiance en moi, pour ne pas m'avoir dit une telle chose ? Se plaignit-il, un peu blessé.
- Non, Jack. L'humain est curieux, et même si elle sait parfaitement qu'elle aurait dû nous en parler, ou au moins t'en parler à toi, le collier à tirer sur cette petite partie d'elle curieuse, et même si elle savait que ce n'était pas très moral, elle l'a fait tout de même.
Le sorcier se rapprocha.
- Tu dois la comprendre. Peut-être que pour toi, c'est banal de pouvoir caresser l'esprit d'un autre être vivant avec le tient, mais l'époque dans laquelle on est, c'est plus qu'impossible, et c'est un des grands mystères qui fait frissonner tout le monde : Qu'est-ce qu'il peut se passer, se cacher, dans l'esprit d'autrui. Alors... avoir la possibilité de pouvoir y jeter un œil... Oui, c'est pas bien. Mais n'importe qui l'aurait fait, déclara-t-il.
- Toi, tu ne le fais pas, déclara Jack en le regardant.
Ianto haussa les épaules.
- Ce n'est pas comme toi. Toi, tu as apprit à garder ton esprit pour toi, aussi facilement que de respirer. Moi, pour entrer dans l'esprit d'un autre, il faut que je force, que je fasse une démarche, et une incantation quand l'esprit n'est pas aussi ouvert que celui de Gwen ou d'Owen, ou même des cannibales de la dernière fois.
Il s'humidifia les lèvres en fixant le collier, toujours sur le bureau.
- Et moi, j'ai eut le malheur d'avoir affaire aux esprits les plus sombres de cette époque. Je sais de quoi l'humain est capable, comment il peut être pervers, bien caché dans l'intimité qu'est sensé être l'esprit.
Il secoua la tête.
- Ça ne m'intéresse pas du tout de goûter à ça une nouvelle fois, expliqua-t-il en levant enfin le visage vers Jack.
Ce dernier le fixait sans rien dire, le visage soucieux, réfléchissant.
- Ne lui en veut pas trop ; de toute manière, le collier l'a poussé à continuer malgré son esprit soucieux et analytique. Il faut surtout lui faire comprendre que ça aurait pu être dangereux pour elle, expliqua le sorcier.
Jack hocha la tête et soupira.
- Je vais la laisser se calmer, décida-t-il.
- Très bonne idée ! S'amusa Ianto en souriant.
Il se pencha pour récupérer le collier, mais le lâcha très vite quand une décharge magique le secoua et qu'un énorme poids se pressait contre ses barrières. Il fronça les sourcils vers le pendentif.
- Pfff, mauvais collier, pas gentil, gronda-t-il.
Il attrapa une feuille d'un ancien rapport qu'il savait allait bientôt terminé à la poubelle et réussit à faire glisser le collier dessus. Il referma la feuille comme un paquet cadeau et soupira de soulagement en réalisant que le papier coupait les effets.
- Je vais aller le sécuriser et Luna viendra le récupérer dans quelques jours.
Il regarda Jack.
- Crois-tu qu'avec tout ce qu'il s'est passé dernièrement, ce serait judicieux de faire venir une Langue de Plomb dans le Hub, alors qu'ils sont tous là et aux aguets ? S'enquit-il, soucieux.
- C'est toi qui voit.
Ianto s'imagina la situation un instant, Gwen et sa langue de vipère, face à la rêveuse Luna, qui n'allait que sourire avant de lui envoyer l'enfer sur le museau d'un coup de baguette bien placé, parce que Luna avait un énorme faible pour lui, et que si elle voyait Gwen lui parler comme elle osait le faire...
Il secoua la tête, parcourut un frisson de peur.
- Non, mise à part si tu veux t'occuper d'une Gwen redevenu enfant à cause d'un sort bien placé de sa part, non, déclara-t-il, soucieux.
- Luna... Comme Lady Luna Lovegood ? Celle qui a fait la chronique sur la guerre que tu m'as prêté ? S'enquit Jack avec un sourire.
- Celle-là même.
- Est-ce qu'elle est aussi... Comment dire... Perché ? qu'elle se décrit ?
Ianto secoua la tête avec un tendre sourire en pensant à son amie de Serdaigle.
- Non.
Jack hocha la tête;
- Elle est pire, avoua Ianto en ravalant un sourire.
Le regard éberlué que Jack lui lança était trop, et Ianto éclata de rire.
.*.
Toshiko était en colère, et elle ne comprenait pourquoi.
Jack lui avait prit le collier, la belle affaire ! Et c'était d'ailleurs tout à fait normal, qu'il récupère ce maudit collier ! Parce que ce qui n'était pas normal, c'était de pouvoir lire dans l'esprit d'autrui !
Mais elle n'arrivait à pas se défaire de cette colère. Une partie d'elle-même, une toute petite partie d'elle-même mais qui faisait tant de bruit dans sa tête, n'arrêtait pas de lui murmurer que si Jack avait tant voulu récupéré le collier, c'était pour empêcher Toshiko de savoir ce dont il pensait réellement d'elle.
Elle savait, consciemment et intimement, que ce n'était pas le cas, que si quelque chose n'allait pas avec elle, Jack le lui aurait clairement dit, qu'il serait sincère avec elle... Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que c'était un vœux pieu et que Jack, tout comme Owen et Gwen, ne l'autorisait à leurs côtés que comme le bouche-trou qu'elle avait toujours été, le petit et peut-être joli meuble qui avait des connaissances en informatique qui pouvait servir à Torchwood, et rien d'autre.
Elle avait envie de vomir.
Parce qu'elle ne voulait pas penser à cela, elle ne voulait pas s'imaginer et se mettre à croire des choses aussi sombres pour elle, elle ne voulait pas ! Jack... Jack n'était pas comme ça, même Owen n'était pas comme ça, il la taquinait beaucoup et ne faisait pas trop attention à elle, mais c'était parce qu'elle était discrète, et en vrai, Owen n'était pas si exaspéré que ça, de sa présence, n'est-ce pas ? Et puis Ianto-
Ianto.
Rien venant de lui, toujours rien. Un mur de pierre qui ne laissait rien passer. Et si Gwen avait raison ? Et si les secrets que cachaient Ianto étaient si horribles qu'il avait réussit à tout fermer de tout le monde ? Était-ce un énorme masque, un énorme rôle qu'il s'était tant forger que son esprit était impénétrable ?
L'agent de Torchwood, trop prise dans ses pensées, ne réalisa pas qu'on la suivait et quand on lui attrapa le bras pour la faire pivoter, elle fit un bond de peur, le cœur battant.
- Hey ! Désolée, pardon, je ne voulais pas te faire peur, lui sourit-elle d'un air un peu contrit.
Tosh lâcha un rire soufflé et secoua la tête.
- Non Mary, ne t'en fait pas, j'étais... juste plongée dans mes pensées, toutes mes excuses, je ne t'ai pas entendue.
Mary. C'était elle qui lui avait gracieusement offert le collier et c'était dans l'instant la seule chose qui semblait vraiment réelle à Tosh.
- Tout va bien, ma belle ? Tu m'as l'air un peu vide, s'inquiéta la blonde avec un sourire doux, se rapprochant.
La jeune femme de Torchwood frissonna sans trop comprendre pourquoi et dû se forcer pour ne pas faire un pas en arrière.
- Je... Oui, oui. Tout va bien.
Elle avait envie de lui demander ce qu'elle faisait là, alors qu'elle avait totalement disparu après lui avoir donné le collier.
- Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu fais là ? Osa-t-elle tout de même demandé.
Dans sa petite veste en cuir, la jeune femme haussa les épaules et esquissa un sourire langoureux.
- J'attendais ton appel, mais comme il ne venait pas, j'ai décidé de me déplacer, répondit-elle.
- Tu... ne m'as pas donné ton numéro, répondit Tosh, un peu perdu.
Des frissons la traversaient, la secouait sans qu'elle ne comprenne d'où ils provenaient, et elle était... Mal à l'aise. Pas parce qu'elle avait couché avec Mary, non. C'était... Autre chose. Mary ne fit que rire.
- Je pensais que tu l'aurais trouvé assez facilement, avoua-t-elle.
Tosh fit un léger pas en arrière, fronçant les sourcils.
- Et comment j'aurais pu faire ça ?
- Je n'en sais rien, tu es une grande fille, et on ne demande jamais aux dames leur secret, avoua Mary d'un air complice.
Quelque chose n'allait pas. Le regard de la jeune femme se posa sur son cou, recouvert d'un écharpe, et elle sourit.
- Alors, ce collier ? Tu en penses quoi ?
Toshiko frissonna un peu plus.
- Je.. l'ai perdu, déclara l'agent de Torchwood en resserrant inconsciemment ses mains sur la sangle de son sac à son épaule.
Et là, le visage jusqu'alors ouvert de celle qui avait été son amante se ferma tout de suite.
- Tu as quoi ? Cracha-t-elle d'une voix tranchante.
Cette fois-ci, Toshiko fit un réel pas en arrière, mais Mary la suivit.
- Je t'ai donné un talisman capable de t'ouvrir les portes de l'âme humaine et tu fais quoi ? Tu le perds ?! S'énerva la jeune blonde, apeurant Toshiko.
- Si c'est comme ça que tu réagis, tu n'avais qu'à pas me le donner, je ne t'ai rien demander, non plus ! Contrat l'agent, fronçant les sourcils.
Mary attrapa son bras et le serra fort, prête à la secouer.
- Est-ce que tu es naïve ou bien juste idiote ? Lui cracha-t-elle au visage et Toshiko se défit de sa prise.
- Maintenant Mary, tu arrêtes ! Tu me fais peur, et je suis peut-être désolé d'avoir égaré ton collier, mais je ne vais pas non plus me confondre en excuse ! C'était un accident !
C'était très loin de la femme qu'elle était, mais en cet instant, Mary lui faisait plus peur qu'autre chose. Sa réaction lui faisait vraiment peur, et elle ne voulait faire qu'une seule chose : Partir.
- Si tu ne me retrouve pas rapidement mon collier, je vais-
- Fais attention à ce que tu dis, Mary ! Ça ne sert à rien de me menacer ! Je ne pourrais pas te rendre ton collier, et désormais, tu devrais faire plus attention à tes affaires et à qui tu les donnes ! Claqua Tosh avec une pointe de courage qu'elle utilisa rapidement avant qu'elle ne s'essouffle.
Puis elle fit plusieurs pas en arrière, mettant le plus de distance entre elle et l'autre femme toujours énervée.
- Je suis désolée, mais c'est comme ça. Laisse-moi tranquille, maintenant, déclara-t-elle amèrement avant de tourner les talons et de partir rapidement.
- Je te retrouverais, Toshiko ! Et tu regretteras de m'avoir traité comme ça ! Lui cria Mary, et la jeune femme accéléra le pas.
.
Elle était encore tremblante en arrivant à Torchwood, la paranoïa l'ayant fait faire plusieurs détours au cas où Mary la suivait toujours. Intimement convaincue que ce serait une catastrophe, elle avait fait en sorte que son ancienne amante se perde dans les rues de Cardiff plutôt que de la filer jusqu'à son lieu de travail.
Elle n'aimait pas ce qu'elle s'imaginait. Elle n'aimait pas pensé au fait que peut-être leur rencontre n'était pas le fruit du hasard, et ça la rendait malade.
- Tosh ?
La jeune femme releva précipitamment la tête de son écran, surprise et tremblante. Ses nerfs étaient clairement en train de la lâcher, et ce n'était pas bon du tout. a côté d'elle, posant sur elle un regard trouble et soucieux, Ianto la fixait avec toute l'inquiétude dont il pouvait faire preuve.
- Qu'est-ce qu'il y a, Tosh ? S'inquiéta-t-il en se rapprochant jusqu'à se mettre à son niveau, la main gentiment posée sur son bras.
Son amie... enfin, elle se considérait comme tel, le regarda en déglutissant difficilement.
- Je... est-ce que Jack est là ? S'enquit-elle en fronçant un peu les sourcils.
Ianto hocha simplement la tête et lui prit la main pour l'inviter à se relever.
- Oui, il est dans son bureau... Est-ce que ça va, Tosh ?
La jeune femme referma ses bras autour d'elle, encore un peu bouleversée.
- Je... Je ne suis pas sûre, non, murmura-t-elle enfin.
Une main dans le creux de son dos, son collège la guida doucement et gentiment jusqu'au bureau de leur patron. Ce dernier était assis, plongé dans la lecture d'une paquet de feuille, concentré, et il ne releva la tête que quand Ianto tapota sur la porte.
- Ianto, Toshiko ! Les salua-t-il avec un sourire. Je peux vous aider ?
Tosh jeta un coup d'œil à celui dont elle n'avait pu voir les pensées, et se tenant toujours fermement, se rapprocha du bureau.
- Jack, je... J'ai un problème. Je crois... Enfin, je veux dire...
Elle soupira, un peu exaspérée de ne pas réussir à s'exprimer calmement comme d'autre pouvait le faire, comme Ianto pouvait le faire, comme Owen, comme Jack bien entendu... elle se faisait honte.
Son patron fronça les sourcils et se redressa.
- Dis-moi ce qui t'arrive, Tosh, c'est grave ? Qu'est-ce que je peux faire ?
Son agent le regarda, s'en voulant tout de suite d'avoir douté de lui à peine une heure plus tôt. Pourquoi avait-elle pensé qu'il se jouait d'elle ? On ne pouvait pas feinter à ce point de l'inquiétude, il était vraiment concerné par ce que Tosh avait, et ça lui fit chaud au cœur.
Et juste comme ça, elle se sentit encore plus mal pour ce qu'elle avait fait dernièrement.
Sous son silence, les deux hommes s'inquiétèrent, et Ianto la fit s'asseoir avant de lui servir un verre d'eau. La jeune femme le remercia d'un sourire un peu terne et se donna du courage en buvant quelques gorgées.
- Tosh ? Insista de nouveau Jack d'une voix douce.
Elle hocha la tête, prenant une inspiration.
- Mon collier... Commença-t-elle avant de froncer les sourcils et de secouer violemment la tête. Non, pas mon collier, le collier, ce... ce n'était pas à moi.
Elle se racla la gorge alors que les deux hommes écoutaient consciencieusement.
- Il m'a été offert par une femme... Mary. On a... on a eut une aventure, avoua-t-elle avec un rougissement.
Jack n'eut pas d'autre réaction qu'un hochement de tête pour lui intimer de continuer et Tosh soupira intérieurement de soulagement à ne pas à avoir à se justifier.
- Je n'avais plus entendu parler d'elle mais... Ce matin, avant de venir, elle.. elle était là, avoua-t-elle enfin avec une petite grimace.
Tout de suite, Jack se redressa, l'œil suspicieux.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Devina-t-il rapidement.
- Elle... elle n'était pas très contente que je n'ai plus le collier. Elle... Je crois qu'elle m'a menacé, avoua-t-elle avec une grimace douloureuse.
Avant que Jack ne puisse tempêter, Ianto s'était accroupi à côté de Toshiko et avait posé sa main sur son genoux.
- Il faut que tu me donnes tout ce que tu sais sur elle, Tosh. Elle avait en sa possession un objet très dangereux, j'ai besoin de savoir comment elle se l'est procuré, et éviter à l'avenir qu'elle ne te menace encore, d'accord ? Lui intima-t-il d'une voix calme.
Toshiko fut parcourue d'une vague de calme et elle hocha docilement la tête.
- Je suis désolé, murmura-t-elle d'une petite voix. Je savais que ce que je faisais n'était pas bien, mais.. C'était comme si c'était plus fort que moi, expliqua-t-elle maladroitement.
Ianto pressa son genoux.
- Ce n'est pas de ta faute, Tosh, le collier t'a poussé à ne pas avoir réellement conscience de la gravité de la situation.
- Mais j'aurais dû le réaliser, tenta-t-elle, les sourcils froncés.
- On fait tous des erreurs, Tosh. Et la tienne n'aurait pu être dangereuse que pour toi, déclara doucement son collège.
Toshiko le regarda, l'émotion lui bloquant la gorge. Ianto le vit et ne fit que sourire calmement, caressant son bras. La jeune femme ferma alors les yeux et se laissa glisser dans sa chaise, n'ayant pas peur de paraître bouleversée ou même faible face à eux. Ils n'allaient pas s'en servir contre elle, ils n'étaient pas comme ça...
.*.
Ianto rit, euphorique, alors que Jack étouffait ses propres gloussements dans son cou, pressant un peu plus son corps contre le siens.
- Je n'arrive pas à croire que tu as réussi à me convaincre ! Rit Ianto un peu trop fort.
Jack rit lui aussi et se redressa, pressant sa main moite sur sa bouche.
- Chut, pas si fort, ils vont nous entendre, lui murmura-t-il avec un peu trop d'éclat dans la voix.
Ianto ferma les yeux en tentant de ravaler son rire, tendant l'oreille, mais les autres semblaient encore travailler. Oui, les autres. Ianto ne voulait pas réfléchir au fait que Jack, par un procédé qui était encore très vague pour le sorcier, avait réussi à le convaincre d'abandonner son poste, de venir dans son bureau et pire : Dans ses appartements.
Ils étaient désormais là, nus et rassasiés, tout poisseux de sueur, blottis l'un contre l'autre sous les draps du lit de Jack alors qu'à peine quelques mètres d'eux, le reste de l'équipe vaquait à ses occupations.
- Tu es un monstre, tu le sais ça ? Tenta de dire le plus jeune, mais Jack avait toujours sa main sur sa bouche.
L'éclat lumineux dans son regard apprit à Ianto qu'il avait parfaitement comprit ce qu'il était en train de dire, et il ne bougea sa main que pour mieux la remplacer par ses lèvres, l'embrassant doucement, un rire toujours dans le souffle. Ianto ferma les yeux et sourit dans le baiser, faisant glisser ses mains dans son dos. Ils s'embrassèrent quelques instants avant que Jack ne se pousse pour se laisser tomber sur le matelas à côté de Ianto, soupirant d'aise.
- Il faut te mettre à ma place, mon doux Ianto. Demain, tu ne travailles pas. Comment je vais faire sans pouvoir te voir pendant toute une journée, moi ? Se plaignit-il en lui jetant un regard tout triste.
Ianto soupira, amusé, et s'étira entre les draps, faisant craquer son dos.
- Tu vas survivre, je ne m'en fais pas, se moqua-t-il un peu avant de se redresser.
Il fit glisser son regard sur le torse diablement parfait, -c'était vraiment de la triche !- de Jack, qui sourit de toutes ses dents.
- Tu aimes ce que tu vois ? Ronronna-t-il en s'étirant lui aussi, s'offrant totalement à Ianto.
Ce dernier le regarda un instant avant de se secouer, giflant le torse de Jack, qui gémit pitoyablement.
- Je suis un homme battu ! Se plaignit-il en faisant la moue.
- De bien grands mots dans ta bouche, se moqua Ianto en lui jetant un faux regard noir.
Il réussit enfin à sortir du lit et rassembla ses affaires pour commencer à se rhabiller, Jack le regardant faire.
- Arrête, lui ordonna Ianto sans le regarder.
- Quoi ? Se défendit Jack avec un sourire dans la voix.
- Je sens ton regard jusque dans mon intestin, Jack !
- Et c'est moi qui utilise de trop grands mots ? Se plaignit le Capitaine de Torchwood avec une moue.
Ianto leva les yeux au ciel, mi-exaspéré, mi-amusé. Très vite, il fut de nouveau habillé et encore mieux, de nouveau présentable. Contrairement à son ami, il n'avait pas assez de longueur de cheveux pour qu'ils ne soient pas bien coiffé avec une simple main passée dedans... Si Jack arrêtait de jouer avec. Le sorcier se redressa, délaissant le laçage de ses chaussures pour jeter un regard blasé à Jack. Ce dernier s'était redressé dans le lit, délaissant le draps, et se pressait au flanc de Ianto pour en effet jouer avec ses cheveux d'un air très sérieux et concentré. Il cligna des yeux en le regardant se focaliser sur lui.
- Quoi ?
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Je crois que je tente bien de te garder auprès de moi, déclara Jack avec toute innocence.
Ianto ne pu s'empêcher de sourire, alors que vraiment, Jack n'était qu'un gamin en ce moment.
- J'ai encore beaucoup de boulot à faire, et tu le sais. C'est déjà assez dur pour moi de me dire que tu as réussit à m'attirer jusqu'ici.
- Je suis une flamme flamboyante, et tu es ma mite.
Le sorcier grimaça en reniflant.
- Une mite ?! Merci beaucoup pour la comparaison ! Gronda-t-il, outré.
Jack fit une légère grimace en passant ses bras autour de ses hanches pour se coller un peu plus à lui.
- Ouais, non. L'image était plus jolie dans mon esprit. Mon papillon de nuit ? Tenta-t-il ensuite.
Ianto secoua la tête.
- On va arrêter là les comparaisons foireuses, hm ? Décida-t-il avec un hochement de tête décidé.
Il tenta bien de se redresser, mais Jack le tenait fermement sur le matelas. Il lui fit une tentative de petits yeux suppliants.
- Un baiser de toi, et tu es libre, lui promit-il.
Ianto haussa un sourcil avant de faire mine de réfléchir et finit par hausser les épaules. Pourquoi pas après tout.
Avec un sourire, il se rapprocha mais plutôt que d'embrasser Jack sur la bouche comme il le désirait, il embrassa tendrement sa joue. En s'écartant, il ricana devant l'air outré qu'arborait son patron.
- C'est de la triche ! Clama-t-il avec un regard blessé.
- Mais c'est un baisé, surenchérit Ianto avec son sourire paisible habituel.
Jack ouvrit la bouche, réfléchit, puis sembla réaliser que, oui, il venait de se faire avoir.
- Soit... Concéda-t-il avec un soupire, lâchant ses hanches.
Ianto se leva et enfila sa veste, et juste parce qu'il le pouvait, se pencha et claqua un rapide baiser sur les lèvres entrouvertes de Jack, qui le récompensa d'un sourire lumineux.
- Comment tu fais pour être toujours aussi bien âpreté ? S'enquit-il ensuite en avisant sa tenue d'un regard gourmand.
- Te dévoiler mes secrets serait perdre toutes mes cartes dès la première manche, Jack. Ce ne serait pas très fair-play, et je n'aime pas perdre, déclara-t-il avec un sourire.
S'il avait eut un peu plus de... De taquinerie serpentarde, il lui aurait envoyé un clin d'œil bien senti, mais ce n'était pas lui. Mais cela n'empêcha pas Jack de lâcher un rire en sortant du lit alors que Ianto grimpait de nouveau dans son bureau et avant que Jack ne puisse trouver un autre stratagème pour l'attirer de nouveau entre ses draps, Ianto se dirigea vers les Archives.
.
- Ianto ?
Le sorcier releva le nez des notes qu'il était en train de prendre sur l'objet datant de quelques années déjà, enfermé dans une boite en fer avec quelques ouvertures en verres, dans le coin de son bureau. Toshiko était descendue jusqu'aux archives, ce qui n'arrivait que très rarement, et semblait sur le départ. Elle regarda ce qu'il était en train de faire d'un œil intéressé.
- Tu ne pars pas encore ? S'enquit-elle.
Ianto se redressa et se frotta les yeux.
- Euh, je ne crois pas. Quelle heure est-il ? S'enquit-il.
- Presque 18h, Gwen et Owen sont déjà partis.
Ianto secoua la tête.
- Non, je vais rester encore un peu.
Il regarda la jeune femme, pensant à ce qu'il s'était passé ce matin. Elle triturait son sac.
- Mais d'un autre côté, ça date de 2009, ça peut encore attendre jusqu'à après-demain. Ça te dit que l'on rentre ensemble ? Sourit-il doucement.
Apparemment, c'était la bonne chose à dire, puisque son visage s'illumina d'un sourire et elle hocha vivement la tête. Alors Ianto rangea rapidement son plan de travail, enfila sa veste et après qu'ils aient tous les deux souhaité la bonne soirée à Jack, ils sortirent à l'air libre. Ianto regarda Toshiko prendre une grande inspiration en regardant autour d'elle discrètement, et en bon gentleman anglais, lui proposa son bras avec un sourire doux. Toshiko sourit, amusée, mais l'attrapa tout de même et ils commencèrent à marcher.
- Alors... Est-ce que ça va mieux ? S'enquit Ianto au bout de quelques minutes de marche silencieuse.
Le soleil commençait à se coucher, peignant le ciel de couleurs pastelles, et Toshiko soupira doucement.
- Je ne sais pas vraiment, c'est... C'est assez étrange, en fait. J'ai l'impression de... Je ne sais pas, d'avoir été si idiote de m'être laissé avoir comme ça... Expliqua-t-elle en cherchant ses mots.
Ianto secoua la tête.
- Tu n'y es pour rien, Tosh, ne t'en fait pas. Ce n'était qu'un collier, tu n'aurais jamais pu deviner.
- Oui, mais... Un collier qui permets de lire dans les pensées tout de même, ce n'est pas rien, soupira-t-elle. J'aurais dû... En parler à Jack dès que j'ai vu que... ça fonctionnait réellement.
Ianto ne répondit rien, parce que c'était vrai, mais qu'aurait-il pu réellement dire pour la faire se sentir mieux ? Le collier avait joué avec son esprit, elle n'était pas totalement en pleine possession de ses moyens.
- Merci... Dit-elle ensuite.
Ianto lui jeta un regard.
- Pour quoi ? S'étonna-t-il.
- De ne pas... Tu sais, en avoir fait étalage devant tout le monde... que les autres n'aient pas été mit au courant. Oui, merci.
Ianto haussa les épaules. Ça, ce n'était pas vraiment de son ressort.
- Pourquoi en aurait-on parlé, ça n'aurait fait que rajouter des tensions là où elles n'avaient pas lieu d'être.
- Hm...
Elle ne semblait pas très convaincue... Mais Ianto ne voyait pas ce qu'il pouvait dire de plus.
Seulement, continuant de marcher dans le silence, le sorcier réalisa bien qu'il y avait quelque chose d'autre qui triturait la jeune femme, qui l'embêtait. Il aurait bien aimé qu'elle en parle d'elle-même, mais alors même qu'ils s'arrêtaient devant le petit immeuble où elle habitait, elle n'avait toujours rien dit. Alors Ianto se lança.
- Est-ce qu'il y a autre chose dont tu voudrais me parler, Tosh ? Demanda-t-il gentiment.
Elle sursauta légèrement et le regarda avant de prendre une inspiration et apparemment, du courage.
- En fait, oui... J'ai remarqué une chose...
Elle se tut le temps de se mordre la lèvre, réfléchissant furieusement, avant de soupirer simplement.
- J'ai... entendu beaucoup de choses, avec le collier... Mais par contre... - Elle releva le visage vers lui, soucieuse - je n'arrivais pas à entendre tes pensées, avoua-t-elle enfin.
Ianto, surpris, réfléchit un instant en plissant des yeux.
- Oh...
- Tu sais pourquoi ? Demanda-t-elle. Je...Je ne veux pas être curieuse... Enfin, plus que je ne l'ai déjà été, mais... ce n'est pas normal, vraiment, alors... S'il te plait ?
- Désolé Toshiko, mais je ne peux pas te le dire, dit-il délicatement.
Et c'était le cas. Ce collier, c'était un collier magique, et si elle n'avait pas pu lire dans son esprit, c'était parce que son esprit était protégé des intrusions magiques. Et dû à son contrat d'embauche, il ne pouvait en effet rien lui dire, sans qu'elle ne le soit préalablement au courant.
Sa collègue de travail soupira et hocha la tête, mais elle était aussi son amie. Alors Ianto prit une décision.
- Écoute, je ne travaille pas demain. Ce que tu as à faire, c'est de demander à Jack de partir un peu plus tôt, vers 16h, et tu viens chez moi. J'essayerais de t'expliquer le plus possible pourquoi, décida-t-il avec un hochement de tête.
Elle le regarda, surprise.
- Tu crois ? S'enquit-elle et il acquiesça.
- Tu n'auras qu'à dire à Jack que je t'ai demandé de venir pour la mise en quarantaine du collier, il comprendra.
Toshiko le fixa un instant avant de sourire légèrement.
- Jack semble savoir beaucoup de choses sur toi.
Ianto se sentit un peu rougir.
- On peut dire ça. Mais j'ai encore de quoi le surprendre, s'amusa-t-il avec un sourire, et son amie rit.
- Je n'en doute pas. Il y a bien quelque chose entre vous, j'ai raison ? Tenta-t-elle de savoir.
Ils ne s'étaient pas réellement décidé sur le fait de le dire aux autres, ou de le cacher ; mais Ianto n'allait être le secret honteux de personne, puisque Jack n'était pas le siens.
- Peut-être, je crois. Pour le moment, c'est... Assez vague, je dirais.
Il haussa les épaules.
- Mais... ça va plutôt bien.
Toshiko sourit et hocha la tête.
- Tant mieux alors ! S'exclama-t-elle, réellement heureuse et Ianto réalisa que oui, il appréciait vraiment beaucoup ce petit bout de femme.
Elle enfouit son nez dans son écharpe en frissonnant, un coup de vent les ayant surpris.
- Bon, eh bien... A demain, alors, le salua-t-elle avec un autre sourire.
Ianto acquiesça et attendit que la porte de son immeuble se referme derrière elle pour s'éloigner à son tour dans une petite ruelle discrète et transplaner jusqu'à la maison.
.*.
Quand Toshiko avait demandé à Jack de partir un tout petit peu plus tôt en lui expliquant que Ianto allait lui expliquer pourquoi le collier ne lui avait pas permit de lire son esprit - autant être sincère avec lui - Tosh n'aurait jamais cru que Jack allait la laisser partir avec un simple hochement de tête et un A demain. Rien de plus, pas de réprimande, rien... Il lui avait juste dit que Ianto avait déménagé depuis quelques temps déjà, et que si elle voulait le voir, qu'elle ne se trompe pas d'adresse. Et c'était tout.
Seulement, quand ce ne fut pas Ianto qui ouvrit la porte, les soupçons que Toshiko avait eut en voyant la jolie et surtout très grande maison se confirmèrent.
- Oh, pardon, je crois que je me suis trompée, sourit-elle doucement à l'enfant qui lui avait ouvert.
- Theo ! Monsieur Harry et Monsieur Draco ont dit qu'il faut pas ouvrir la porte si on sait pas...
Face à Tosh, deux enfants de moins de dix ans, l'un aux cheveux d'un bleu pétant et l'autre blond, voire blanc. Celui aux cheveux bleus - quelle couleur intéressante sur un enfant - toujours pendu à la poignée de la porte, fronça les sourcils vers l'autre enfant.
- Mais c'est mademoiselle Toshiko, hein que vous êtes mademoiselle Toshiko ? S'enquit le petit en regardant la jeune femme avec des yeux d'un vert magnifique.
- Euh... Je... Oui... C'est bien ici qu'habite Ianto, alors ? S'étonna-t-elle.
Les deux enfants hochèrent la tête mais avant d'ouvrir complètement la porte pour la laisser entrer, le petit blond plissa des yeux et se mit dans l'ouverture.
- Pourrions-nous voir une pièce d'identité, s'il vous plaît ? Lui demanda-t-il très sérieusement et poliment.
L'autre enfant rebondit sur ses pieds.
- Ouiii, c'est une bonne idée, ça !
Toshiko sourit.
- Mais bien sûr, répondit-elle en hochant la tête.
Elle fouilla dans son sac et trouva sa carte d'accès au Hub, avec le logo de Torchwood, sa photo et son nom complet. Elle la tendit aux enfants, et le petit aux cheveux bleus l'inspecta minutieusement, son ami regardant par dessus son épaule.
- C'est bien, essaya de murmurer celui aux cheveux bleus, tentant d'être discret. Mais tu sais reconnaître une fausse carte d'identité, toi ?
- Je ne sais pas, improvise ! Répondit furieusement l'autre, les sourcils froncés.
- Puis-je savoir ce que vous faîtes, jeunes hommes ? Intervient une voix adulte, faisant sursauter les enfants.
La porte s'ouvrit alors que les deux petits se tournaient vers l'intérieur, vers un homme que Toshiko savait avoir déjà vu quelque part, aussi blond que l'un des deux garçons et qui les regardait sans rien dire, un sourcil haussé après avoir avisé Toshiko sur le pas de la porte.
- On... Euh... ça a sonné ? Tenta le petit aux cheveux bleus.
- Hm, et qu'est-ce que je vous ai déjà dit ?
- Ne pas ouvrir si on ne sait pas qui il y a derrière, murmura doucement le petit blond en regardant ses pieds, les mains croisées dans son dos.
- Mais comment on est sensé savoir qui il y a derrière la porte si on ne peut pas l'ouvrir, hm ? Continua l'autre, plus téméraire, et Toshiko se mordit l'intérieur de la joue pour s'éviter de rire.
L'adulte fronça les sourcils et croisa simplement les bras sur son torse, restant silencieux. L'enfant sembla se dégonfler un peu.
- Pardon Draco... Mais ! Mais on ne l'a pas laissé rentré ! N'est-ce pas madame ? Déclara l'enfant en se tournant vers Toshiko, les yeux grands ouverts.
L'agent de Torchwood secoua vivement la tête en regardant l'homme - le père des enfants ? - et sourit.
- Ils ont refusés de me laisser entrer, et ils vérifiaient mon identité.
L'adulte esquissa un rapide, très rapide sourire.
- Mademoiselle Sato, je présume ?
Elle acquiesça alors que l'enfant lui rendait sa pièce d'identité.
- Entrez, je vous en pris, l'invita-t-il d'un geste de la main. Et vous deux, garnements...
Il désigna les enfants, le petit blond figé dans son geste, les yeux écarquillés comme pris dans les phares d'une voiture, et l'autre un peu penaud, voire même boudeur mais bien moins paniqué que son comparse.
- Harry vous attends. Allez, filez ! Les pressa-t-il.
Il n'eut pas besoin de le dire deux fois, ils décollèrent à la vitesse d'une fusée, celui avec les cheveux teints riant aux éclats.
- Toutes mes excuses pour eux, s'excusa l'homme. Draco Malfoy, enchanté, se présenta-t-il ensuite en lui tendant la main.
- Ah oui, ça y est, je me souviens de vous, sourit Toshiko en lui offrant une poignée de main sincère. Enchantée. Euh... Ianto m'avait dit de passer, alors...
Elle résista à l'envie de se mordre la lèvre alors que Malfoy hochait la tête.
- Oui, il nous a expliqué votre petit problème. Hm, je crois qu'il est à l'étage.
Un peu surprise que Ianto ai parlé d'affaire de Torchwood à des gens extérieurs - ... qui avaient des dossiers au MI6, si elle ne se trompait pas, c'étaient leur dossiers que Gwen avait tenté de pirater la dernière fois - elle suivit pourtant l'homme, qui s'excusa un peu de l'état de la maison qui semblait toujours en travaux.
- Ce n'est rien, voyons. Elle... Ça promet en tout cas, c'est grand, c'est lumineux, je pense que ce sera magnifique quand ce sera terminé, déclara-t-elle en ne se retenant pas pour regarder autour d'elle.
En haut des escaliers et ouvrant une porte, Malfoy allait répondre mais fut arrêté par... Une grosse projection de peinture sur le visage. Toshiko ouvrit la bouche de surprise alors que l'homme restait stoïque et que des halètements de surprise se faisaient entendre à l'intérieur.
- Oh merde... Draco, je suis désolé ! Intervient la voix de Ianto, pleine de rire.
Dans la grande pièce qui sentait fort la peinture, Ianto en bleu de travail recouvert de peinture blanche accompagné d'une femme avec des cheveux blonds attachés au dessus de son crâne par un bout de bois, tout aussi couverte de peinture et qui riait elle aussi. Malfoy leva la main et essuya la peinture de son visage sans un mot, ne faisant que regarder. Ianto ravala son rire et désigna la jeune femme de la main.
- C'est de sa faute ! C'est elle qui a commencé ! Clama-t-il pour se défendre et Toshiko ne pu s'empêcher de rire. Ne te fis pas à son air angélique, c'est une pie parmi les aigles !
- Ton amie est arrivée, Jones, fut la seule chose que déclara Malfoy d'une voix glaciale, et ce fut seulement à ce moment là que Ianto aperçut Toshiko.
- Zut, je n'ai pas vu l'heure ! Désolé Tosh, désolé ! S'inquiéta son collège mais Tosh ne fit que sourire en secouant la tête.
L'agent de Torchwood commença à s'avancer avant de baisser les yeux sur sa personne couverte de peinture.
- Euh...
- Va te changer, Ian, intervient la jeune femme blonde en s'approchant pour déposer un léger baiser sur sa joue. Je suis sûre que Harry va faire l'hôte parfait et s'occuper de nous en t'attendant.
Elle s'avança d'un pas sautillant et récupéra un peu de peinture blanche de sur les vêtements de Malfoy.
- Toi aussi tu devrais te changer, Draco, dit-elle d'une voix aérienne, et l'homme la fusilla du regard.
- Je vous déteste. Tous les deux, j'espère que vous le savez.
Puis il se détourna en maugréant, disparaissant dans le couloir. La femme blonde gloussa légèrement avant d'attraper gentiment le bras de Toshiko, lui souriant.
- Est-ce que vous aimez le thé, mademoiselle Sato ? S'enquit-elle avec un sourire léger.
- Euh... Je prendrais bien une tasse, oui, répondit Tosh sans pouvoir s'empêcher de sourire elle aussi.
La présence de l'autre femme était apaisante, douce et agréable, et Toshiko se sentit se détendre.
- J'arrive rapidement, promis ! S'exclama Ianto avec un sourire en passant devant eux.
Toshiko fut bientôt assise à la table de la cuisine avec une tasse de thé bien chaud, en face des deux enfants qu'elle avait rencontré plus tôt qui prenaient leur goûter préparé par le conjoint de monsieur Malfoy, un certain Harry Potter qui l'avait accueilli à sa table comme une vieille connaissance.
Cette maison, même toujours en travaux, même si peu meublée qu'elle était, était pleine de chaleur, de joie, de tant d'amour, c'était... Ça faisait chaud au cœur. Quand Ianto les rejoignit, il y avait des rires et des discussions enflammées des enfants, consciencieusement écouté par la jeune femme - Luna Lovegood, s'était-elle présentée. Lady Luna Lovegood.
Toshiko n'avait jamais été en présence d'autant de personne de grande lignée. Le Lord Malfoy, le Lord Potter, la Lady Lovegood et l'Héritier Black apparemment. Et tous se comportaient comme des enfants, c'était agréable à voir que même le petit linge pouvait être insouciant.
Très vite, les enfants disparurent pour aller jouer dans les chambres, Malfoy n'étant pas resté - apparemment, il avait un peu de travail sur le feu, étant venu prendre une tasse de café et voler un baiser à son conjoint - et bien vite, ils ne furent plus que quatre à table, Tosh, Ianto, Harry et Luna.
- Alors, ma très chère Tosh... commença Ianto en posant les mains sur la table.
Il sembla chercher ses mots un moment.
- Le collier. On va commencer par là, décida-t-il.
Toshiko jeta un regard aux deux autres, qui n'intervenaient pas mais qui étaient toujours là.
- Ne t'en fait pas pour eux, ils en savent pour le moment bien plus que toi.
Tosh plissa des yeux mais Ianto continua.
- Le collier ne fonctionne que pour une certaine partie de la population. Dans le sens où, son but premier, c'est d'entraîner ces esprits à s'habituer à se fermer aux autres, expliqua-t-il en cherchant toujours ses mots. Malheureusement, on ne s'est rendu compte que trop tard que ça pouvait être dangereux, parce que pour les esprit que ça ne ferme pas, ça fait tout le contraire et les rend trop sensible. Et... Ça peut conduire jusqu'à la folie, ou carrément détruire l'esprit, ne laissant qu'une coquille vide. Quand on s'en est rendu compte, l'état les a tous ramené et enfermé. Malheureusement, certains ont été volés et utilisé comme objet de torture. Si tu l'avais gardé pendant une semaine sur toi, tu serais sans aucun doute devenu folle, parce que le collier t'aurait poussé à le garder et à l'utiliser, encore et encore, jusqu'à ce que tu n'en puisses plus, expliqua-t-il minutieusement.
Un frisson glaciale secoua Tosh, qui déglutit difficilement.
- Et pourquoi... Tenta-t-elle de parler, mais sa gorge était trop sèche.
Elle prit une gorgée de thé.
- Pourquoi mon esprit t'était impénétrable ? Parce que je fais partie de cette petite partie de la population qui... euh... aurait pu avoir les effets bénéfiques si j'avais essayé le collier ? Mon esprit est déjà habitué à se fermer aux autres, le collier n'est qu'un objet d'entrainement pour arriver à mon niveau.
Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose d'autre, mais sa voix s'étrangla dans sa gorge et il soupira de frustration.
- Ça m'énerve d'être contraint comme ça, j'aimerais en dire plus, mais je ne peux pas !
Il grogna et secoua la tête alors qu'à côté de lui, Harry ricana et tapota son bras.
- On va faire plus cours, je suis exempté du statut du secret, je vais dire les choses clairement.
Il repoussa sa tasse, croisa les mains sur la table pour se pencher au dessus, souriant vers Toshiko.
- Mademoiselle Sato, est-ce que vous croyez en la magie ? Demanda-t-il d'une voix douce.
TOUTES MES EXCUSES !
Sincèrement, pardon :/ ma bêta a eut un peu de retard et moi-même je n'ai pas trouvé le temps de poster ce chapitre hier. Toutes nos excuses :/
J'ai bien reçut tous vos messages, vous êtes mignons à vous inquiéter ./w/.
Donc. L'épisode de Marie.
Dans la série Torchwood, Toshiko rencontre Marie dans un bar, elles deviennent proche très vite et Marie l'appate avec un collier capable de lire dans les pensées des gens. Tosh le mets au travail et entend les pensées de tout le monde, sauf de Jack. J'avoue que ça a été de loin un des épisodes qui m'a le plus ennuyé, du coup je ne m'en souviens pas très bien :/ Bon, Tosh entend que Gwen trompe Rhys - son petit-ami - avec Owen, eeeet... Et qu'en fait, c'était un moyen de la garder auprès d'elle et de la couper des autres pour lui permettre de pénétré le Hub. En vrai, c'est une alien qui a été condamné sur sa planête natale et exilée, et elle veut récupérer son vaisseau prit par Torchwood pour retourner là-bas.
Dans mon histoire, ce n'est pas le cas. J'ai juste décidé que Marie était tombé sur ce collier et que ça l'a rendu un peu folle, mais elle n'avait pas vraiment d'arrière pensée en approchant Tosh, et ce qui lui arrive après, c'est que les Aurors arrivent, l'arrêtent et essayent de voir si elle peut être soigné.
Mais j'avoue que je n'ai pas réfléchit plus que cela ^^'
Hm... Que dire de plus... Eh bien c'est tout.
Ah si ! Je vous avais dit que Luna apparaîtrait ! \O/
Encore désolé pour le retard ^^'
La semaine prochaine, on attaque du plus lourd niveau scénario de Torchwood, j'espère que ça vous plaira ;)
Voilà ! J'espère que ça vous a plus :3 Je vous dis à jeudi prochain !
xoxo, 'Win !
