Hello ! Alors, comment ça va ?

Avant de commencer la lecture, je désire souhaiter la bienvenue aux nouveaux story-followers, ainsi que remercier Arya, une nouvelle fois, pour sa review, ça m'a fait très plaisir, merci à toi ! D'ailleurs, les autres, vous pouvez en laisser aussi, vous savez, ce n'est pas interdit ! ^^

A Arya : Ravie de te revoir, comment vas-tu ? Je suis vraiment contente que tu sois revenue, je dois avouer que j'étais un peu triste de ne plus te voir dans les commentaires. Ça fait plaisir de savoir que quelqu'un me suis, même si je penses que tu es parfois trop gentille dans les commentaires à mon égard. ^/^

Je te comprends : c'est tellement agréable de s'enfiler les chapitres d'une fiction jusqu'à plus soif… ou jusqu'à la fin de publication, en tout cas ! xD

Merci beaucoup. Je suis heureuse de savoir ça, j'ai toujours peur d'aller trop vite et de perdre le naturel, ou alors pas assez et d'embêter tout le monde. Alors, vraiment, tes commentaires m'aident beaucoup ! Merci !

Ah ? Quelqu'un d'autre que moi qui aime Alice ? xD Enchantée de le savoir ! J'ai créé ce personnage spécialement pour mettre des bâtons dans les roues de Kushina, à vrai dire, et aussi pour ce côté, je cite « buté » et « attachante ». Je suis contente d'avoir réussi à créer un personnage comme celui-ci, et surtout de savoir que d'autres personnes l'apprécie à sa juste valeur.

Rooooh ! Tu vas être servie, alors ! Voilà Minato, les amis, tremblez ! Même si, pour être honnête, j'ai peur d'être passée un peu vite sur ce passage. Mais, d'un autre côté, je ne voulais pas m'attarder plus que nécessaire sur tout ça… Enfin, ce sera à toi de le dire.

Encore merci pour tes reviews, elles me font très plaisir. Je suis tellement excitée quand je vois que c'est toi que j'ai toujours du mal à attendre la fin des cours pour te lire (j'ai dû me planquer pour ce faire, étant donné que c'est censé être interdit à l'école, mais chuuut ! xD). Bonne lecture ! =3

Bonne lecture tout le monde !


« Attendez ! s'écria Minato pour retenir le chauffeur. Je descends ici ! »

Le bus avait à peine ralenti en entrant dans Uzushio, et Minato avait dû crier pour rappeler au conducteur son arrêt. Le blond trébucha lorsque le bus pila net, et il n'eut la vie sauve qu'en se rattrapant au siège le plus proche.

« Merci, souffla-t-il au routier, qui lui offrit un sourire contrit.

- Désolé, dit-il. Personne ne descend ici, d'habitude. Vous avez besoin que j'ouvre le coffre ?

- Non, c'est bon. Merci. »

Minato lui adressa un dernier signe de tête avant de sauter les dernières marches du car. Il n'avait avec lui qu'un sac, contenant assez d'affaires pour quelques jours. Il n'avait pas besoin de plus. Il prévoyait d'emmener Kushina chez lui, après cela, de toute façon, alors il n'avait pas besoin de beaucoup de change.

Le blond fut soulagé de trouver rapidement l'arrêt de taxis, et encore plus lorsqu'il vit que quelques-uns étaient encore de service. Il interpella l'un d'eux.

« Hé ! Pouvez-vous me conduire au…

- On va où tu veux mon gars, sourit l'homme qui tenait le volant. »

Il lui désigna l'arrière et le coffre.

« Monte ! »

Minato le lui fit pas dire deux fois, et grimpa dans la voiture avant de donner l'adresse.

« Chez le vieux Hashirama ? s'étonna le chauffeur. Tu le connais ? Tu es un ami à lui ?

- On peut dire ça comme ça, murmura le blond.

- Ah ! comprit l'autre. Tu es l'ami de l'une des petites ? Elles sont mignonnes, pas vrai ? Surtout l'aînée, Kushina. La Reine du village, celle-là ! Elle menait tout le monde à la baguette enfant ! »

Il lui fit un clin d'œil, et Minato eut du mal à supporter les bavardages et les remarques incessantes de l'homme durant le voyage.

Il ne peut pas se taire ? gémit-il intérieurement. Il était épuisé, et avait un peu mal à la tête. A vrai dire, il aurait préféré le silence à cette avalanche de paroles.

Pourtant, Anna l'avait prévenu. « A Uzushio, tout le monde sera content de te voir et essaiera de tisser un lien avec toi, avait-elle dit. Je ne dis pas que c'est la ville la plus sociable, ni la plus accueillante du monde, mais ce n'est pas loin. En tout cas, personne ne peut être mis au banc de la société, ni vivre en reclus. C'est tout simplement impossible. » Sur le moment, il avait été un peu étonné mais, à présent, il comprenait très bien ce qu'elle avait voulu lui dire.

Malgré la gentillesse, et les tentatives répétées de son chauffeur pour faire la conversation, Minato resta presque aussi muet qu'une tombe, se contentant d'écouter, à la fois ravi et amusé de découvrir le caractère particulier des gens qui habitaient ici.

« Tu es arrivé mon gars, dit soudain l'homme en arrêtant sa voiture. La maison du vieil Hashirama, et de Mito. Tu as vraiment de la chance d'être invité chez eux. La nourriture est délicieuse… j'en sens l'odeur d'ici. »

En effet, il reniflait l'air, fenêtres ouvertes, un air affamé sur le visage.

« Je m'inviterais bien, moi aussi, dit-il d'un air déçu.

- Tenez, dit Minato en tendant l'argent du voyage à l'homme.

- Ah, merci… »

Le blond fut surpris de voir qu'il ne comptait même pas ses billets, et l'autre éclata de rire lorsqu'il lui posa la question.

« Ici, tout le monde ou presque est honnête. Si tu fréquentes les Uzumaki, c'est que tu l'es, et que tu es de nature généreuse. J'aurais plus peur que tu m'en donnes trop plutôt que pas assez. »

Au moment où Minato descendait de la voiture, Anna sortit de la maison et se rua vers lui.

« Enfin ! s'écria-t-elle. Je n'y croyais plus ! »

Elle sourit gentiment au chauffeur, et entraina Minato à sa suite.

« Attends ! le retint-elle en voyant qu'il s'apprêtait à entrer.

- Quoi ?

- Première règle : pas de baiser, pas de câlins, rien qui puisse faire comprendre que tu es proche de Kushina.

- Pardon ?!

- Tu fais comme si tu ne la connaissais pas. Pour ce soir, en tout cas. »

Minato était ravagé.

« Pardon ? » répéta-t-il, comme pour changer les mots de la brune.

Cette dernière claqua des doigts, l'air passablement énervée.

« Ecoute, je sais que ça risque d'être dur pour toi, mais tu ne dois surtout pas faire quoi que ce soit qui pourrait faire comprendre à Alice que Kushina et toi sont ensembles ! Elle te déteste ! »

Ce fut un choc pour le blond.

« Pourquoi cela ? demanda-t-il.

- Je ne sais pas trop, répondit l'autre en haussant les épaules. Elle croit que tu es encore un connard qui va briser le cœur de sa sœur et, pour être honnête, je crois qu'elle est un peu jalouse… elle est venue au Japon justement pour passer un peu de temps avec Kushina, mais Kushina, elle, veut aussi passer du temps avec toi… Et c'est justement pour ça que tu dois faire super bonne impression ! Si elle croit que tu es le petit-ami de Kushina, elle va aussitôt être méfiante, et avoir des préjugés… en revanche, si elle ne le sait pas… »

Les yeux clairs de la brune étincelèrent d'un éclat qui fit frissonner le blond.

« Elle va t'adorer, conclut-elle. Allez, entre… »

oO°Oo

En effet, Alice et Anna s'étaient liguées pour faire durer le repas au maximum. C'était là le moins qu'on puisse dire. Cela ferait bientôt une heure que les deux jeunes filles mâchaient chaque bouchée de leurs entrées avec un soin et une régularité qui faisait bien rire l'aînée Uzumaki, mais qui l'agaçait énormément à la fois.

La rousse flanqua un coup de fourchette dans une malheureuse feuille de salade. Elle en avait assez ! Certes, elle était triste pour le pauvre ami d'Anna ㅡ quel était son nom, déjà ? ㅡ mais elle avait faim ! Elle avait sauté le déjeuner spécialement pour pouvoir avaler des quantités astronomiques de nourriture divine, l'idée de tous ces plats qui n'attendaient que de se retrouver dans son assiette la faisait saliver, et elle devait attendre ! Non, là, c'était trop.

Kushina reposa doucement sa fourchette, agacée, mais sourit tout de même en voyant Alice couper des bouts minuscules son foie gras pour que rien ne dépasse de la tranche briochée sur laquelle elle l'avait déposé. Puis, avec une lenteur calculée, la jeune fille prit la cuillère de confiture d'échalotes pour en mettre avec délicatesse sur son foie gras.

L'aînée soupira. Elle ne savait pas vraiment comment aborder sa sœur, surtout depuis qu'elle avait entendu son avis sur ses choix en matière d'homme. Cela l'avait à la fois vexée et profondément blessée.

Le son d'un moteur se coupant juste devant la maison fit lever la tête de tous ceux présents à la table, et Anna poussa un cri.

« C'est lui ! »

Elle bondit littéralement hors de sa chaise, et se rua vers l'entrée. Elle fut rapidement suivie par Hashirama et Mito, qui voulaient saluer le chauffeur et le remercier.

« Enfin ! l'entendit crier Kushina. Je n'y croyais plus ! »

A cette remarque, tout le monde sourit.

« Nous allons enfin pouvoir passer au plat de résistance, plaisanta Alice.

- Enfin ! grogna Kushina, faisait rire les autres.

- Je suis assez d'accord avec elle, ceci dit, fit remarquer Kitsuchi. Le foie gras, c'est bien gentil, mais pour ceux n'aiment pas… »

Le jeune homme fit la grimace. Il avait cordialement détesté le foie gras dès la première bouchée, et s'était donc vengé sur le saumon fumé. Néanmoins, il avait été assez vite écœuré, et était ravi de passer à autre chose.

Levant le nez vers l'horloge, Kushina sourit.

« Plus que deux heures ! chantonna-t-elle.

- Et après, renchérit Alice, ouverture des cadeaux ! »

Fusô sourit, enjouée. Comme ses filles, elle adorait Noël, et son moment préféré était, bien entendu, l'ouverture des multiples présents sous le sapin. En cela, elle avait gardé une âme d'enfant que son mari adorait. Aoi pouffa en voyant le regard avide que portait sa femme sur le tas, en totale approbation avec ses filles.

« Gamine ! lui souffla-t-il à l'oreille.

- Tu adores ça, lui dit-elle en retour.

- Mmmh… on en parleras plus tard. »

Il désigna les grimaces que leurs filles échangeaient avec Kitsuchi, et ils éclatèrent de rire.

« Beurk, maman, papa, on est à table là, fit Alice.

- Voyons ma chérie, je pensais que tu comprendrais ! Tu es une jeune femme, maintenant ! la taquina sa mère.

- Oui mais… beurk, quoi !

- Vous savez, on vous a conçues comme ça.

- BEURK !

- Je ne veux surtout pas penser à ça ! s'écria Kushina, les mains sur les oreilles. Merci bien ! »

Kitsuchi ne dit rien, mais il était clairement d'accord avec les deux sœurs, et les parents décidèrent de les laisser en paix. Après tout, ils avaient tout leur temps durant l'année qui viendrait pour se charmer l'un l'autre et faire tout ce qu'ils voudraient.

« Bon, ils arrivent ? s'impatienta Alice. J'ai faim, moi ! »

Tout le monde acquiesça d'un signe de tête, mais personne n'osa se lever pour rappeler à ceux au-dehors que d'autres attendaient à l'intérieur. Finalement, les voix se turent, et ils rentrèrent. Les yeux de Mito et d'Hashirama brillaient étrangement, comme ils s'effaçaient pour s'installer à leurs places. Anna entra à son tour et, lorsqu'elle se mit de profil pour présenter son ami, Kushina ne put retenir un hoquet.

Minato !

Le blond lui sourit doucement, comme Anna faisait les présentations.

« Tout le monde, voici Minato Namikaze. Minato, voici les Uzumaki, ma seconde famille. Là, c'est Alice ; ici, Aoi et Fusô, ses parents ; ensuite Hashirama et Mito, ses grands-parents, Kitsuchi, un ami ; et enfin Kushina, que tu connais déjà !

- Bonsoir tout le monde, sourit Minato.

- Bonsoir Minato ! répliquèrent les autres.

- Ta place est ici, continua Anna. Entre Kushina et moi. »

Tandis que le blond s'installait, la brune tira Kushina de son état de choc ㅡ assez difficilement, à vrai dire ㅡ et la traîna vers la cuisine.

« Mito, on se charge d'amener les plats, d'accord ? » lança-t-elle sans attendre de réponse.

La rousse, elle, sentait son cœur battre très fort. Elle entendait le sang résonner à ses oreilles. Minato… Minato était ici. Anna l'avait présenté comme son ami. Pourquoi…

« Pourquoi tu ne m'as rien dit ? siffla-t-elle en plaquant Anna contre le mur dans sa colère.

- Parle plus bas ! gronda doucement la brune. Et lâche-moi, je vais tout t'expliquer. »

L'aînée obtempéra à contrecœur, et lâcha les épaules de la jeune fille. Cette dernière se massa l'omoplate avec une grimace.

« Ouch ! Arrête les cours de sports de combats, Kushina, je crois que tu es fin prête pour les Jeux Olympiques ! plaisanta-t-elle, avant de se rembrunir devant l'air intraitable de son amie. Ok, je suis désolée de ne rien t'avoir dit. Mais je n'avais pas le choix. »

La rousse croisa les bras, et se laissa aller contre le mur, suggérant qu'elle était à l'écoute, mais fermée. Anna soupira, et sortit des assiettes spécialement utilisées pour les repas de famille d'un tiroir. Elle attendit quelques secondes pour voir si Kushina viendrait l'aider mais, si elle s'y attendait, elle était sans doute déçue : l'aînée ne fit aucun geste pour se rapprocher d'elle.

« D'accord, tête de mule, souffla Anna, lasse. Je vais tout te dire.

- Je suis toute ouïe, railla Kushina.

- En gros, dit la jeune fille sans se formaliser, j'ai prévu de faire en sorte qu'Alice idolâtre Minato avant de le présenter en tant que ton petit-ami. Je pars du principe qu'elle ne met pas dans le même sac les hommes qu'elle connait et ceux qu'elle ne connait pas. Il suffit d'entendre ce qu'elle a dit hier pour le comprendre. Donc, Minato et Alice font connaissance, Alice tombe sous son charme et, lorsque vous avouez être ensemble, elle ne peut rien dire parce qu'elle l'apprécie déjà ! Comment trouves-tu mon plan ? »

Kushina semblait sceptique, mais sa colère était calmée, pour le moment.

« Je vois… tu aurais quand même dû m'en parler. Je suppose que Minato est au courant, lui, au moins. »

Anna rougit, embarrassée.

« Désolée, murmura-t-elle. Je n'y ai pas pensé… je voulais te faire la surprise.

- Ce n'est pas grave. Mais… tu es sûre que ça va marcher ? s'inquiéta la rousse.

- Je ne sais pas trop, avoua l'autre. Mais j'espère. Au pire, Alice sera vexée et en colère, mais le fait d'avoir rencontré Minato lui aura au moins ouvert les yeux. Il n'y a pas plus gentil que lui, comme type.

- C'est le moins qu'on puisse dire, sourit Kushina, attendrie. Dis, je ne me souviens pas te l'avoir présenté, toi, d'ailleurs ? »

La brune maudit ses joues, qui venaient de s'enflammer.

« J'ai… je me suis arrangée pour retrouver son numéro de téléphone, on va dire.

- Je vois… furent les seules paroles de l'héritière.

- Kushina ? s'inquiéta Anna. Tu m'en veux ?

- Non, non ! Je trouve ça drôle, c'est tout. »

En effet, le regard gris-bleu de Kushina pétillait d'amusement.

« Alors, tu approuves mon choix ? demanda-t-elle à sa presque-sœur.

- Oui ! dit l'autre. Il est intelligent, beau, gentil, galant…

- … et si terriblement naïf et aveugle ! continua Kushina. Il ne comprend jamais pourquoi les femmes rougissent devant lui, ni ne voit jamais quand une femme lui porte de l'intérêt ! J'ai mis tellement de temps à lui faire comprendre !

- Je suis d'accord avec toi ! murmura Anna. Ça le rend encore plus mignon, je trouve. »

Avant de réaliser qu'elle venait de tomber dans le panneau. La jeune fille plaqua ses mains sur sa bouche.

« Oh, désolée Kushina ! Je ne compte pas te le piquer, hein, juste…

- Juste baver un peu sur lui ! termina la rousse, riant. Ne t'inquiète pas, je comprends. Il est si beau, personne ne peut résister à son charme. Je ne dirai rien, ajouta-t-elle en se penchant vers la brune, mais bien parce que c'est toi. Si ç'avait été une autre femme… »

La menace plana dans l'air, faisant sourire Anna.

« Si je n'avais pas su qu'il était chasse-gardée, j'aurais bien tenté ma chance, avoua-t-elle. J'adore les yeux clairs… »

Le regard de Kushina s'alluma soudain d'une lueur joueuse.

« Dans ce cas, il faudra que je te présente les frères Hyûga ! Hiashi et Hizashi. Tu vas les adorer. »

La brune rougit fortement, mais suivit son amie dans son hilarité.

« D'accord, dit-elle. Il faudra trouver une date, dans ce cas. »

Les deux filles se sourirent, divisant les plats et couverts en deux piles à peu près égales.

« N'oublie pas, murmura la brune à son amie. Pas de baisers, pas de câlins, rien qui puisse faire comprendre à Alice que vous formez un couple, d'accord ? »

Elles ramenèrent les plats et couverts à table, croisant Mito qui revenait avec les assiettes sales. Kushina se pencha rapidement vers elle.

« Tu le savais ? demanda-t-elle.

- Bien sûr, souffla sa grand-mère. Fais-bien attention. »

La jeune femme hocha la tête, et alla poser ce qu'elle avait dans les mains. Voyant le blond, elle sentit son cœur rater un battement, et songea qu'elle ne serait jamais capable de jouer la comédie devant sa sœur. Elle s'installa néanmoins à côté de Minato, mais ne put s'empêcher de remuer, mal à l'aise.

« Tout va bien ? lui demanda celui-ci.

- Oui, oui, fit la rousse d'une voix plus aigüe que d'habitude. »

Sa nervosité et les regards en coins qu'elle lançait au blond lui attira l'air surpris et suspicieux d'Alice. Cette dernière avait une impression de déjà-vu.

Cet homme… son nom m'est familier. Minato… Il me rappelle quelqu'un… songeait-elle. Mais qui ?

Mais, malgré sa concentration, rien ne lui revenait, et la soirée se déroula sans heurts. Tout le monde riait, et passait une excellente soirée. Minato avait grondé Anna pour avoir attendu qu'il arrive pour véritablement commencer le repas, mais Hashirama s'était contenté de rire, et de rassurer le jeune homme :

« Ne t'inquiète pas, dit-il avec sa familiarité habituelle. Ne pas attendre aurait vexé nos cuisinières du jour : le fait qu'un invité ne puisse goûter à tous leurs plats les rends tristes. Ah, ces femmes… des créatures tellement fragiles, qui… »

Il n'eut jamais l'occasion de terminer sa phrase : une serviette en papier vint s'aplatir contre son visage, comme sa femme, sa fille et ses petites-filles répétaient d'un air féroce, provoquant l'hilarité de ceux les entourant :

« Fragiles ? Comment ça fragiles ?! Tu vas voir ! »

Hashirama se répandit en excuses, mais fit un clin d'œil aux autres hommes de la soirée.

« Qu'est-ce que je vous disais ? dit-il, pas du tout discret. Ça se vexe facilement, hein ? »

Les femmes le foudroyèrent du regard. Bien sûr, les énerver était voulu, mais c'était à vos risques et périls. Hashirama fut soudain la cible d'une véritable avalanche de serviettes qui lui étaient envoyées avec hargne.

« Non ! rit l'homme. Assez ! Pitié ! »

Le voyant jouer son mélodrame, et se défendre maladroitement, la plupart des femmes levèrent les yeux au ciel et pensèrent : Pitoyable. J'ai vraiment épousé et eut une fille avec cet homme ? ajouta Mito en son for intérieur, amusée malgré elle par le caractère enfantin de son mari. Elle se leva et frappa dans ses mains :

« Les enfants, si vous continuez de vous comporter ainsi, au lit ! Vous n'aurez vos cadeaux que demain ! »

Un concert de protestations s'éleva de l'attablée, et la vieille femme ferma son poing pour les menacer d'un doigt fin :

« Attention… » dit-elle.

Elle était sérieuse. Un peu de grabuge, ça allait, mais on était à table, tout de même. Et les repas, c'était sacré. Kushina se leva à son tour, les yeux brillants.

« Tout le monde a fini ? demanda-t-elle en désignant les assiettes pour ramener le calme.

- Moi oui, dit Kitsuchi.

- Moi aussi.

- Idem. »

Tout le monde acquiesça.

« On peut passer au dessert, donc ? proposa la rousse.

- On ne peut pas attendre un peu, avant ? se plaignit Minato.

- Je suis si pleine que je peux à peine bouger ! renchérit Anna. »

Elle adressa un étrange regard malicieux au blond, qui frissonna. Qu'est-ce que cette brune démoniaque avait encore en tête ?

« Attendons d'avoir ouvert les cadeaux, suggéra Aoi. On mangera le dessert après.

- D'accord, murmura Kushina, l'air déçue.

- Morfale, marmonna sa sœur.

- Même pas vrai ! répliqua l'autre.

- Si !

- Non !

- Si !

- Non !

- Si !

- N-

- Bon, ça suffit, les coupa Fusô. »

Ses filles baissèrent la tête, avec un air d'enfants prises en faute.

« C'est elle qui a commencé ! dirent-elle à l'unisson, se désignant l'une l'autre. Hé ! Arrête de dire la même chose que moi ! »

Minato sentit un début de rire le prendre au niveau du ventre, et il gloussa, s'attirant l'attention des deux sœurs.

« De vraies gamines, sourit-il.

- Même pas vrai, boudèrent-elles avant de se foudroyer du regard, ayant une nouvelle fois dit la même chose.

- Oh si.

- Non !

- Si.

- Non !

- C'est pas vrai ! gémit Anna. Stop ! Si toi aussi tu t'y mets, Minato, on n'en aura jamais fini ! »

Les trois autres se contentèrent de rire, et suivirent Aoi et Hashirama, qui s'installaient déjà dans le salon.

« Hé ! s'écria Fusô. Vous ne pouvez pas venir nous aider à débarrasser, espèce de flemmards ?

- On le fera après !

- Non ! Maintenant ! D'ailleurs, ajouta la femme, c'est vous qui allez tout faire. On a cuisiné toute la journée, on est exténuées ! »

Entrainant sa mère et ses filles, elles se laissèrent tomber dans les canapés avec un soupir d'aise.

« Ah, non ! gronda Kushina en voyant son père se tourner vers Minato et Kitsuchi, de l'espoir dans les yeux. Ne pensez même pas pouvoir demander de l'aide à nos invités. »

Les deux hommes boudèrent, mais finirent par débarrasser la table, ronchonnant contre ces femmes esclavagistes.

« Pardon ? demanda Mito. Je n'ai pas bien entendu !

- Tu as dû rêver, dit son mari, l'air soudain nerveux. »

Bizarrement, ils s'activèrent plus vite. Fusô se pencha vers Minato.

« Alors ? demanda-t-elle. Tu nous as posé beaucoup de questions, mais tu n'as presque rien dit sur toi. J'attends. »

Le blond jeta un regard vers Anna, qui haussa les épaules. Il allait devoir parler de lui, même si cela pouvait le trahir. Alice surprit ce regard, et fronça les sourcils. Quelque chose se tramait. D'abord le fait qu'Anna ne lui ait jamais parlé de cet ami avant. Ensuite, l'air choqué de sa sœur, ainsi que sa nervosité face à l'inconnu. Puis, ces regards étranges qu'il échangeait parfois avec la brune, qui avait pris Kushina à part après avoir présenté le blond. Enfin…

« Bon… commença-t-il. Mon nom est Minato Namikaze, je suis conseiller bancaire. »

… ça. Il continua sa présentation, répondant aux questions que lui posaient Fusô et Mito, ainsi que Kitsuchi, puis Aoi et Hashirama lorsqu'ils revinrent de la cuisine. Anna le connaissait déjà, alors le fait qu'elle reste silencieuse lui sembla normal mais… Kushina était elle aussi silencieuse. N'était-elle pas curieuse ? Ne voulait-elle pas connaître cet homme, l'ami d'Anna ? Pourquoi ne posait-elle aucune question, elle qui était habituellement si sociable ? C'était étrange, et les réponses que donnait Minato aux questions de la famille… Minato… conseiller bancaire… Blond…. Kushina. Petit ami.

Le cœur d'Alice battit plus fort. La lumière se fit soudain dans son esprit, et elle sut où elle avait déjà entendu ce nom, vu ce visage.

Le choc de la révélation la prit au ventre, et le goût amer de la trahison laissa un arrière-goût désagréable sur sa langue et dans sa gorge. La jeune fille s'en voulut d'avoir apprécié cet homme, plaisanté avec lui durant cette soirée. Elle aurait dû le haïr, pour ce qu'il s'apprêtait sans nul doute à faire subir à sa sœur. La rousse pointa un doigt accusateur sur le trio assit en face d'elle.

« Je sais qui tu es ! siffla-t-elle, furieuse. Tu es le petit-ami de ma sœur ! »

Elle se leva d'un bond, et essaya de le séparer de Kushina.

« Lâche-la ! Tu n'es pas digne d'elle ! »

Elle poussa un cri de fureur comme Anna se levait, et tentait de l'en empêcher.

« Alice ! Arrête ! cria la brune.

- Lâche. Moi. gronda son amie. Traitresse. Tu l'as fait venir devant moi ! Tu m'as menti ! Traitresse ! »

Anna recula, comme si son amie l'avait frappée. Les deux filles avaient les larmes aux yeux.

« Pourquoi, hoqueta Alice. Comment…

- Je voulais simplement que tu comprennes, gémit son amie. Que tu comprennes… à quel point tu te trompes. Minato aime Kushina, et l'inverse est vrai aussi. Il ne la fera pas souffrir… il l'aime…

- C'est faux… »

Elle se tourna vers Minato, pleine de fureur, les yeux accusateurs.

« Prouve-le ! cria-t-elle presque. Prouve-le… prouve-moi ton amour envers ma sœur. Prouve-moi que tu es digne de confiance ! Que tu ne la briseras pas !

- Tu ne peux pas lui demander ça ! »

Kushina s'était levée d'un bond, criant, ses longs cheveux rouges volant derrière elle, accompagnant sa colère et son chagrin.

« Tu ne peux pas lui demander ça ! cria-t-elle de nouveau. Comment veux-tu qu'il fasse ?!

- Je ne sais pas, dit Alice, glaciale. Je veux juste une preuve, maintenant. »

Minato, lui, était figé. Il ne comprenait pas comment on en était arrivé là. Tout le monde passait une bonne soirée, on était content, on riait… Comment… songea-t-il, profondément blessé par le rejet de la jeune fille. Et le pire, c'est que Alice avait raison. Il n'avait aucune preuve à lui donner, mis à part sa parole et ses gestes. Doucement, il défit la prise de Kushina sur sa main.

« Non ! s'écria celle-ci en sentant la main de son petit-ami se désolidariser de la sienne. Non ! »

Le blond la regarda doucement, une douleur présente dans ses yeux bleus qui frappa Kushina sous la poitrine avec la force d'un coup de poing. Elle caressa amoureusement son visage.

« Va m'attendre dans ma chambre, lui murmura-t-elle. C'est entre Alice et moi.

- Je ne veux pas que tu te disputes avec ta sœur à cause de moi ! protesta-t-il.

- Ne dis pas n'importe quoi, sourit Kushina. Ce n'est pas à cause de toi. Elle est la seule à encore refuser le fait que j'ai une vie, que je tombe amoureuse, que je me fasse des amis, que je travaille, sans elle. Que je n'ai pas besoin d'elle pour cela. Si elle ne peut accepter que j'ailles de l'avant, que cette fois c'est pour de bon, que je ne peux pas rester immobile sur le chemin, alors c'est à moi de la laisser derrière. D'accord ? »

Le blond acquiesça, et monta finalement.

« Dernière porte à droite. »

Minato hocha la tête, et disparut. Alice avait suivi l'échange, figée.

« Tu ne peux pas… » commença-t-elle avant de se retrouver par terre.

Une douleur cuisante lui déchirait la joue, elle s'était mordu la lèvre sous le choc, et celle-ci saignait. Le goût métallique du sang envahit sa bouche. Elle n'avait jamais vu son aînée aussi furieuse. La cadette lança un regard perdu aux autres membres de la famille, mais ceux-ci s'étaient soi détournés, soi observaient la scène avec un air sombre. Elle comprit qu'il n'y aurait rien à attendre de leur part. Elle était seule. La jeune fille renifla. Ça lui convenait. Elle affronta le regard gris-bleu de son aînée.

« Maintenant, petite fille tu vas m'écouter, siffla cette dernière. J'en ai assez. Combien de temps comptes-tu décider de ma vie comme ça ? Combien de temps encore ?! Je ne te laisserai pas briser ma relation avec Minato. Jamais ! »

Alice voulut répondre, quand une deuxième gifle la fit taire, et fit sonner ses oreilles tant Kushina avait frappé fort.

« Kushina ! s'écria Fusô, horrifiée, se précipitant vers sa plus jeune fille.

- Elle le mérite, siffla l'aînée.

- Kushina, calme-toi, la pria Aoi, inquiet. »

Il détestait la violence, et voir ses filles s'entredéchirer ainsi était une torture, pour lui. Kushina se tourna vers son père et, l'espace d'un instant, il crut qu'elle allait le frapper, lui aussi. Puis la rousse se calma, et tourna résolument le dos à sa sœur.

« Nee-chan… murmura faiblement cette dernière. Nee-chan… »

Sa tête tournait douloureusement. Elle avait heurté le coin de la table en tombant, et se sentait sur le point de perdre connaissance tant elle avait mal. Physiquement et mentalement. Sa sœur

« Fiches-moi la paix, Alice, dit finalement la rousse.

- Nee-chan…

- Tais-toi ! hurla l'autre. Tais-toi, fous-moi la paix ! Fous-moi la paix j'ai dit ! Je te déteste ! Je te hais ! »

Elle se retint au mur pour ne pas tomber. Alice avait l'impression qu'une troisième gifle venait de lui être infligée. Et celle-ci était peut-être la plus douloureuse. Elle l'avait dit. Sa sœur… sa sœur la détestait, pire, la haïssait.

« Je ne veux plus te voir, lâcha Kushina. Plus jamais. »

La jeune fille reconnut à peine la voix de sa sœur. Elle était glaciale, tranchante comme un couteau, et tombait sur l'âme de sa petite sœur tel un couperet. L'aînée des sœurs Uzumaki se leva, et se dirigea d'un pas résolu vers l'étage.

« Je vais me reposer un peu. Ne me dérangez pas. Surtout toi, Alice.

- Nee-chan… la supplia celle-ci.

- Alice… Fiches-lui la paix, souffla Hashirama, le plus doucement qu'il put. Elle a besoin de réfléchir, de digérer. Laisse-la tranquille. »

Sa petite fille hocha la tête, les yeux pleins de larmes, et se jeta dans les bras ouverts de son grand-père.

« Qu'est-ce que j'ai fait ? demanda-t-elle d'une voix tremblante. Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Une monstrueuse erreur, lui répondit son grand-père d'une voix sombre. »

Il ne proposa pas son aide à sa petite-fille lorsqu'elle celle-ci se releva difficilement. Il savait qu'elle l'aurait refusée, de toute façon, et que cela la ferait craquer.

oO°Oo

Minato l'attendait sur le lit, tête baissée.

« Je vous ai entendues, signala-t-il. Je suis désolé. »

Kushina se contenta d'hocher la tête, sans rien dire. Il n'y avait rien à dire. Sans un mot, elle se déshabilla, avec son manque de pudeur habituelle, et sourit doucement en voyant Minato détourner le regard, les joues en feu.

« Minato… regarde-moi. »

La voix douce de sa belle fit se diriger le regard du blond vers elle, et il hoqueta en la voyant nue. Incapable de détourner le regard, il la regarda s'approcher de lui d'une démarche chaloupée, glisser doucement sur le lit et l'embrasser.

« Minato… »

Le blond déglutit, et maudit sa main lorsque celle-ci se posa sur la hanche de la demoiselle.

« Kushina, murmura-t-il comme elle enfouissait son visage dans son cou. Kushina. On ne peut pas… on ne peut pas.

- Mais pourquoi ? gémit la jeune femme. »

Le blond la repoussa, et lui tendit un T-shirt, le premier qui lui tomba sous la main.

« Parce que tu n'es pas en état, dit-il. Et que je refuse que notre première fois soit à cause d'une dispute. Et puis… regarde-toi ! Tu es au bord des larmes ! »

Il l'enlaça doucement, et les premiers sanglots ne tardèrent pas. Minato renforça son étreinte sur la femme qu'il aimait, sentant lui aussi des larmes pointer, sensible à sa détresse.

« Dors, murmura-t-il. Dors, je veille sur toi. »


Alors, ça vous a plut ?

A vrai dire, j'avais une petite question à vous poser : vous préférez que les bonus soient directement intégrés à l'histoire, ou avoir une side-story spéciale bonus constituée de one-shots, voire de two-shots (et au-delà) ?

Attention, je ne dis pas que vous aurez un bonus et un chapitre, non, surtout si le bonus est long, sinon je les aurais intégrés à la fin des chapitres et on en parle plus.

Non, je parle de bonus de bonne taille, au moins 4 000 mots, comme un chapitre en somme.

Ah, autre question, d'autant plus importante et très liées avec la précédente : voulez-vous des bonus ? Je vais les écrire de toute façon, juste comme ça, par passion et parce que j'en ai envie, mais si vous n'en voulez pas, je ne les posterai pas.

Avis à ceux qui aiment connaître la vie secrète des personnages secondaires et amis des principaux, je pourrais peut-être même faire des commandes sur un personnage précis si vous le désirez.

Alors à vos reviews, je vais vous laisse jusqu'à la fin du mois de février pour répondre, le temps de faire mes plans et de m'organiser.

P-S : je sais que c'est idiot, mais comment trouvez-vous les nouvelles en-têtes des chapitres ? Je trouvais que "quelque chose-ième" était un peu lourd, à force...

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