Hello ! Voici donc le dernier chapitre de ma mini-fic. J'espère qu'il vous plaira ! Merci pour vos reviews, elles me font toujours plaisir. Bonne lecture !
C.
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Disclaimer : à part l'histoire, rien n'est à moi, tout est à la fabuleuse JKR.
RAR : lola : merci pour ta review, je suis contente que mon histoire te plaise.
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CcC
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Troisième trimestre
17 février 1999
— Tu es sûre que c'est ce que tu veux ?
Hermione fixa un long moment les battants de bois sans répondre. Finalement, elle hocha la tête.
— Tu n'es pas obligée, tu sais ? Je ne t'en voudrai pas si tu veux attendre la fin de l'année scolaire.
— Je le sais. Mais j'en ai envie.
— Tu es sûre que ce n'est pas à cause de Ron ?
Le regard qu'elle lui renvoya lui fit baisser la tête. Ils en avaient parlé en long, en large et en travers chaque soir depuis qu'elle lui avait fait part de son envie d'officialiser leur couple, quelques jours plus tôt.
— Je te l'ai dit et redit, je n'ai pas envie de me venger de Ron. Sa réaction m'a juste ouvert les yeux : il y aura toujours des gens pour nous critiquer. Si j'attends que tout le monde soit content pour nous, et bien… je crois que je peux attendre longtemps.
Elle observa Draco, qui hochait la tête avec conviction. Puis, parce qu'elle savait qu'au fond, il était réellement inquiet, elle se dressa sur la pointe des pieds pour mettre son visage à la hauteur de celui du blond.
— Je n'aime pas Ron. Je ne l'aime plus depuis que j'ai commencé à sortir avec toi, en sixième année. C'est toi que j'aime, Draco. Et c'est pour ça qu'il est si jaloux.
Elle se dressa un peu plus et effleura doucement les lèvres du Serpentard. Celui-ci se pencha pour approfondir le baiser mais déjà, elle reculait, un petit sourire malicieux aux lèvres.
— Ton bébé a faim, Malfoy.
Il soupira puis, un bras entourant la taille de la brune, il ouvrit les portes de la Grande Salle et s'avança. Tandis qu'ils remontaient les quatre tables afin d'atteindre celle des Gryffondor, ils sentirent les regards s'attarder sur eux, les conversations s'interrompre pour se transformer en murmures.
Enfin, ils atteignirent avec soulagement Harry, Ginny et Coleen, qui leur souriaient, pas surpris pour un sou. Alors que Draco lui tirait une chaise, Hermione releva la tête et croisa le regard outré de Ron, assis un peu plus loin. Aussitôt, sa trahison lui revint en mémoire.
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Hermione passa le portrait de la Grosse Dame avec joie. Elle ne savait pourquoi mais, depuis quelques jours, elle avait la sensation que tout le monde, au château, suivait avec attention le moindre de ses déplacements. La veille encore, alors qu'elle passait devant une bande gloussante d'adolescentes Serdaigle, l'une d'elle avait murmuré deux mots au groupe. Les cinq jeunes filles avaient soudain retrouvé leur sérieux pour la dévisager. Elle les avait à peine dépassées que les élèves s'étaient mises à murmurer entre elles et, quand elle s'était brusquement retournée, elle pouvait jurer avoir vu l'une des filles abaisser son bras, comme si elle l'avait pointée du doigt, à hauteur de son ventre rond. Lorsqu'elle lui en avait parlé, Draco s'était esclaffé.
— Peut-être que quelqu'un est au courant pour nous, avait-il lâché avec un faux air grave.
Il n'en pensait pas un mot, évidemment, mais depuis, Hermione était obsédée par cette idée. Ils étaient toujours si prudents… la seule fois où on aurait pu les prendre sur le fait, ç'avait été devant l'infirmerie, mais il n'y avait personne.
« Ce n'est pas parce que tu n'as vu personne qu'il n'y avait personne » souligna une petite voix dans son esprit. « La dernière fois aussi, vous pensiez avoir été assez discrets et pourtant, Astoria vous a démasqués. »
Elle secoua la tête pour chasser cette idée de son esprit. Pourquoi Astoria aurait-elle répandu une telle rumeur ? Cela ne l'aurait arrangée en rien.
Elle en était là de sa réflexion lorsqu'elle entendit des cris venant de l'autre côté du passage. Elle accéléra le pas et se retrouva bientôt dans la salle commune des rouge et or. Elle était déserte, à l'exception de Harry, Ginny et Ron, debout devant de grands fauteuils qu'ils venaient visiblement de quitter. Le brun avait posé une main réconfortante sur le bras de sa petite-amie, qui hurlait sur son frère, face à elle.
— Tu n'es qu'un crétin jaloux ! s'époumonait-elle justement. Hermione a le droit de sortir avec qui elle veut et si elle veut porter le gamin d'un Serpentard et l'élever, avec ou sans ce Serpentard, nous n'avons aucun droit de le lui reprocher ou de l'en empêcher. Nous devons la soutenir et faire un effort avec son copain. Et nous devons nous taire si elle veut éviter de se faire lyncher ! Elle est enceinte, bon sang !
Le sermon de la rousse résonna tant et si bien dans la pièce que seule Ginny saisit ce que son frère lui répondit. Tant mieux, pourrait-on dire, car ce ne devait pas être gentil, si l'on tient compte de la main de la jeune fille qui se leva à une vitesse faramineuse pour aller frapper avec une force colossale la joue du rouquin.
— Ne t'avise plus jamais de redire ça ! Plus en ma présence, pas en celle d'Hermione et encore moins devant d'affreuses Serpentard blondes mesquines ! Ou sinon, ce ne sera plus ta joue que je frapperai !
Écrevisse, elle soufflait fort et Harry décida d'intervenir.
— Gin', je crois qu'il faudrait…
— Ne me dis pas que tu le protèges ! Après ce qu'il…
— Non, Gin', mais le bébé…
Il n'eut pas besoin d'en dire plus. Ginny sembla rapetisser en quelques secondes et caressa doucement son ventre dans lequel, elle le sentait maintenant, son garçon s'agitait à tout va. Alors, elle se retourna vers son frère et lui annonça d'une voix glaciale :
— Prie, Ronald Weasley, pour que jamais Hermione n'apprenne ce que tu as fait.
Elle se détourna sans un mot de plus, son regard tombant sur l'entrée de la salle commune. Et devant, blême, immobile, silencieuse…
— Hermione… murmura la rousse. Je… je suis désolée. Je ne savais pas que tu étais là… Tu as tout entendu ?
Hermione ne répondit pas mais, au fond d'elle, elle bouillait. Elle en avait suffisamment entendu pour comprendre. Elle imaginait très bien Ron et Astoria se faire des petites confidences d'ex frustrés. Puis Ron, Ron l'impulsif, qui agissait puis s'en voulait, aller les répéter aux premières commères venues. Peut-être Parvati et Lavande, ou ces deux jeunes Poufsouffle, si discrets qu'ils étaient réputés entendre plus qu'ils ne disaient – et ils disaient beaucoup.
Elle ne s'était donc pas trompée. On savait pour Draco et elle. Une fois de plus. Tout le château jacassait certainement sur la sang-de-bourbe portant le petit héritier du fils Malfoy.
Ron lui avait fait le coup tant de fois, et elle avait pardonné tant de fois. À présent, c'était fini. Sans savoir comment, elle se mit en marche, passant devant Ginny et Harry qui, inquiets de son immobilité, avaient fait quelques pas en avant. Elle se planta devant Ron, qui l'observait de la même manière que les semaines précédentes. Encore et toujours un mélange de culpabilité, de tristesse, de colère et de supplication. Rien n'avait changé, de son côté. Mais de celui d'Hermione, ci.
Elle leva vivement la main et l'abattit avec tant de force sur la joue du rouquin que le choc fit partir sa tête sur le côté. Après quoi, toujours sans un mot, elle repartit par où elle était venue.
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Elle lui adressa un regard enflammé et Ron baissa la tête. Alors, satisfaite, elle s'installa à la table. Ginny lui avait dit qu'il avait gardé la marque de sa main plusieurs jours. Elle n'allait certainement pas compatir.
Draco s'assit à côté d'elle et, au bout de quelques minutes, le repas reprit, les élèves se détournèrent et revinrent à leurs conversations premières. Hermione n'allait pas s'en plaindre, bien qu'elle-même n'ait pas faim. Elle s'appuya contre le blond, qui passa un bras autour de ses épaules. Au bout de quelques secondes, cependant, il le laissa glisser pour poser sa paume sur le ventre de sa désormais petite-amie officielle. Il commença à le frotter de ses mains si familières qu'Hermione les reconnaissait entre toutes celles qu'elle avait un jour touchées. Elle posa sa propre menotte dessus et, comme ils caressaient d'un même mouvement le ventre rond de la jeune femme, ils le sentirent. Le premier coup.
Hermione interrompit son geste, Draco continua, fébrile, et ils attendirent ainsi jusqu'à ce que le bébé se manifeste à nouveau, leur prouve qu'ils n'avaient pas rêvé. Il recommença, une fois, puis deux, et Hermione sut.
— C'est un garçon, murmura-t-elle.
Draco posa son menton sur son épaule pour lui souffler à l'oreille :
— Moi, je vote pour une fille.
Elle se tourna pour mieux le regarder et ils échangèrent un sourire, avant qu'il ne fonde sur ses lèvres.
Quand ils échangèrent leur premier baiser en public, après tant d'épreuves, ils ne remarquèrent pas la nouvelle vague de murmures qu'ils provoquèrent, les sourires de leurs amis à côté d'eux, le regard furieux d'Astoria, jaloux de Pansy, déçu de Ron.
En revanche, ils savaient qu'ils ne se quitteraient plus jamais.
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CcC
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Et voilà, le dernier chapitre de « Pregnant », ma première fic. J'ai quelques idées pour un bonus ou deux, mais ce n'est pas pour tout de suite…
J'espère que ce dernier chapitre vous a plu, tout comme le reste de la fic. Si c'est le cas, et même si ce n'est pas le cas, une 'tite review pour me l'indiquer me ferait énormément plaisir. Merci à tous-tes ceux-lles qui ont lu, commenté, mis en alerte ou en favori, ça me touche énormément.
Qu'avez-vous pensé de cette fin de fic ? De Ginny, de Ron, d'Hermione, de Draco, de leur couple ? Et selon vous : fille ou garçon ? A quoi ressemblera-t-il/elle ? Comment s'appellera-t-il/elle ?
Au fait, qui finit ses vacances aujourd'hui ? Que je ne sois pas la seule à déprimer…
A la prochaine, peut-être,
C.
